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Maman de fille, maman de garçon

30 avril 2010

Etant l’enfant du milieu parmi deux frères, j’ai vite réalisé combien les attentes et projections parentales étaient différentes pour chaque mioche, notamment selon le sexe de l’enfant.

On ne peut pas aimer ses enfants pareil, tout comme on ne les éduque pas pareil.

Et aujourd’hui, c’est moi qui le vis avec pleine conscience.

Non seulement je n’ai pas la même attirance au même âge pour le Grognard et la Fräulein parce que l’un est mon petit prince (quelle maman n’a jamais été en admiration, en émoi quasi amoureux devant son fiston ?) et l’autre était une complice chipie, symbole également d’une remise en questions permanente de ma féminité et de comment j’allais transmettre celle-ci.

Le challenge éducatif me semble tout autre pour chacun de mes lardons.

Mais il y a aussi mon histoire personnelle qui rentre en ligne de compte.

Avoir été complètement séparée de Mademoiselle Commandante à sa naissance a brisé un lien. Ajouté à cela que je manquais beaucoup de maturité affective et nous avons une maman qui fut larguée jusqu’au jour où elle dû se dépasser pour son enfant. Là, elle capta que le bonheur de sa petite Bleue était sa priorité et qu’elle était pleinement capable d’être mère, qu’elle l’avait toujours été, qu’elle serait la mère qu’elle pouvait être et non un phantasme.

Pour le Grognard, j’avais presque dix ans de plus et fait un long travail sur moi-même. J’étais également formée sur les enfants. Et ce bout de mon Légionnaire et moi, il nous avait demandé patience, réflexion… Je n’en ai pas été automatiquement une meilleure mère pour autant puisque plus étouffante, moins insouciante, plus fatiguée etc. Pourtant, j’ai compris davantage mon enfant.

J’ai été et suis mère d’une façon avec la Fraülein et d’une autre façon avec le Grognard.

Physiquement, mon bonhomme me ressemble énormément alors que la donzelle est le portrait craché de Belle-maman. Quand je regarde le Grognard, je me perds dans ses yeux en amande comme les miens. Quand je regarde Mademoiselle Commandante, j’essaie de déceler quelques-uns de mes traits. Cette distinction au niveau de la physionomie a parfois un impact. On peut se reconnaître plus dans l’enfant clone (NDLR : c’est pas obligatoire, on est bien d’accord. Il peut même y avoir l’effet inverse. Ou d’autres effets encore.). On peut aussi se reconnaître plus dans l’enfant qui a notre caractère ou nos goûts : on dit qu’on a des affinités avec lui.

Je ne pense pas préférer l’un de mes gosses. D’ailleurs je ne me pose pas ce genre de questions assez malsaines.

Vivant avec la Fräulein depuis une décennie, je suis extrêmement attachée à elle, d’autant que c’est une personne adorable dont je suis émerveillée par la personnalité et la grandeur d’âme.

Et c’est mon enfant, au même titre que le Grognard.

Mais je n’ai jamais ressenti pour elle ce qu’une mère peut ressentir pour son fils et que l’on perçoit fréquemment quand une maman devient belle-mère (d’une belle-fille) : un noeud sentimental très particulier. Parce que le complexe d’Œdipe concerne petits et grands…

A moi de mettre tout en oeuvre pour couper le cordon et libérer le Grognard de mes griffes quand il sera temps. Vers sa cinquantaine, ça ira, non ?

153 Commentaires laisser un →
  1. 30 avril 2010 08:01

    Alors là pour le coup, tu as beaucoup de courage d’écrire ça. Il m’est arrivé parfois de dire “ce n’est pas possible d’aimer ses enfants de la même façon car ils sont différents”… et instantanément l’interlocuteur comprend aimer plus / aimer moins. Or ce n’est pas ça. Et selon moi la différence garçon / fille est très importante, effectivement. D’ailleurs même avec des adultes, on n’aborde pas un homme et une femme de la même manière, c’est juste que la nature est faite comme ça.
    Quant à l’histoire du complexe d’Oedipe, ça dure un moment, et franchement il faut pas mal lutter pour arriver à s’en sortir. Bien que j’en sois très consciente et quelqu’un qui a plutôt tendance à se poser des questions et se remettre en cause, avec Fils Cadet, ce n’est toujours pas réglé. De mon côté, du moins. Toujours une farouche envie de lui faire un bisou lorsqu’il passe à ma portée. Ce dont je me retiens la plupart du temps mais pas toujours. Je crois que ce problème est plus réglé pour lui que pour moi. Encore que curieusement (à son âge), il ne m’envoie quasiment jamais bouler.
    C’est grave, docteur ?

    • 30 avril 2010 09:06

      Oui, il y a une confusion qui entraîne un sérieux tabou. Chaque être humain et chaque relation sont différentes donc on ne peut pas aimer une personne de la même façon, ses enfants non plus.
      PS : Tu me rassures moyen pour Oedipe. Mais je crois que si on mesure le problème comme toi, on est capable de dépasser ça. En tout cas, si c’est réglé pour lui, c’est franchement le principal. ;-)

  2. 30 avril 2010 08:39

    pumaise heureseusement que t’as pas ecrit ça pendant que j’étais grosse (oui, là, je suis pas grosse, c’est juste mon cul)…déjà que je me posais des questions…

    Perso, je ne m’occupe pas du tout de clapiotte comme je m’étais occupée de N°1… Pas plus, pas moins, juste différemment, du coup, mes rapports avec l’un ne sont pas les mêmes qu’avec l’autre. Ca n’empêche que lorsque j’entend le moindre couinement de l’un ou de l’autre, j’ai l’impression qu’on m’étripe de l’interieur… c’est ça l’amour….

    • 30 avril 2010 09:08

      J’aime bien ta dernière phrase, c’est tout à fait ça.
      Mais au contraire, si les mamans enceintes savaient ça, elles se poseraient peut-être moins de questions. Peut-être, hein ? ;-)

  3. 30 avril 2010 08:44

    Joli billet.
    Mère de trois garçons je n’ai jamais été en désir d’une petite fille pendant mes grossesses, je me pensais viscéralement une mère de mecs. A celà une raison purement égotique pas la peine de se voiler la face, être reine de la ruche familiale.
    A la naissance de C. on m’a dit comme tu dois être heureuse un garçon du premier coup, à la naissance de L on m’a dit comme tu dois être déçue de ne pas avoir donné naissance à une fille à la naissance de F-X on m’a dit ma pauvre.

    A présent, ma mère est morte et j’ai le désir d’une fille pour transmette l’esprit des femmes de la famille.

    Par ailleurs j’ai peur d’être une hyène avec mes belles filles. Je sais que c’est un comportement très con, mais la chair que j’ai mis au monde c’est ma chair et la laisser à une autre ce sera très dur, pas certaine de tordre le cou d’Oedipe avec élégance.

    • 30 avril 2010 09:12

      J’adore une telle franchise.
      Je comprends ton envie de transmission maintenant. Je crois que même si on ne voulait pas de filles pour x raisons variables selon les femmes, à un moment donné (quand on devient grand-mère, décès de sa maman etc.), on peut ressentir ce besoin.
      Je suis très indulgente avec les belles-mères et encore plus avec celles qui n’ont que des garçons. Je pense sincèrement que c’est un métier très difficile. Faudrait que j’écrive un article dessus. ;-)

    • 30 avril 2010 12:10

      Oh oui ! Oh oui ! Ecris un article sur le sujet.
      Que je puisse faire taire la dragonne en moi avec de bons arguments.

    • 30 avril 2010 12:25

      Je suis morte de rire : “la dragonne en moi”, c’est énorme.
      Bon, je vais essayer d’y réfléchir mais il va me falloir du temps.

