Une oreille pour spéculum
P’tain ce rendez-vous… Nan, c’est pas le jour… C’est pas le jour du tout… Je vais me radiner et je vais lui répondre quoi à son “Alors, comment ça va ?” jovial ? “Comme une femme enceinte.”, le ton digne avec un sourire de surface pour m’en tirer à bon compte, c’est ça ? Qu’est-ce que ça voudrait dire “aller comme une femme enceinte” ? Et puisque ça ne va pas, pourquoi vouloir le lui cacher alors que je sais pertinemment que je vais m’écrouler aussitôt son regard maternel posé sur moi, ma voix devenant chevrotante, mes yeux s’embuant.
Je suis à la bourre et elle n’a pas terminé sa séance de préparation à l’accouchement. En haut de l’escalier, je l’aperçois qui penche la tête. Je m’excuse platement pour mon quart d’heure de retard, elle me dit qu’elle l’est aussi, en retard, donc qu’il n’y a pas de problème. Je rétorque en rigolant lamentablement : “Alors ça tombe très très bien !”. Je déteste que l’on m’attende et je déteste attendre.
Je fonce aux toilettes et le legging sur les chevilles, les voilà qui se repointent. Je ne peux pas les retenir. Je voudrais les contrôler, je sais qu’elles vont me donner des plaques rouges, exactement comme celles du Grognard quand il pleure de frustration, quand l’émotion est trop forte.
Chassez la gonzesse, elle revient par les fesses !
“Entrez, Madame LMJ.
- Gruion grrr gruiii eereureu.”
J’ai toujours eu une approche très porcine des situations délicates.
Elle doit me trouver une tête étrange avec mes yeux bouffis et mon quadrillage bicolore s’étendant du cou au front. A-t-elle déjà vu un tel animal ? Mais je ne me démonte pas.
” Gruion grrr gruiii eereureu.”
J’en profite même pour renifler un coup.
Elle me touche les épaules et ce geste est rassurant. J’ai moi-même pour habitude d’établir un contact corporel avec les personnes si elles pleurent, que ce soit dans le champ personnel ou professionnel.
“Bon, on va parler, hein.
- Gruion grrr gruiii eereureu.
- Mais avant…
- Gruion grrr gruiii eereureu.
- Avant… Je dois vraiment faire pipi !!!”
Ah, la nature, c’est bien elle qui nous fait sentir d’égal à égal entre êtres vivants !
Pendant, ce temps, j’essaie de rassembler mes idées. Je suis là, autant que ce soit constructif si je veux pas finir le restant de ma grossesse sous tranquillisants pour dépression pré-mortem. J’encaisse depuis des mois. Ca a commencé à se fissurer, de plus en plus sous la couche de béton et désormais, où on touche l’extrême limite de la vie, ça craque.
Aussi, à son retour, je déballe tout, encouragée par Madame Pubométier-Dumonde qui m’interroge au fur et à mesure et tente de poser elle aussi des mots sur ce qui coince : le sentiment d’exclusion et la solitude, l’impression de ne redevenir qu’un simple membre rapporté tandis que je suis concernée, la certaine rupture de communication familiale, la culpabilité à l’égard de mes beaux-parents et de mon Légionnaire, la douleur des autres non exprimée et que j’éponge mieux qu’une Scotch-Brite même si elle ne m’appartient pas, la trouille de la souffrance physique et de la déchéance à travers la maladie, la colère qui gronde et la tristesse qui s’en mêle…
Non, je ne me sens pas fautive en revanche d’attendre la Nouvelle Recrue. Non, je ne me sens pas fautive non plus d’être mal vis-à-vis d’elle et je suis pas gênée de m’exprimer sur des sujets difficiles avec mes mioches. Non, je ne crains pas trop la mort ; c’est elle qui donne du sens à notre humanité. Je ne redoute pas même celle de mes gosses qui peut surgir n’importe quand. “Tous les arbrisseaux ne deviennent pas des arbres” avait écrit Korczak. La mort des enfants ne me semblent pas contre-nature, contrairement à mes semblables ; elle engendre simplement un chagrin insoutenable et une inacceptation légitime.
