Future maman blogueuse réfléchit aussi à son avenir. Orientation vers le web ?

Actuellement, je pense boulot. Je pense reconversion professionnelle et développement de mes activités de rédactrice web (mon Dieu, ce que c’est pompeux ! Ca me fait rire…). Ne pouvant anticiper quoi que ce soit vis-à-vis de mon employeur actuel (Coulera définitivement ? Remontera légèrement à la surface ?) et de mon secteur, j’essaie de dégager de nouvelles pistes. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient à tort, je n’ai pas le temps de voir venir. Je suis bien placée pour le savoir vu mon métier : un projet professionnel ne se monte pas au moment où l’on a besoin de bosser mais se définit des mois auparavant voire des années selon le projet.
Sinon, tu te retrouves à refaire ton CV comme un manche en urgence à minuit pour postuler à un poste auquel t’es pas du tout préparée. Pas bon…
Je ne pense pas que j’aimerais uniquement travailler en free lance sur le net. Je souhaite, dans l’idéal, conserver une partie salariée à l’extérieur. Pas seulement à cause du côté aléatoire, des formalités administratives et des risques mais surtout parce que j’ai aussi besoin d’un boulot, avec des relations sociales dans lesquelles tu serres la main, où tu adresses un sourire en regardant droit dans les yeux. J’aime encore plus l’oral que l’écrit ; la confrontation avec mes semblables qu’avec ma page blanche sur l’ordi.
Pis disons le franchement, si je m’éclate dans la pub et la comm’ pour leur créativité, je trouve tout de même cela nettement moins enrichissant que la relation d’aide par exemple ou que tout ce qui touche directement à l’humain, à l’altérité. Je n’ai pas le sentiment d’oeuvrer à ma mesure pour changer chaque jour un tout tout petit peu la face du monde en vantant le nouveau dentifrice bio pour gosses, même s’il révolutionne le marché de la pâte dentaire.
J’apprécie la complémentarité que pourraient m’offrir les deux options mi-indépendante (sur laquelle je vais axer ce post vu sa nouveauté et mon récent apprentissage de ses revers), mi-salariée.
Dans le même état d’esprit, qu’on m’offre des cadeaux via le blog, c’est sympa mais ça m’apporte quoi au final que de grosses entreprises profitent de ce système de marketing quasi gratos sur mon dos en m’octroyant des présents dont je n’ai pas besoin à la base ? Je consommais peu et je tiens à continuer ainsi parce que cela me suffit. Donc désormais je trie soigneusement qu’ils me soient destinés ou soient destinés aux lecteurs. Soit ça représente un réel intérêt économique pour moi, je trouve le produit intéressant (j’ai envie d’en parler) et le deal me semble gagnant-gagnant, soit je file volontairement un coup de main à une boîte plus confidentielle dont le concept me paraît pertinent. Et je ne parlerai pas des évènements spécial blogueurs où je vérifierai plutôt deux fois qu’une – si je compte y participer à nouveau un jour – ce à quoi je m’engage, évitant ainsi de mauvaises surprises sur place, telle l’utilisation de mon image à des fins promotionnelles…
Cette prise de conscience fut dernièrement nécessaire pour déterminer justement ce que j’étais prête à accepter dans le domaine du blog, du web (milieu que je découvre avec ses codes, ses avantages et ses inconvénients, ses opportunités et ses arnaques) et pourquoi. En effet, il n’est pas question que j’aille par la suite à l’encontre des valeurs prioritaires qui sont les miennes comme l’intégrité, la dignité ou la simplicité (valeurs déjà très dures à maintenir dans notre société et humainement parlant. Eh oui, j’ai pas beaucoup de principes mais je tiens à mes valeurs !) et de me retrouver dans un conflit interne. Droite dans mes bottes, je ferai des compromis certes mais ne m’abaisserai à rien.
Des conneries pourtant j’en reçois ! Et y en a des costaudes… J’ai par exemple été contactée par les responsables d’un e-commerce de shoes me proposant d’écrire un billet non rémunéré diffusé sur le site, en échange de quoi, pour les remercier de me permettre de rédiger un article pour eux, je devais aussi – s’il-te-plaît Mère Joie – placer un lien sur mon blog toujours vers ce site. Tout job mérite salaire ; c’est la base. Et dommage, la flagornerie ne prend pas avec moi.
