Quand la femme peut être victime de ses propres stéréotypes
S’il y a bien une chose qui m’agace, c’est que l’on me dise au sujet de mon Légionnaire :
« Tu as de la chance, tu devrais le garder ! ».
Tout ça parce que Légio est un père s’occupant énormément de ses enfants et un époux qui participe allègrement aux tâches ménagères. Bizarrement, je n’ai jamais entendu cette phrase prononcée dans la bouche d’un homme…
D’une, j’estime que c’est quelque chose de normal. Je viens d’une famille où les hommes mettaient la main à la pâte autant que les femmes. Je n’y vois en rien une révolution puisque je n’imagine pas que cela puisse se passer autrement chez moi. C’est une base pour moi, une chose acquise depuis longtemps, tout comme les femmes ont le droit de boire une bière sans être des camionneuses. Maintenant, je ne dis pas que cette situation est monnaie courante, loin de là. Je parle simplement de ma conception à moi et comme une répartition naturelle des tâches est… naturelle pour moi.
Deux, qu’il s’épanouisse dans son rôle de papa, c’est très bien pour lui d’abord et pour les enfants. C’est son truc, il est enseignant. Et je suis convaincue de l’importance du père dans l’éducation.
Trois, ce serait le réduire à ces simples aspects. Bonjour en quoi se résument l’amour et le fait d’être avec quelqu’un ! Or mon Légionnaire je l’aime pour ses qualités humaines et savoir récurer une casserole n’a jamais été une qualité humaine. Comme il a des défauts qui m’insupportent ou m’attendrissent. Je l’aime tout entier, comme il est. Il me fait rire, me soutient aujourd’hui dans mes projets, est extrêmement cultivé…
Quatre, pourquoi lui n’aurait-il pas de la veine après tout d’être avec moi ? L’homme serait-il donc uniquement heureux car il a une femme assurant entièrement l’intendance de la maison ? Ne peut-elle pas l’enrichir, le stimuler intellectuellement par exemple ?
Qui est donc le plus misogyne des deux : l’homme ou la femme ?
Pour moi, il y a autant de machos connards que de meufs casse-couilles qui finalement prennent le pouvoir au goût de leur ratatouille. C’est assez facile d’avoir un terrain à soi où l’on est la maîtresse en s’enfermant dans une conception traditionnelle rassurante, même si elle pèse. C’est facile oui et non : il n’est pas si aisé de changer ses représentations profondes, sa culture et de prendre des risques. Mais quand les choses ne nous conviennent pas au sein du foyer, on peut aussi s’interroger sur sa part de responsabilité…
Je ne pense pas qu’un homme, hormis le beauf alcoolo fan de tuning ou le pervers, puisse trouver le bonheur auprès d’une femme qui fait seulement des gâteaux, lui raconte le soir comment le plumeau a rendu trois plumes et taille des pipes. Cette femme, il l’aime certainement parce qu’à travers ses gâteaux, elle lui montre son attention (et elle pourrait la montrer tout à fait autrement) et surtout parce qu’elle doit avoir des richesses inestimables en elle, richesses dont elle n’a même pas conscience (et lui non plus peut-être…).
Aussi, voilà le simple message que j’aurais envie de faire passer : si les femmes avaient plus confiance en elles, si elles voyaient tout ce dont elles sont capables, tout ce qu’elles peuvent également apporter à leur partenaire, il me semble qu’elles seraient davantage libres de choisir le style de vie qu’elles veulent mener, en dépit des représentations erronées quelquefois de leur mâle. Car on n’est pas obligées non plus de laisser son conjoint être le roi des lessives, du moment que chacun y trouve son compte et est heureux dans son couple, sa famille en trouvant son propre équilibre avec l’autre.
Le combat à mener de la part des femmes est parfois d’abord aussi celui contre elles-mêmes.







