La malédiction du restaurant
Tandis que mon Légionnaire fait sa sieste pour se remettre de La tunique, visionnage terminé à minuit pour me faire plaisir (je raffole des péplums, surtout à caractère biblique), me voilà à conter les mésaventures gastronomiques d’un couple d’amoureux/parental/épris de bonne chair chère.
Depuis quelques mois nous profitons allègrement, tels des cigales, des rémunérations de la gentille Caisse Primaire d’Assurance Maladie allouées pour la conception d’un mioche qui tentera de payer les retraites de futurs grabataires.
Effectivement, nous avons plusieurs fois déjeuné ou dîné à l’extérieur du QG, servis par des mains autres que les nôtres.
Force fut de constater que cela faisait une éternité que nous n’avions pas mis les pieds dans certains établissements pourtant réputés qui avaient tous changé de propriétaire et de qualité culinaire par la même occasion. C’était dégueulasse. Restaus connus ou restaus découverts ; c’était dégueulasse.
Or s’il y a bien une chose que je déteste par dessus tout, c’est être déçue par ce que je mange. Je suis peu gourmande mais fin gourmet quelle que soit l’origine de la cuisine tout en ayant une appétence certaine pour la traditionnelle française. Et dans ce cas précis, j’ai la rancune tenace. Mon palais garni ne se relève toujours pas d’un ris de veau au goût vache il y a six ans et d’une salade de lardons à Bordeaux l’an passé, plus grasse et huileuse qu’un loukoum de carne.
Aussi, quand hier soir mon Légionnaire me proposa de tester la nouvelle pizzéria où se donne rendez-vous désormais le tout Funky Town (pharmaciens, médecins, enseignants), j’étais peu emballée par cette idée, franchement et fraîchement dépitée par mes dernières expériences.
La carte était prometteuse, les prix promoteurs.
Je choisis celle qui allait faire exploser mon porte-monnaie et mon pèse-personnes ; ce qui m’était complètement égal étant donné que ce dernier ne fonctionne plus depuis des années (et tant mieux, je maintiens que la balance est anxiogène) : fromage raclette, pommes de terre, crème, saucisson, jambon blanc et cru.
“Bon appétit !”, me dit-elle en posant le plat devant moi.
Je me bâfrai, sans rien dire, un peu haineuse mais totalement blasée, d’une pâte lourde et insipide.
Pis elle revint au bout d’une demi-heure après avoir débarrassé la table et m’avoir lancé “Oups, je crois qu’il avait oublié des ingrédients, non ?!”, chargée d’une petite assiette de charcuterie, d’une minuscule motte de beurre et d’une corbeille de pain.
“Merci mais non merci !”
La coupe est pleine. Heureusement le mois prochain on redevient pauvres.







ah, trop fort l’oubli d’ingrédients! moi c’est pareil j’ai horreur de payer quand c’était dégueu, j’ai l’impression d’être volée!
je suis comme toi : aller au resto pour manger moins bien qu’à la maison, ça me rend malade… C’est de plus en plus dur de trouver une table où on mange correctement.Sans compter le prix… Etudiante j’arrivais à faire des restos avec des menus à 100 F. C’était correct. Maintenant pour 15 euros, tu as un plat… heureusement, ça fait longtemps que j’ai grignoté ma prime CAF !
Moi aussi ça me scandalise, de payer (parfois cher) pour manger plus que moyen, et des fois en plus se faire limite aboyer dessus. Du coup, c’est de moins en moins. (Mais alors une adresse méga sûre, mais hu hu quand c’est monsieur qui offre.)
C’est pas de bol ça …..
Bouuuuh je comprends, ça me fout en rogne les restos ratés :/.
Hors sujet : grand souvenir que La Tunique ! Ca m’avait marquée parce qu’on se rendait compte de la (grande) taille de Celui qui l’a portée. C’est bête hein mais bon c’est comme ça, parfois des détails sont forts…
Bon sang qu’est ce qu’un loukoum de carne ? xD
C’est vrai que c’est désagréable de se déplacer et payer un resto et bouffer du Sodébo (surtout si on se souvient surtout du goût !)… Le dernier “vrai” resto que j’ai fait remonte à 6 ans (j’ai daté le ticket au carbone 14). J’étais enceinte et super chiante (mais vraiment hein) pour les plats et leur composition. Nous avions donc retenu un établissement qui jouissait d’une bonne réputation (l’addition aussi). Je commande et au bout de 20 minutes on m’apporte une assiette sans loupe hélas où se trouvait au bas mot une salade, une pétoncle et 2 tomates cerise, je mange sans rien dire (ce qui peut être un bon comme un mauvais signe), puis arrive au bout de 30 min le risotto aux 3 poissons (me souviens plus du terme mais ça devait être du flambant genre “risotto de princes des mers accompagné de leur garniture de verdure”. Choc en direct : je rappelle que je suis enceinte, que j’ai FAIM et le plat principal se compose de 5 bouchées pour lilliputiens (une de riz, une par poisson, et une courgette)… D’ailleurs le serveur doit se douter de quelque chose puisqu’il me demande si tout va bien… ça va moyennement bien (après test, les bouchées de pois(s)ons ne sont manifestement pas de la première fraîcheur), mais je dis juste qu’il va devoir rapporter du pain pour accompagner l’appéro qui part vite (le serveur aussi)… Je n’ai plus en mémoire le dessert qui devait probablement être un fondant au chocolat puisque c’était la grande tendance de l’époque…
Je vais de moins en moins au restaurant, sauf quand c’est une valeur sûre … cependant il y a de cela quelques mois, j’ai organisé un restau (ou j’ai entraîné Monsieur Brioche et qqs bons amis) que je regrette amérement … je me demande encore comment mes amis ne m’en ont pas tenur rigueur … j’avais honte.
((
c’était mon idée : une jolie trouvaille dont le tout Paris vantait les mérites : accueil charmant, table confortable, mais portions minuscules surtout pour le plat principal … en sortant de table et malgrè le dessert, nous avions encore tous faim
Je leur ai fait une de ces pubs … mémorable !!!
La pression que ça doit être pour les gens qui t’invitent (ne suivez pas mon regard occitan)
Mal bouffer au resto c’est un scandale !!
Eh mince ça fait râler quand on se fait un plaisir et qu’on est déçu!!!
Si y’a bien aussi un truc qui me fout en rogne, c’est payer (et cher !) pour mal bouffer… Ca me donne envie de jeter la corbeille de pain (dégueu) à la tronche du/de la serveur/euse qui vient la bouche en coeur te dire “tout se passe bien ????”
viens à Lyon, on mange bien !
Aïe! Si seulement tu vivais dans un coin connu de moi (ou de mes géniteurs), nous pourrions vous faire part de nos bons plans gastro… Mais dans ton cas, ça me semble désespéré… (quelle horreur de quitter un resto en étant déçu…!!)(rien de pire!)
Elles sont meilleures et moins chères au snack de la légion étrangère ;o)!