Je n’ai aucune prétention sur mes articles. Je n’estime pas avoir de talent. Je ne suis pas écrivain, encore moins journaliste. Je suis une blogueuse possédant un espace pertinent pour des annonceurs (ceci n’étant pas du reste à tenir pour acquis, loin de là) et avec des compétences spécifiques (liées à “ma fonction” de blogueuse ou à mes expériences et formations) me permettant de négocier certains écrits. Mes billets séduisent “un public”, d’autres les jugeront vulgaires, sans intérêt ou que sais-je encore et ils auront aussi parfaitement raison. Je ne me formalise pas de ne pas plaire à tout le monde. Mais je m’investis, m’applique et ne demande que la reconnaissance de ces points-là. Pour moi, ça a du sens de produire ces efforts. Aussi, je tolère très mal qu’on les ridiculise largement en me prenant pour une chèvre. J’ai encore de la valeur à mes propres yeux.
L’indépendance, c’est la liberté exquise. C’est la concurrence et la loi de l’offre et de la demande normales. C’est également parfois l’irrespect, le manque de considération méprisable des gens du business.
Heureusement, on peut rire des situations cocasses avec Mentalo. Pas plus tard qu’avant hier, je répondais à un gars en lui donnant un nouveau tarif pour une prestation. Je savais pertinemment que nous ne pourrions nous mettre d’accord, ayant quadruplé le montant de celle-ci, le travail étant largement sous-payé à mon avis et mettant surtout en péril mon cher anonymat ; toutefois, j’avais répondu à sa demande de lui proposer un prix qui me conviendrait. D’ailleurs je n’eus plus de nouvelles ; réaction que je comprends parfaitement.
J’en parlais donc à mon amie Mentalo par mail.
La Mère Joie :
“Je crois qu’il est mort, Jérémy…
“
Mentalo :
“On peut lancer un concept de photos de Community Manager mort ? On le déguise en lutin, et hop, on est célèbres et on gagne plein de sous.”
La Mère Joie :
“Je peux plus respirer !!!”
Mentalo :
“Qué pourquoi? Tu veux aussi être déguisée en Potiron et que je te shoote?”
On n’a pas fini de déconner avec Mentalo après l’accouchement
si je me donne les moyens de démarcher cette fois pour des missions sur le net !
PS : IMPORTANT. Ceci est un cheminement purement personnel sans rapport aucun avec une pseudo éthique qui devrait concerner les blogueurs. J’ai toujours défendu le fait que chacun menait sa barque comme il l’entendait.







Juste une précision : le free-lance ne reste pas seul devant son ordi des jours durant… lui aussi doit nourrir un lien social, aller serrer des mains, discuter de visu, ça fait tout simplement partie de son boulot. Le côté “tu es free-lance, c’est cool, tu pourrais travailler n’importe où” n’est pas tout à fait exact à mon avis. Tu as besoin de “vraies rencontres” pour faire bouger et évoluer ta propre activité. Pendant longtemps, je n’en était pas persuadée (j’ai du mal à aller “serrer des mains”, ce n’est pas dans mon caractère à la base) mais maintenant oui. Alors je prends sur moi pour sortir de ma maison et aller me colleter avec les relations sociales ! Et ma foi, je progresse, même si c’est pas encore tout à fait “çà”.
Dans ton cas, c’est évident, Léonie, surtout que tu résides à Paris
Ca l’est beaucoup moins en ce qui me concerne, non seulement par rapport au type d’activité et aussi parce que je ne suis pas là où ça se passe.
c’est bien pour ça que tu as raison de ne pas envisager un “100% free-lance”. Bises
On a vite fait de se laisser bouffer par Internet je trouve et d’oublier nos valeurs et c’est bien de reposer les choses à plat comme tu le fais.
Bonne réflexion pour la suite
Ca va très très vite, je pense en effet.
Un peu comme toi, ma vie de blogueuse m’amène à me remettre en question sur le plan pro, d’autant plus que je me suis récemment faite virer.
)
Je bossais dans le milieux du Web (pas si rose ce milieu fais gaffe
Je ne connais pas de milieu qui soit rose…
Explique moi..
Rédactrice web c’est quoi au juste??
Tu continuerais à bosser avec des boites de temps en temps ou tu passerais un contrat avec l’une d’elles?
Bref, en tous cas tu as la plume pour ça!!
Go MJ go!!!
J’aimerais bien sûr avoir un contrat mais les contrats sont rares. Le but est d’externaliser mes prestations, d’écrire en dehors de mon blog.
Pour ça, il faudrait déjà que je me bouge le cul (bon, là c’est délicat, j’attends d’avoir pondu) !
Après oui, continuer des sponsos mais les sponsos, c’est beaucoup de travail non seulement pour le sponso en lui-même et pour les écrits à côté (tu vends pas qu’un billet sponso, tu vends “le blog tout entier”) et très très aléatoire.
Ca répond à ta question ? .-°
j’aimerai comme toi m’orienter vers un 50/50 salarié, free, … un bon compromis pour beaucoup de chose…je te souhaite en tous les cas d’y parvenir…
Je ne sais pas après si la proportion serait de 50/50. A définir exactement.
