Le baiser de la lune : ma vision du film
La semaine dernière la grande toile s’est enflammée au sujet d’un film d’animation Le baiser de la lune sur les relations amoureuses entre deux personnes du même sexe destiné à être diffusé dans les classes de CM1/CM2 pour sensibiliser les élèves contre l’homophobie ; ce qui n’aura pas lieu après décision du Ministre de l’Education, Luc Chatel (à ne pas confondre avec Philippe…). Mentionnons que le film n’a pas été financé par le Ministère de l’Education Nationale.
Ca m’a passionnée, de par mon histoire personnelle (tu me permettras de ne pas développer) et de par mon engouement pour les questions d’ordre éducatif (je sais, on croirait pas comme ça…).
Tout d’abord, j’ai relevé une certaine représentation sur la question, comme quoi on ne comprenait pas que l’homosexualité de nos jours en Occident, projection éventuelle d’une vie commune, ne soit pas encore tolérée alors qu’elle existe depuis la nuit des temps et que dans l’Antiquité, elle était très bien acceptée.
C’est pas tout à fait juste.
Je synthétise.
Déjà, de quoi parle-t-on : de l’homosexualité féminine ou masculine ? Parce que du côté de l’homosexualité féminine, hormis les amitiés romantiques du XVIIème au XIXème siècle dont l’aspect sexuel n’était d’ailleurs pas mis en avant, il n’y a guère de traces probantes d’une homosexualité acceptée comme sexualité exclusive (même Sappho aux moeurs réprouvées avait été mariée et avait eu une fille). Loin s’en faut…
Ensuite, du côté de l’homosexualité masculine, je me permets de rappeler qu’il s’agissait surtout de pédérastie en tant que rite initiatique et qu’en Grèce Antique, l’homosexuel non-pédéraste devait répondre à des règles strictement définies, était souvent marié et que la tolérance partielle envers l’homosexualité était liée à la misogynie et à une certaine conception de la virilité mais qu’en aucun cas, il n’était fait l’apologie d’une homosexualité libre de toute convention et/ou à vocation familiale.
Les pratiques homosexuelles et les amitiés particulières, oui ! Mais la vie commune de deux personnes du même sexe telle qu’elles la désiraient, plutôt non ! Pour la bonne raison que dans le cadre de la survie de l’espèce, une société ne peut envisager spontanément un modèle de couple qui ne se baserait pas sur la reproduction.
N’y vois aucun jugement moral de ma part.
Cela ne signifie pas que nous ne devons pas comprendre que deux personnes du même sexe s’aiment et désirent vivre ensemble, que nous ne devons pas inventer de nouveaux codes afin que tous les Hommes soient heureux, libres et épanouis dans leur vie sentimentale et sexuelle au sein d’une société.
Tout est à inventer justement, cessons de nous référer à un passé mal analysé qui laisse croire que les choses sont simples. Tout ce qui est neuf d’un point de vue légal ou culturel déroute l’Homme.
Revenons à notre film d’animation dont le titre est Le baiser de la lune et faisons quelques remarques sur celui-ci.
Déjà, ça me fait marrer parce que la lune est synonyme de fesses. D’accord, ça n’amuse que moi…
Donc il s’agit de deux petits poissons masculins (ben tiens donc !) tout mignons qui s’aiment, l’histoire est présentée de façon poétique avec un anthropomorphisme surprenant, sachant que les poissons ne sont pas des mammifères et par conséquent appartiennent à une catégorie animale peu proche de l’Homme en termes de reproduction et peuvent être hermaphrodites voire avoir une capacité d’autofécondation chez certaines espèces. On peut s’interroger sur ce choix conscient ou non du réalisateur (et encore plus après connaissance du programme de cycle III en matière de sexualité – je vais y revenir. Où est la cohérence ?).
A priori (je n’ai lu que l’histoire, vu que la bande-annonce et je peux donc me tromper), nos petits poissons seraient assez seuls. On a bien une lune et un soleil dans le ciel dont l’amour semble impossible, une chatte hétéro (message encore une fois subliminal ? Nan, là je déconne.). Mais il n’y aurait pas d’intégration dans un monde où d’autres poissons visibles à l’écran pourraient avoir une sexualité différente. Les poissons, ce sont les homos. Notons que l’amour entre la lune et le soleil qui sont sexués par leur genre est assez amusant quand l’on sait qu’en français la lune est du sexe féminin et le soleil du sexe masculin ; ce qui est totalement l’inverse en allemand par exemple. Mais c’est un détail.
Par conséquent, il n’y aurait pas vraiment de contextualisation de l’homosexualité. Les relations amoureuses ne seraient pas abordées d’un point de vue global, genre un banc de poissons où il y aurait des homos, des hétéros, des bi, la vie quoi ! Là, les homos sont victimes des préjugés d’une autre race, la chatte qui doit se la tripoter (la chatte) en rêvant de contes de fées dits poussiéreux (vision manichéenne des contes de fées au passage). Et on ne peut pas dire que la vieille hétéro aigrie (sans enfants ?) et attendant son prince charmant soit présentée sous son meilleur jour. Ce clivage hétérosexualité / homosexualité par une distinction des races notamment me paraît assez gênant (clivage qui a tendance à être gommé en revanche au niveau de la reproduction), surtout dans la mesure où il n’y a pas de société dans laquelle évoluent les personnages. On n’est donc pas dans des rapports sociaux. D’ailleurs, selon le réalisateur, « Ce film raconte l’évolution du regard archaïque d’une grand-mère, sur les relations amoureuses ».
Cette approche me laisse un peu perplexe et je regrette que ce film perde la force de son message de lutte contre l’homophobie car à mon avis non seulement il met « une minorité en évidence », réduite à sa seule dimension sexuelle alors que l’on recherche l’intégration sociale et l’absence de stigmatisation – ce qui pourrait à l’inverse engendrer des réactions homophobes – mais aussi parce qu’il ne correspond pas au programme de cycle III concernant l’éducation à la sexualité abordée du point de vue de la reproduction, du cycle de la vie.
Aussi, dans quel programme scolaire actuel souhaitait-on placer ce film ? Quel en était l’intérêt éducatif pour les élèves ?
La finalité du film d’après Sébastien Watel, le réalisateur, est de « donner une meilleure représentation des relations amoureuses entre les personnes du même sexe. », de « lutter contre l’homophobie survenant à l’adolescence » et « Au-delà de la problématique homosexuelle, ce film est une lutte contre les discriminations, par un apprentissage du respect de l’autre et de sa différence. ».
Soit.
L’école primaire a-t-elle pour fonction de traiter des relations amoureuses, des sentiments? Et dans quel but ? Que viennent faire les affaires privées dans l’Education Nationale ? Ah, je ne suis peut-être pas au courant de tout…
(NDLR : T’iras quand même expliquer à ta classe que l’homosexualité est uniquement une forme de relation amoureuse avec sexualité dans le mot… De mon point de vue, ça manque un peu d’honnêteté.)
On considère alors également que les enfants de cette tranche d’âge sont tous mûrs pour débattre des relations amoureuses (on avait prévu, le cas échéant, une discussion et des exercices autour du thème etc. On peut du reste s’interroger sur le rôle de la formation, des convictions, de l’empathie etc. de l’enseignant dans la réussite d’un tel projet), sans tenir compte de leur psychologie ou du fait que l’homosexualité concerne les adultes. Au nom d’une tolérance envers les adultes, doit-on prendre le risque d’aller à l’encontre de la pudeur naturelle des enfants de cet âge ? Et doit-on laisser les enfants regarder ce film sans engager derrière une discussion de l’ordre de l’intime ?
On peut parler de tout à un enfant en respectant ce qu’il peut en comprendre quand il y a un besoin de sa part, quand il est désireux de savoir. Au cas par cas et pas en tous lieux.
Je cite les intentions du réalisateur relatives à l’édition du DVD du film avec son livret pédagogique :
« A partir de l’univers poétique du baiser de la lune, faire réfléchir les élèves sur les différentes relations amoureuses.
Ce dvd-livret est à l’intention des enseignants ou intervenants souhaitant débattre avec leurs élèves, des différentes relations amoureuses suite au visionnage du film. Une première partie sera destinée à analyser le film de façon ludique, afin de discuter des intentions de l’auteur et de la psychologie des personnages. Une seconde partie développera des exercices ludiques amenant les élèves à réfléchir sur les relations amoureuses : norme, stéréotypes, relations amoureuses entre personne du même sexe. Une troisième partie donnera des informations simples mais juste sur les relations amoureuses entre personne de même sexe. Ces informations sont destinées à répondre de manière appropriée, aux interrogations éventuelles des élèves. »
Je serais très curieuse d’avoir le livret en main car pour le moment, j’ai l’impression d’être dans un grand flou artistique.