    • Souloute lien permanent
      30 avril 2010 14:55

      très joli billet en effet, sur un sujet pas facile.
      je suis mère de deux petits garçons 4 ans et 1 an, je me reconnais un peu dans vous toutes, je crois avoir toujours voulu des garçons , je ne regrette pas (encore?) de ne pas avoir de fille.. et pourtant j’aime mes deux fistons très différement. encore une fois beaucoup de choses très différentes entrent en compte. je suis moi meme l’ainée de 5 enfants (4filles et 1 garçon, oui là on a le droite de dire le pauv’) donc avoir des garçons pour inverser la tendance famililaie etait une espèce de fierté (?). l’ainé me ressemble beaucoup physiquement, il esttres vif, tres drole , pas timide pour deux sous et j’aime beaucoup chahuter avec lui, faire du vélo, se déguiser etc..tout ça. le deuxième, des sa naissance est un doux, calme gentil : et du coup j’adore faire des calins , des papouilles etc..mon mari trouve que je trouve que je le couve trop, il aimerait en faire un HOMME un vrai comme l’autre. en meme temps je lui rapelle qu’il n’a qu’1 an..voilà ma contribution pour dire que meme avec 2 enfants du meme sexe on a un comportement tres differnt. quand à oedipe, j’en sais trop rien, on verra si je suis aussi possessive que ma belle -mère ? clin d’oeil a belle-maman que j’aime beaucoup mais qui protège beaucoup ses fils qui ont tous plus de 30 ans maintenant et à qui je repète qu’il faut les lacher : plus facile à dire qu’àfaire visiblement.
      biz à toutes

    • 30 avril 2010 15:11

      Welcome Souloute !
      Et merci pour ton témoignage très riche.

  4. 30 avril 2010 08:44

    Alors moi j’ai un fils et deux chats, j’avoue, je ne les aime pas de la même manière ^^

    Mais je comprends tout à fait ce que tu dis et je rejoints entièrement BBFLo : beaucoup de gens ne comprennent pas quand on dit qu’on ne peut ni aimer, ni éduquer ses enfants de la même manière, sans pour autant qu’on parle de “mal” ou de “bien”.

    Parfois je me demande quel genre de belle mère je serai plus tard. Chiante surement, mais parce que c’est dans ma nature…

    • 30 avril 2010 09:13

      Merci pour ce mea culpa, Stéphanie. :-D :-D :-D
      PS : Deux chats… Mais comment fais-tu ??? (j’aime pas les chats)

  5. 30 avril 2010 08:54

    Tu as bien raison même si on aime nos enfants autant l’un que l’autre ou les autres, on a forcement plus de “complicité” avec l’un. Ici c’est avec Bonny (mon portrait craché autant physique que du caractère : une chieuse) une vraie fifille à sa maman, qui a tendance à effacer son frère, elle le domine. Du coup je fais un effort supplémentaire pour pas que La Buse en souffre trop, il est plus discret moins de personnalité que sa soeur. Difficile les frateries

    • 30 avril 2010 09:15

      Après, il y a aussi des attirances qui peuvent changer. Je pense que c’est fluctuent en raisons de divers paramètres (âge de l’enfant avec lequel on se sent le mieux pour l’éducation par exemple, modification du caractère de l’enfant etc.).
      Tu as raison, ce n’est pas évident de gérer une fratrie.

  6. 30 avril 2010 08:57

    Ah et je ne les aime pas de la même façon non plus pas dans la quantité … plus ou moins …ils sont tout simplement différents et mine de rien mine du temps qui passe il y a neuf ans entre premier chéri et troisième chéri on n’est effectivement pas la même mère à 27 balais qu’à 36. C’tout.

  7. 30 avril 2010 09:25

    Pour moi aussi ce fut une surprise, 2 ptits mecs, 2 ans d’écart, et pourtant l’aventure n’est pas la même, et heureusement! Maman un peu plus inquiète, plus novice pour le premier, plus émerveillée certainement aussi par la nouveauté. Maman zen, plus calin, plus confiante pour le 2ème. L’oedipe je le ressens plus avec n°1, peut-être parce que c’est mêlé au fait de “partager sa maman”, qu’il a connue à lui tout seul initialement.
    En quantité aussi, certains jours l’un va plus m’énerver que l’autre. Heureusement ça change chaque jour, mais j’imagine que si c’était toujours le même, la relation pourrait se dégrader.
    Quant à une fille… terra incognita!

    • 30 avril 2010 09:30

      Merci ADT pour ton témoignage. Je n’ai rien d’autre à ajouter qu’un grand merci.

  8. 30 avril 2010 09:32

    Ah que j’aime ton billet et si je n’ai pas d’enfants pour m’identifier, même à mon âge avancé, je peux faire le lien avec la génération qui nous a précédés.
    Dans les attentes notamment et le rôle que chaque enfant prend ou qu’on lui donne dans la famille.
    3 filles chez moi : L’intelligente, la gentille et la belle ! Avec tout ce qui va avec…
    Je ne ‘étendrai pas sur le divan ici, mais 30 ans plus tard, ces adjectifs nous collent. On a beau essayer de s’en débarrasser, se dire qu’on peut être un peu de chacun, ils nous rattrapent.
    Je crois que la grosse différence, c’est que les parents d’aujourd’hui sont conscients et osent comme toi reconnaître ces disparités. Ne pas dire “tous les enfants je les aime pareil” et se persuader que c’est le cas…
    Du coup, ils identifient le truc, adaptent leur comportement, compensent…

    Bref.
    Ce que je voulais dire en gros c’est que nos parents, si ouverts, intelligents etc soient-ils, n’avaient pas la chance d’avoir le blog d’une Mère Joie pour leur ouvrir les yeux ;)

    Bisous
    Anne, colle moi l’adjectif que tu voudras !

    • 30 avril 2010 09:49

      J’ai ressenti aussi un rôle déterminé pour chacun de nous dans la fratrie avec notamment pour moi des messages paradoxaux du type “Tu dois bien travailler à l’école, c’est important pour avoir un bon métier mais une vraie maman, c’est celle qui élève ses enfants”. Donc à l’adolescence, je voyais pas trop pourquoi je devais me casser les fesses et avoir un bon bagage pour le professionnel sachant qu’on attendrait de moi que je ne sois pas active.
      Il m’a fallu des années pour déstructurer tout ça. Et si aujourd’hui, je suis en CPE, c’est parce que je l’ai choisi pas parce que je pense qu’une mère doit le faire. Pis le CPE est juste une pause.
      On peut se débarrasser des étiquettes quand on en a conscience mais c’est long et éprouvant. ;-)

  9. 30 avril 2010 09:33

    Coucou La Mère Joie.
    Comme beaucoup j’imagine, je lie vos billets dans l’ombre depuis un petit moment : oui je sais, c’est lâche et pas très cool de faire ça.. Mais finalement, ce dernier poste m’a interpellé puisqu’il me touche particulièrement étant jeune maman d’un ptit’ cadet de 4 mois aujourd’hui et j’avoue que cet “attachement naturel” de la Mère Poule pour son caneton m’effraie beaucoup… c’est donc avec beaucoup d’attention que j’essaie de laisser la place à mon “soldat gradé” à moi (j’ai nommé mon Légionnaire à moi)…
    Je conclue ce commentaire sans intérêt aucun avec mes chaleureux remerciements pour toutes ces crises de rire que je tente désespérément de cacher derrière mon écran au bureau :-)

    • 30 avril 2010 09:43

      Comment ça il a pas d’intérêt ce commentaire Ann’so (à qui je souhaite la bienvenue) ??? Je proteste !!!
      C’est très intéressant au contraire ce que tu soulèves (je me permets de tutoyer ;-) ) : la crainte de cet amour envahissant.
      Bizarrement, je ne l’ai jamais vécu avec mon Légio mais je sais que c’est très courant. Il a 4 mois, tu vas voir, ça va se tasser et quand il va faire sa crise d’opposition, t’auras qu’une envie, ce sera de le brader sur ebay. :-D
      Je plaisante, elles sont pas toutes épouvantables les phases d’opposition. ;-)

    • 30 avril 2010 10:32

      Et bien figures-toi (oui, moi aussi finalement je me permets le tutoiement ;-) ) que je la vois venir à grands pas cette crise d’opposition; j’ai beau l’aimer plus que tout mon cadet, il n’empêche qu’il a un sacré caractère!
      Tes billets me rassure je l’avoue :-)
      Merci pour ton souhait de bienvenue :-)

    • 30 avril 2010 11:10

      T’as vu, on s’en sort de cette fameuse crise ! :-D ;-)

  10. 30 avril 2010 09:41

    Je suis fille unique et Maman de fille unique alors … Mais je comprends bien ton histoire de cordon dans les 2 sens . Quand mon Père est mort, j’ avais à peu près l’ âge de Mademoiselle Commandante et sans que ma Mère n’ y est mis aucune pression, je me suis sentie responsable d’ elle . C’ est extrêmement pesant et malsain la relation de couple entre le parent et l’ enfant . J’ ai eu beaucoup de mal à me défaire de ce lien et me rends compte en t’ écrivant ces quelques mots comme le sujet m’ est encore pénible .
    Très joli billet Mère Joie .