Bonne chance donc à toi aussi, Virginie.
Alorom a tout dit, et posé ma question…
T’as des valeurs, tu y tiens, tu t’y tiens, respect !
Je pense alors avoir répondu à Alorom.
Moi, j’aime bien surtout me respecter moi-même.
Plein de belles réflexions, pour nourrir aussi la nôtre (même si je n’envisage pas de changement de job)
Et bien si ça peut apporter d’autres réflexions, c’est très intéressant !
je ne sais pas pourquoi, mais ton idée ne m’étonne pas ;o)
fonce LMJ, tu as raison, le temps passe vite….
pis reste droit dans tes bottes, t’es douée pour ça
Oui mais je fonce un peu dans le noir.
Autant je connais très bien le monde de l’entreprise autant là, c’est un peu la plongée sous-marine (disons que je commence à avoir un tubas et des palmes depuis quelques temps…) !
j’ai exactement les mêmes interrogations que toi et je suis rassurée que tu te sois posée des questions que je me suis posée aussi récemment…je me suis d’ailleurs faite traiter de matérialiste car j’avais l’honnêteté de dire que j’attendais quelque chose d’un événement récent spécial blogueurs… je passe à 50% en janvier 2010 car impossible financièrement de lâcher mon boulot (dont j’ai horreur) et pas de mari qui gagne de quoi nourrir une famille…ton billet fait donc particulièrement echo )
Ah y est, tu fais le grand saut, Choco !
Alors good luck et surtout continuons à nous serrer les coudes toutes ensemble !
Bonjour
C’est la première fois que je réponds à l’un de vos billets mais celui-ci m’interpelle.
Je suis moi-même en train de sauter la pas et de passer au 100 % web.
Cela s’explique en grande partie à cause des charges fixes d’une boutique devenues trop lourdes dans un domaine très concurrencé. Nous ne pouvons pas pratiquer des prix compétitifs et garder une structure dont les charges ne cessent de s’alourdir.
En revanche, l’activité 100 % web demande aussi une grande rigueur et énergie mais ce qui change fondamentalement, c’est l’organisation du temps de travail.
C’est vrai qu’il faut faire attention à ne pas rompre le lien social en restant au contact de la vraie vie, mais il y a aussi énormément de gens qui sont dans la vraie vie et qui n’ont pas ou peu de lien social.
Je pense que vous avez raison de pencher pour le 50/50 dans la mesure où les 50 % web ne soient pas pris sur votre temps à vous.
On m’a raconté l’histoire de quelqu’un qui avait ouvert une boutique en ligne et qui ne pouvait s’empêcher d’aller voir s’il avait des commandes même au milieu de la nuit quand il se relevait pour aller aux toilettes !!!
Il y a danger à se laisser “bouffer” par une activité web sous prétexte qu’on l’exerce à temps choisi. La preuve, je suis en train de vous écrire au lieu de faire mon ménage (cette journée lui étant normalement consacrée) !!!
Voilà, ceci est aussi une forme de lien social, lorsqu’il est fait sans arrière pensée (ce qui est mon cas contrairement à ce que pourrait laisser penser mon activité).
Je vous souhaite pleine et entière réussite.
Bienvenue Epinalfairepart !
Merci pour ce message très pertinent. Je crois aussi que déjà on peut se faire bouffer par le web sans que ce soit pro alors lorsqu’il y a des enjeux financiers…
Tes interrogations sont plus que pertinentes. Mais autant tu peux être lucide sur les situations, autant tu ne l’es pas sur toi-même! Comment peux-tu dire que tu n’as aucun talent, alors que c’est manifeste, qu’il est là et bien là, ta tournure d’esprit est unique. Non mais, enlève ta coquille, petit caliméro et épanouis-toi dans l’écriture quelle que soit la forme qu’elle prendra!
C’est gentil mais je considère simplement avoir des compétences, de la rigueur et une grande force de travail. Je ne suis rien d’autre qu’une petite fourmi bûcheuse et ça me plaît bien !
Tes billets de réflexions sont bons à lire.
Merci.
C’est vrai que c’est intéressant de lire ce billet. C’est enrichissant de voir le cheminement des autres… Rester chez soi convient à certaines, d’autres ne peuvent se passer de travailler à l’extérieur, nous sommes toutes différentes et à la fois complémentaires. En ce qui me concerne, je pensais adorer rester chez moi, et pourquoi pas devenir assist maternelle. C’est en faisant les démarches administratives que je me suis rendue compte que ce n’est pas ce que je voulais. Je le faisais pour le confort de mon chéri et des enfants. Depuis j’ai trouvé un travail manuel (loin de mon métier de comptable) à mi temps tout près de chez moi. J’adore ce que je fais, je prends du plaisir à aller au travail et je me sens épanouie. Chéri gère (très très bien) les enfants en mon absence, et les petits sont ravis de ces changements.