Très beau texte , LMJ
Merci B2A, même si je l’ai écrit dans le feu de l’action et que :
1. Ca fait au moins 3 fois que je corrige des erreurs d’orthographe.
2. J’ai le sentiment d’être un peu nébuleuse par moments.
Il fallait le dire, bordel!!! Et là ou je suis méga ok avce toi c’est quand tu dis : “Mais quand les choses ne nous conviennent pas au sein du foyer, on peut aussi s’interroger sur sa part de responsabilité…”. ma belle mère ne cesse de me répéter “oh, t’en as un bon!” mais putain, elle n’avait qu’à se bouger les fesses et arrêter de se laisser faire par son mari. parce que c’est clair avec GM je partais de loin, sa mère étant l’exemple même de la parfaite femme d’intérieur (alors qu’elle bossait à temps plein!) et moi comme disait la pub coeur de Lion (on a les références qu’on peut) ” je ne suis pas ta mère”. Et comme toi, je veins d’une famille où les gars débarrassent la table, font la vaisselle, la bouffe et le reste. Bon par contre, je suis contente que GM soit le roi de la lessive, puisque c’est pas le roi de la cuisine! voilà comme tu dis chacun y trouve son compte! (bordel!) .
Ah, moi j’aime la référence au Coeur de lion !
).
Le mien cuisine et fait les lessives (et à force, je préfèrerais qu’il évite les lessives. Mais bon, ça lui fait plaisir, au brave !
Wow, tu es bien remontée… Mais tu as tout à fait raison. Les comportements se banalisent à un point qu’un homme qui remplit son rôle de papa devient tout à coup soudain quelque chose d’extraordinaire… C’est Till The Cat qui avait fait un article dans ce sens un jour où il soulignait le fait de recevoir plein de compliments sur son état de père au foyer… Alors que c’est tellement banal une mère au foyer, comme si c’était encore ce qu’il y a de plus naturel !
Un mot: Go LMJ, Go ! (oui bon 3 mots, et alors?!!)
Eux aussi, ils en portent un sacré poids dès qu’ils veulent sortir des sentiers battus…
PS : Merci, Oum.
Pourquoi,moi qui est aussi ete elevée dans une famille ou l’homme savais prendre sa place de pere et sa part de corvée,je me sent parfois encore obligée de remercier mon homme qd il donne le bain ou se leve la nuit?Surtout que pour lui c’est normal et n’attend pas de remerciment.
C’est grave mere joie???Faut que je me soigne je pense!
Bienvenue Sabinette !
J’ai pas réponse à tout mais je crois que ton cas n’est pas très grave.
Je veux dire que ça ne me paraît pas très gênant non plus.
Plus sérieusement, je pense que l’environnement au sens large a aussi un impact sur nos façons de ré-agir. Et il faut être costaude pour aller à contre courant de cet environnement, des modes etc.
L’important, c’est comment toi, comment lui vivez cela.
« Tu as de la chance, tu devrais le garder ! ».
Comme si déjà on possédait son compagnon de vie…et comme si on choisissait qu’il reste collé là parce qu’on en a décidé ainsi.
Je te rejoins tout à fait que ce n’est pas en étant Miss fourneaux le jour et Miss Saint-Claude la nuit qu’on garde un compagnon ce serait foutrement réducteur et pas que pour la femme en question.
Je te rejoins également sur le fait que c’est idiot de faire culpabiliser un couple où le mari ne cuisinerait pas par exemple mais qui se chargerait d’autre chose, pourquoi on devrait répartir équitablement chaque corvée plutôt que la masse des corvées ?
Est-ce qu’être un bon compagnon passe obligatoirement pas la case “cuisine” ou “repassage”.
Un couple c’est surtout être complémentaire pas interchangeable.
Pareil pour les enfants, il y a cent façons d’être mère (d’ailleurs nous ne sommes pas tout à fait la même mère pour chacun des enfants) il y a cent façons d’être père.
Il n’y a pas de modèle prêt à porter, chaque homme a ses propres façons d’être le père de cet enfant là. L’essentiel c’est qu’il existe une communication profonde entre le père et ses enfants en dehors de la mère et tous ensemble également.
C’est comme pour l’allaitement ou les couches lavables ou les petits pots trucs ou la TV ou tout ce qu’on peut imaginer la solution n’est pas unique.
A chacun de chercher le juste milieu et l’épanouissement de tous.
Parfois je me demande si à force de vouloir être “dans le coup” on ne passe pas à côté de ce qui nous convient réellement.
Donc oui oser lutter contre le “ce que tout le monde devrait faire parce que c’est bon” c’est indispensable. Et à commencer par nous-même les femmes on ne se valorise pas assez en tant qu’être humain à travers ce que nous sommes mais toujours à travers ce que nous faisons, travail enfant machin patin-couffin.
