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Le jour des (mots d’) enfants

29 novembre 2011

Mercredi 23 novembre 2011, à la mairie de Minus-ville

Le professeur d’Aïkido en retard se rue sur l’employée pour lui demander les clefs de l’école communale où il dispense son cours à 15h30.

Le Grognard outré ne laisse pas passer une si grossière erreur et le remet dans le droit chemin !

“Eeeeh y a pas école aujourd’hui !!!”

On ne vit que deux fois – 2

29 novembre 2011

Suite de :

From Russia with love (*) 

Goldfinger

GoldenEye

Tuer n’est pas jouer

On ne vit que deux fois – 1

Résumé de l’épisode précédent : Natalia a tellement couché qu’elle en a eu onze morveux. Elle est pauvre mais s’émancipe. Vers 16h00, en cette belle fin d’après-midi, Natalia n’attend pas le père de ses enfants…

***

Natalia déballa le gros paquet que le livreur Ivan Petrossian venait de lui apporter non sans lui faire du gringue. Elle détestait du reste cette façon qu’il avait de s’approcher d’elle, mielleux à souhait et puant l’eau de cologne Bulgare. Une fois il l’avait accostée en ville, lui proposant de boire un café dans un de ces petits locaux malfamés du Boulevard Prusse et elle avait eu envie de le gifler violemment. Mais Ivan Petrossian était celui qui lui permettait une fenêtre ouverte sur l’Occident et elle ne pouvait pas se permettre de le rabrouer comme un vulgaire cabot.

Le colis contenait entre autre la fameuse doudoune de portage que lui avait fait expédier Natacha Wladiskalia, son amie d’enfance. Elle savait pertinemment que Natacha Natouchkaia y avait dissimulé un faux code en japonais destiné à berner Fatma Hari et consort, la prenant encore une fois pour une dinde de la foire d’automne, grasse et lourde. Une fois de trop.

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La vieille dame chic du salon de thé

28 novembre 2011

Dimanche 27 novembre 2011

A 17h00, elle dégusta un Tiramisu, un gâteau dont elle ne connaissait pas encore les saveurs malgré le poids de son expérience sous son allure fluette.

“Tu veux manger quelque chose, mamie ?” avait répété deux ou trois fois la jeune femme face à elle qui prenait soin du trésor quasi centenaire dont elle était l’héritage et la gardienne.

Elle semblait avoir traversé les âges sans douleur, les rides plissant son front et ses joues n’étaient que les sillons d’un chemin menant à la sagesse. Elle demeurait toutefois toujours mutine, surprise et s’amusant de tout ou d’un rien derrière ses lunettes fumées.

Elle avait  connu le faste que sa condition sociale avait dû d’ailleurs grandement privilégier. Elle semblait avoir passé sa vie à rire. Mais elle avait aussi connu la guerre et sans doute pris plus de temps à enterrer et pleurer ses morts qu’à célébrer ses vivants. Elle avait peut-être déjà perdu un ou plusieurs enfants. Son élégance ne laissait rien transparaître de ses errances. A l’heure où elle allait elle-même mourir, elle ne montrait ni lassitude ni préoccupation.

Elle avait fini de boire son thé.

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Si j’étais sept choses inconnues

27 novembre 2011
tags :

Allez, vas-y, on met dix balles dans le juke box et c’est la même chanson qui revient tous les hivers quand on se fait chier sur la blogosphère ! LE TAG. Mais cette fois-ci je réponds de bonne grâce parce que l’un vient de mon amie Mentalo et l’autre d‘Allie Belle Maman dont j’aime beaucoup le blog sincère, sensible et réfléchi.

Mentalo me demande un portrait chinois à base de “Si j’étais…” (normal, c’est un portrait chinois).