Tu dois trouver ton équilibre.
J’ai été surprise de constater que j’étais désormais en mesure de rester chez moi. Mais quand même, à la longue il me manquerait quelque chose d’essentiel !
Sinon je suis vraiment contente pour toi mais ça, tu le sais.
Mais moi aussi j’étais contente de rester à la maison, et j’y suis restée avec beaucoup de bonheur, mais au bout de 5 ans, j’avais fais le tour.
J’ai ecris justement samedi un billet dans le même theme, changer d’orientation professionnelle, et c’est vraiment pas simple!le web pour moi on oublie j’y connais rien, suis une vraie quiche en technique, et en vocabulaire de blogueuse.Je n’ai pas encore de projet tres concret mais je sais surtout que mon metier ne me colle plus a la peau, et ne correspond plus.dur dur en tout cas de se remettre en question, de trouver de bonnes idees.Je trouve vraiment ton billet tres interessant, tu as vraiment un talent d’ecriture et tu devrais t en servir tu as bien raison, d’ailleurs c’est bien pour cela que je viens te lire tres souvent.La majorite du temps il faut etre dans des villes importantes pour concretiser un emploi, je suis aussi a la campagne et de ce fait beaucoup de choses sont a penser differemment!je te souhaite une tres belle reussite dans le domaine qui te plaira!
Je viens de lire ton billet, du coup.
Je ne peux que te conseiller d’envisager un bilan de compétences pour y voir plus clair.
Et je te souhaite courage et ténacité !
Ben dis donc, ça fait tout drôle de te lire aussi sérieuse ! Cela dit je comprends très bien, mon modeste blog, qui pour le moment n’attire pas de grosses entreprises, me cause déjà pas mal de soucis dans ma vie de tous les jours, principalement parce que justement, j’ai choisi de dire qui j’étais et donc de laisser tomber le côté anonyme… ça m’oblige à plus de prudence et ça m’attire les foudres de certains… En tous cas bon courage, ça reste une démarche compliquée de garder un public assidû comme nous ^^ Et le blog ça doit rester libre, sinon ça n’est plus un blog ^^
Ben je suis très sérieuse, faut pas croire !

Pour le blog, je ne pense pas qu’il y ait une seule sorte de blog pré-établie (le blog, c’est comme ça, point final) mais des typologies suivant les motivations de l’auteur.
De plus, c’est un univers jeune et en mouvement et qui va donc évoluer.
A chacun d’y trouver son compte.
Oui, les blogs de broderie sont normalement plus tournés vers la photo, moi je suis une vrai pipelette donc ça devient un peu du foure tout là dedans, mais je suis bien loin d’avoir ton talent
Arghh, c’est adorable mais je ne suis pas fan du mot “talent” qui indique une prédisposition naturelle à des choses. Or, je crois qu’avec du boulot et de la persévérance, on peut arriver à beaucoup.
Je suis tout à fait d’accord, et je ne minimise pas ton travail, mais quand même ^^
C’est indéniable, Internet est un formidable tremplin économique, véritable source de revenus bien concret, ce qui draine souvent des réactions de type “argent facile”, dans la mesure où le milieux est par définition abstrait, qu’il ne demande pas physiquement d’effort. Et notre éducation nous inculque l’image “sans effort, pas de récompense”.
Evidemment, si Internet était une mine insécure dans laquelle on devait bloguer dans le noir et le froid, peut-être aurions-nous, nous, les filles qui monnayons chacune à notre façon nos espaces virtuels, une image plus valeureuse.
Bref.
C’est encore possible de “travailler” sur et grâce à Internet, comme tu le dis, de la façon qu’on juge la meilleure pour nous, éthiquement comme économiquement.
Lance-toi. C’est tout.
(moi, j’ai justement les boules, ton billet fait écho également chez moi, le jour où j’apprends que les auto-entrepreneurs vont être assujettis à la nouvelle mouture de la taxe professionnelle, et payer des charges même les mois de recettes dires nulles, alors que le statut mettait en avant la prise de risques dite “0 charges pour 0 recettes” en avant lors de sa création.
Et maintenant, café, un blog, ça fatigue.
T’inquiète que les boules dont tu parles, ici on les depuis un moment. Et je digère pas…
Tu me fais un cappuccino (lubie de femme enceinte) ?
Oh ! Merci et bravo tu as su mettre des mots sur ce que je pense depuis quelques mois !
Bienvenue Delfee !
J’ai dit beaucoup de mot. J’aurais bien aimé savoir lesquels résonnaient en toi.