Là, c’est plus un bon point MrsB, c’est une image et en 3D !
Je voulais rebondir sur “tu devrais le garder” ou “garde-le bien” qui insinuent également un “fais tout comme il faut pour le garder”, pas seulement cette idée qu’on pourrait être décisionnaire du fait qu’il reste avec nous. Et ça me semble terrible, cette notion que la femme doit mettre en oeuvre une sorte de stratégie pour se conformer à l’image qu’un homme attend d’une femme. Comme s’il y avait un unique modèle et comme si finalement la femme était une pauvre petite chose incapable de vivre sans un homme.
Je sais pas si je suis très claire…
Oui, à la fois, regarde cette chance que tu as d’avoir trouvé un homme comme ça et en même temps sois une bonne fille et tu pourras le garder, sinon tu ne seras plus une “femme” : autrement dit la femme de (mettre le nom qui va bien
.
Il y a également le mortel “tu l’as bien dressé” comme si on élevait un chien à rapporter le gibier en vivant avec un homme et en s’adaptant à lui comme il s’adapte à nous et en s’adaptant ensemble au quotidien et à la vie de la famille.
Bref ça n’évolue pas tant que ça finalement les mentalités, certes on peut sortir de la maison pour travailler mais in fine c’est au tournant de la vie maritale et familiale qu’on finit toujours par nous ramener. Et je ne suis pas certaine qu’on sache si bien en sortir que ça du “regardez comme je suis aidée (donc aimée comme une Princesse (le mythe de Cendrillon) )” .
Peut être parce qu’on n’ose pas dire qu’au fond ce n’est pas qu’il fasse la vaisselle ou sorte le chien la nuit qui nous séduit tant et nous fait vibrer, de peur de passer pour des femmes ingrates ou soumises à l’amour tout bêtement ou encore la peur de perdre la face par rapport aux autres femmes.
Je ne sais pas si je suis claire et nette non plus
Ah si carrément claire.
Moi recevoir toi 5/5.
Ce qui est gênant aussi dans cette phrase, c’est le mot chance.
Ben oui, son compagnon on l’a gagné à la loterie, on ne l’a pas du tout choisi parce qu’il avait des valeurs et un esprit proche du sien, c’est un coup de chance si on est bien tombée…
A chaque fois qu’on me dit ça (j’y ai droit aussi régulièrement) je ne peux m’empêcher de grimacer devant une telle négation de mon libre arbitre.
Ca me fait plaisir de te lire ici Mme Monstre.
Excellente remarque !
L’Homme ne participe pas aux tâches ménagères ici. Parce qu’il fait tellement d’autres choses. Que chacun trouve le mode d’emploi de son foyer me semble bien plus important que d’en appeler au féminisme pour que Monsieur passe l’aspi (Cranemou, si tu passes par ici…
). Ca n’a rien à voir avec le féminisme, mais avec l’organisation interne du foyer. Le féminisme, c’est que chacun soit libre, homme comme femme, de travailler, de voter, de décider. Pas de décider qui va faire la vaisselle (bordel) (pour la rime).
Déléguer est tellement difficile de la part de toutes celles qui veulent que tout soit fait à leur manière et pas autrement. Moi je dis: autrement n’est pas forcément moins bien!
Mais ça demande une remise en question de soi-même, or il est nettement plus facile d’incriminer l’homme.
Et si l’homme, à son tour, nous disait: “putain (Grognard sait pas lire au moins? on sait jamais avec ce petit! je peux dire des gros mots?), merde, c’est toujours moi qui change les roues du tank et qui descends les poubelles, merde, elle pourrait en faire sa part aussi, quoi!” on le regarderait comment? Mhmmm???
Pour ta première remarque, dans l’absolu, je dirais oui. Et en même temps, je pense qu’il y a une grande différence selon les couples. Est-ce une véritable liberté dans l’organisation ou non comme c’est parfois (souvent ?) le cas, quand l’homme attend son dû ? Mais on devrait/doit arriver à ce que tu proposes : choisir pour chaque foyer son fonctionnement sans contraintes.
Quant au fait de déléguer, c’est exact. Et qu’est-ce qui fait que ces femmes ne lâchent pas la bride ?