Oui, je sais que le maître mot est “communiquer” avec mes proches dans mon cas mais je suis aussi bien placée pour mesurer qu’il ne s’agit pas de vider son sac rempli de linge sale et de le jeter à la figure du premier à ouvrir la machine à laver au Q.G.. J’ai toujours trouvé complètement con ce leitmotiv “Il faut communiquer !!!”. Ce qui compte, c’est COMMENT on communique. Parce que communiquer, ça on le fait toujours. Dans le silence aussi. Et peut-être davantage encore dans ce qui n’est pas verbalisé.
Madame Plubométier-Dumonde n’a pas toujours une vision très juste de ce qu’il se trame ou s’est passé (elle appréhende certains faits avec un peu trop de certitudes) mais elle apporte aussi de temps en temps un autre éclairage. Et surtout, pour la première fois en neuf mois, j’ai quelqu’un à qui parler sans peur de blesser, de remuer, se tenant en face de moi, en chair et en os, avec son expression compréhensive, son souffle, sa douceur, son timbre posé et réconfortant. A travers son écoute active, je m’entends parler. J’entends tout ce que je me disais dans l’isolement et dans le mutisme. Je m’écoute enfin moi-même réellement.
Ce n’est pas grave si on ne vérifie pas le col, si on n’écoute pas le coeur du bébé. Il y a bien plus urgent et ça, elle l’a compris. Ce n’est pas grave, si elle n’est pas au top médicalement parlant, je suis suivie en parallèle à l’hôpital maintenant et je n’ai pas demandé à la consulter pour ses compétences gynécologiques. Il y a bien plus important pour moi et ça, je l’ai compris.
Une heure plus tard, je rejoins mon Légionnaire à la Jeep Sikings, vidée et plus forte que jamais (mûre pour digérer les nouvelles très alarmantes qui tomberont dans la soirée). Prête à causer calmement et efficacement.
On n’a rien inventé de plus ingénieux que l’altérité pour panser les plaies.
PS : Ceci est un témoignage. Lire aussi celui très intéressant de Nanette concernant sa relation avec sa sage-femme.







Quelqu un de neutre, non proche, c’est parfois ce qu’il nous faut pour arriver a se confier, et balayer notre mal etre, même si ce n’est pas simple, parfois ca soulage et ca permet de voir la suite autrement.beau temoignage en tout cas!
C’est très émouvant, très touchant ce que tu racontes (bien, de surcroît).
Je suis contente pour toi que tu ais pu ouvrir ce sac et commencer à en extirper ces “petites” choses qui alourdissent tout.
je reste un peu pensive j ai du mal à me sortir de ton témoignage tant mes yeux n ont pas pu loupé une seule miette de ton oreille pour speculum!
tu l as si bien écrit !en fait il faut avoir le bon interlocuteur afin de “s’écouter enfin soi-même réellement”.
Ce qui me fait réfléchir dans ce témoignage c’est l’expression quelqu’un en chair et en os en face de soi. C’est une chose que je ressens tellement.
Bon, ayè je pleure, c’est malin. Tu m’agaces à toujours trouver les mots toi
C’est drôle parce qu’avec ma sage-femme, on parle très peu du bébé en ce moment (je suis HS mais ma petite pète le feu), elle m’aide beaucoup, une vraie psy comme je le disais.
Ca me fait cogiter, je me demande si à chaque fois qu’on vit un truc pas facile, on doit l’exorciser, en faire le deuil (en tout cas, ce qui touche à la maternité et à l’estime de soi)… Parce que ça doit coûter cher en psy à force. Pourtant, je sais que moi j’en ai besoin…
Sinon, j’ai la solution de retomber très vite enceinte… pour avoir unt thérapie remboursée par la sécu
D’après ma modeste expérience Nanette, oui c’est mieux de tout sortir quand un malheur nous frappe (ou ce qui peut passer pour un “simple” passage à vide). J’ai tenté la construction du barrage qui retient tout. On ferme les vannes et on fait comme si de rien n’était. On sourit. On (sur)vit. Le barrage fait très bien son boulot pour nous : il bloque larmes, colère, cris, questions.