J’aime quand tu réfléchis, ça fume jusqu’ici, et on en a bien besoin, ça caille. Et par dessus tout j’aime ta lucidité et ton honnêteté, vis à vis des autres mais surtout vis à vis de toi-même. Bon, vent, MJ…
Merci pour ta fidélité, tes conseils, ton soutien, ta présence.
J’aime le sens que prennent tes réflexions.
Dans ton futur organigramme, prévois un poste pour ton adjointe Mentalo!
Ca, c’est un rêve qui commence à prendre place dans nos esprits à Mentalo et moi…
La reconversion (la recherche de reconversion en ce qui me concerne), c’est le sujet de mon billet de demain. Ou comment aller entretenir sa sciatique au Pôle Emploi !
J’ai pas vraiment de questions, je suis juste contente que tu saches vers quoi te tourner (à 50%
)
Mais je suis persuadée aussi que tu déchires dans les 50 autres %.
Je déchire partout, je suis une bête. Je le dis très modestement. ;O))))) Triple LOL
C’est intéressant ce billet moi qui suis en constant questionnement sur mon avenir professionnel (en fait, je crois que j’ai plutôt laissé tomber, bref). Je pense qu’Internet est une machine formidable mais que c’est un peu encore le far-west. Les entreprises en profitent (cf. les billets sponsorisés et autres) et certains essaient de prendre le pouvoir pour établir des règles en leur faveur. C’est humain, chacun essaie de tirer son épingle du jeu et ceux qui sont là depuis plus longtemps pensent avoir une certaine légitimité. J’espère que tu vas trouver ta voie/voix mais il me semble que tu es en bonne voie (super phrase
).
Ca fait deux fois que je lis ton commentaire et deux fois que je me poile grave à cause de ta dernière phrase.
Très chère Mère Joie,
c’est la collègue Mentalo qui pendant sa pause de 10h-12h45 m’a parlé de ton post.
On en a déjà parlé mais une idée nouvelle m’est venu à l’esprit : d’abord, en postulat (!), ne pas être à Paris n’est pas le bout du monde. Si si , j’te jure !
Il y a forcément (forcément, c’est pas possible autrement), des agences près de chez toi. Que ce soit des agences media classiques, des agences medias online, des agences qui font des sites web, des agences de buzz, des agences de pubs locales, des agences de pubs parisiennes qui ont des filiales locales, des agences de marketing direct, des studios de productions web qui travaillent en sous-traitance avec des agences parisiennes ou locales en plus de leurs clients directs… bref, y’a du monde dans une grande ville près de chez toi, sans parler de toutes les manifestations d’entrepreneurs partout en France (bah quoi, freelance c’est pas être entrepreneur ??) : http://fr.techcrunch.com/2010/08/26/les-apero-entrepreneurs-visent-une-presence-dans-33-villes-pour-lete-prochain/
Tu peux déjà regarder leurs sites, puis te rapprocher d’eux pour travailler pour leurs clients en mode freelances dans un premier temps.
A tous les coups, ces agences essayent de vendre d’une manière ou d’une autre du web social 2.0 intéractions fans sur facebook twitter blog nombre de retweets 200 commentaires 350 likes.
Tu peux faire le pont entre la stratégie qu’ils vendent à leurs clients et son exécution. Tu as ton audience (que tu peux facilement qualifier d’ailleurs) et ton réseau de blagueuses, pardon, blogueuses à “monétiser”, dans le sens où tu peux t’appuyer sur ce réseau pour diffuser une info, une campagne, faire évoluer l’image d’une marque… Tous ces gens te lisent et te font confiance et comprendraient très bien que tu fasses aussi des choses pour vivre (il te faudrait un 2ème blog en revanche je pense, tes lecteurs viennent ici avant tout pour les aventures de La Mère Joie !).
Par rapport à ce qu’on se disait sur le community management, tu y entrerais de plein pied tout en gardant l’écriture et la rencontre avec les autres.
Bref, appelle-moi si tu veux en discuter, tu connais mon numéro
Julien
Hello Julien !
Ouais, faut que je me bouge le croupion (et autant dire que vu le volume en progression impressionnante, c’est pas simple…
).
Je m’y mets sérieusement après la ponte !
Merci beaucoup pour ton soutien qui m’apporte à chaque fois des perspectives vraiment intéressantes et auxquelles je ne pense pas forcément, ne connaissant pas le domaine.
Comment ça t’as le n° de Julien????
d habitude je ris je souris là j en suis arrivée à rester pensive devant la page, sans aucune réaction perdue face aux questions qu on finit par se poser, sur soi, après t avoir lue !
conclusion? je sais pourquoi vraiment j aime te lire je ne m étalerai pas là dessus ! ça finirait par faire cirage de pompes !
et je vais vite penser à autre chose car ma propre introspection n incite pas à sauter au plafond ! Mais! chapeau, tu sais où tu veux aller et surtout où ne pas aller
et tu t en donnes les moyens ! comme j aurais voulu savoir me les donner! on se dit un jour.. et puis un jour il est trop tard on a plus la flamme
donc fonce!