Un homme sensé ne nous aimera jamais plus parce que ses chemises sont repassées nickel…
)
(par contre, pour la pipe, je suis moins sûre, d’un coup…
Le féminisme n’est pour moi pas dans le partage des tâches ménagères, qui ressort pour moi du compromis conjugal, du vivre ensemble, rien de plus. D’ailleurs qu’en est-il dans un couple homosexuel? Dans une colocation?)
Bon j’arrête de squatter, c’est pas mon jour, je suis super remontée alors faut pas me gratter!!!
gratte gratte…
Je reviens une dernière fois (avant ce soir) pour souligner ce que tu dis très justement: c’est toujours les nanas qui font ces commentaires à la con. Je l’ai déjà dit ailleurs, mais je le redis: la femme est une louve pour la femme bien plus que le loup n’est un loup pour l’homme!
Je crois aussi que les femmes sont capables d’une grande solidarité. J’essaie de déterminer ce qui se joue quand elles se tirent dans les pattes. Ca me semble si complexe… Je dois impérativement réfléchir dessus car ça concerne surtout certains domaines.
Je suis tout à fait d’accord avec ta conclusion!
J’aimerais tant que celle-ci devienne obsolète…
“tu as de la chance de l’avoir” et “elle est bonne à marier”
deux phrases assez irritante, d’un autre âge
ici partage des tâches, c’est venu comme ça
il nettoie la cuisine et la salle de bain : et là j’avoue j’adore le voir laver, frotter, javéliser la salle d’eau à poil!
Ah oui à poils, pas con !
J’adhère à tout ça.
Et j’ai pire que “tu as de la chance de l’avoir”…
“Le pauvre… sois pas trop chiante avec lui hein. Il est fatigué.” (véridique, alors que je sortais de l’hosto et juste avant que MON propre père ne s’en aille, ils me sort ça).
Donc oui, je fais la lessive, et aussi le ménage et parfois il m’aide, parfois pas, mais à aucun moment je n’ai le sentiment qu’il trouve ça normal ou qu’il attend de moi que je le fasse. Je sais que son amour n’a rien à voir avec ça. Je suis certaine qu’il ne me méprise pas, au contraire, son soutien et ses ambitions pour moi sont immenses
Parfois, ce n’est ni l’un ni l’autre, ni même une réalité, c’est simplement une idée débile que se font les autres…
Quand les autres sont nos beaux-parents (note ce n’est pas le cas des miens), on peut comprendre qu’aucune fille ne soit assez bien pour leur rejeton. Mais quand ce sont nos propres parents qui ont l’air étonnés qu’on ait pu “dégoter” un mec pareil “un bon parti”… là, je démissionne.
Bisous Mère Joie !
Ravie de poursuivre ici une conversation dont les prémices m’avaient réjouie et donné à réfléchir. Tu as décidément une vision sur pas mal de choses qui me rassure.
Si tu écris un guide, c’est celui que j’achèterai car les préceptes iront dans le sens de ce que j’ai envie d’entendre
Anne
J’ai beaucoup pensé à toi en écrivant cet article. Peut-être parce que j’avais été confrontée moi aussi à des propos similaires. Et, il me semble, j’ai eu un cheminement – long – également proche du tien, de me dire mais “Vivez avec lui pour voir s’il est si parfait ! Oui, je l’aime, oui il a des qualités. Mais il ne conviendrait pas à toutes les femmes !” et “Moi, je vaux quelque chose ! Je lui apporte quelque chose puisqu’il est avec moi !”, “Finalement, on s’est trouvés. Pourquoi n’auriez-vous pas confiance en nous ? Pourquoi ne serions-nous pas tous les deux heureux ensemble dans notre manière de vivre ?”.
Je te cite : “je n’ai le sentiment qu’il trouve ça normal ou qu’il attend de moi que je le fasse”. C’est à mon avis, là où se situe le respect. Pas dans les actes forcément mais dans notre attente de l’autre.
Les préjugés….
Tu aurais dû voir la tête du médecin à l’hôpital lorsque Zhom lui a dit qu’il n’avait pas besoin d’arrêt de travail car il était homme au foyer…
Les infirmières l’ont regardé différemment!