    • 30 avril 2010 09:52

      Ce que tu écris me parle beaucoup pour des raisons personnelles sur lesquelles je ne vais pas m’appesantir. Quand ce lien se défait, ça peut être très violent mais nécessaire pour l’équilibre.
      Merci pour ton intervention, Frannso.

  11. 30 avril 2010 09:54

    Bonjour La Mère Joie !
    J’ai beaucoup aimé lire ce billet. Je suis la maman d’une petite fille qui va sur ses deux ans, je vis ma maternité, ma relation avec ma fille de façon très naturelle, simple, sans prise de tête je dirais. Et alors que commence à pointer le désir d’accueillir un autre enfant dans la famille, il m’arrive de m’interroger justement sur le “et comment ça va se passer si c’était un garçon ?”

    • 30 avril 2010 09:58

      Coucou Anne Cé !

      Ca va bien se passer. :-D ;-)
      Ben pour ma part, j’ai été très surprise de la différence fille/garçon.
      J’en parle un peu là : http://lamerejoie.com/2009/09/03/comportement-des-garcons/
      PS : Ah, ça y est, je crois que j’ai vu ton avatar chez la Poule ! ;-)

    • 30 avril 2010 10:12

      oui, ma raison “sait” bien que ça va bien se passer, mais cela n’empêche pas ces petites craintes irrationnelles !
      et sinon, oui, on s’est croisées chez la Poule, ici je commente peu ! ;)

    • 30 avril 2010 10:20

      C’est normal.
      Je vais t’avouer un truc du même ordre.
      J’ai déjà 2 enfants, je sais qu’on fait une place au nouvel arrivant et pour mon deuxième, je n’avais pas du tout peur de ça à l’inverse de beaucoup de mamans.
      Ben là, malgré tout ce que je sais et mon expérience, je me demande si j’arriverais à faire cette place pour un troisième enfant.
      Comme quoi, nos craintes sont vraiment IRRATIONNELLES ! ;-)

  12. 30 avril 2010 10:08

    Mouais tout ça me fout un peu les boules quand même parce que je suis très loin d’un oedipe et lui aussi… remarque je ne fais jamais rien cxomme tout le monde, il va faire un oedipe avec son père.

    • 30 avril 2010 10:16

      Connaissant un petit peu la situation, (attention, aujourd’hui on m’appelle Françoise D.) je suppute que ton fils sait intuitivement que ce que tu ressens t’ennuie et qu’il en joue. Un bébé de deux ans qui n’aime pas sa mère, ça n’existe pas. Même les enfants battus aiment leurs parents.
      En revanche, ils savent très bien viser là où c’est douloureux, pas avec de mauvaises intentions comme les adultes d’ailleurs.
      Tu vas te rendre compte que tu l’aimes énormément ton fiston. Sinon, tu n’en parlerais pas et ça ne te toucherait pas autant.
      Pour ça, tu arrêteras de douter de tes capacités maternelles. C’est un ordre !

    • 30 avril 2010 11:19

      t’as raison il en joue, je lui ai dit ce matin qu’il allait chez sa nounou (pas été depuis lundi) et là il me sort: nounou, aie porte… oups il n’a pas oublié, il retient bien ce qu’il veut bien retenir parce que “ne mange pas la peinture sur les murs” ça…..

    • 30 avril 2010 11:25

      Ce qu’il faudrait voir aussi, ce ne sont pas seulement les réactions de ton fils par rapport à son papa mais aussi comment son papa réagit à tout ça. Parce que vous êtes 3, pas 2.
      J’ai pas parlé de la place du conjoint dans mon article ; ce n’était pas le sujet. Cependant, cette place est primordiale dans les relations.

    • 30 avril 2010 11:40

      il joue très bien son role et s’assure que mon fils ne me manque pas de respect…. et puis de toute façon il est tellement souvent absent …

    • 30 avril 2010 11:42

      Je ne doute pas qu’il joue très bien son rôle. ;-)

    • 30 avril 2010 10:25

      J’ai vécu ce que je pressens chez toi avec Le Gros, seul mâle de la fratrie!!
      dans sa petite enfance il était beaucoup plus proche de son père, j’en étais malade, plus je le vivais mal plus il me rejetait!!
      Puis les années ont passées, d’autres nains sont arrivés, j’ai été moins préoccupée (obnubilée??) par le problème..
      Aujourd’hui mon fils a seize ans, et on s’entend à merveille ( sauf quand il prend un plomb en math et qu’il ne me le dit pas!!)
      Les choses ne sont jamais figées, j’l'ai déjà dit???ben je le redis, alors!!

    • 30 avril 2010 10:53

      Et Mademoiselle Commandante…
      “Je veux pas de toi !”, “Je préfère papa”.
      J’en ai entendu des vertes et des pas mûres sans que je demande rien.
      C’était pas très rigolo, d’autant que j’arrivais pas à trouver ma place dans la sorte de couple qu’elle formait avec son père.
      Pis on a tous avancé (le père, la mère et la fille) et maintenant, c’est serein de ce point de vue-là.

    • 30 avril 2010 11:21

      le souci c’est pas qu’il préfère son père je suis contente qu’il ait de l’affection pour lui vu le peu de temps qu’il le voit, c’est juste mes sentiments moins expansif que la majorité des mères face à leur lardon… je dois pas etre une grosse sentimentale

    • 30 avril 2010 11:29

      Je réitère ce que je viens d’écrire sur la place du père. 007, les sentiments expansifs ou pas expansifs sont là. ;-)

    • 30 avril 2010 11:42

      honnetement j’ai l’impression que sur le sujet sentiment il n’est pas mieux que moi ou ne sait pas les exprimer.c’est pas un bizouilleur ou un calineur et puis il est tellement crevé que la majeur partie du temps il préfère s’avachir sur le canapé plutot que de jouer avec lui… va comprendre charles

    • 30 avril 2010 11:44

      Tu vois, je parle bien de place du père, pas de rôle du père. ;-)

    • 30 avril 2010 15:15

      Ah ben si toi t’arrive pas à exprimer tes sentiments, faut lui pardonner de pas savoir faire non plus hein.

      Et puis les mômes, ils ont toujours tendance à magnifier l’absent, genre ingratitude totale: quand papa rentre, c’est la fête absolue. Alors que toi tu te tapes tout le boulot. En plus, comme il est là que 5 minutes, papa joue. Alors que toi tu dis: allez, au bain, au dodo! En même temps, toi tu construis le lien à long terme, celui avec des bases solides, celui du quotidien. Penses-y.

    • 30 avril 2010 15:30

      “En même temps, toi tu construis le lien à long terme, celui avec des bases solides, celui du quotidien. Penses-y.”
      => Tu vas nous angoisser VGD ! :-D

    • 30 avril 2010 15:45

      En même temps, je fais les trucs du quotidien, notamment le bain et, surtout, le petit déj qui est un moment très privilégié!