De plus, l’enfant n’a pas de sexualité au sens d’appétence sexuelle. Ses amours ne sont pas comparables à ceux d’un adulte et les relations amoureuses ne l’intéressent pas forcément. Il ne cherche pas forcément à creuser cette spécificité humaine. Il peut avoir des attirances totalement fluctuantes (il est en construction), si attirance il y a (ce qui n’est pas du tout généralisable : tous les enfants n’ont pas un amoureux ou une fiancée)… Ce serait préjudiciable de sous-entendre que s’il a des émotions pour le même sexe, il est homosexuel. En revanche, ce serait important pour lui d’entendre que sa sexualité va se déterminer pas à pas et que la sexualité qui l’attirera ne sera pas moins respectable qu’une autre. On note alors la primauté du discours qui pourrait être tenu par l’enseignant. Cependant est-ce adapté à des gosses de neuf/dix ans de leur parler de leur sexualité future lorsqu’ils peuvent difficilement se représenter de façon mature ce qu’est la sexualité ?
Si un enfant crie « Sale pédé ! » dans la cour de récré, ne doit-on pas le reprendre au regard de l’insulte au sens strict dont on n’est pas certain qu’il mesure tous les paramètres de cette dernière sans vouloir lui expliquer à tout prix les fondements de cette insulte ? Et s’il crie « Grosse pute ! », on lui dit aussi qu’il y a des dames qui ouvrent les cuisses pour de l’argent ?
L’Education Nationale participe à l’esprit critique et doit s’assurer que les facultés cognitives, émotionnelles etc. sont remplies totalement pour une tranche d’âge pour aborder certains sujets.
Tous les enseignants ne parlent pas de la sexualité en cycle III parce que le sujet est justement délicat. Il l’est d’ailleurs aussi au collège mais les jeunes ont à ce moment-là plus les capacités de se comprendre en quoi consiste réellement la sexualité grâce à leur maturité physiologique et psychique.
Pourquoi n’a-t-on pas réalisé plutôt un film sur la différence quelle qu’elle soit ? Pourquoi se focaliser sur les relations amoureuses différentes ?
N’aurait-il pas été plus judicieux de vouloir travailler uniquement sur l’importance du respect d’autrui et la dignité de la personne humaine, conformément au programme d’instruction civique et morale en cycle III et en incorporant l’homosexualité aux autres discriminations sanctionnées par la loi (la fonction de l’école étant avant tout d’instruire, pas d’être dans l’affect en parlant de relations amoureuses), de travailler sur le « Pas comme nous et pourtant comme nous », qu’il soit bleu, gros, petit, handicapé, bouddhiste, que ce soit un garçon avec des attitudes de fille par exemple (les enfants sont essentiellement sensibles à la distinction des sexes) ? L’homophobie pure et dure était-elle une priorité en cycle III ?
L’homophobie, d’après le réalisateur, surviendrait à l’adolescence alors pourquoi mettre la charrue avant les boeufs quand l’homosexualité, encore une fois, ne concerne pas directement les enfants (à l’inverse des autres formes d’exclusion). Pourquoi vouloir absolument interroger sur un point tous les enfants quand les choses peuvent être naturelles pour eux car baignés dans un environnement propice ou quand ces préoccupations peuvent être bien lointaines d’eux?
L’idée d’un film pour enfants sur l’homosexualité me semble en soi intéressante. C’est positif qu’il en existe un et qu’il puisse être vu dans le cadre privé si un jeune enfant éprouve la nécessité, pour toutes sortes de raisons, qu’on l’éclaire sur la diversité des relations amoureuses. J’aurais préféré qu’il soit conçu autrement pour les scolaires (dans une approche sociale et non sur les liens amoureux) et j’estime qu’il est davantage destiné au secondaire où les enseignants peuvent de surcroît faire appel plus facilement à des intervenants extérieurs bénéficiant d’une formation appropriée.
PS : C’est une simple réflexion que je n’ai pas pu mettre très correctement en forme faute de temps.
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D’accord avec ta conclusion en rouge…
le parrain de ma fille est homo en couple… elle est habituée depuis petite à voir un couple d’hommes dans son entourage mais pour l’instant ça ne suscite pas de questions, mais comme tu dis je suppose que ça viendra plus tard, peut être avant l’adolescence quand même!
je n’ai pas du tout suivi ce débat sinon…
La question est de savoir si on doit parler de l’amour en milieu scolaire et si l’on doit placer la sexualité au niveau de l’amour quelle que soit l’orientation sexuelle. Personnellement, je ne le crois pas.
je ne le crois pas non plus, les enfants ont le temps de penser au sexe, peut être la dernière chose à laquelle ils échappent dans ce monde ou tout va trop vite, ou les enfants ne sont plus des enfants beaucoup trop tôt…
Je pensais plutôt faire un parallèle entre la sexualité et l’amour.
autant je suis tres tolerante pour bcp de choses autant j’ai encore du mal avec ça, comment dire je suis pas certaine aimer que mon enfant regarde ce genre de film, oui je sais je suis vieillot peut etre, mais je suis pas du tout à l’aise avec ça. en tout cas ton article donne a reflexion!
Ca ne me gêne pas que l’on parle d’homosexualité à l’école mais encore une fois pas de cette façon. Je trouve le concept du film très mauvais d’un point de vue pédagogique.
Je t’ai lue avec beaucoup d’attention (et pour cela j’ai laissé P’tit Mec massacrer une revue ….mais bon
), parce que je suis doublement directement concernée. P’tit mec N°3 est en CM2, donc à priori destinataire de ce film ; et je suis directrice d’une école primaire (maternelle + élémentaire), et donc à ce titre, éventuellement responsable vis à vis des parents si une diffusion se faisait dans l’école.
Je suis tout à fait d’accord avec toi concernant la maturité d’un gamin de cet age à recevoir ce genre d’infos, et avec toute ta conclusion en rouge. P’tit Mec N°3 est vraiment loin de tout ça …. et les insultes qui fusent parfois sont relevées pour marquer que c’est une insulte et que c’est interdit (bon, avec 2 grands frères, P’tit Mec N°3 a une idée de ce qu’il dit, d’ailleurs il utilise très peu ces mots là).
Quant à l’école, je crois que les parents (ici) n’apprécieraient pas du tout …. et ma collègue à déjà bien à faire avec une autre différence ici, celle de l’argent (je porte « de la marque » / tu n’en portes pas).
Merci pour cet article ! (et désolée pour la longueur)
Merci à toi Béatrice pour ton intervention.
Mon Légionnaire a exercé en CM1 et maintenant il fait l’éducation sexuelle au collège. Ben c’est vraiment très délicat à aborder avec style une gamine qui fond en larmes sur une info anodine en cours parce qu’elle a été violée. Faut faire attention où on met les pieds…
Concernant ses CM1, après discussion avec Légio et pour avoir accompagné plusieurs fois les élèves en sortie, on peut dire qu’ici ils sont bébés et peu enclins à être concernés par le sujet.
Faudrait pas mettre tous les enfants dans le même panier…
Mademoiselle Commandante n’a jamais dit PD ou autres insultes sympathiques. Elle n’a jamais posé de questions sur la sexualité ou les relations amoureuses. La seule chose qui l’étonnait, c’était les « garçons-filles » ou les « filles-garçons » donc j’ai répondu avec simplicité à cette question.
Pourtant, j’ai rarement rencontré une gamine aussi ouverte (et ce n’est pas de la naïveté), justement parce que les choses sont simples pour elle et peut-être aussi parce que je la laisse aller à son rythme et lui laisse développer son esprit critique sans chercher absolument à lui donner mon opinion sur ce qui est bien ou mal avant qu’elle n’aborde elle-même les sujets.
Voilà pour mon expérience personnelle qui n’entre pas spécialement en ligne de compte dans mon article.
P’tit Mec N°1 a posé des questions assez tôt (vers 10/11 ans), dont un « ça veut dire quoi enc…. » (entendu à l’école) entre la poire et le fromage un jour …. et bien ….. je lui ai promis de lui expliquer (ce que j’ai fait en choisissant soigneusement mes mots), et j’ai investi dans Le guide du zizi sexuel (qui vaut ce qu’il vaut, moi je le trouve pas mal) qui est à dispo et qui a servi de départ à un certain nombre de discussions informatives (à la demande des P’tits Mecs)
Mademoiselle Commandante veut s’acheter un livre sur les filles qui évoquent les « problèmes » de fille. Je trouve ça génial comme démarche.
Ah, oui, c’est très chouette ! (c’est la fille de sa mère ……
)
Honnêtement je préfèrerais qu’elle soit pas la fille de sa mère à l’adolescence.
Ahhhhh, bon d’accord …….
Ah oui j’en ai entendu parler de ce bouquin. Tu me diras ce qu’elle en pense, ça risque de me servir! (enfin, à ma fille
)
Pour ma part je n’ai pas trop apprécié le Guide du zizi sexuel à l’époque où quelqu’un l’a offert à mon fils, parce que ce que j’y ai lu était trop cru à mon goût pour un enfant de 9 ans. En plus il y avait une énorme contre vérité sur l’anatomie féminine. Après j’ai oublié de le lui redonner quand il a été assez grand. Maintenant il a 19 ans, c’est un peu tard…
Je suis assez d’accord avec toi, je ne pense pas que parler d’amour et plus de sexualité (hétéro ou homo) n’est pas forcement le rôle de l’école, c’est l’apprentissage « de la vie » c’est un cheminement naturel, vouloir le rentrer dans le domaine éducatif je ne vois pas l’intêret. Après l’éducation (déjà parler d’éducation me perturbe un peu) sexuelle qui intervient fin de collège, si je me suivient bien, a des bien fait, c’est plus de la prévention, expliquer aux jeunes de 14-16 ans (qui ne peuvent parfois pas avoir se genre de discution dans leur entourage) qu’il faut se préserver ne pas avoir de rapport pour faire comme le copain qui fanfaronne, qu’il existe des moyens de contraception, et de prévention de maladies graves, là d’accord mais il reste encore du chemin a parcourir.