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Travail, famille, patraque

25 novembre 2011

Lundi 21 novembre 2011, 19h30

On en a marre, on est tous nazes. Moi je me tape des journées avec trois heures de route. Me manque plus que ma licence de taxi (tremblez automobilistes !). Je dois encore faire des allers-retours dans deux jours dont un à Big-City pour mon Bécéa (j’ai dû changer le titre de ce billet, trop bien référencé sur Google. Un comble pour une blogueuse !), que la dernière fois j’ai été prise le midi dans un embouteillage de plusieurs kilomètres en côte de chez côte (l’horreur absolue). Vraiment  je sature du rythme et de la bagnole. Je suis KO.

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Le Grognard invite ses copains pour son anniversaire

24 novembre 2011

9h15

Paupière gauche : prête ! Paupière droite : peut-être… Bon allez, faut que je m’active, moi, dans quelques heures les mouflets débarquent. Je suis ravie, ils ont tous accepté la sauterie : Raoul Binard, Raoul Duche et Gaston.

Ferdinand la terreur ? J’ai dit au Grognard qu’il pouvait pas. Ben oui il pouvait pas venir. Avant même de l’avoir convié. Quelques fêtes d’anniversaire de Mademoiselle Commandante avec des lardons hystériques m’ont bien blindée et j’ai appris à mentir pour le bien de mes oreilles, du tissu de mes fauteuils et de la cuvette de mes chiottes.

Faut que je range tout, que je nettoie tout et comme…

“Ze veux du zus d’ananas !!!

- Oui mon chéri et on dit s’il te plaît, merdeu à la fin.

- Faut pas dire merde, c’est un gros mot.

- Oui, faut pas. D’ailleurs je le dis plus, là, putain.

- Pourquoi t’as dit merde ?”

Comme… Ben je suis pas seule finalement à l’inverse de ce que m’avait annoncé mon Légionnaire vendredi.

“Demain, j’emmènerai le matin les gosses à Big City et tu pourras faire le ménage.

- Euh… Oui bien sûr !”

Enculé.

Donc, récapitulons, je ne suis pas seule à l’inverse de ce qui était gentiment prévu pour moi et je fais les poussières entre deux services de jus d’ananas. J’attrape une allergie faramineuse à cause des vilains acariens mais je continue d’épousseter.

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On ne vit que deux fois – 1

23 novembre 2011

Suite de :

From Russia with love (*) 

Goldfinger

GoldenEye

Tuer n’est pas jouer

Natalia, mère de onze enfants qu’elle avait tous allaités, les réchauffant de son sein généreux les soirs d’hiver au coin du feu  habitait une bâtisse sans eau ni électricité dans le grand nord où avait vécu Aleksandra, la soeur jumelle de Natacha Natouchkaia Wladiskalia. Elle soignait un style rural bien à elle jusque dans ses choix vestimentaires, préférant les tonalités terriennes et les bottes cacao confortables qui seyaient du reste parfaitement à sa condition de fermière plutôt que se donner des apparences de fille éduquée à la moscovite.

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Belle année, soeurette (La Mère Joie en BD)

23 novembre 2011

Un gros coup de coeur pour ces superbes illustrations – qui m’ont frappée et très émue par leur réalisme – signées Sud Sauvage, le beau blog made in Réunion ! En recevant les planches, j’ai réalisé à quel point c’était merveilleux de voir ma famille représentée par des dessinateurs de talent. C’est quelque chose que je n’avais pas du tout anticipé. J’étais plus dans la passation d’un écrit sous une forme différente, dans le scénario à but artistique, pas dans des souvenirs mis en graphismes.

Aujourd’hui je sais que toutes ces BD feront partie de la boite à mémoires familiales plus sûrement qu’une simple photo.

D’après l’article : Belle année, Soeurette !