    • 30 avril 2010 12:54

      Absolument d’accord avec LMJ qui dois être dessus ou dessous ( je parle du com!!), je sais plus!!

    • 30 avril 2010 13:02

      Sur la place du père ?

    • 30 avril 2010 13:46

      Dans mon cas, c’est le père le plus présent et du coup, il y a une sorte de complicité entre eux qui est moins évidente qu’avec moi. Cela me culpabilise un peu et j’ai l’impression qu’il le ressent (dans des phrases comme “chouette on va être tous les trois” le week-end).

    • 30 avril 2010 15:15

      Je sais pas si une présence physique plus prononcé instaure forcément plus de complicité. Le tout, c’est d’arriver toi à trouver ta place en étant moins là et que l’homme aussi t’aide à prendre cette place. ;-)

  13. 30 avril 2010 10:09

    Hmmm, ton billet du jour me remue les tripes…Ca évoque tout plein de trucs en moi :
    - l’envie d’un n°2 qui arrivera dans un cadre différent de ma première grossesse,
    - l’évocation de l’enfant-clone… je suis le sosie de ma mère et je crois au contraire, que j’ai été sa poupée avant de devenir sa rivale
    - mon fils a mon caractère et mes goûts et ça me flatte c’est indéniable… Est-ce que j’arriverai à m’adapter, à aimer un enfant qui ne me ressemble en rien.

    Evidemment oui, mais purée, ça me remue ton billet ! Ca va pas du tout ça !

    • 30 avril 2010 10:21

      C’est bien quand ça remue ! J’aime bien. ;-)

    • 30 avril 2010 11:12

      T’es sure qu’il n’y a que les enfants qui savent taper là où ça fait mal ?
      C’est bon signe, tu as gardé ton âme d’enfant !

    • 30 avril 2010 11:17

      Ma collègue psy me disait toujours dans mon travail : “Mais arrête de nous les remuer, LMJ !”, “Ca y est, tu nous les as encore remués.”. :-D
      Ah ben je suis pas psy, moi…
      Mais finalement, elle s’apercevait qu’on était complémentaires et que ça faisait bouger les choses.
      PS : Je t’ai vraiment fait mal ? Parce que si c’est le cas, c’était pas le but et je te prie de m’en excuser.

    • 30 avril 2010 12:10

      Non, ne t’inquiète pas, mais tu as des mots très justes qui font se poser des questions.
      Je pense que tu devrais écrire des bouquins sur le sujet. Des bouquins tout court d’ailleurs.

      Et puis c’est que du positif : je fais mon introspection pour un clic la séance (au lieu de 50 euros). Quelle économie pour mon mariage ;-)

    • 30 avril 2010 12:26

      :-D
      Le jour où je me sentirai la légitimité d’écrire réellement là-dessus, j’aurai fait un grand pas…
      Pis faut qu’on me motive. Avis aux éditeurs ! :-D

  14. 30 avril 2010 10:12

    J’ai un fils, unique, et je me retrouve dans tes mots. Mon fils est à moi, je suis à lui, et parfois ça me fait peur. Je me sentais incapable d’aimer un autre enfant par contre… Je ne saurais jamais si c’est le cas ou pas, mais peu importe, je l’ai lui :)

    • 30 avril 2010 10:20

      Oh que si tu l’aurais aimé ! ;-)
      Mais comme tu le dis très bien, c’est pas forcément important de s’en assurer. :-D

  15. 30 avril 2010 10:13

    aimer ses enfants de façon différente, ça m’interpelle
    dès que Baby Z est sorti de mon ventre, je me suis pris un gros coup au bide, au coeur, à l’âme : comment pouvais-je aimer si fort cet enfant que je ne connaissais pas encore
    et cet amour grandit, grandit
    c’est le portrait de son père, sauf les cheveux mouton-blond (ça reste un mystère) et pourtant elle me ressemble : douce, sensible, angoissée, câline (ouais je me fais des fleurs)
    après sa naissance je me suis dit que jamais, jamais je ne pourrais aimer quelqu’un d’aussi fort, qu’elle sera toujours ma première, celle qui a fait de moi une maman, enfin qui essaie quelque fois, celle qui me porte quelque fois quand j’ai envie de baisser les bras
    je demande souvent aux mamans et à la mienne autour de moi : tu les aimes pareil? il n’y a pas de différence?
    et là ulcération collective : mais non! mais non! c’est quoi ces connes-âneries?
    pourtant tu sens bien dans leur discours, ou leur histoire que non, il y a des différences
    elles partagent plus de choses avec l’un d’entre eux, ce qui crée une complicité supplémentaire
    chez nous : 3 enfants, je suis l’aînée, les autres ont 7 et presque 10 ans de différences avec moi. quoiqu’en disent mes parents, il y a une différence
    certes ils nous aiment c’est indéniable, mais notre enfance a été complétement différente, j’ai été enfant unique pendant si longtemps, je les avais que pour moi
    à l’arrivée des deux autres, il y a eu deux clans “l’ainée et les deux petits( avec tremolos dans la voix)”
    oui le coeur des parents est extensible, il y a une place particulière pour chaque enfants

    la différence fille-garçon c’est aussi, à mon sens ça : une fillette tu lui offres un jeu de marchande, de cuisinière, tu lui apprends à être sage, limite docile et à faire le ménage
    le garçon : pas grave s’il casse tout dans la baraque puisque c’est un garçon, et il sera faire son ménage tout seul plus tard en attendant “les filles mettez la table!!”

    l’envie d’un deuxième est présente, même si pour des raisons différentes ça m’angoisse de remettre ça, par contre, je sais que si ce n’est pas exactement la même chose se sera tout de même un véritable amour de maman
    je ne sais plus qui a dit plus haut “c’est viscérale”
    crotte c’est super long

    • 30 avril 2010 10:58

      Pas grave du tout que ce soit très long. ;-) Tu développes ! ;-)

      Pour la différence fille/garçon, je pensais aussi assez ça. Et puis ben j’ai un peu revu mon opinion. Même si évidemment, l’aspect culturel dans la distinction des sexes est très importante.
      Les dames de la crèche me disaient l’autre jour que c’est impressionnant : un garçon va de lui-même prendre n’importe qu’elle objet et en faire instinctivement une arme (sans qu’il ait été forcément influencé au préalable). Et le Grognard est un pur concentré de testostérone.

    • 30 avril 2010 11:26

      oh la vache le mien est bourré d’hormones femelle, même avec un pistolet dans les mains il n’en fait pas une arme (une guimauve mon fils?)

      pour te répondre miss cz: j’ai toujours pensé qu’on faisait toujours une différence entre ces enfants, on les aiment tous mais chacun a sa manière parce qu’ils ne sont pas identique (un peu comme tes parents tu les aimes tous les deux mais pas chacun pareil) et puis je pense aussi que c’est par phase, il y a des moments je suis plus proche de ma mère que mon frère et d’autres c’est l’inverse. C’est la vie qui veut ça.

    • 30 avril 2010 11:37

      Ah ben voilà, on avance ! :-D
      C’est pareil avec ton Grognard. ;-)

  16. 30 avril 2010 10:20

    Coucou Mère Joie,
    je vais changer de phrase introductive, parce que là si je ne me relisais pas, ça donnait:”cocu MJ”!!!
    Mais là n’est pas le propos..
    Ton billet est tellement vrai, et on sent chez toi aussi le cheminement de la maman, et c’est un sacré boulot!!
    Je te rejoins tout à fait sur le fait que l’on aime chacun de ses enfants, en fonction de ce qu’il est, pour être plus claire, dans mon troupeau , j’ai quatre enfants uniques.;
    L’inverse est vrai également, je pense que mes enfants m’aiment pour des raisons différentes..
    Le Gros aime avoir une maman avec qui il peut parler, rire..
    La Blonde: là j’avoue, j’ai du mal à savoir tant le conflit mère-fille est compliqué pour le moment..Elle m’aime c’est certain et c’est déjà énorme!!
    Le Graton aime la maman caline, rassurante qui soigne, qui répare…
    Quant à Willow…elle préfère son père cette roulure!!!
    Bises au QG!!!