De quel côté se place-t-on : l’homosexualité comme facteur éventuel de discrimination ou comme sexualité ?
Ca change tout.
Tu as raison au collège, on étudie essentiellement la prévention mais une transversalité éducation civique / éducation à la sexualité peut être pertinente. Encore faut-il qu’elle soit bien menée…
Maintenant causer d’amour. Encore une fois, non. Tu l’expliques très bien, ça doit rester un cheminement naturel.
Si on doit aborder l’homosexualité, c’est simplement pour dire que les sexualités peuvent être différentes peu importent les raisons et qu’au regard de la loi, on ne tolère pas de discrimination en ce sens.
Quel sérieux!
Mais je pense être d’accord avec toi. Le CM2, c’est trop tôt (à moins d’avoir des problèmes, dans une classe, parce qu’un enfant aurait deux papas ou deux mamans; mais je pense que le modèle « deux parents de sexes opposés » est de moins en moins dominant, divorces et recompositions obligent) et le risque est grand de stigmatiser plutôt qu’autre chose.
(Et dans la lutte, absolument néessaire, contre la discrimination, ne pas oublier les gros; ça me gêne toujours un peu, quand mon fils parle de sa « grosse maîtresse ».)
Je pense sincèrement que le film est stigmatisant. C’est mon avis personnel.
Les gros tout à fait, je l’ai soulevé d’ailleurs car le « racisme » anti-gros est préoccupant.
Coucou Mère Joie,
C’est Cassandre qui te parle, et oui je savais que ce serait du lourd, remuant cet article, au demeurant excellent tant dans sa distanciation que dans la finesse d’analyse!!!Et tu dis qu’il n’est pas abouti??!!!Que serait ce si tu avais eu du temps!!
Je donnerai mon opinion un peu plus tard, là il faut que je bosse comme une enculée!!( Pardon, pardon, je m’auto flagelle, j’ai pas pu résister, ch’uis trop con!!) à toute!!
Bises au QG!!!
C’est gentil mais :
1. Mon plan ne me convient pas (normal, y en a pas vraiment).
2. Y a plein de symboles que je n’ai pas relevés.
3. Je suis pas certaine de m’être bien exprimée.
A plus tard alors !
Oui, mais c’est déjà bien comme ça ! Et très intéressant et plein d’arguments qui me conviennent.
Bienvenue La Belle bleue et merci !
Dis donc, t’étais en forme hier soir !
C’est très bien ça.
Après avoir endormi en l’allaitant mon Poussin3, j’ai un regain d’énergie entre 23 h et 1 h du matin… Et c’est le seul moment où je suis vraiment tranquille…
Ca me rappelle des souvenirs…
Hmmmmm, sujet délicat… Je suis d’accord avec toi, le Grand Haricot est en CM1 et n’éprouve pas le besoin d’en parler.
Pourtant, je crois qu’il sait qu’il y a des hommes qui s’aiment et des femmes qui s’aiment. On ne peut pas tout filtrer à la télé (et je ne suis pas résolue à la mettre à la poubelle). Il ne se pose pas de questions, ne m’en pose pas non plus. Il sait d’où sortent les bébés (césarienne comprise !), et il pouffe quand on tombe sur des gens nus au lit à la télé.
Si l’on considère l’homosexualité dans le sens « histoire d’amour entre personnes de même sexe » et non pas en tant que sexualité tout court, je pense que ça n’a rien à faire à l’école. On devrait l’inclure, comme tu le dis si bien, dans toutes les discriminations.
Un package de discriminations quoi…ça fait peur !
Ce qui me soucie également, c’est que ça donne implicitement une dimension morale à la sexualité et en particulier à l’homosexualité, dans le sens où la sexualité est liée à l’amour, à la pureté d’un sentiment. Dans le genre conservateur, on fait pas mieux…
Ok, justement, c’est pour des enfants en primaire et ok, justement on n’a pas à justifier une discrimination par la dimension amoureuse. Et définir une personne par son homosexualité ou tout trait caractéristique, ça me pose un problème. Or, c’est ce qui semble être fait dans le film.
Et puis le Monsieur parle de « donner une meilleure représentation des relations amoureuses entre les personnes du même sexe. ». Ce serait intéressant déjà de savoir quelle représentation en ont les enfants de 9/10 ans si tant est qu’ils en ont une représentation.
J’ai pas été très claire, mais je manque de sommeil. Ce que je veux dire c’est qu’il faut juste essayer de faire comprendre à nos enfants qu’il ne faut pas haïr ce qui est différent de nous.
Je trouve ton article très clair, très bien écrit. J’ai découvert hier soir ton dossier sur la fessée et j’ai été bluffée !
Merci Nanette.
Je crois en l’importance également de la loi. La loi fait bouger à un rythme plus ou moins lent les mentalités. Qui aurait pu parier que l’esclavage choquerait aujourd’hui autant ? N’est-ce pas la loi qui a fait évoluer les choses ? Le rappel de la loi me semble essentiel.
oh la la, c’est du lourd… il est trop tôt pour moi là…
Reviens plus tard !
C’est marrant, j’ai lu aussi l’article car il renvoie à des choses susceptibles de nous intéresser, nous mamans…concernant l’éducation sexuelle de nos enfants…
Pour ma part, j’ai des amis homos et dès le départ, je leur ai dit que c’était contre nature mais que ce n’était pas pour autant que je suis homophobe.
Par ailleurs, ma fille m’a dit récemment qu’à l’école, ils avaient cours d’éducation sexuelle mais je ne me souviens plus en revanche à partir de quel âge ils en ont en parlé. Quant à mon fils, c’est marrant (ou bizarre ?), on n’en a jamais parlé…
Honnêtement, je pense que c’est bien de sensibiliser les enfants à ce sujet encore tabou (l’homosexualité) et toujours brûlant dès qu’on en parle.
Dans mon enfance, je n’ai jamais reçu d’éducation sexuelle de la part de mes parents ni à l’école et je me suis toujours posée la question, une fois que je suis devenue maman, comment je répondrais à mes enfants s’ils m’interrogeaient là-dessus un jour. Et en fait, ils ne m’ont jamais posé de questions car j’ai découvert bien plus tard qu’ils recevaient un cours d’éducation sexuelle à l’école.
Maintenant, ma question est « à partir de quel âge faut-il parler d’homosexualité à l’école ? »
L’article dit que « L’objectif est de se servir du support qu’est le film d’animation pour amener les enfants à parler et à réfléchir sur l’homosexualité. Il est bien d’expliquer que l’homosexualité ne se résume pas à la sexualité. Qu’il ne s’agit ni d’un problème, ni d’une maladie. C’est une différence. Mais c’est aussi une histoire d’amour ».
C’est cette dernière phrase qui m’a interpellée le plus et qui me fait convaincre du bien fondé de la sensibilisation. C’est un avis personnel.
Et je pense quand même que les parents et l’école doivent s’accorder avant de décider d’aborder ce sujet brûlant, pour ne pas créer de polémique. Le fait est qu’il y a des homos et que nous ne pouvons pas cacher cette réalité à nos enfants.
Effectivement mèrejoie, c’est du lourd là, tout le monde est très sérieux. J’aime aussi !
Mais y a-t-il besoin d’en parler réellement de cette façon ? Est-ce qu’on parle de l’hétérosexualité en tant que relation amoureuse à l’école dans un programme ?
Je renvoie à la réponse que j’ai faite au commentaire de Nanette. Ce sera plus clair.
Bien sûr le but n’est pas de cacher l’homosexualité. Les enfants la voient (avec leurs yeux d’enfants), elle est là et on n’a même pas à discuter du pourquoi ou du comment elle est présente.
oui, tout à fait…et pour éclaircir encore plus mon point de vue, je reprendrai bien…le com’s d’homecats ci-dessous mais exprimé autrement (ou pas) : c’est l’enfant qui doit évoquer la question, nous n’avons pas à la devancer et c’est pour cela que je disais que les parents et l’école devraient se réunir pour s’accorder d’aborder ou non le sujet.
Car d’après ce que j’ai cru comprendre, mais je peux me tromper, des questions ont peut être été posées par des enfants qui ont des camarades avec 2 mamans ou 2 papas ?
Je trouve intéressant ton idée du travail main dans la main entre école et parents. Tout en restant autonomes et responsables chacun dans leur domaine, il n’est pas interdit qu’ils soient partenaires au niveau de l’éducation. J’y suis favorable comme je l’expliquais dans mon dernier article au sujet de la fessée.
tu m’as comprite
Yes !