Jusqu’au jour où il craque.
J’ignore comment ça se passe chez les autres. J’espère que c’est pas toujours tragique. Mais la rupture de mon barrage a été un cataclysme que je ne souhaite à personne. Ah elles sont belles les larmes, la colère, les questions qu’on retenait ! Ces salopes ont grossi en silence alors qu’on les croyait enfouies à l’abri, en dormance ! Fatale erreur.
Avec le recul je ne regrette rien, j’ai appris tellement de choses avec cette épreuve. Mais je sais désormais qu’il faut TOUJOURS se ménager une soupape. Parler. BIEN communiquer, comme le dit Mère Joie.
Merci beaucoup tes mots Journaliste Pink&Green !
C’est vrai que ça coûte cher un psy… mais ça coûte rien comparé au confort que ça procure. C’est ce que je me dis moi. Que si j’allais pas voir ma psy tous les 15 jours, je serai peut-être mal. Or là, je suis bien. Et je me dis pas, tiens je suis bien je vais arrêter de voir ma psy, c’est de l’argent fouttu en l’air… non je la garde, comme une bouée, un truc sur lequel je sais que je pourrai m’appuyer si coup dur il y a…. et puis en attendant, je vide mon sac 2 fois par mois et ça fait un bien fou.
Bon moi je suis suivie par une psychologue et elle me prend 40 € pour 1 heure de consult.
Mais si tu peux avoir une ordonnance de ton généraliste, et que tu vas voir en psychiatre, ce sera entièrement remboursé par la sécu ! Alors n’hésites pas une minute de plus ! Après faut trouver le bon psy, et c’est le plus difficile !
Je ne sais toujours pas quoi te dire… juste merci pour ce témoignage.
Je suis contente de savoir que tu as trouvé prêt de toi un oreille attentive. Bon courage pour la suite
ne pas faire mon caliméro, ne pas faire mon caliméro : hann je voudrais avoir une personne comme ça à mes côtés – ne pas faire mon caliméro, ne pas faire mon caliméro
A te lire, je regrette presque de ne pas avoir pris une sage femme pour me suivre parce que mon obstétricien, il ne m’écoute pas… de toute façon, je ne sais absolument pas vider mon sac. Je garde tout enfoui.
Tu sais me toucher là ou ça fait mal ou du bien, t’es touchante quoi merde, je chouine …
très touchant comme texte. J’en parlais il y a pas si longtemps justement. Et après une oreille comme speculum elle t’a offert un speculos?
des bises
T’as du bol. Moi j’étais suivie par une sage-femme à domicile pour ma MAP et franchement elle était super quiche. Donc elle surveillait le col et les contractions et pi c’est tout.
Tant mieux si tu as pu trouver une oreille… mais comme je le disais à Nanette plus haut… un psy pour après ça peut le faire aussi…
C’est plutôt rare, les gens qui savent écouter. Ecouter vraiment, je veux dire.
Alors précision importante : je ne considère pas que la sage-femme a pour vocation de remplacer un psy. Déjà parce que ce n’est pas son rôle et moi, je tiens au cadre et ensuite parce qu’elle n’a pas ses compétences. Donc si vraiment, je ne m’en sortais pas, j’irais voir un professionnel adapté car le type d’aide qu’elle m’a fourni doit être ponctuel.
Il était de toutes les façons impossibles de mener un entretien basique hier vu mon état.
Mais je crois que ce rendez-vous a su déverrouiller des points.
Parce qu’aussi moi, j’ai accepté de l’écouter. Pour qu’il y ait échange, il ne faut pas que cela soit à sens unique.
Ca signifie accepter qu’elle se plante complètement par moments, qu’elle se permette d’émettre certains avis très subjectifs et que je ne partageais pas du tout, qu’elle pointe là où ça fait mal ou donne une autre vision des choses.