    • 30 avril 2010 11:01

      Cocu Alorom ! :-D

      On les aime en fonction de ce qu’ils sont (très juste) et de ce à quoi ils nous renvoient également.
      J’aime beaucoup ta remarque comme quoi eux aussi nous aiment différemment. C’était important à souligner. ;-)

      Bises

    • 30 avril 2010 11:27

      bah dis donc vous êtes combien à porter les cornes comme ça???

    • 30 avril 2010 12:57

      Ouh là!!moult!!!
      Je vais dire “salut 007″ maintenant!! Note que ça pourrait devenir “salo OO7″!!:D

    • 30 avril 2010 15:09

      bah c’est que tu me connais bien:-)

  17. Poulette Dodue lien permanent
    30 avril 2010 10:42

    Quel joli billet !
    Je comprend ton cheminement.On aime pas moins , on aime différement.
    Les com’s d’ADT et d’Alorom ont fai écho à ce que je vis. Tout d’abord car j’ai 2 gnomes mâles ( du coup pas de “conflit” des sexe si ce n’est ado c’est kiki qu’à la plus grosse !!!) et car je pense aussi que les enfants nous aime de façon différente !
    Comme toi je suis une cadette (2 soeurs) ma mère n’a pas le même type de rapport avec nous car nous avons des personnalités différentes. Tribu de gonzesses trés soudée où l’amour est présent.
    MAIS il éxiste des parents (ma BM pour ne pas la balancer, qui je l’ai déjà dis n’est pas une gentille personne)n’ont pas le même amour pour chacun et ça me tue.El Ombre ne l’évoque que rarement je sais/sent pourtant qu’une crevasse (voir un canyon !) est bien là, caché sous sa cacasse.
    Heu désolée de m’être “épanchée”…
    Ton billet remue effectivement, il fait réfléchir et ça fait du bien!

    • 30 avril 2010 10:59

      Colle z y un coup de crête à ta BM!!! :D !!!

    • Poulette Dodue lien permanent
      30 avril 2010 18:12

      Elle est visselarde -vrai ! malheuresement ! :-( - et cotaud mais je peux tenter le coup !!!!

    • 30 avril 2010 11:04

      Je sais pas si on peut parler de ne pas avoir le même amour. Je me demande si les attentes ne sont pas plus prégnantes dans ces familles sur certains enfants et si les liens ne sont pas davantage parasités par “des conflits internes” (je trouve difficilement un mot adéquate).
      Je sais pas exactement.

    • 30 avril 2010 11:29

      non non y a des familles où il y a de nettes préférences (mon ex belle famille par exemple) le premier est le chéri chéri (bah oui c’est le premier tu comprends) et le deuxième la pale copie…

    • 30 avril 2010 11:35

      Moi je dis que les apparences peuvent être trompeuses et qu’on ne peut pas savoir ce qu’il y a réellement dans le coeur des autres. Je suis vigilante avec ça parce qu’en fouillant un peu ou lors d’une situation critique, on peut être surpris. Je ne dis pas que ça n’existe pas, les parents qui font des préférences mais de mon point de vue, il y a plus du “pathologique” derrière et la pathologie, ça se guérit (si on travaille dessus). Je pense plutôt qu’on peut aimer mal ou bien.

    • 30 avril 2010 11:38

      En fait, ce que je veux dire, c’est que c’est la relation qui est pathogène ou toxique et je ne la place pas au même niveau que l’amour. Mais j’ai un peu de mal à m’expliquer sur ce coup-là…

    • 30 avril 2010 12:59

      J’ai parfaitement compris!!
      Ma mère m’aime d’un amour totalement toxique!!

    • 30 avril 2010 13:02

      Tiens, ça me fait penser d’ailleurs que c’est pas celui qui semble le plus aimé qui est le plus vernis…

    • 30 avril 2010 13:03

      Je crois que dans une fratrie où il y a des différences de traitement, tous les enfants sont plus ou moins mal aimés.

    • 30 avril 2010 12:21

      Je confirme qu’il y a des grosses différences dans certaines familles ma grand-mère est a genoux devant mon oncle (qui ne fait rien pour elle) et mon père un minable (lui s’occupe d’elle) !

    • 30 avril 2010 12:24

      Je reconnais tout à fait qu’il y a des différences de traitement. Mais comment quantifier l’amour maintenant ? Je trouve ça difficile…

    • 30 avril 2010 12:40

      Voilà, j’ai davantage mes mots.
      Je ne parlerais pas de quantité d’amour mais de qualité d’amour.
      Pour moi, ces personnes n’aiment pas moins mais moins bien.

    • 30 avril 2010 13:02

      A ce soir ! :-)
      Bonne vente !

    • Poulette Dodue lien permanent
      30 avril 2010 18:09

      Dans la situation d’El Ombre c’est quand même net et précis (il a été longtemps “élevè” par sa grand mère qui rattrapper le coup). Je ne dis pas que ma BM ne l’aime pas (je maitien que ce n’est pas une gentille personne !!!), mais elle à 3 garçons et il y a CLAIREMENT des différences de traitements entre eux . Cela dit elle vit loin en Espagne et c’est trés bien !!!
      Riches tous ces échanges….

    • 30 avril 2010 18:15

      Oui, très très riches. Du coup, j’ai pas pu faire une petite tournée sur les blogs mais vraiment je suis très satisfaite de tout ce que nous pouvons ensemble échanger. Ca m’apporte beaucoup. ;-)

  18. 30 avril 2010 10:51

    voici un billet plein d’émotion et de sincérité… je suis fille unique et maman de trois enfants…je suis différente surement avec mes trois loulous surtout j’ai l’impression parce qu’ils sont arrivés dans ma vie a des moments trés différents !

    • 30 avril 2010 11:05

      Merci Virginie !
      Comme toi, je pense que le moment change beaucoup de choses dans notre approche de l’enfant.

  19. Val Lao lien permanent
    30 avril 2010 11:04

    Moi non plus, comme d’autres de tes lectrices, je ne pense pas que c’est le sexe de l’enfant qui fait qu’on n’aime pas nos enfants de la même manière : j’ai 2 filles, je les aime, elles sont mes tripes, ma bataille, que l’une d’elle ait mal et j’ai mal. Mais je ne les aime pas de la même façon. Ce n’est pas lié à l’âge auquel je les ai eues non plus : elles n’ont que deux ans d’écart (12 et 10 ans actuellement). C’est juste que ce sont deux personnes différentes.

    Je crois que la meilleure façon d’être équitable avec ses enfants n’est pas de donner à chacun la même chose mais à chacun ce dont il a besoin au moment où il en a besoin.

    • 30 avril 2010 11:09

      Je n’ai pas écrit que le sexe était LE facteur pour aimer ses enfants différemment. ;-)
      Mais là, en l’occurrence, c’est un billet sur la différence maman de fille et maman de garçon et relatif à mon expérience. ;-)
      Ta dernière phrase devrait être gravée quelque part aux yeux de tous.
      Mais ici, c’est déjà pas mal ! :-D

    • Val Lao lien permanent
      30 avril 2010 11:26

      Oups oui, tu as raison, ma première phrase était un peu catégorique, désolée…

      Pour ce qui est de ma dernière phrase, c’est une intime conviction qui a deux générations dans ma famille : mes parents ont toujours fait comme ça avec ma soeur et moi, tout comme d’ailleurs ils ne nous ont jamais mis en concurrence l’une avec l’autre, ni comparées l’une à l’autre.
      Résultat : ma soeur est ma meilleure amie, et nous savons l’une et l’autre que nos parents nous aiment, sans condition.
      Je souhaite la même chose à mes filles.
      Respecter cette ligne de conduite demande une certaine vigilance, et un amour inconditionnel pour ses enfants. Une grande liberté, aussi.