Comme ce sujet a l’air de t’inspirer vachement…Dis donc quelle analyse! Je te recommande ce livre « Biologie de l’homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être (Editions Mardaga), Jacques Balthazart, professeur à l’ULg, » Ce livre est sorti en librairie la semaine dernière et fait couler beaucoup d’encre en Belgique.
Il semble qu’environ 5% de la population, depuis la nuit des temps, ait une attirance génétiquement déterminée pour le même sexe. Bien entendu chaque individu reste libre de l’exprimer ou pas…
Voici le lien vers une interview du Professeur qui a écrit ce livre http://levif.rnews.be/actualite/belgique/72-56-45965/–on-nait-homosexuel–.html
Quoiqu’il en soit, moi je dis : »la vie est déjà assez difficile comme ça. Que chacun la mène comme bon lui semble dans le respect de chacun. » Pour le reste, faisons confiance à nos enfants et à leur ouverture d’esprit et parlons-en avec eux.
Je ne sais pas. Je ne tenais pas à aborder ce point même si une observation personnelle me fait penser qu’il n’y a pas qu’un facteur à l’homosexualité et qu’il y a des homosexualités. La sexualité, même à l’âge adulte, ne me semble pas aller de soi. Je crois que c’est complexe.
Je trouve que ton article est très bon et que tu exprimes et expliques très bien ce que ce débat pose comme questions. Je suis d’accord avec toi. Je pense que, dans le cadre scolaire, on ne doit pas faire entrer l’émotion et le relationnel pour expliquer certains sujets aux enfants. L’homosexualité doit être abordée comme sujet de discrimination avant tout. De là à aborder les différents types de sexualité, encore faut-il, comme tu le dis, que l’enfant en primaire soit prêt à évoquer la question.
Ça me fait penser à la fameuse lecture de la Lettre de Guy Moquet, où selon moi, on fait entrer une dimension émotionnelle dans un sujet qui doit être avant tout étudié d’un point de vue historique, et ça n’a pas lieu d’être.
Merci.
On s’est bien comprises.
Il ne s’agit pas que l’homosexualité n’entre pas dans les écoles mais comment on la fait entrer.
je trouve ça trop tôt. Les enfants ont le temps d’apprendre ce genre de chose!
SAndra F
J’aurais bien aimé que tu développes.
Développer, ok!
Je pense qu’à l’école, il y a suffisamment de choses à apprendre, à comprendre, à développer, pour penser à apprendre quelque chose qui viendra avec le temps. C’est comme le » comment on fait les bébés », le gosse le demande quand il est en âge de comprendre, de se poser lui-même la question.
je parts du principe que lorsque l’on pose une question, c’est quel ‘on a envie de connaitre la réponse, de savoir le pourquoi, du comment, qu’on est prêt à l’entendre.
Or, si, ils passent cette vidéo à l’école, sans que les enfants se posent eux-même la question de » l »homosexualité, qu’est ce c’est? », soit ça va leur passé au dessus de la tête, soit ils reviendront à la maison avec tellement de questions ( et là, je ne suis pas sûre d’être en mesure de pouvoir lui répondre à tous les niveaux, car c’est délicat des trouver les mots en fonction de l’âge), que cela eut être perturbant pour eux.
Ils ont le temps de découvrir cette façon de vivre, cette façon d’être.
Qu’ils commencent leur vie sans trop de complications, juste ce que le programme scolaire préconise…
Voilà, tu voulais que je développe, ….j’espère m’être fait comprendre, ce n’est pas du charabia?
Sandra F
Ah, c’est très gentil Sandra d’être repassée pour compléter.
C’est très clair et je suis globalement d’accord avec toi.
Merci encore d’avoir fait l’effort de développer.
Mais de rien, je t’ai mise en favoris, et je regarde souvent…
biz
Je suis tellement d’accord avec ce que tu écris : il faut aborder toutes les différences, et à cet âge, il me semble que beaucoup d’enfants n’ont pas la notion de sexualité aussi détaillée que les collégiens (heureusement !!) ;
les insultes qui fusent, là encore je suis d’accord, bien souvent ils emploient des termes qu’ils ne comprennent pas ;
l
e film ? moche, on peut faire bien mieux en terme d’animation (cf. le festival du film d’animation d’annecy – juin 2010 [mode pub terminé],
la voix off ? au secours mon dieu il fait peur !! rendez nous Dussolier (oui encore de la pub pour Annecy !) qui est un narrateur admirable.
Et finalement, que je suis heureuse que tu soulignes les clichés de ce film : pourquoi le prince charmant devrait il être synonyme d’archaisme ? Pourquoi présenter les homosexuels comme des êtres à part (tous des poissons)
Bref, c’est bien de voir qu’il n’y a pas que les intégristes religieux qui ne sont pas favorables à la diffusion « tel quel » de ce film.
PS : moi aussi la lune m’a fait penser à des fesses et j’ai bien rigolé !!!!
Sous prétexte d’ouverture d’esprit, on fait n’importe quoi. Et on en dit aussi n’importe quoi.
Un débat riche ne serait pas particulièrement de déterminer si l’homosexualité doit passer ou non les murs de l’école mais de quelle manière on va l’aborder.
Les principaux détracteurs utilisent des arguments hallucinants voire homophobes et les défenseurs en majorité « défendent la cause » sans se soucier du comment et sans aucun regard critique ; ce qui porte préjudice à l’acceptation de l’homosexualité.
Le film tel qu’il a été réalisé et les objectifs annoncés ne sont pas pertinents.
Arrête de t’auto-flageller, ton article est le reflet d’une réflexion et n’a pas besoin d’être construit en thèse-antithèse-synthèse.
Toute la difficulté est de suivre le rythme de chaque enfant et de ne pas apporter de réponses toutes faites à des questions qu’il ne se pose même pas (encore).
Et je pense (parfois malheureusement) que l’enfant va assez naturellement reproduire ce qu’il entend chez lui.
Et comme tu dis les insultes de ce type en primaire ne sont nullement sexuées mais seulement transgressives, parce qu’ils perçoivent là un malaise, un interdit, un tabou (sexualité quelle qu’elle soit).
Je crains effectivement qu’imposer ce film /ce thème à tous sans distinctions risque de plus les troubler qu’autre chose, et les insultes redoubler, pour le coup ils sauront de quoi ils parlent, mais resteront toujours dans l’aspect transgressif de la chose, n’ayant eux-mêmes pas de sexualité proprement dite.
En tout cas, si ma fille de CM1 (8 ans) voit ce film en classe, je pense que je vais aller taper la discut’ avec son instit…
Pourquoi un enfant va-t-il traiter de PD et pourquoi un enfant va-t-il se faire traiter de PD ?
C’est là-dessus qu’on doit réfléchir.
Ben oui, justement, parce qu’il l’a entendu quelque part. Et le quelque part, c’est bien souvent l’entourage familial. Il a pas trouvö ça tout seul le môme! Par contre, il a bien compris que c’est sulfureux, transgressif.
« il a bien compris que c’est sulfureux, transgressif. » Tout à fait.
Je voulais soulever cet aspect dans ton comm’ précédent et puis j’ai oublié.
PS : Pardon pour le retard sur ton mail de ce matin. J’y réponds dès que j’arrive à me mettre à l’article que je veux/dois/peux écrire.
Transgressif.
Mes enfants étant petits avaient reçu pour consigne formelle de ne pas dire d’insulte, notamment « enculé ». C’était donc le dernier bastion de la rébellion et de la colère, et ma fille a craqué une fois, lors d’une dispute avec son cousin qui l’avait vraiment embêtée (ils avaient 8 ou 9 ans). Elle était tellement folle de rage qu’elle avait même cassé la porte derrière laquelle le cousin ainsi insulté avait trouvé refuge. Mais jamais ce mot n’a été utilisé dans son sens véritable, qu’elle a appris plus tard je présume, mais pas par nous.
Donc nous sommes bien d’accord.
Tu m’excuses mais l’allaitement me bouffe les neurones et je ne peux avoir un discours clair sur un sujet aussi passionnant et aussi ouvert. Mais bon, je fais une réunion avec moi-même et j’en reparle. Bises.
Reviens ! On va vivre la main dans la main !
Je crois que citer Hervé est de circonstance.
Nawak, Marjo, tu compenses en chocolat, c’est plein de magnesium, et ça repart!
Faut déjà que je finisse les berlingots de 007…
Bon, je réagis aussi car j’en ai également parlé hier soir sur mon blog…
Tout d’abord, je voudrais réagir à ce que Prettyzoely a écrit :
« Pour ma part, j’ai des amis homos et dès le départ, je leur ai dit que c’était contre nature mais que ce n’était pas pour autant que je suis homophobe. »
CONTRE-NATURE ??? Bon… je vais hurler un peu… mais là, ça me fait bondir.