J’imagine bien…
Merci pour cet article! Je me sens tellement concernée! Superman est tellement parfait aux yeux de tout le monde (d’où son pseudo d’ailleurs) et j’ai si peu confiance en moi!
J’aime beaucoup ta conclusion! Il faut que je parte au combat!!!
Et puis c’est dingue! On a le même à la maison! Enseignant et super avec les enfants, participant aux tâches ménagères… et c’est normal!
Comme je l’écrivais à Anne ci-dessus, ça m’a pris du temps de réaliser que j’avais un potentiel dans notre couple et je pense que ça a pris du temps aussi à Légio de comprendre vraiment les raisons pour lesquelles il était avec moi (en dehors de me trouver beeeeelle).
On met du temps à se connaître, à s’accepter, à retrouver un équilibre après chaque crise (car un couple est fait de crises et c’est tout à fait normal. On devrait cesser d’idéaliser la vie d’un couple. C’est “un organisme vivant” qui va connaître des perturbations constantes) ; on n’a pas besoin de parasites extérieurs mais d’encouragements !
Puti je suis bien contente de lire ça parce que moi aussi j’ai un Jules qui s’occupe de ses mioches, qui fait les courses et le ménage et même la cuisine et c’est pas exceptionnel du tout ! C’est même plutôt souvent ! Du style les courses c’est lui qui s’y colle tous les vendredis après midi … Le pire c’est que ça ne le dérange absolument pas !!! Et qu’est ce que j’ai pu l’entendre aussi cette satanée phrase dans la bouches des copines qui se cognent tout le sale boulot pendant que pèpère boit une bière en rentrant du boulot ou en s’mattant un bon match de foot pendant que bo-bonne fait la sévèle !!! Alors moi aussi je me la ferme quand elles me disent ça mais j’ai qu’une envie c’est de leur rentrer dedans en leur disant qu’elles avaient qu’à mieux choisir leur mec et les pousser aussi un peu au cul en ne se laissant pas traiter de boniche ! Merde quoi, un peu de rébélion que diable ! Châpeau à toi pour ce post, il est top … très bien écrit. Je vais mettre un lien sur mon blog si tu m’y autorise.
Bonne soirée à toi
Bises
Mimine
Mimineetmoi.canalblog.com
Tu me fais rire, t’es en forme !
Je comprends ta lassitude.
Moi aussi, j’ai quelquefois envie de pousser au train et je sais bien que ce n’est pas forcément la solution parce que, encore une fois, c’est complexe.
Mais restons gruppiert ! Aimons-nous entre femmes quelles que nous soyons, soutenons-nous, aidons-nous et ne faisons pas non plus de l’homme un ennemi mais faisons équipe avec lui. Hommes, femmes, nous avons énormément à partager et à échanger.
Sinon, bien sûr, tu peux mettre le lien sur ton blog.
Bon, juste pour dire que je lis bien tout et que j’aurais des trucs à dire mais je suis trop fatiguée et j’ai le cerveau en bouillie. Je suis globalement d’accord avec ce qui précède et je suis sûre que tout le monde est content de le savoir
Ouais, moi ! Quoi, je suis un peu tout le monde quand même !
Je me permets de rebondir sur ce que dit Mimine à propos de ses copines qu’elle aimerait “secouer”, je cite :
“j’ai qu’une envie c’est de leur rentrer dedans en leur disant qu’elles avaient qu’à mieux choisir leur mec et les pousser aussi un peu au cul en ne se laissant pas traiter de boniche ! Merde quoi, un peu de rébellion que diable”
Je ne pense pas que ce soit aussi simple que ça … Il y a des choses qui apparaissent au fur et à mesure de la vie commune, de l’arrivée des enfants etc …
C’est bien beau de vouloir faire changer l’autre, de ne pas vouloir se laisser traiter de boniche ; dans la réalité, c’est dur.
Moi je me suis rebellée : j’ai divorcé, je suis partie avec mes gamins, le peu de biens qui m’appartenaient, je n’ai pas demandé de pension alimentaire, et je suis repartie de zéro. J’ai acheté ma liberté, celle de ne plus jamais être une “bobonne”.
Désolée …. ça fait remonter plein de trucs
Tout à fait, j’ai d’ailleurs souligné que c’était complexe. Et tu fais bien de rebondir dessus.