On verra dans quelques mois si je me suis vraiment donné les moyens pour cette orientation-ci. Jusqu’ici, j’ai été très frileuse, ce qui ne me ressemble pas.
Ben moi je suis contente qu’une personne comme toi me lise (et commente ici ou sur FB) !
Etre en accord avec soit même me parait le plus important !
Dans mon job la déontologie est primordiale…mais dans la vie je trouve qu’elle est toute aussi indispensable.
Ton post que j’ai lu attentivement, “transpire” de ta personnalité (j’ai pas dis que ça popoke hein !!) et tes valeurs !
Bises
Cet accord avec soi-même est primordial pour moi. Vraiment.
♥ Poulette
Rien à voir mais c’est vrai : tu es aussi une “future” maman quand tu es déjà maman… c’est marrant mais j’y avais pas pensé…
Ca me fait marrer aussi, tout comme le terme “jeune maman” !
Je suis aussi très partagé sur mon avenir professionnel…
Je ne me vois pas continuer à stresser dans les bouchons chaque soir avec 3 enfants car déjà avec 2 j’en peux plus… mais avec un poste dans le web, on me demande d’être présente…
Je voudrais bosser de chez moi mais en étant salariée… utopique!?
Bref, je suis perdue…
Une chose est sûre, je prendrai 6 mois de congé parentale.
Je pense savoir à quelle proposition sous payée et mettant l’anonymat en danger tu fais référence
J’ai refusé aussi.
Bosser de chez soi en étant salariée… J’aimerais bien moi aussi…
Bosser chez soi en tant que salariée, c’est possible mais ça dépend des branches…
J’espère que d’ici quelques mois ou une année, tu verras très clair dans tes objectifs et sauras comment les réaliser.
PS : Il faut savoir dire non ! Yes au No !
C’est un beau projet qui semble bien murir ! C’est chouette !
Ca mûrit tranquillou…
Le “problème” du moit’ moit’ que je fais depuis plus d’un an (salariée / freelance) c’est qu’à moyen terme, il va sans doute falloir choisir…
Difficile de se lancer à fonds dans les deux en fait… donc c’est vite frustrant…
De mon côté, je commence à flipper sur mon avenir pro, le marché de la rédac’ web est bouchée, on est de plus en plus et il faut de vraies compétences que le fait de blogguer n’apporte pas complètement.
je te souhaite tout le succès possible en tout cas !! biz
C’est évident que des compétences de blogueuse (car le blogueur a des compétences) sont tout à fait insuffisantes pour tenir la route sur plein de projets web.
C’est d’ailleurs souvent un problème car s’il s’agissait d’ouvrir un blog pour savoir écrire, animer une communauté, faire du marketing etc., ça se saurait et beaucoup de blogueurs ne comprennent pas ne pas être sollicités alors que bon sang, ils sont blogueurs comme les autres !
On a trop fait croire à une équité (par le titre) qui n’existe pas.
Si tout le monde peut avoir une chance de percer, tout le monde ne possède pas les mêmes moyens pour y parvenir voire n’en a pas les moyens. Mais je trouve extraordinaire que chacun puisse posséder un lieu d’écriture public, quelque soit son “niveau”, son style, son sujet etc.
Après il faut voir justement les compétences transversales liées à ses expériences et formations et que l’on peut mettre en évidence dans le domaine de la rédaction web ; c’est ce qui fait la différence.
Trop souvent, on a du mal à s’estimer correctement en reconnaissant l’ampleur de ses compétences ou à l’inverse en mesurant ses limites.
Justement, avec mon boulot, je viens d’avoir une formation en réseau sociaux

Enfin que ce soit dans ma vie privée et anonyme ou dans mon boulot, je suis à fond dans le web et les médias sociaux… de plus en plus en tout cas, mais aussi dans le merch et la webanalyse.
J’ai toujours été multitâche
En même temps malgré tous les services où j’ai bossé (achat, marketing, web), j’arrive pas à avoir assez confiance en moi pour me sentir à la hauteur
@MissBrownie : Un accompagnement pro pour cette prise de confiance est peut-être nécessaire ?
Un peu comme tous les comédiens qui ne percent pas ou si peu (navarro, ange gardien
, tous les graphistes ou concepteurs rédacteurs qui ne trouvent pas de boulot … bref il faut un minimum de talent c’est évident … j’adorerais également me lancer dans ce travail de rédaction car j’ai l’impression de me réaliser, que ça me nourri mais je ne crois franchement pas avoir ce petit “plus” qui fera que c’est possible pour moi…. il faut également pas mal de lucidité mais toi c’est plus qu’envisageable, la rédaction en agence ou en freelance… il n’y a pas que le web. Quand j’étais en agence on cherchait toujours de bons rédacteurs et ça ne court pas les rues… lance toi LMJ, tu l’as le talent toi !