Qu’est-ce qui est contre-nature ? Si j’en crois mon Petit Robert : « quelque chose est contre-nature lorsque qu’il va, de par sa fonction ou de par sa nature, à l’encontre des règles qui régissent l’équilibre de la planète et qui menaçent la cohérence de son fonctionnement. »
Genre, si tout le monde est gay, l’espèce humaine va disparaître :-/
Je trouve que Robert se goure carrément en confondant un acte contre-nature et un acte contre la nature, dans le sens ou le terme « nature » est appréhendé dans le sens d’environnement de biotope.
Irriguer artificiellement les déserts ou stériliser des humains, des animaux ou des plantes… sont des actes qui vont à l’encontre de la nature… Il faut donc s’éloigner de ces considérations écologiques et prendre en compte une dimension éthique/morale.
Contre-nature… on s’éloigne alors d’un ordre établi, d’une norme (imposée par certaines religions, soit-dit-en passant…) et par conséquent, être gay n’est pas normal. C’est pas normal, mais bon… on ne va pas les tuer quand même… (surtout n’allez pas en Ouganda, les mecs…)
« Contre-nature » fait tout de suite penser à « anormal » voire « monstrueux »…
Donc, si on va par là… La petite fille surnommée « la petite sirène » est contre-nature… un « Freak » qui aurait eu un super rôle dans le film de Tod Browning de 1932…
http://pinoynets.com/files/2009/06/shiloh-mermaid.jpg
Bah ouais, la norme/la nature veut qu’un humain ait deux jambes et marche…
Sauf qu’en disant ça, tout le monde va me tomber sur la gueule en disant que NANMÉO, comment c’est trop méchant et horrible de dire ça ! La pauvre petite louloute n’a pas choisi d’avoir ce handicap.
Loin de moi l’idée d’assimiler, homosexualité et handicap ou malformation hein. En revanche, je tiens à souligner la similitude dans l’esprit collectif et que je ressens dans le message de Prettyzoely, « ils ne sont pas normaux mais bon… il faut les accepter… ça n’est pas de leur faute »…
Effectivement, ça n’est pas de leur faute, si l’on en croit les hypothèses hallucinantes de certains scientifiques qui considèrent qu’un grand taux de stress chez la femme enceinte peut provoquer l’homosexualité chez le foetus…
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/04/l-homosexualite-est-genetique-selon-un-chercheur_1301366_3244.html#xtor=RSS-3208
À mon sens, rien n’est contre-nature. L’homme et tout ce qu’il fait sont un de ses possibles.
Bref, je trouve le terme « contre-nature » insultant et stigmatisant… Ça me fait penser un peu au concept « je n’ai rien contre les noirs et les arabes… mais bon, je n’ai pas envie que ma fille nous ramène un bougnoule., mais je ne suis pas raciste hein… »
Pour en revenir au film, je te rejoins, chère Mère Joie, sur certains points. Je trouve que le dessin est plutôt moche et la bande-annonce ne m’a pas passionnée. Si on m’avait demandé de concevoir un tel support pédagogique, je n’aurais pas autant décontextualisé la problématique de l’homosexualité. Tout dépend ensuite de la manière dont l’enseignant va rebondir sur le sujet, en recontextualisant la question de l’homosexualité dans la société par exemple. En fait, j’aurais surtout aimé que le gouvernement réagisse en disant « mouais… le fond est louable mais la forme n’est pas géniale… trouvons d’autres idées pour aborder ce sujet »… plutôt que « nannnn n’allons pas traumatiser la pudeur de nos choupinous » avec Mam’ Boutin en tête, la Bible à la main et un crucifix dans l’autre…
Je continue de penser que n’importe quel petit bout doit entendre dès son plus jeune âge que l’on peut tomber amoureux d’une fille ou d’un garçon. Ou des deux. Que c’est possible. Que ça n’est pas obligatoire et que parfois, on saura rapidement ce que l’on préfère. Parfois, il faudra du temps. Parfois, on changera d’avis. Que c’est un chemin personnel, intime et que toute orientation sexuelle est normale (bon, on parlera plus tard, des trucs un peu glauques comme la nécrophilie ou la zoophilie hein…). Il ne s’agit pas de faire un cours magistral ou du bourrage de crâne. Mon Seigneur et Maître a coutume de dire « je ne réponds pas aux questions d’un enfant ne se pose pas encore » et je suis relativement d’accord, sauf que parfois, nous avons besoin de les aiguiller afin d’éviter que l’ignorance et les idées reçues envahissent son esprit.
J’ai reçu une éducation sans tabou. Mes parents m’ont parlé de tout, très vite et je les en remercie régulièrement. Quand je voyais mes copines de CE2 croire encore aux choux et aux roses, ça me laissait bouche bée et je fus le prof de vie de bien des copines, parce que leurs parents et l’école ne parlaient pas de ces choses là.
De plus, les gamins ont vraiment pas mal changé et sont super (trop ?) en avance… Quand je vois des CM1 se plaindre sincèrement car ils sont « célib’ »… Je pense que l’on peut parler de tout à un enfant, en choisissant des mots simples (mais pas débilisants), des situations claires, sans en faire trop…
Je crois aussi que l’école a pour mission aussi de rectifier parfois le tir… Certaines familles sont violemment homophobes / racistes / misogynes… Doit-on la fermer pour cause de « liberté d’expression » ? Alors qu’il existe à présent des lois contre la discrimination ?
J’ai beaucoup de mal à me taire quand un gamin se vante d’être skinhead, que les noirs ça devrait trop être des esclaves et que les pédés doivent aller au bûcher… et quand on convoque les parents et que ceux-ci nous disent que bah ouais, les pédés, faut pas leur parler, c’est trop des monstres… on fait quoi ?
En 4ème, les élèves étudient le schéma reproductif des plantes, des animaux, des humains. C’est aussi le moment de conférence sur la sexualité. Il ne s’agit pas uniquement de prévention. Garçons et filles sont séparés afin d’éviter les moqueries et leurs questions sont souvent différentes. On ré-explique la notion de consentement, la notion de respect. Petit point sur nannn les films porno ne représentent qu’une certaine forme de sexualité. Une gamine pensait que l’éjac fac’ était obligatoire. Comme à la maison, c’est trop délicat à aborder, que les copines n’en savent pas plus… l’école et des adultes sans tabou peuvent sacrément aider.
Quant à l’homosexualité masculine, elle demeure plus « violente » et perturbante dans l’esprit collectif. La pénétration, sans doute. Autre lieu commun, les femmes, c’est souvent câlin et on assimile ça à une sexualité tronquée… (bah ouais, il manque une BBBR… bonne bite bien raide). Deux femmes ensemble, ça reste un fantasme répandu. C’est mignon, deux belles nanas qui s’embrassent et se font des caresses. C’est délicat. Ce sont des femmes qui ont peur des hommes, et autres poncifs…etc. Alors que les mecs, ouhhhh comment c’est caca.
Mais, je suis bien d’accord qu’il faudrait aborder l’homosexualité sous ces deux aspects.
Surtout que OMG, l’ignorance subsiste… même tard… Il y a quelques années, j’ai eu une conversation hallucinante avec une femme de ménage du bahut qui était persuadée que l’homosexualité était une histoire d’hommes « il n’y a que les hommes pour faire des cochonneries pareilles ! »… et elle ne pensait pas que les femmes pouvaient aimer d’autres femmes.
Bref, je suis super pour qu’on en parle aux enfants, même petits. Cela n’entraînera pas de confusion, de traumatismes, si c’est fait intelligemment et surtout si, derrière, la famille est là pour répondre aux questions…
Merci pour ta longue réponse !
Je n’ai pas abordé la question de l’homosexualité en tant que telle (même si en introduction je souhaitais mettre certaines choses au clair que j’ai lu de manière récurrente) car là n’était pas le débat. L’homosexualité est un fait.
Je ne sais pas dans quel sens exact Prettyzoely entend contre-nature. Je m’abstiendrai donc de rebondir dessus. Elle viendra l’expliquer elle-même si elle le désire.
Je rejoins ton Seigneur et Maître. Je pense qu’on n’a pas à cacher mais je ne crois pas que l’enfant doive entendre.
Je n’apprécierais pas du tout qu’on force mes gosses à savoir que des hommes peuvent aimer des hommes, des femmes d’autres femmes etc. Je tiens à ce que mes enfants soient libres de s’interroger quand ils sont prêts et de m’interroger s’ils en ont envie.
Je pense que l’école est en effet là pour déconstruire les idées reçues (c’est du reste le principe des pédagogies socio-constructivistes auxquelles j’adhère) et dans ce sens je pense qu’il n’est pas fatalement négatif qu’il y ait des préjugés négatifs. On peut partir de là plutôt que de remplir la tête d’un enfant comme s’il était une page blanche à imprimer. On ne formera pas l’esprit critique en ne laissant pas à un enfant le choix de voir par lui-même ce qui est « juste », « correct » ou pas sans confronter les points de vue. En ce sens, l’enseignant est là simplement pour aiguiller et amener les enfants à aller plus loin, c’est-à-dire à soulever des points de réflexion. Mais il n’a pas à donner son opinion personnelle.
En revanche, on doit lui rappeler les règles sociales et la loi qui encadrent les hommes. Après il est libre de ne pas être d’accord avec les règles et la loi. Ca s’appelle la liberté de penser. Ca peut faire chier mais c’est comme ça.