Ce n’est pas une psy mais elle a fait de son mieux pour me soulager et c’était ça dont j’avais besoin en somme : qu’on essaie de me faire du bien avec le maximum d’empathie.
Les épreuves ne font que commencer. J’admets aussi l’idée de ne pas être au mieux de ma forme parce que vu les évènements, c’est normal. Admettre cette idée, c’est important, je crois.
Merci pour vos gentils commentaires n’étant pas dans le larmoyant et que je suis, comme toujours, avec beaucoup d’intérêt.
Non, non, t’inquiète pas, c’est pas ce que je voulais dire. Effectivement, ne me connaissant que très peu, la mienne a parfois certaines réflexions sur le deuil qui ne sont pas les miennes.
Mais ça pousse à pousser plus loin la réflexion et surtout à sortir ce qui est bloqué. Après, pour le travail sur soi, rien ne vaut un bon professionnel de la tête !
C’était une remarque globale, Nanette à la suite des divers commentaires.
Je t’aurais répondu directement sinon.
En fait une sage-femme c’est un peu comme une mère, ça fait quarante métiers en même temps, ça fait de son mieux, ça se plante parfois, ça fait du bien souvent, et des dégats de temps en temps. (Ça doit être mal payé, non ? comme tous les métiers importants
)
très joli témoignage !
3615 Mentalo
C’est bien que tu aies trouvé cette oreille et que tu aies pu verbaliser ce que tu ressens… Euh, rassure-moi, il y en avait 2 quand même des oreilles ?;-)
Un petit coucou en passant.
Moi aussi j’avais trouvé une sage femme “à l’écoute” (celle de l’haptonomie) … et ça fait du bien …
Bon, je vais réagir à chaud, c’est à dire que si ça se trouve dans deux heures..deux minutes je trouverai mon com complêtement con!!:D
Peu importe la personne à qui tu parles, ça peut être ta SF, ta coiffeuse, ta soeur.. Tu avais besoin de t’alléger un peu et là est bien l’essentiel pour vous ( oui j’inclue ta nouvelle recrue!!).
Cependant,de façon très générale, car je sais que tu es particulièrement sensibilisée à ce propos, il faut faire attention à comment l’autre reçoit ton discours et si il en est en capacité..
Que d’émotion tu nous a envoyé là, merci .
“Cependant,de façon très générale, car je sais que tu es particulièrement sensibilisée à ce propos, il faut faire attention à comment l’autre reçoit ton discours et si il en est en capacité..” => Tout à fait et je te remercie pour cette précision que je n’ai pas mentionnée dans ma réponse globale aux commentaires.
Je t’embrasse.
Putain!!
J’inclus et envoyée, merde quoi!!
Les plus belles fautes, les fautes d’émotion.
Même si c’est pas un psy et que ce n’est pas sa vocation rien que le terme sage-femme veut tout dire (même si elles ne sont pas toutes très spychologue)…
Je n’ai pas eu un suivi sage-femme pour ma deuxième grossesse (pas de suivi par un gynéco non plus)… Je m’attendais donc à des reproches pour le suivi médical en dilettante lorsque j’ai eu la visite du 8ème mois obligatoire. Finalement, j’ai déballé tout ce que j’avais sur le cœur à celle qui devait certainement être une frangine de Mme Speculum… Moi qui avait 6 kgs dont je n’avais nul besoin, j’en suis ressortie plus légère !
Je nomme ça “lâcher on petit (ou gros) paquet”, ce peut être perso ou pro (analyse de pratiques, croisements) c’est indispensable cette soupape .
Le com d’Alorom est très juste…
Quoi ?! Un jour de retard pour lire ton blog et je tombe sur l’article que je rêve d’avoir moi même écrit… Force est de constater que ta “Madame Pubométier-Dumonde” n’est pas unique et que bon nombre de sages femmes sont FOR-MI-DA-BLES !