    • 30 avril 2010 11:27

      Tout ce que tu écris est très juste et je suis persuadée que tu parviendras à relever le (bon) niveau de la famille ! ;-)

  20. 30 avril 2010 11:30

    tu exprimes tout haut ce qu’on pense et ressent tout bas… Trois zouzous, une fille, un gars,une fille. Chacun de par sa position ds la fratrie, de leur arrivée parmi nous et osons le dire par son sexe occupe une place différente.
    Mon ainée c’est une mini moi, (ainée aussi de trois enfants), je l’aime, la comprends, me deteste pour des réactions qu’elle a. Mon fils c’est MON fils, coincé entre deux chipies, c’est viscéral, c’est fort. ma dernière, tout est dit dans ce mot : dernière …
    trois enfants que j’aime fort, mais pas pareil, avec les quels j’agis différement, j’ai pris de la bouteille aussi entre temps… très contradictoire tout ca…mais si réel
    merci mere joie ;-)

    • 30 avril 2010 11:40

      Merci à toi, Evy.
      Le fils, je crois que c’est vraiment quelque chose de très particulier, comme tu le dis. Et dans mon cas, c’est le petit dernier, tant attendu ; ce qui renforce cet effet.

  21. 30 avril 2010 12:45

    Hello les filles. Pas le temps de tout lire là maintenant (ce soir promis, après 21h, quand j’aurai fini de vendre des gâteaux – qu’ils ont fait eux mêmes – aux parents d’élèves pour financer une partie d’un projet … ). Mais un jour, peut être, je serai 4 fois BM ;-) … En attendant, quand l’un des P’tits Mecs a quelque chose (comme N°2 qui est con … tusionné grave au bras) j’ai physiquement mal pour eux, et c’est pas top ! :-D

    • 30 avril 2010 15:17

      Je t’ai répondu plus haut. Je crois qu’on avait dépassé les 10 étages pour la conversation donc ça a planté.

    • 30 avril 2010 20:31

      J’ai trouvé !! On a bien vendu, c’est super !! (je suis claquée par contre :-D )

    • 30 avril 2010 21:16

      T’es claquée ou t’as claqué dans les gâteaux ? :-D :-D :-D

    • 30 avril 2010 21:45

      Je suis morte de fatigue …. après 6h de classe, je suis restée debout 4h à vendre ces fichus gâteaux ! Mais nous avons fait un bénef d’enfer !!
      Je termine ma lecture et j’essaye un commentaire constructif sur le sujet du jour !

  22. 30 avril 2010 13:11

    Oui chaque enfant est tellement différent et nous étonne.
    Avant il fallait que les petits gars aiment les voitures et ne pleurent pas, soient plus durs que les filles. Mon petit gars est un peu bourrin mais plus sensible et angoissé que sa jumelle, j’essaie de ne pas les comparer, d’accepter leurs caractères, et de m’adapter.

  23. 30 avril 2010 13:20

    Forcément qu’on les aime différemment nos enfants, certains plus mal que d’autres. En étant maman de 2 beaux petits garçons (pas en toute objectivité,mais on me le dit très souvent qu’ils sont beaux), je suis ennamouré d’eux, même si aucun ne me ressemble. Et au delà des circonstances, de la place dans la fratrie, il y a aussi le caractère des enfants qui fait que tu donnes ton amour différemment. Petit soleil est un anxieux, colérique qui se refuse plein de choses, dont la tendresse, et ça s’apparente parfois à de l’apprivoisement pour le caliner. BB Lune, lui est tactile, il aime le contact physique, il est dans la séduction en permanence, avec tout son entourage (et il sait y faire pour embobiner son monde). Je ne peux pas les aimer pareil. Je m’angoisse, m’exaspère pour un, et je me fais parfois mener là où je ne veux pas par l’autre.
    Fille j’aurais bien aimé connaitre, mais bon, faire un 3e en espèrant avoir une fille, c’est un peu trop risqué.
    Et les belles-filles, OMG, je n’ai pas hâte!!

    • 30 avril 2010 15:19

      Oui, je crois que c’est risqué ! :-D
      Merci pour le partage de ton expérience Firemaman.

  24. 30 avril 2010 13:34

    c’est dingue! je pensais à un billet comme celui hier en câlinant pierrafeu! j’ai trois gars et une fille et je vois bien que je ne les aime pas de la même façon mais là où c’est le plus troublant c’est quand les jujus étaient bébés “ça passait” mieux avec Pierrafeu. Je ne l’ai pas eu pendant quatre jours à sa naissance et peut-être que je culpabilise? ? je n’en sais rien mais ce qui est sûr c’est qu’il ressemble plus “à mon côté” et je sais pas comment l’expliquer mais il me fait fondre. pourtant je suis folle d’amour pour les 4. Comme Béa j’ai mal physiquement quand ils sont mal ou qu’ils sont tristes. je suis foutue, je suis maman!
    très beau billet qui explique bien comment on peut aimer différemment ses enfants en les aimant tout autant!

    • 30 avril 2010 15:21

      Je trouve qu’il n’y a rien de plus horrible que de voir son gosse triste. Ca déchire le coeur d’une mère, ça !

  25. 30 avril 2010 14:21

    Ah, foutu Oedipe ! Ce serait intéressant d’avoir le ressenti d’un père de deux enfants, garçon et fille, pour voir les différences…
    Sauf que non, idée saugrenue, ce n’est pas comme si on pouvait comparer les expériences, tellement elles sont différentes et personnelles selon les personnes et les situations ! :D

    • 30 avril 2010 14:34

      Bah, pour en avoir beaucoup discuté avec l’homme, lui qui était tellement ravi d’avoir un fils, qui se serait presque damné pour en avoir d’autres, est heureux d’avoir des filles.
      Il me dit souvent qu’il se “plantait grave”. Qu’au moins les filles c’était proche de leur père. Pas comme les garçon ou il y a toujours cette petite compet…

    • 30 avril 2010 15:21

      C’est dur de comparer mais on peut partager ! :-)

  26. 30 avril 2010 14:31

    Coucou,
    Ah les différents amours que l’on ressent pour nos lardons… C’est absolument dingue. Personnellement, je crois que ce qui me fascinera toujours quand “j’étudie” mes réactions ce sont les variations face à une même situation suivant lequel des trois est impliqué.
    Et pourtant, je n’ai jamais eu de remarque sur ces différences. Je crois qu’ils se rendent bien compte eux même qu’on les aime différemment, d’ailleurs, eux aussi nous aiment, nous, leurs parents différemment…
    Quand aux similitudes physiques, je les découvre réellement actuellement avec pepette.
    Le chevelu, bien que me ressemblant étrangement est un mec, donc il y a une certaine distance. La cavalière elle, est le portrait de son père, à croire qu’il n’y a que sous la ceinture que ça diffère… Par contre la pepette elle, c’est vraiment terrible. Quand je la regarde je ME vois. Quand elle plonge son regard dans le mien j’ai l’impression d’être en face d’un miroir rajeunissant… et ça, ça fait un effet boeuf…

    • 30 avril 2010 15:23

      Je pense que si les relations sont saines, il n’y a pas de problèmes pour que les enfants comprennent cela.