La lutte contre les discriminations peut être tout à fait intégrée dans l’éducation civique au primaire. Dans ce cas, parlons de toutes les formes de discriminations sanctionnées par la loi.
Sinon, je serais plus modérée au niveau de la précocité des enfants. Ils sont davantage baignés dans la sexualité environnante qui s’affiche partout mais ils n’en sont pas plus mûrs pour autant et ça dépend beaucoup de l’environnement (cf. réponse au comm’ de Béatrice).
Luc Chatel n’a pas réellement motivé sa décision (en même temps, apposer le logo de l’EN sur les affiches alors qu’on n’avait pas donné son aval, c’est un peu fort…) et je le regrette.
oui Princesse Soso,
Merci d’avoir réagi à ce que j’ai dit. C’est effectivement dans le sens religieux (dans mon pays, on est très religieux et les homos ne s’affichent pas comme tels) que je l’ai dit mais pas contre la nature (environnement). Dieu a fait l’Homme et la Femme ou quelque chose comme ça ? Sorry, je n’ai pas d’éducation religieuse très poussée
Précision quand même : ce n’est que mon avis pas celui de tous les Malgaches…
J’ai lu également l’article du chercheur qui relance le débat sur l’homosexualité, acquise ou innée ?
Je ne dis pas que je vais boire les paroles du chercheur mais bon, venant d’un pays où le sujet de l’homosexualité est tabou, j’aimerais bien comprendre pourquoi et comment on devient homo. Et je n’ai pas la réponse.
Et comme ils (les homos, parents d’élèves y compris) sont là et bien là, autant en parler aux enfants (parents et école main dans la main) quand ils posent la question ?
Je suis d’accord avec toi pour dire que le film n’a pas l’air franchement génial. Ca a l’air niais et moche. Donc ça ne me paraît pas être le meilleur support pour parler de ça.
Je pense aussi qu’il faut aborder toutes les « différences » et pas une seule en particulier.
Et je me demande dans quelle mesure le film n’aurait pas l’effet inverse que celui désiré : je crois qu’il stigmatiserait plus qu’autre chose l’homosexualité, en la montrant du doigt.
Je pense personnellement que lorsque j’aurai des enfants j’aimerais que cette « éducation » se fasse naturellement. J’ai des amis proches qui sont homosexuels et bien qu’on n’ait jamais abordé le sujet ni à l’école ni avec mes parents, je n’ai jamais trouvé ça anormal, ni choquant. Pour moi il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. Mais j’ai été élevée dans le respect des autres, quels qu’ils soient. Ce n’est pas le cas de tous les enfants.
Alors je ne sais pas, peut-être qu’on pourrait aborder ce sujet avec eux (car non la sexualité ne commence pas à l’adolescence, elle est juste différente quand on est plus jeune, mais elle existe), mais il faut trouver la bonne façon de l’aborder.
Maintenant pour le film, n’ayant vu que la bande-annonce, il est difficile de le juger…
Je regrette beaucoup de ne pas avoir vu le film en entier mais encore plus de ne pas avoir le projet détaillé sous les yeux et le livret pédagogique.
Cela dit, ça ne m’empêche pas d’avoir une modeste réflexion (avec beaucoup d’interrogations).
On en demande un peu trop à l’école, quand même, d’autant plus que, comme tu le dis, tout ça n’est pas très sociologique, si on commence à parler du sentiment amoureux…Et avant 10 ans, je ne suis pas sûre qu’un enfant puisse forcément appréhender tout ça, selon son stade de développement…
Le problème, c’est que certains vivent dans des familles si « spéciales » et peu ouvertes aux autres, et aux différences, qu’il est peut-être bon que l’école intervienne…mais comme tu le dis, pourquoi axer la réflexion sur l’homosexualité, alors…
Des cours sur les différences, comme tu le suggères, seraient alors plus adaptés…
Selon les programmes, l’école intervient sur le respect dû à autrui dans l’instruction civique donc il n’y a pas de raison de ne pas parler des différentes formes de discriminations.
En Histoire-géo / instruction civique, il y a tout un programme sur les discriminations, la notion de xénophobie, les différentes religions…etc.
L’école doit servir à développer son esprit critique.
En vie de classe, dès la 6ème, le professeur principal peut animer des petits débats sur des sujets polémiques, sur les différences pour écouter l’avis de chacun, ce que leur entourage raconte et éventuellement faire des petits rappels à la loi…
Du style, les gamins qui boivent de l’alcool très tôt en famille… « la bière ou le cidre ne sont pas de l’alcool » est une phrase récurrente…
Exactement. Et c’est très bien d’ailleurs !
Bon, je m’en sors pas entre les allers-retours chez toi et chez moi !
La prochaine fois, on fera un article commun, genre discussion entre Princesse Soso et la Mère Joie…
Je vais revenir .
Il faut que je lise tout ça à tête reposée .
Je t’envoie un mail si tu reviens pas.
La lune pour les fesses, ça me fait rire moi aussi… Et non, ce n ‘est pas tout ce que j’ ai retenu de l’ article …
Tu sais que tu me rassures…
Je n’ai pas voulu répondre à chaud à la lecture de ton (très bien rédigé) billet et me laisser quelques heures de digestion.
Mais finalement je ne vais pas réussir à poster de commentaire qui soit ordonné et cohérent et j’en suis désolée.
Je dirais juste que dans les grands lignes je te rejoints parfaitement.
La question que je me pose surtout c’est « est-ce qu’il vaut mieux mal faire ou ne pas faire » ?
Ne sois pas désolée, c’est agréable que tu interviennes.
C’est amusant parce qu’à un moment donné je me suis posé la même question.
J’ai envie de répondre que dans un cadre collectif, avec un public fragile (car les enfants sont un public dit fragile) et sur un sujet aussi délicat, il vaut mieux bien réfléchir avant d’agir car on peut aller à l’encontre de son but initial.
J’ai essayé d’organiser au mieux, je me lance !
Est-ce qu’on doit donner des réponses à des questions d’enfant relevant de l’intimité qui n’ont pas encore été posées ? Je ne le pense pas.
Est-ce que parler « d’amour » à des enfants est un sujet intime ? Oui.
Je me rappelle très bien avoir eu en CE2 des sentiments très forts et pour lesquels je ne me suis posée aucune question à l’époque pour une petite fille de mon âge. Est-ce que j’ai parlé d’amour à 8 ans ? Non. Est-ce qu’un tel film m’aurait amené à des réflexions qu’on n’est pas supposé avoir à cet âge ? Probablement.
Je pense que nous sommes dans une société où la sexualité et les variations du « couple » sont de plus en plus représentées et médiatisées, peu/pas/mal comprise par des enfants de 8 ans comme par ceux de 14.
Si le but de se film est de traiter de dénoncer l’homophobie, je pense c’est raté et que la réflexion devrait effectivement être tournée sur toutes les formes d’exclusions parce qu’on se doit d’expliquer à un enfant si jeune, élevé par des parents à l’esprit étroit et aux paroles peut-être ordurières, que ce n’est pas parce qu’on est différent et qu’on ne part pas avec les « mêmes chances » que les autres qu’en plus la société doit t’enfoncer…
Mais là aussi, mettre des albinos, des auvergnats, des gros et des pauvres dans le même panier me pose problème.
Si le but du film est de montrer qu’une autre forme de sexualité que le modèle « le papa et la maman mariés s’aiment très très fort et font l’amour dans le noir position missionnaire », ce n’est pas de leur âge.
Aborder ce sujet sur la sexualité plus tard, au même titre qu’on a le droit de décider de son corps et de dire « non » à des gens ou à des actes qui nous sont proposées, que ce qui est vu dans les films porno (j’ai du mal à me figurer ce que mon enfant de 2 ans verra et à quel âge !) est aussi une représentation orientée, que la sodomie en levrette n’est pas la seule forme sexuelle réservée aux gays… ça demande un intervenant convaincu de ce qu’il tient comme discours et je ne pense pas que l’éducation nationale prépare à ce genre de chose.
Il y a longtemps j’ai connu un gros poisson pauvre et auvergnat. Il était pas albinos mais ça l’a pas empêché de finir sa vie dans la blanche…
On sait comment ça fini cette histoire de poisson lune ?
Euh ben c’est bien organisé dis donc.
Merci d’être revenue.
Je pense que pour aborder la différence, il est mieux à cet âge de se référer aux lois qu’on peut étayer par des exemples à partir des réflexions et des préoccupations des enfants.
Toujours partir de toutes les façons des enfants et éviter de leur balancer des vérités toutes faites qui n’amènent aucun sens critique. Privilégier la recherche.
PS : Je suis trop Célestine Freinet…
Coquine
Et, heu…, sinon, tu as pensé à faire de la politique ?
Ah non, je serais très mauvaise, je pense !
PS : Célestine, pas Céleste. ;O)))
Je suis globalement d’accord avec toi. Le respect d’autrui, oui, les différences d’accord. Ramener cela à la sexualité pour des enfants qui n’en ont encore qu’une vague idée, catégoriquement contre.