Noël féérique économique chez Tati (avec bon d’achat à gagner)

22 novembre 2011

Article sponsorisé qui m’a fait rêver en l’écrivant. ;)

Y en a marre du rouge et du vert, des lutins et du gros bonhomme ! (d’ailleurs il passera pas chez nous, je l’ai renvoyé)

Cette année, c’est décidé, je passe à la limpidité du flocon de neige, à la brillance épurée, aux scintillements argentés ! Je suis la fée des glaces ! Je cours chez Tati à l’aide de ma souris trotteuse, ce qui m’évitera le déplacement Boulevard Barbès où flottent encore quelques souvenirs d’enfant. Ma cousine du 9-3 habituée à l’enseigne Vichy rose et moi émerveillée de pouvoir, avec dix balles, m’offrir tant de choses. Tati où on trouvait de tout. dans ses allées grouillantes entre lesquelles on avait du mal à se faufiler. La foule devant sur le trottoir. Le froid qui nous glaçait les épaules en sortant du paradis des petites filles modestes. Je cours chez Tati et je renouvelle un peu comme chaque année ma décoration de Noël !

  • En premier, une adorable enseigne lumineuse à 19,99 euros qui appelle au rêve et me permettra de trouver la serrure du QG à 19h00. Le camp n’a plus d’éclairage extérieur depuis plusieurs semaines…

  • En second, une guirlande lumineuse 10LD à 4,99 euros qui égaiera mon vieux buffet en pin dans la cantine, face à notre table à manger pour des dîner intimes à la lueur seulement de quelques bougies et de cette guirlande papillons donc.

  • Pour continuer, trois décos de Noël en verre à suspendre à 2,99 euros, jolies stalactites d’intérieur habillant un sapin majestueux augmentant son prix chaque année à mesure qu’il rétrécit en taille…

  • Et enfin un cimier de sapin en 3D à 3,99 euros qui sera la finition raffinée ultime à mon Nordmann hors de prix.

Je te propose de découvrir toi aussi la gamme Noël de Tati (avec des boules, des crèches de Noël et tout ça mais aussi des jouets ou des tenues de soirée) en remportant un bon d’achat de 30 euros (*) pour tes emplettes de fêtes.

Pour cela, laisse-moi jusqu’au 24 novembre 2011 minuit un commentaire répondant à la question “Quelles envies tu as en matière de déco de Noël cette année ?”. Comme pour les derniers jeux, je sélectionnerai les meilleurs commentaires et je ferai un tirage au sort pour les départager.

Le nom du gagnant ainsi que les participants au tirage au sort seront indiqué à la fin des commentaires.

(*) Bon d’achat valable du 18 novembre 2011 au 30 décembre 2012 minuit pour toute commande passée sur le site tati.fr. Offre personnelle, non transférable, non cumulable avec d’autres promotions. Ce bon d’achat sous forme de code promotionnel est utilisable une seule fois et il ne peut faire l’objet d’aucune contrepartie en espèces.”

Vidéo virale par ebuzzing

Bambi

21 novembre 2011

Mardi 15 novembre 2011

Il est 17h45 ; la nuit s’écrase déjà sur la plaine. Le ciel est gris tristesse, les champs ocres tirent désormais sur le brun orageux. Les feuillages bruissent, les pneus crissent. Je suis lasse, fourbue et prise par la douce mélancolie de ce soir automnal où une fine pluie s’abat sur mon pare-brise, j’écoute, éprise, Yo-Yo Ma le violoncelliste.

J’ai claqué la porte en partant pour mon cours de gymnastique. Je suis si fatiguée. Je n’aurais dû… Ni lui reprocher mes cernes. Ni lui reprocher le comportement du bébé d’un ton menaçant.

Je suis en colère contre ces journées harassantes qui se suivent et se ressemblent de plus en plus.

J’entends le vent s’engouffrer entre les rameaux, je vois le vent soulever les herbes humides. J’empreinte cette petite route sinueuse qui monte tel un vieil escalier en colimaçon, me laissant guider par l’archet qui effleure les cordes de mon hôte musicien. Les essuie-glaces font quelques allers-retours dans un léger crissement auquel je ne prête attention.

J’arrive en haut de la côte. Mon pied appuie violemment sur le frein.

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