On ne vit que deux fois – 2
Suite de :
Résumé de l’épisode précédent : Natalia a tellement couché qu’elle en a eu onze morveux. Elle est pauvre mais s’émancipe. Vers 16h00, en cette belle fin d’après-midi, Natalia n’attend pas le père de ses enfants…
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Natalia déballa le gros paquet que le livreur Ivan Petrossian venait de lui apporter non sans lui faire du gringue. Elle détestait du reste cette façon qu’il avait de s’approcher d’elle, mielleux à souhait et puant l’eau de cologne Bulgare. Une fois il l’avait accostée en ville, lui proposant de boire un café dans un de ces petits locaux malfamés du Boulevard Prusse et elle avait eu envie de le gifler violemment. Mais Ivan Petrossian était celui qui lui permettait une fenêtre ouverte sur l’Occident et elle ne pouvait pas se permettre de le rabrouer comme un vulgaire cabot.
Le colis contenait entre autre la fameuse doudoune de portage que lui avait fait expédier Natacha Wladiskalia, son amie d’enfance. Elle savait pertinemment que Natacha Natouchkaia y avait dissimulé un faux code en japonais destiné à berner Fatma Hari et consort, la prenant encore une fois pour une dinde de la foire d’automne, grasse et lourde. Une fois de trop.
Natalia décida qu’elle aussi pourrait se faire un nom après tout, elle qu’on n’avait jamais appelée autrement que Natalia, Nat les jours de tendresse sur la paille du fin fond de la remise. Elle, prise pour une femme fragile parce qu’elle avait été affectée par une grave pneumonie à cinq ans, parce qu’elle pouvait pleurer en admirant la beauté des nuages galopant dans le ciel, parce qu’après une dizaine de naissances elle était encore émue par la grâce de l’enfantement.
Non, elle n’était pas une petite chose que l’on pouvait manipuler, modeler en palpant des formes reliées à un cerveau de poupée, regarder avec appétit ou condescendance selon ses interlocuteurs. Elle n’était pas non plus la bonne copine bécasse à qui l’on pouvait faire prendre des risques inconsidérés pour accrocher une médaille supplémentaire sur son blazer. Natacha allait se prendre une veste. Et de taille. 48 au moins.
Natalia fouilla plus profondément dans le carton et trouva jointes également pour l’amadouer doublement et acheter son esprit critique une robe rayée punchy et une étole qu’elle eût de suite envie de passer par dessus sa combinaison pêche aux relents de naphtaline. Elle fouina dans la boîte à bijoux de Babouchka et trouva ce charmant bracelet étoilé qui lui rappelait le jour de son mariage, la nuit suivante qui sentit l’homme et la sueur des corps mêlés, avait le goût du gros sel sur la peau moite.
Elle se trouva désirable et guerrière. Elle rumina son projet. Un, il ne fallait en parler à personne, pas même à son époux qui aurait tôt fait d’essayer de l’en dissuader. Deux, il ne fallait pas regarder en arrière sur un passé fait d’abnégation, ce passé de poussière. Trois, à aucun moment elle ne devrait craindre pour sa vie ou celle des siens.
Désormais, elle garderait le cap coûte que coûte, même la larme à l’oeil en fixant les nuages surfant sur l’horizon.
A suivre…
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- Robe pull rayée laine mélangée en vente chez mamaNANA
- Etole en laine rose framboise assortie adorée par le dernier bébé de Natalia en vente chez mamaNANA
- Bracelet Sati de Désirée Schmidt offerte par moi en vente actuellement dans ma boutique
- Montages photos : Monsieur Petticoat (avec l’aimable autorisation de Louise)
En partenariat avec mamaNANA












Aaah Natalia quand va t-elle rencontrer Pierre le Lapin ?
(J’aime bien les détails rose framboise )
Le suspens est terrible, va-t-elle passer à l’ouest ? Va-t-elle repasser tout court ? Va-t-elle organiser un traffic de vêtements confortables et seyants pour contrer ceux imposés jusqu’à présent ?
(Je ne sais pas pourquoi mais la personnalité de Natalia me fait penser à Jo, tu sais l’héroïne de la trilogie qui a débuté par les Yeux jaunes des crocodiles.)
ah, cette robe, elle me fait de l’oeil depuis que je l’ai vue la première fois !
mais comme je suis un peu plus courte sur pattes que Natalia, je ne suis pas sûre que le résultat soit aussi bien. et même si c’est bien connu que les rayures ça amincit, je mettrai ma main à couper que sur moi ça ne fonctionnera que dans l’autre sens (ou pas du tout plus vraisemblablement).
d’ailleurs, tu parles d’une bombasse, cette Natalia, moi je refuse de croire un seul instant qu’elle a eu onze enfants autrement que par adoption de ceux que sa copine Natacha avait délaissés !
Je lui trouve un petit air inquiet, sur ces photos, à Natalia. Genre aà se demander si elle en fait pas un peu trop dans la bombasse
Comme d’hab, super mise en scène de très beaux produits….. Mais je me dois de rajouter un détail…
Faut des supers soutifs pour mettre en dessous, nan ?? Et bah, y en a des très chouettes là : http://www.les-dessous-de-maman.com
Bisous alors !
Elle est superbe cette robe.
C’est intéressant ce partenariat pour découvrir en mouvement des vêtements d’allaitement, mais ça serait aussi fort intéressant de voir ce qu’ils rendent en action, en allaitant quoi… (accès au sein pratique, placement/tombée du vêtement en position assise, masque bien la peau fragile de la pudique…).