@maman@home : Ton commentaire est encourageant ! Merci.
Ca vaut le coup d’y réfléchir ! Un en-cours pour moi mais qui prend forme
Bienvenue Lolitaaa !
Alors, bonne mise en forme !
Ce qui m embete dans cette histoire et surtout dans un futur changement c’est d’avoir fait des etudes pour peut etre changer de domaine, existe il quelqu un qui ne change jamais d’avis sur sa profession des etudes jusqu a la retraite?je te remercie d’etre venue me liren je te souhaite aussi du courage car pour se lancer il en faut!
Tes études ne sont pas foutues dans le sens où ça t’a amené de l’expérience et des compétences transférables qui feront la différence. On a trop tendance à vouloir passer à autre chose sans voir les bénéfices que l’on a pu en tirer et que l’on peut encore en tirer. D’où l’idée du bilan de compétences qui met bien en valeur toutes les capacités acquises de façon formelle ou informelle (vie de tous les jours) et utilisables concrètement.
Complètement, mais alors complètement, d’accord. De plus en plus aujourd’hui les compétences sont transférables.
Je viens d’un monde où on est tous pareils, sortis des mêmes écoles, et de plus en plus on (enfin “ils”, les chefs) se rend(ent) compte que ce qui est recherché ce sont des gens venant d’autres milieux. Mais même pour changer de secteur, le plus important à mon sens (et mine de rien au sens de beaucoup de gens et en particulier d’employeurs) c’est de ne jamais renier ou brader ce que l’on a fait / ce que l’on a été avant. Les bénéfices et les compétences des expériences précédentes te (nous) seront profitables, aucune expérience ou étude n’est une perte de temps ! J’ai dans ma promo de ce qu’on appelle “une grande école de commerce” des potes qui sont devenus architectes, médecins, petits commerçants, bénévoles humanitaires, prêtres (ou chômeurs soi dit en passant), et aucun d’entre eux ne te dira jamais que leurs études ont été inutiles. Le plus important, c’est le cheminement.
PS : Mère Joie, c’est la première fois que j’écris sur ton blog mais vraiment pas la première que je te lis. Mon premier commentaire arrive en réaction d’un autre, mais tes articles me parlent beaucoup (étant constamment en réflexion philosophique sur mon humble personne…). Et tu me fais bien marrer. Et bonne (re)ponte à toi.
PPS : je suis assez d’accord avec e-zabel (I love your tour eiffel) : connaissant pas mal le monde de l’internet et du freelance, un choix s’impose au bout d’un moment…
mais en même temps faut bien se lancer !
PPPS : j’adore le commentaire (et le pseudo) de thenewme
Je te souhaite de trouver TA voie!!!!
Merci ! La trouver ne me posera pas trop de soucis, la réaliser est une autre paire de manches…
Je me pose les mêmes questions que toi…
Bon, c’est prétentieux venant de moi vu mon blog, mais comme je ne travaille pas pour le moment, je me dis que c’est le moment de prendre un tremplin.
Et mine de rien, ce que je gagne avec mon blog commence à devenir un peu conséquent (si je double les gains, globalement, ça sert à rien que je bosse avant les 3 ans de MissCouette), je commence à être “repérée” par des annonceurs en direct (je vais aussi avoir une chaise haute Hiiiiiiiii), et je me dis que je ne fais peut être pas que de la mouise finalement.
J’ai tjrs rêvé d’être écrivain, bon, j’en suis loin, mais écrire et en vivre, c’est toucher du doigt mon rêve.
Et j’aimerai bien écrire pour des marques, des sites web etc… Je ne sais simplement pas comment on fait…
Par contre, j’adore les cadeaux moi, n’importe quoi comme cadeau, je suis un peu couillone là dessus!
Enfin, je trouve en effet que tu bosses de manière rigoureuse et ça a l’air de payer. La rigueur, le sérieux et les principes!
Bon, impeccable !

Attention toutefois au cadre si tu bénéficies du complément du libre choix d’activité par la CAF. J’dis ça, j’dis rien…
PS : Non, comme je le soulignais dans le billet, je n’ai pas de principes mais des valeurs. C’est différent.
Je ne saisie pas trop la différence entre “principe” et “valeur”… (suis inculte un peu!
)
Sinon, je ne bénéficie pas du complément de libre activité vu que j’étais étudiante avant d’accoucher. Je touche l’AJE, mais même avec mes petites “revenus” on ne dépasse pas le plafond.