Et d’ailleurs, tu vois en répondant aux commentaires, je me suis rendu compte que ça n’avait pas été si simple que ça pour moi de trouver ma place de femme.
J’ai mis du temps à écrire mon comm, et du coup, tu étais déjà passée par là ….
Moi j’ai mis … 40 ans (pour trouver ma place) !!!
Oui, je me doute que ton commentaire a été bien pesé et pas forcément facile à rédiger.
On est dans une société en mutation. Je pense que certains hommes aussi commencent à chercher leur place…
On a de plus en plus de marge de manoeuvre mais cette marge de manoeuvre peut être flippante puisqu’on a de moins en moins de repères (c’est d’ailleurs valable dans la parentalité aujourd’hui). La liberté, ça a un coût, celui de grandir, de devenir adulte avec toutes les responsabilités et le vide que cela comporte.
Je te comprends tout à fait, Béa, comme je comprends celles qui ne vont pas jusqu’au divorce et acceptent une situation subie, sur certains plans… Pourtant je pense être plutôt du coté des “chanceuses”.
C’est facile à dire, de se rebeller! Mais au début d’un couple, on ne choisit pas du tout un homme pour ses qualités ménagères! OK, on peut sentir une certaine attention, de bon augure. Mais comme tu le dis, on ne sait pas comment chacun va évoluer.
Pour moi, je pense que ça aurait été rédhibitoire d’emblée.
C’est vrai que c’est pas facile quand on est installées dans une situation de la faire évoluer (changer l’autre, ce n’est pas possible). Parce qu’on est deux. Si l’autre ne fait pas d’efforts, soit on subit, soit on va au conflit et ça peut clasher.
Mais il ne faut pas non plus sous-estimer le “pouvoir” que peut avoir une femme en gérant entièrement sa maison (je parle de celles qui consciemment ou inconsciemment ne savent pas déléguer et il y en a…). Je ne la vois pas forcément comme une victime au sens strict. Vouloir décider toujours de ce que l’autre va manger par exemple, ce n’est pas innocent comme “démarche” et il y a réellement une forme d’ascendance sur l’autre avec infantilisation (c’est la maman qui nourrit). Tu peux avoir des femmes qui y trouvent leur compte quelle que part, tout en en souffrant parce que par exemple ce “pouvoir”ou cette responsabilité, elles aimeraient peut-être l’avoir dans d’autres domaines ou encore parce qu’il se joue des choses dans le couple qu’elles règlent par ce biais etc.
Déja, la mère joie tu as vraiment une très belle plume, et un style accrocheur.
Je ne viens pas d’une famille ou l’homme mettait la main à la pâte, je crois n’avoir jamais vu mon père dans la cuisine de ma mère, et aucun des deux ne s en plaint. c est plus ou moins etabli comme cela. mais je ne considèe pas le couple de mes parents comme un modèle mais comme un anti modèle.
enfin bref j invente chaque jour mon couple en ne partant de l ‘idée que chacun doit être indépendant et libre. si la nana s épanouit en faisant la “boniche” ok mais faut pas se plaindre. bizarre mais moi je connais pas trop de macho connard, ben fau tdire que je leur rendre vite dedans.
Merci Bergie.
“j’invente chaque jour mon couple” => C’est une très belle phrase. Je la note en espérant que tu n’y as pas mis de copyright.
Merci pour ce post “oh tellement vrai”…… à la maison, mon homme participe à toutes les corvées et l’on trouve ça tellement normal tous les deux! mais il y a encore des gens qui pensent que pour un homme c’est une immense qualité! quel dommage….
Oui c’est dommage mais ça reflète bien qu’on est seulement aux prémices d’une évolution.
LMJ, tu as de la chance…! ;D
C’est vrai que cette phrase reflète une acceptation un peu triste de la réalité ambiante. En tout cas chez mes parents c’était pas du tout l’équité, et quand on y va il n’y a que moi et mes soeurs qui nous levons pour aider ma mère, mes frères font comme s’ils ne la voyaient pas se lever/se rassoir, se lever/ se rassoir.
et ça fait CHIER!
Chez moi il n’était pas question une seule seconde que ça se passe comme ça, mais il me semble que l’équilibre s’est installé un peu moins facilement que chez toi.