J’aime bien les gens qui ont les couilles de prendre parti, quelque soit le parti.
Dis donc tu synthétises bien. Des fois je me demande pourquoi je mets 10 plombes et 3 pages à écrire des articles !
ils sont cons ces allemands : le lune et la soleil mdr ptdr xxlol, bon je reprend ma lecture
Ca manquait trop de déconnade ici.
Merci Emma !
Et la vieille chatte, elle a le poil blanc ? Nan parce que c’est important quand même
Putain mais t’es trop con, EmmA !
merde je suis plus ou j’en suis avec mes conneries, j’y retourne
Je suis en train de pleurer, là. C’est malin…
C’est un point de vue très intéressant, je n’avais pas bien suivi cette actualité et c’est bien d’en parler.
Ceci dit j’ai l’impression que dans le monde actuel, au prétexte d’intégrer et de gommer les discriminations, on se focalise sur quelques minorités et en les pointant du doigt, même sous des dehors positifs et engageants, on ne fait que les exposer à la haine de certains autres. (je bas le record de la phrase la plus longue et chiante là, non?)
Je préférerai qu’on éduque les enfants à la diversité dans son ensemble, et à l’amour et respect d’autrui. (je parle comme une bonne soeur là!)
Je crois aussi que le procédé n’est pas judicieux (je suis trop fatiguée pour faire des phrases longues mais je peux rester chiante).
PS : Tu me feras pas croire que t’as un côté bonne soeur ou seulement bonne alors.
Ben tu vois, quand je te lis, quand je vois tous les développements qui s’en suivent, je me sens très limitée du bulbe.
Parce que si mon fils revient de l’école en me racontant qu’il a vu un film et que ça traitait des gens qui aiment les gens du même sexe, je ne m’offusquerait pas, peut être parce qu’on en a déjà parlé, et j’y verrais une occasion d’y réfléchir de nouveau avec lui. Mais je n’irais pas analyser tout ça.
Je ne trouve pas qu’il soit trop jeune.
Il m’a déjà demandé ce que ça veut dire « sale pédé ». Le vocabulaire et les idées véhiculées sont une réalité dans la cour de sa primaire. Et c’est maintenant qu’il lui faut les explications .
Après, je suis d’accord avec toi, il faudrait que ça intervienne dans une communication sur les relations amoureuses globales pour ne pas focaliser sur l’homosexualité masculine. Et qu’il y ait le temps et la manière d’en parler à l’école.
Quand à savoir si c’est trop tôt : j’ai eu mes premiers cours d’éducation sexuelle à 11 ans en 6ème dans une école catho de chez catho. C’était il y a plus de trente ans !
Meuh non !
Tous les avis sont toujours très intéressants ; c’est ce qui permet de s’enrichir, de mettre en forme sa pensée, d’accéder à l’altérité.
Ton témoignage montre que chaque enfant est différent. Mademoiselle Commandante serait apte désormais à pas mal de choses. Mais ce n’était le cas ni l’année dernière ni encore moins l’année d’avant.
Et pourtant elle était d’une très grande maturité sur d’autres aspects.
Le passage en 6ème est un passage justement. On voit vraiment les changements chez les gamins.
Je m’excuse auprès de toutes de ne pas avoir le temps de lire tous vos commentaires, j’ai un gratin d’endives au jambon qui m’attend là. bonne soirée la Mère
Tu mets plein de béchamel et du gruyère avec ou t’ajoutes du Maroilles ?
je les fais des fois au Maroilles. quoi c’est pas à moi qu’on parle???
Qu’est-ce tu foutais, toi ?! T’étais où ???!!!
(Ah mais c’est comme ça ici, on doit pointer à heures précises parce que j’ai mes habitudes, moi Madame ! Je sais par exemple que Coq vient vers 11h30 et Kahlan vers 13h/14h, d’ailleurs elle a parfois du retard en ce moment, je pense qu’elle file un mauvais coton. Enfin CELA NE NOUS REGARDE PAS !).)
je suis malade. j’ai pas de chances parce que ce sont les vacances et je passerai bien mes journées à dormir…
putain les fautes
Je m’en fous.
Oh merde ! Qu’est-ce que t’as ?
Je sais, je pose beaucoup de questions…
estomac en vrac plus de café ni de clope depuis trois jours, ça devient dur…
Aïe ! Plus de clopes, ça c’est la loose…
T’as le droit à l’alcool au moins ?
j’essaie même pas….
Ze loose…
Tiens pour te faire mentir aujourd’hui je passe à 14h et qq ! Na !
Y aura des pénalités de retard !!!
Alors non ! c’était une version light, endives vapeur + jambon comme un mille feuilles, sauf qu’il n’y a que 2 empilements et par dessus de la mozzarella, hop au four, hop un peu de basilic ciselé là dessus.
Quand je viendrai manger chez toi, merci de prévoir autre chose.
ha en fait je voulais écrire : une bise sur t’lune, ouais ça me fait rigoler aussi
J’ai les Chtis dans l’Internet, les gonzesses !
EmmA et toi, pipi tulotte
Tsé qu’elle est grave, EmmA.
J’en pouvais plus hier soir. Heureusement, j’ai toujours un protège-machin dans mon sous-vêtement au cas où elle débarque…
Bon après, ça sent la pisse…
Bon, plus sérieusement… Ton billet m’a beaucoup intéressée. Je suis très sensible aux discriminations de toutes sortes. J’ai toujours mal aux oreilles quand j’entends quelqu’un dire ‘oh, le gros », « quel pd », « la pute » etc.. ça m’est arrivé d’intervenir et de me faire taper dessus….J’essaie vraiment au quotidien d’apprendre la tolérance à mes enfants. J’ai quelques bouquins sur lesquels je m’appuie. Je ne pense pas moi non plus que c’est à l’école d’apprendre la tolérance aux enfants mais je pense qu’ils doivent apprendre le respect et montrer le bon exemple! Quant au sujet de l’homosexualité je pense également que c’est à l’entourage familial d’expliquer le moment venu c’est à dire quand on sent que l’enfant se pose des questions ou qu’il exprime une demande. Mes enfants sont encore petits mais quand ils me posent des questions je leurs réponds le plus simplement possible. Souvent ma réponse leur suffit même si je ne me suis pas étendue sur le sujet. Désolée pour ce comm’ alambiqué…
Ca t’ennuie de préciser le « me faire taper dessus » (pas d’obligation bien sûr) parce que ça me perturbe.
c’était à la sortie d’un bar. j’ai voulu reclaquer la gamelle d’un mec qui jaugeait des filles, elle est bonne mais elle est conne , et je me suis pris une bonne baffe. je l’ouvre un peu moins rapidos maintenant…
Exact :choisir le bon moment…
Excellent ton article. Je suis absolument d’accord avec tout ce que tu as écrit (fastoche…). En CM2, la plupart des enfants ne sont pas mûrs sexuellement et dans leur tête pour comprendre les implications de l’homosexualité.
Dans toutes les sociétés, la cellule de base est quand même la cellule reproductrice : père + mère = enfant. Avant d’essayer de leur calquer un autre schéma, ce serait pas mal qu’ils intègrent celui-là. Je ne suis pas conservatrice, je ne suis pas pour « le couple pour la vie », je ne critique pas la mono-parentalité (plus souvent subie que choisie), mais enfin, un jour ou l’autre, le schéma classique a fonctionné chez la plupart des adultes.
D’un autre côté, il est vrai que le rôle des parents est de répondre aux questions et attentes des enfants, mais parfois, il y a des sujets qui ne viennent jamais sur le tapis. Soit parce que l’enfant n’y porte pas attention, soit parce qu’il n’ose pas en parler. Et puis il y a des parents qui refusent de parler de certaines choses. Il faut donc bien qu’un jour, les enfants soient mis au parfum. Ils le seront, c’est sûr, mais par qui ? D’où l’avantage que ces sujets « qui fâchent » soient abordés dans un environnement aussi sécurisant que l’école, avec des intervenants que les enfants connaissent, en qui ils ont confiance, avec un discours dépassionné.
Mais pas si tôt ….
Disons que le schéma classique (homme/femme) actuellement (il n’est pas dit que la science ne modifie pas le cours des choses) est nécessaire pour être un repère dans le cycle de la vie. C’est fondamental. Après je pense que ça c’est intégré très tôt (dans le sens de su, compris, digéré).
Je ne sais pas exactement à partir de quel moment un enfant qui n’aurait pas eu l’expérience d’une autre forme de relation dans son entourage peut appréhender un schéma différent.
Ben… je ne suis pas tout à fait sûre que le schéma classique soit intégré très tôt chez tous les enfants. Chez ceux qui en bénéficient ou évoluent dans un environnement familial et amical où c’est la norme, d’accord…
… mais pour ceux dont ce n’est pas le cas -et il y en a beaucoup…-, il serait assez incongru de leur présenter des schémas homosexuels sans leur avoir présenté le schéma classique, qu’ils peuvent n’avoir pas intégré préalablement
Je peux pas te répondre. Ca dépasse mon niveau de compétences.