  27. Cathy B lien permanent
    30 avril 2010 14:42

    Je suis ainée d’une famille de trois filles.
    J’ai eu d’abord 2 filles, rapprochées de 21 mois. Je les aime de tout mon coeur, elles sont très différentes, l’ainée est grande, blonde aux yeux bleus et calme et douce & la mini est petite, brune aux yeux noirs, très très vive.
    Je les aime de tout mon coeur, pour elles, pour leurs différences, pour leurs caractères si affirnés. On se dispute, elles ne tiennent tête et on se réconcilie, on en parle.
    Quand j’ai été a nouveau enceinte, Poussin est né 22 mois après la mini, je voulais une autre fille. Mais non, c’était un petit homme, tout blond aux yeux bleus, et je suis heureuse de connaitre le bonheur d’avoir un petit garçon, tout blond aux yeux bleus c’est si différent que ses soeurs. Il est calin, proche de sa maman, mais il adore être avec son papa. Il me dit que je suis belle, il est charmant et charmeur.
    Je les aime tous, et je suis fière d’être maman, leur maman.

  28. 30 avril 2010 14:56

    je teste, je teste…

  29. 30 avril 2010 14:57

    CA MAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRCCCCCCCHHHHHHHHHHEEEEEEEEEEEEEEEEEEE!!!!

    Ooops, pardon. Je reviens pour dire un truc intelligent. Quoique je trouve que plein de trucs intelligents et tous très vrais aient été déjà dits.

    • 30 avril 2010 14:59

      Ca va Roxane ? T’as piraté le réseau informatique de ta boîte ? :-D
      Super cool que tu puisses revenir en journée. :-)
      Bon, moi je repasse plus tard répondre à tout le monde ou ce week-end au pire.
      Je suis super contente de tout ce partage !

    • 30 avril 2010 15:09

      Vous pouvez pas savoir les filles ce que je suis contente. Je sais pas combien de temps ça va durer, hein, alors je vais taper l’incruste aujourd’hui, on ne sait jamais! ;-) ))

    • 30 avril 2010 15:10

      bien rox tu débarques et ça fais fuir la mère joie

    • 30 avril 2010 15:24

      Je croyais que le Grognard allait m’accaparer tout l’après-midi mais il est parti jouer de lui-même. Yes !

    • 30 avril 2010 15:06

      PPPUUUTTTTTTTAAAAAAAAAIIIIIINNNNNN!!!!!!
      Rox, t’as débordée du cadre!!!Merde!

      Trop contente que tu sois reviendue!!

    • 30 avril 2010 15:07

      Oui je me réponds à mpi même!!
      débordé é!!

  30. 30 avril 2010 15:02

    J’ai 2 garçons….. et donc peu de recul pour juger de l’impact du sexe sur la relation mère-enfant…
    JE ne les aime pas pareil, bien sûr, mais il me semble que c’est surtout lié à leur âge, plus qu’à leur caractère, leurs ressemblances avec moi, notre histoire…

    • 30 avril 2010 15:26

      Très bonne remarque sur l’âge. C’est la raison pour laquelle j’ai essayé dans mon billet de mettre en parallèle les situations avec le Grognard et la Fräulein quand ils avaient le même âge.

  31. 30 avril 2010 15:07

    Alors bon oui.
    Comme cela a été très justement souligné déjà, nos enfants sont différents. Ce sont des humains différents. Alors évidemment qu’on les aime autant, mais différemment! L’inverse est pour moi mentir. J’ai des affinités, et des reculs, des complicités, et des gouffres, différents, et qui varient aussi eux-mêmes, avec chacun de mes enfants. Comme eux avec moi.
    Ils n’ont pas non plus besoin de moi de la même manière… ils n’attendent pas la même chose de moi.

    Les aimer, c’est justement pouvoir faire cette différence, je le pense vraiment.

    Et je le leur explique, pour qu’ils ne se sentent ni privilégiés, ni délaissés, qu’ils sachent que je les aime autant, ces bouts de moi.

    Quant à leur relation avec leur papa… eh ben, ça me fait des vacances de pouvoir aller pisser tranquille, tiens!!!

    • 30 avril 2010 15:28

      C’est essentiel, salutaire de mesurer ces différences et pourtant je suis sûre qu’en dehors du blog, je n’aurais pas les mêmes réactions de la part de parents si on leur demandait de but en blanc ce qu’ils en pensent.

  32. 30 avril 2010 16:08

    Moi c’est le Graton que je préfère!!Nan j’déconne!!Du calme Sigmund, je sais qu’on ne dit jamais rien pour rien mais là JE DECONNE!!
    Je reconnais juste que j’ai eu Le Graton à une époque de ma vie où j’étais pleinement sereine et bien dans mes pompes. Du coup j’avais de l’énergie à revendre, j’ai passé beaucoup de temps avec elle, à la balader contre moi ( elle était malade, je faisais unité kangourou à la casa!!), j’étais super détendue, du coup j’ai l’impression que le lien s’est fait tout de suite, très fort..
    Ce n’a pas du tout été le cas pour Le Gros par exemple..
    Ceci dit je suis tellement fière et heureuse qu’aujourd’hui cet abruti de 80 kgs me fasse encore des calins, même pas je gueule quand j’entends mes os craquer!!

  33. 30 avril 2010 16:15

    Je suis désolée mais mon commentaire n’est pas très lisible là haut. Je le remets ici.
    Sinon, sur le sujet du jour, je n’ai pas vraiment d’opinion n’ayant qu’un seul enfant (et cette situation ne devrait pas changer, mais là n’est pas le propos). Je peux juste parler de mon expérience personnelle : nous sommes deux sœurs et je suis l’aîné. Je ne pense pas que nos parents aient montré une préférence envers l’une ou l’autre (c’est le ressenti que j’en ai). Evidemment, il y a eu des différences, notamment sur ce qu’on peut attendre de l’aîné par rapport à la cadette… Ceci dit, je reste persuadée que si j’avais eu un frère, les choses auraient été très différentes, pas forcément du côté des parents mais certainement des grands-parents (au moins ma grand-mère maternelle qui a eu une fille unique). D’ailleurs, il faut voir comment mon fils a été accueilli dans ma famille (Jésus à côté ce n’est rien). Ceci dit, nous sommes les générations qui héritent des années 70 et de la libération de la femme, et nous essayons de ne pas trop faire de distinction par genre, contrairement à ce qui se passait avant. Cependant, nous sommes parfois perdus entre plusieurs discours qui peuvent s’avérer contradictoires (voir les commentaires chez Oum à la suite de son article où elle se demandait si elle pouvait tout de même acheter une dinette à sa fille qui en avait envie). Malgré tout, mon fils est très attiré par les voitures et un bâton se transforme fatalement en épée, mais il aime aussi jouer à la poupée (ce qu’on ne lui interdit surtout pas) et il a voulu un aspirateur (parce qu’il voit indifféremment son père ou sa mère le passer). C’est aussi l’image que renvoie les deux parents qui va jouer un rôle significatif.

    • 30 avril 2010 18:09

      Du coup, j’ai viré le comm’ en sus. ;-)
      Tout à fait, l’image des parents !
      Ceci dit, le Grognard m’a scotchée. Enormément.

  34. 30 avril 2010 16:58

    TiBiscuit, c’est mon clone de caractère quand j’étais petite!
    Alors forcément, je le comprend…
    Puis une mère n’a pas la même relation avec son fils, mais parfois je culpabilise quand même d’être moins indulgente avec ma p’tite Chupa qui est un vrai rayon de soleil (sauf quand elle chouine… et en ce moment, c’est souvent)

    L’air de rien, TiBiscuit se fait plus crier que Chupa mais par conséquent se fait plus consoler ;)

    • 30 avril 2010 18:12

      C’est mignon ta dernière phrase.
      L’essentiel, c’est de reconnaître qu’on fonctionne comme-ci ou comme-ça. Si on est au clair avec soi-même, cette cohérence est bénéfique pour les enfants.
      Je ressens ça donc j’agis ainsi, je suis capable de l’expliquer. Il n’y a pas de problèmes dans ce cas. ;-)

  35. 30 avril 2010 17:53

    Tu lis dans mes pensés madre joie!
    A chaque enfant son histoire, et la histoire personnelle propre qui à fait qu’il ou elle soi là, j’aime énormément mes enfants,tellement grand, tellement fort, mais c’est une évidence que je ne les aime pas de la même façons! leur caractère si différents, leur écart d’âges, leur histories liés a la mienne..je regrette seulement de ne pas avoir trois bras, pour tous les prendre quand ils sont affalés dans le fauteuil sur moi : a se chamailler et me demander (lequel d’entre nous tu préfères?) bon! par fois je réponds : que je préfère le chien (ce qu’est complètement faux) mais qui me fait marrer, quand je vois leur têtes égarées! (mère indigne) ;-)

    • 30 avril 2010 18:12

      Tu préfères pas le chien ? Ben merde alors ! :-D
      C’est joli ce que tu écris, Maria.