J’ai l’impression aussi que cet équilibre est instable, et qu’un changement (ex: 3ème enfant) pourrait le perturber facilement.
Bref tu touches à un sujet clé au sein des couples!
J’ai envie de dire que l’équilibre dans un couple est constamment instable. Comme tu l’écris très bien, un évènement peut tout faire basculer…
Coucou LMJ, ça fait longtemps que je te lis en douce, mais ce sujet me parle tellement que j’ai envie de réagir !
Du même ordre, il y a “tu as de la chance car il t’aide beaucoup à la maison “. En quoi, le fait de faire les corvées est une aide ? Si mes parents viennent garder ma puce un jour, là c’est une aide, mais de la part de quelqu’un qui VIT dans notre maison, c’est juste normal, non ? Et tout ça très dur à vivre avec des beaux-parents (enfin surtout un beau-père….) qui menacent de me trainer en justice dès qu’ils voient leur fils avec un fer à repasser, et qui montrent ostensiblement (depuis 11 ans quand même…) qu’ils sont très déçus de son choix. Sans parler du fait que je gagne (beaucoup) mieux ma vie que lui, et qu’il envisage de devenir père au foyer à mi-temps (là, on n’ose même pas leur dire, je pense qu’ils vont le renier) Mais enfin l’important, c’est que pour nous ce soit naturel, même si à force d’entendre tous ces commentaires, on finit par en douter (enfin non pas vraiment car je suis une féministe pur et dur et je l’assume !) Et si (comme c’est déjà un peu le cas….) il vient à en faire plus que moi à la maison, est-ce qu’on lui dira qu’il a de la chance à chaque fois que je sortirai l’aspiro (enfin ça en fait c’est plutôt la femme de ménage…) en tout cas je n’en suis pas sûre..
Ravie d’avoir pris pour une fois le temps de poster (du boulot, oups !) j’essaierai de le faire de temps en temps
Bienvenue Clairoun ! Ravie de te lire.
Bon courage avec tes beaux-parents. J’imagine que ces remarques doivent être déstabilisantes…
Dans le même genre débile et sexiste: entendu, alors que mon mari changeait la couche de sa fille: “Oh! C’est un nouveau père !”
Moi: Non, un “vrai “père…
Comment ça, je suis agressive,
Sinon, continue dans cette veine, MLJ, je me régale de te lire….
Bienvenue Stebeuve ! Je suis passée chez toi, ton dernier article m’a beaucoup touchée.
MrsB, j’aime toujours autant ta franchise.
Sans vouloir parler à la place de Stebeuve (bon, d’accord je le fais et elle m’arrêtera si je me trompe), je ne pense pas que celle-ci ait voulu dire que les pères ne changeant pas les couches n’étaient pas de vrais pères (d’ailleurs le mot vrai étaient entre guillemets et elle précisait bien qu’il y avait un côté agressif dans sa répartie) mais plus que c’était justement quelque chose de banal, que c’était tout simplement un père, quoi et que cela ne justifiait en rien l’appellation de “nouveau père” (remarque qui est, je l’avoue, assez énervante pour l’avoir entendue).
Quant au baby-sitter garçon, entièrement d’accord avec toi !
Oui, euh, arf, qu’on s’entende bien Ste Beuve, absolument rien de négatif dans ma réaction, juste que je crois qu’on doit (nous les femmes) faire attention à notre façon de nommer ou décrire les choses pour faire bouger davantage les mentalités vers un accord qui amènerait à de l’acquis pur et simple, et évident.
Comme un homme qui change un bébé ou un papa qui serait à la maison etc…
Parce que sinon on va faire du sur place à revendiquer toujours les mêmes actes et finalement ne plus être crédibles.
Je suis d’ailleurs la première à schématiser, pas de soucis
Bah je ne sais pas si j’aime entendre ce genre de propos.
Les pères qui ne changeraient pas les couches ne seraient pas de vrais pères ?
Ce n’est pas le fait de retirer une couche sale et en scotcher une autre propre sur le derche d’un enfant qui fait un père c’est affreusement réducteur.
Tous les pères (sauf cas particuliers) changent les enfants.
Même mon père l’a fait et pourtant Dieu sait que c’est un homme de la vieille école.
Un baby sitter garçon qui change, ça c’est progressiste y compris dans la mentalité des parents qui osent confier la garde d’un nourrisson à un jeune homme.