Toujours pas de connexion dans ma grotte, d’où mon ENORME retard!!!Pas plus mal, car cela m’a permis de réfléchir (pas trop quand même, faut pas déconner!!)
Alors, alors…
Je ne peux parler du film dont je n’ai RIEN vu, je ne peux m’expliquer que sur le pricipe et de façon très personnelle.
J’ai été amenée très vite à parler d’homosexualité à mes enfants, parce que so hype que nous sommes nous avons des amis « homos comme ils disent ». J’ai attendu qu’ils me questionnent et leur ai répondus en toute simplicité tant l’homosexualité ne me dérange pas. De plus, j’ai toujours en tête que sur quatre grumeaux y’en a bien un qui pourrait passer du côté obscur ( smiley!!!) et que il est fondamental pour moi qu’il ou elle n’ai pas peur de nous le dire et sache qu’il sera entendu et respecté dans ses choix.
D’un point de vue plus large: Je suis tout à fait d’accord qu’il ne faut pas anticiper les questions que nos enfants ne nous posent pas ( ça viendra, je l’espère, ou pas…), en revanche parce que ce sont des adultes en devenir, ceux qui feront le monde de demain et dans ma grande naïveté ceux qui le feront peut être un peu évoluer, il me semble indispensable de les reprendre très tôt sur les propos discriminants qu’ils peuvent tenir ( parfois sans le savoir, micro Monsieur Jourdain de la saloperie!!)
La différence est nécessaire et enrichissante, elle mérite le respect le plus profond, c’est elle qui nous fait nous interroger, mettre en perspective, bref c’est elle qui nous apporte le fondement de l’être humain: le libre arbitre. Bien évidemment il ne s’agit pas de cautionner toutes les différences,mais c’est un autre sujet!!
Cependant et pour conclure, attention à ce que le mieux ne devienne pas l’ennemi du bien, le risque lorsque tout devient discrimination est, selon moi, de » ghettoiser » les populations concernées. Je pense que rire d’un homo, juif, arabe….c’est le considérer comme mon égal, je me moque de toi comme je me moque de moi dans mes travers d’humain un peu déclaveté!!Si au nom de la discrimination, je ne dis plus rien à ton égard, je te nie, tu n’existes plus…
Deux petites choses pour vraiment fini un com qui, pour le coup, est VRAIMENT, décousu, réécoutez la chanson d’Aznavour et si vous pouvez vous le procurer regardez cet excellent reportage ( envoyé spécial je crois) sur l’homosexualité en banlieue, sidérant..
Bises au QG!!
PS @ EmmA: Une vieille chatte a toujours le poil gris sauf si elle sort de chez Dessange, coiffeur à Paris donc forcément PD!!!!
« j’ai toujours en tête que sur quatre grumeaux y’en a bien un qui pourrait passer du côté obscur ( smiley!!!) et que il est fondamental pour moi qu’il ou elle n’ai pas peur de nous le dire et sache qu’il sera entendu et respecté dans ses choix »
Yes, pareil ….. Merci Alorom
Très intéressant, Alorom. Je vais rebondir sur certains points.
Adulte en devenir oui mais place/stade d’enfant avant tout. Donc reprendre d’une façon que les gosses peuvent entendre. Je suis d’accord.
Concernant l’humour, c’est une ouverture pertinente. Je te rejoins sur le risque de négation de l’autre si tout est sujet à voir « du mal ».
En revanche, je crois aussi que l’humour est une arme et que sous couvert d’humour on peut faire passer beaucoup de choses (voire des rejets inconscients parfois), d’où l’importance d’une intention réellement bienveillante et au clair avec soi-même ; de s’assurer que la personne en face est apte à recevoir car l’humour peut blesser (blessure que l’on pourra nier en disant « Mais t’as pas d’humour ! », « C’est pour rire ! » etc.).
Concernant l’humour que j’utilise plus comme une défense et pratiquement jamais comme une arme ( sauf quand je suis dépassée et que je perds pied), je suis toujours dans le respect de l’autre.Plus jeune je pouvais être blessante, aujourd’hui, vieille peau que je suis je fais très attention. Mon objectif est de rire avec la personne sans taper là où ça fait mal ( trop facile!!)!!
Je te fais des bisous et perd le signal puisque je quitte le bureau pour le reste de la journée!!
A demain!!
Ca je n’en doute pas.
Je commentais plus d’un point de vue global.
Moi aussi je te fais des bises.
Nos enfants sont encore petits et pourtant l’homosexualité s’est rapidement imposée à eux : le fils d’un couple d’amis et surtout une petite copine à l’école dont les parents sont 2 mamans. Les filles ont bien sur posé des questions et on leur a expliqué les possibilités de couples sans rentrer dans les détails.
Mais par contre je leur ai aussi expliqué que les différences sont aussi dans le fait d’être petit ou grand, gros ou maigre mais aussi dans nos origines…
Ca s’est fait de façon naturelle. C’est impecc’.
Attention, référence hautement culturée, j’en suis consciente ….
Mais tous les gamins qui suivent Plus belle la vie (ben oui …. smiley qui rougit) ont l’exemple, suivant la période de la série, d’un couple homosexuel masculin (et même féminin à un moment ….). … Ca ne fait pas avancer le schmilblick de la discussion sur le film … mais comme cette série a une grande audience, il doit sûrement y avoir des questions, des réactions dans les familles ….
Bon, je ne suis vraiment pas claire là …..
Je dois avouer que je ne sais pas trop où tu veux en venir…
Ben je trouvais que c’était positif en terme de respect de l’autre, de respect des différences …
Bon, je vais me coucher
PBLV serait une série permettant d’accéder à la « tolérance » (j’aime pas ce mot) ?
C’est pas sarcastique. J’en sais rien ; j’ai dû voir 1/2 épisode.
Disons que ça aborde plein plein plein (trop ….?) de thèmes dits « sensibles ». C’est hyper caricatural, mais ça les aborde.
Et « Une famille formidable » ? C’est pas mal aussi dans le genre abordage de sujets sensibles !
Ah.
Je viens de regarder la bande-annonce (il serait temps) : c’est vraiment bizarre, et un peu compliqué pour des gosses. Ca ne me plaît pas beaucoup.
Pas mal de métaphores dont le sens est un peu obscur…
Passionnant ! Je sors de chez Princesse Soso et je me suis fait mon café philo derrière l’écran. Malheureusement, je ne suis pas convaincue que les raisons pour lesquelles Luc Chatel (il ressemble un peu à Philippe non ?) a finalement décidé de ne pas diffuser le film soient les mêmes que celles que tu viens de développer (et avec quel talent ! Oh y’a plus rien à gagner, je peux me laisser aller à un peu de flagornerie, non ?). Par contre, si tu pouvais éviter de citer Hervé Vilard, tu serais bien urbaine car maintenant, j’en ai pour la journée. Amoureux, malheureux, ça n’fait rien, c’est si bien…
Merci So. Ca me touche d’autant plus venant de toi.
Pour Luc Chatel, vu qu’il n’a pas argumenté, on n’en saura pas plus.
Capri, c’est fini…
pssssssssssssssssst : pour clore ce sujet dans un éclat de rire général, je vous propose de visionner cette vidéo !
TROP MORTEL !
http://www.vlol.tv/videos/447/faut-il-parler-de-sexe-avec-ses-parents.html
Tu clos MON sujet ou tu clos TA participation au sujet ?

Parce que c’est pas pareil : il y a peut-être des personnes qui ont encore envie de s’exprimer dessus.
Je peux pas regarder ta vidéo pour le moment, I’ll be back !
réponse n° 2
:-):-)
Merci pour ton vis éclairé ; celui d’une Mère!
De ce fait, on se pose aussi d’autres questions.
Merci à toi Lilith pour ta lecture.
Alors moi je suis maman et instit en cycle 3. je pense que la tolérance doit être apportée par les parents puis soutenue par l’école… (et on est loin du compte!!). Je vois mal évoquer ce sujet clairement avec mes élèves, tous ne sont pas prêts, autant sur la sexualité que sur le fait, pour certains, de remettre en cause les idées de leurs parents (et oui…).
Mais tout à fait d’accord avec toi : un travail sur la tolérance est plus que primordial (et est de toute façon fait en classe!).
Et puis effectivement, il faudrait ajouter « des homosexuels » dans cette liste (programmes cycle 3) :
-l’extermination des Juifs et des Tziganes par les nazis : un crime contre l’humanité.
Ce serait déjà un début!
En tout cas mes enfants savent qu’on peut être deux mamans et avoir un enfant (je suppose donc que ça fonctionne pour les deux papas, mais on n’a pas de couple deux garçons papas !! ;-D ). Viendra ensuite l’explication du « comment on fait les bébés » !!!
Bravo pour le petit débat en tout cas
Merci _L_ pour ton témoignage. C’est toujours très intéressant d’avoir les retour des instits.
Tiens, j’ai pensé à toi : j’ai reçu un mail d’amis cathos pour signer une pétition contre ce film.
Je voulais te retrouver le texte, mais je ne le retrouve plus, j’ai dû le balancer… oups :-/
Je l’ai vue cette pétition. Elle a circulé sur quelques blogs.