  36. 30 avril 2010 18:34

    C’est génial tous ces commentaires des unes et des autres, très enrichissant, très émouvant et surtout libérateur.
    Pas certaine qu’en chair et en os la conversation aurait été aussi franche et sereine.
    La magie de l’anonymat ou presque de l’Internet.

    J’ai lu que beaucoup de maman se reconnaissent dans ce qu’elles ont en commun avec l’un ou l’autre de leur enfant et c’est vrai que ça développe une belle affinité.
    Mais le ou les défauts qu’on a en commun c’est tout l’inverse je ne le supporte qu’avec beaucoup de travail sur moi même alors que si c’est un défaut de leur père…je trouve ça charmant.
    Comme quoi le travail sur soi même ce n’est jamais fini.

    • 30 avril 2010 18:38

      - 1ère partie du message :
      C’est le sentiment que j’ai aussi. Et je trouve ça génial tout comme toi.
      - 2ème partie du message :
      Exactement ! Des fois des défauts qu’on a du mal à accepter chez soi, on ne peut les tolérer chez les autres et encore moins chez ses enfants. Ca arrive qu’on déteste des gens parce qu’ils nous renvoient à ce que l’on n’aime pas chez soi. Et c’est très dur à identifier puisque souvent refoulé.

      Je suis très contente de cette journée qui m’a pris certes beaucoup d’énergie mais qui, comme je le disais à Légio, a été super humainement.

  37. 30 avril 2010 19:07

    Moi j’ ai peur de ne pas aimer le deuxieme autant que le premier, c’est pas vrai hein ?

    • 30 avril 2010 21:14

      Nan c’est pas vrai. ;-)
      Ta peur partira le jour venu.
      (c’est trop beau keskejdis)

    • 30 avril 2010 23:18

      nan, c’est pas vrai tu les aimes moins tous les deux c’est tout ! (ahhh c’est pour rire!!! j’en ai quatre et je les aime tellement que ça m’épuise!!)

    • 1 mai 2010 00:21

      :D :D :D

  38. 30 avril 2010 20:09

    Autre tabou : la non-immédiateté du lien mère-enfant. Pour ma part, j’ai hyper culpabilisé (bon en même temps je suis la culpabilité faite femme mais passons…) de ne pas être submergée par cette vague d’amour lorsqu’on a posé petit d’homme sur mon bidon.
    Sur le coup, je me suis dit que c’était l’effet césarienne… mais avec la mouflette (accouchement comme une lettre à la poste) : pareil, pas ressenti cette fameuse vague et rebelote, re-culpabilité.

    Aujourd’hui, quand je vois la relation privilégiée que j’ai avec petit d’homme, je ne suis plus trop inquiète. Ouf !!

    • 30 avril 2010 21:16

      Oui !!!
      The tabou absolu !
      Tu devrais discuter avec 007 ; ça lui ferait du bien. ;-)
      PS : 007, pas taper. C’est juste que voir une bonne maman penser qu’elle n’en ai pas une et qui de plus est une amie, ça fait de la peine…

    • 30 avril 2010 23:20

      même chose pour moi pas de vague d’amour. je pense aussi que c’est l’effet maternité! je ne m’y sentais pas à l’aise, j’avais besoin d’intimité. Je pensais que ça passerait mais non pour n°4 j’ai aussi eu comme une retenue qui s’est envolée de retour à la maison!

    • 1 mai 2010 00:14

      Je n’ai pas ressentie ça non plus, je me sentais pas “maman”. Pas que je n’aimais pas mes enfants mais pas oui de vague comme tu dis, c’est venu un peu plus tard, quand j’ai commencé à mieux les connaitre, c’est con à dire !

  39. 30 avril 2010 22:02

    Bon, ça ne va pas être original ce que je vais dire.
    Pas de fille chez moi, juste 4 P’tits Mecs. Je ne suis pas la même maman pour chacun d’eux. J’ai avec chacun une histoire différente, liée à sa conception, sa naissance, sa place dans la famille. J’ai compris avec N°1 où se situaient “les tripes”, cet endroit où se forme un gros noeud dès que quelque chose cloche (pas plus tard qu’hier soir, avec N°2 et son bras qui lui faisait super mal …) ; ils ressemblent plutôt à leur(s) père(s) sauf N°2 qui tient un peu plus de moi (il n’aime pas le foot !). J’espère qu’un jour je serai une BM pas trop chiante, je m’entraine déjà à “lâcher les baskets” de mes garçons, pas simple !!

  40. 1 mai 2010 08:14

    Et puis tout à fait d’accord: chaque enfant est aimé différemment!!!! L’amour n’est jamais à l’identique…

  41. 1 mai 2010 12:22

    Et un petit concours rangement çà branche le QG ?

    http://libelul.com/?p=4907

    Des bisous et merci pour le petit mot !
    Jane

  42. 1 mai 2010 13:35

    C’est pour cette raison que j’avais peur d’avoir un deuxèm garcon.. je ne voyais pas comment je pouvais en aimer deux de la sorte…la nature m’a aidé en me donnant une petite louloute en nuémro deuz!

  43. Mathilde lien permanent
    1 mai 2010 15:23

    J adore vos posts … J ai pas trop le tps de surfer d’habitude.
    Juste pour dire que je ne voulais que des filles et mon ainée et sa repartie sans égale (enfin si la mienne!) m’ont rassurée qd au concept du mini-me. Mais l arrivée 3 ans plus tard d’ un petit couillu m a complètement chamboulée. Et autant la grande a un caractère despote et susceptible , autant numéro 2 est un bogosse déconcertant qui va m arnaquer avec son sourire et là … Je px pas dire, c pas pareil et ce sera plus dure d’être juste envers les 2.

    • 1 mai 2010 20:21

      Hello Mathilde und Willkommen !

      Mon petit doigt me dit que tu sauras être juste parce que tu sais ce qui se passe en toi. ;-)

  44. 1 mai 2010 18:25

    Je ne saurais jamais s’il y a une différence mais ce que je sais c’est qu’en fonction de sa propre enfance et de sa propre relation à sa mère (parfois inexistante mais c’est une relation aussi…) on peut préférer avoir un garçon ou une fille, se sentir plus proche d’un garçon ou d’une fille…
    pour ma part, j’ai toujours voulu une fille, j’ai senti que j’attendais une fille dès les premiers jours et j’ai eu une fille et ma relation avec elle est totalement au feeling, je n’ai pas de repère, c’est dans mes tripes, voilà.
    tout est nouveau, je ne sais pas comment j’étais au même âge, je ne sais pas si ma petite fille est comme moi, ça viendra plus tard mais je suis émerveillée de voir comment une petite fille se construit, comment elle chemine et comprend les choses de la vie!
    j’aurais eu un garçon évidemment que je l’aurais aimé mais je ne crois pas que la relation aurait été aussi forte, le “mon fiiiils” je ne le capte pas, je vois bien la relation mère fils chez d’autres mais quelque chose en moi sait que ça n’aurait pas été le truc dont tout le monde parle! d’ailleurs j’ai plein de copines qui ont des garçons et qui ne voudraient surtout pas d’une “pisseuse”!

    • 1 mai 2010 20:16

      Tu sais, je pensais être une maman de filles à couettes. Et j’ai été très surprise de la relation mère/fils…

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