Je trouve toujours très intéressants tes articles sur les sujets “sérieux”.
JE suis admirative devant la façon que tu as de poser les choses avec clarté et assurance!
tu as bien raison de penser avant à l’isolement du free lance, j’aurai aimé m’en rendre compte avant de me lancer, surtout que en campagne c’est encore plus difficile. Mais c’est un boulot qui demande quand même énormément énormément de temps.
Au fond on peut pas tout avoir
C’est clair que dans le free lance, tu comptes pas tes heures, faut vraiment être passionnée et savoir pourquoi tu le fais…
Je peux pas croire que tu aies poussé un gros croupion, vu que la dernière fois que je t’ai vue, avant la location saisonnière d’une partie de ton anatomie qui n’est pas celle-là, dois-je te le rappeler, tu étais ultramince (j’ai pas spécialement regardé le croupion, pardon, mais j’imagine).
A part ça, une activité double, c’est vachement agréable. J’ai fait ça pas mal de fois dans ma vie, l’une repose de l’autre, qui n’exige pas les mêmes compétences, offre des contraintes et des avantages différents. Ce serait vachement bien si tu arrivais à organiser ça. Et tu vas y arriver. Avec ou sans croupion, foi de frisée aux lardons.
Nous devrions reparler de mon gros croupion demain (bon, faut déjà que je rédige…
).
Je me suis déjà retrouvée plusieurs mois avec 3 emplois simultanément. J’adorais ! C’était tout de même différent parce que dans la même branche et salariée pour les 3. Là, on va découvrir si tout se passe bien.
un peu salarié,un peu en independant,c’est pas mal!je pratique ce systeme depuis qqs années.
Ca me semble un bon compromis.
Ca me parle beaucoup tout ça…. C’est bien que tu moulines autant et ça va le faire parce que tu fais tout pour! Comme tu dis, il faut que tu pondes et après tu seras prête. De mon côté, je me suis toujours pas bougée, j’attends un signe du destin… (j’suis un peu con!)
Je passe et je récolte. Comme dit l’un des commentaires, c’est bien de l’exprimer. Ça nourrit les réflexions des autres.
Coucou Mère Joie
Je me fends d’un tout premier commentaire (sorte de dépucelage bloguesque). Je travaille dans le même secteur que toi si j’ai tout bien compris, depuis 10 ans.

Et aujourd’hui j’en suis venue au même constat : envie de faire autre chose que vanter “les mérites d’un yaourt qui a exactement le même goût qu’un autre sauf que celui-ci tu vas être payée pour prouver – avec the concept – que c’est le meilleur”
Un peu marre d’utiliser mes neurones pour ce genre de choses et envie de prendre (enfin) le temps de vivre. En pleine crise de la trentaine
Tout naturellement, on pense à la facilité : devenir rédactrice web.
Par amour de l’écrit, par plaisir de pouvoir rester chez soi, parce qu’on a un blog qui marche ou autre.
Plutôt que le statut de free-lance, pourquoi ne pas regarder celui d’auto-entrepreneur ? Cela semble être un bon compromis pour faire du moitié/moitié.
Bonne journée
Je pars souvent du principe que toutes les compétences peuvent être investies ailleurs. Le plus dur, c’est de faire le point justement sur ses compétences, de savoir ensuite ce que l’on peut en faire et qui nous plaise. Une fois cette réflexion de boucler, le statut est une autre réflexion bien plus compliquée je trouve. Il y a tellement de dispositifs qui se présentent, s’entremêlent parfois incompatible avec le reste, que c’est épuisant, et limite décourageant. Du coup, la seule chose que je peux te dire, c’est courage!!
Moi j’ai sauté le pas, si tout se passe bien je devrais faire une formation web en début d’année prochaine, on verra bien !
pas suffisamment de données pour avoir un avis pertinent… mais je te souhaite très sincèrement de trouver ton juste équilibre.
Tout mon être est d’accord!
Et faut bien dire que y’en a qui ne manquent pas de toupet!
C’est drôle de voir combien de femmes ont la même préoccupation…Moi aussi je songe à une réorientation. Depuis que j,ai des enfants mon domaine ma fait ch…, j’ai perdue toute ambition professionnelle. Je voudrais travailler à temps partiel mais c’est impossible chez mon employeur actuel, par contre je refuse de prendre n’importe quel emploi…Avoir la possibilité de passer plus de temps avec mes enfants je suis pour mais je voudrais, en même temps, me sentir valorisée par ce que je fais professionnellement parlant. Et il y a aussi la question financière…si je dois travailler à un salaire moindre, est-ce que ça vaut la peine à ce moment là de payer la garderie ? Enfin, plein de questions aux quelles je vais tenter de trouver une réponse dans les prochains mois…entre deux allaitements