Hmm ça fait très MLF le retour nos propos ces derniers jours. xD
Arrête, ça fait peur !
je suis on ne peut plus d’accord. Et le problème avec “les machos fan de tuning” dont tu parles, c’est qu’avant de chercher une épouse, ils cherchent une maman…
Exactement Lilith : la femme remplace la mère. La femme est idéalisée en mère. Si elle sort de son rôle maternant, ça devient la pétasse.
Bonjour,
)
Je suis un homme, et j’aime et prends plaisir à partager les tâches ménagères, et j’avais même pris le congé parental pour mon 3ieme enfant, et je m’occuper de la maison comme une femme au foyer (encore une image qu’il faut supprimer, on pourrait dire la personne au foyer
Mais comme le dit mentalo, il faut que chacun trouve un équilibre dans son couple, et peu importe qui fait quoi.
Un jour, je discutais justement avec une femme qui trouvait que j’étais soit disant formidable, mais en grattant un peu, je me suis aperçu qu’elle ne supporterait absolument pas qu’un homme fasse les choses à sa place, car c’est elle qui fait car il n’y a que les femmes qui savent faire
L’éducation et le milieu d’où l’on vient fait beaucoup, mais les mentalités changent doucement, heureusement.
Bonjour Didier !
Merci pour ton témoignage et je suis rassurée que tu sois un homme et non un chien.
(je sais, j’ai de la culture…)
Quand on gratte, on voit mieux l’intérieur, n’est-ce pas ?
Mais il faut pas trop gratter, car des fois, il vaut mieux pas voir l’intérieur
Si on comprend l’autre, on doit mieux l’accepter.
D’un autre côté c’est très angoissant de lâcher prise.
Ca ramène à des questions qui peuvent être déstabilisantes.
Des questions comme :
Quel est mon rôle au sein de la maison en tant que femme, mère, épouse si l’homme fait tout aussi bien ?
Quelle est sa place à cet homme, ne perd-il pas une forme de virilité ? (Ne me lynchez pas j’ai trois enfants ils ont encore besoin de leur mère
Ai-je vraiment envie d’une parité parfaite dans les rôles parentaux, on a grandit avec des modèles, il n’y a pas si longtemps Dolto parlait du distingo entre le Papa (qui emmène dehors et qui est plus dur de sonorité) que la Maman (qui est plus mmmm molle comme une douceur réconfortante).
Les places sont mouvantes et ce n’est pas si facile que ça en à l’air.
Regardez donc la trombine d’un homme dont le salaire de sa femme serait le double du sien, ce n’est pas si acquis non plus.
Femmes et hommes recherchent un nouvel équilibre, l’absence de modèle unique n’aide pas à se situer que ce soit dans la norme justement ou dans l’opposition à cette norme (ce qui est également rassurant dans un sens ).
Tout à fait.
(oui, je fais concis)
Correction “que ça en a l’air “
Je découvre ce site aujourd’hui et suis vraiment très contente de tomber sur cet article.
Je ressens moi aussi de façon très agressive le “garde-le bien celui-là”. Comme si c’était un objet que je pourrais ne pas mériter, comme si on me disait “sois bien gentille sinon il va partir et ce sera ta faute”. J’ai envie de crier quand j’entends ce genre de propos d’un autre siècle. Et j’ai encore plus envie de crier quand j’ai l’impression que ça ne choque que moi. Mais non, ouf, il y a aussi les lectrices de ce blog qui ressentent le même sentiment.
C’est vrai que la place de l’homme est en complète mutation. C’est déstabilisant mais passionnant aussi. Ca nous oblige à nous demander ce qu’on s’apporte l’un à l’autre en tant que personnes et pas en tant qu’ “ouvriers”.
Et, bizarrement, aussi anti-sexiste de mentalité que je puisse être, je m’étonne toujours un peu qu’on puisse apprécier en priorité en moi mes autres qualités que ménagères. Relent d’éducation vieille France j’imagine…
En tout cas un article qui fait du bien, *oupirrrrrrrrr*
Bienvenue Gazellll !
Contente que par cet articles et surtout les commentaires tu mesures que non, tu n’es pas seule.
On va ouvrir un groupe de rebelles pas anonymes !