Dans un contexte un peu compliqué. Bébé 1 qui tarde à arriver, une première fausse couche, beaucoup d’angoisse pour cette nouvelle grossesse, et une MAP pour finaliser le tout. On pourrait m’appeler “miss sourire” tant que je parait heureuse et gaie auprès de tout mon entourage. Ce bébé je le voulais tellement que je ne peux QUE être heureuse en ce moment. Je suis suivie par un gynécologue, certes parfois un peu brute, mais tellement vigilent sur la santé de bébé, que je suis en parfaite confiance. La MAP impose un suivi SF à domicile. Pas une, mais deux “Madame Pubométier-Dumonde” m’accompagnent dans cette grossesse. Elle sont différentes, mais tellement complémentaires…
SF n°1 : directement conseillée par mon gynéco, elle vient me faire une séance d’acupuncture une fois par semaine afin d’essayer de limiter les contractions, me détendre et soigner mes insomnies. Première rencontre, elle me pose tout un tas de question d’ordre médical, puis vient “le moral comment ça va ? “. Heu heu… tu veux dire qu’on peut être enceinte et ne pas aller bien ?! Alors je craque, non ça va pas, non “heureux évènement” ne rime pas systématiquement avec “heureuse”. Elle ose même me parler de ce bébé (et non pas “embryon”, ça aussi ça compte) perdu en décembre 2009 auquel je pense encore quotidiennement. Bref, on discute, ou plutôt j’étale ma peine, mon ressenti, je pleure, je pleure beaucoup, etc. Elle n’est pas psy, elle ne me donne pas de conseil, mais en posant sa main sur la mienne, je comprend qu’à ce moment donné elle n’est plus qu’une femme qui en écoute une autre.
Cette consultation a été un déclic, le soir même j’en parlais avec mon mari, qui depuis est plus attentif. Je ne cesserai de la remercier pour cette question certes banales, mais qui a débloqué une situation que je n’arrivais à exprimer.
SF n° 2 : Celle qui venait à domicile pour le suivi monitoring tous les deux jours. C’est le genre de personne que certains brûleraient volontiers sur la place publique tellement est “folle” de se mettre en danger ainsi. Et oui, cette SF est une des rares qui pratique les accouchements à domicile. Personnellement j’ai décidé d’accueillir mon enfant dans une structure médicale rassurante : la maternité. Néanmoins il était évident pour nous de ne pas forcément rentrer dans les clous d’un accouchement standardisé. Loin d’être une ayatollah du “tu accoucheras dans la douleur” je souhaiterai faire appel à des antalgiques plus naturels que la péridurale, accoucher dans une position plus physiologique et que le fameux décubitus dorsal, etc. En plus de suivre mes contractions et le rythme cardiaque du bébé, elle me donne la force nécessaire pour assumer mes choix, me faire prendre conscience de mes possibilités et me mettre devant les obstacles que je risque de rencontrer. Bref, elle me prépare pleinement pour cet évènement que j’attends depuis si longtemps… Pourtant on est loin des préparations classiques, mais grâce à elle j’ai acquis une confiance en moi surprenante. Je sais que ce bébé, on va l’accueillir dans une harmonie à mi chemin entre mes choix et la maîtrise de l’équipe médicale (car à près tout, ce sont eux les “experts” de la naissance).
Tout ça pour dire qu’il est bon de se sentir entourée par des gens de confiance, des personnalités toutes différentes, mais qui acceptent parfois d’aller au delà de leurs prérogatives.
Pour boucler la boucle, j’essaie moi aussi d’être de ces gens pour qui le “comment ça va” n’est pas une simple formule de politesse, et écoute attentivement la réponse… Prenons garde à ne pas se suffire d’un “ça va bien” quand on a le sentiment que ce n’est pas le cas, et allons au delà des mots.
Merci la mère joie pour ce jolie billet
Cette diarrhée verbale, qui m’a énormément instruite sur la psychologie maternelle, t’a-t-elle, au moins, fait du bien?
Je n’espère que LE meilleur pour vous.