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Les alternatives à la fessée

24 novembre 2009

Suite des articles “Dossier sur la fessée : présentation” , “la proposition de loi contre la fessée”, et « La fessée : un abus d’autorité parentale »

J’ai fait le rêve étrange et symbolique d’une jeune femme caractérielle insupportable que j’adoptais au sens propre du terme. C’était il y a quelques années.

Vingt-quatre ans d’âge et quatre ans niveau comportement : chouinant sans cesse, pleurant sans raison apparente, prenant la porte, boudant, refusant de travailler, refusant de répondre quand je lui demandais de prendre la parole, me regardant avec une colère noire dans les yeux etc.  Je ne parvenais dans la réalité à communiquer avec cette jeune femme et son attitude m’énervait. J’en venais à ne plus pouvoir la voir en peinture et j’étais obligée de composer avec elle des journées entières sur un groupe fragile, sans possibilité de chantage ou de sanction et encore moins de coup de pied au cul, cela va de soi. Plus je la réprimandais, plus elle se braquait ; plus elle se braquait et plus je saturais. J’essayais de tester aussi la manière douce et rien n’y faisait. Nous nous trouvions dans l’impasse.

Ma collègue rencontrait moins de difficultés avec elle. Certains jours étaient particulièrement pénibles pour ma collègue aussi ; cependant elle n’avait jamais eu envie de l’éclater à grands coups de batte de baseball. A tel point, que lors d’un entretien entre cette jeune-femme, ma collègue et moi, je laissai ma collègue mener l’entretien parce que j’étais à bout.

Que se passait-il en moi ? J’étais responsable de cette femme/fillette dans le cadre de mes fonctions et j’étais dépassée par ce que nous nous renvoyions mutuellement et j’avais beau me dire que quelque chose n’allait pas spécialement avec moi, je ne parvenais pas à rectifier le tir.

Et puis j’ai fait ce rêve qui a modifié le cours des évènements, ce rêve où je l’adoptais, où j’en faisais ma fille, ce rêve où en fait j’acceptais de l’accepter telle qu’elle était et où je n’étais plus focalisée uniquement sur ses défauts mais où j’allais enfin voir qu’elle avait de nombreuses qualités. Quelque chose s’était débloquée. Du jour au lendemain je suis arrivée à fournir des réponses adaptées à son comportement qui lui-même se modifia petit à petit. Oh, elle n’était pas devenue une jeune femme mature et agréable (il y avait trop de choses à régler qui n’étaient pas de mon ressort) mais je parvenais à le gérer et en le gérant, elle se mettait davantage au diapason. Il s’installa même une relation de confiance et d’estime réciproque, une fierté de sa part à me contenter, une meilleure estime de soi chez elle.

Je n’ai toujours pas compris ce qui s’était réellement joué entre nous mais j’ai compris que pour agir avec quelqu’un dont on a la responsabilité, il est important de se concentrer sur ce qu’il y a de meilleur en lui, de le prendre comme il est et d’individualiser ses stratégies. Quand on n’est plus que dans le négatif, à la limite du mépris ou de la haine, on ne parvient plus à sortir du cadre rigide dans lequel on s’est enfermés… Ca demande également de se remettre en questions : pourquoi y a-t-il conflit, est-ce vraiment de la faute de l’autre, dans un conflit ne sommes-nous pas deux, qu’ai-je fait ou n’ai-je pas fait qui aurait pu améliorer la situation, si j’ai autorité, n’ai-je pas une part de responsabilité dans le fait de ne pas parvenir à contrôler cette situation ?

Les parents (grosse problématique psychologique exceptée) aiment leurs enfants (plus ou moins bien mais pour la majorité bien) et souhaitent leur bien ; les enfants aiment aussi leurs parents et cherchent à se faire aimer d’eux, à leur faire plaisir, à être estimés par eux. J’ai une maxime qui consiste à dire que si les enfants sont ingrats, les parents sont également injustes.

C’est dur pour nous, parents, d’avoir le sentiment de tout faire pour notre enfant et il ne nous rend rien. C’est ainsi, c’est dans l’ordre des choses. L’enfant n’a pas à nous remercier pour nos devoirs. En revanche, il convient qu’il respecte notre autorité parentale. C’est le seul devoir que l’on peut attendre de lui dans son stade d’enfant.

On ne peut pas comparer le travail des professionnels de l’enfance avec le nôtre car il n’y a pas la même dimension affective et de proximité complexifiant les rapports mais on peut s’inspirer de leurs techniques et de leur approche de l’enfant.

Le temps passé avec leur enfant est si minime pour la plupart des parents qu’il serait dommage de ne pas savourer ces instants précieux auprès de lui qui ne reviendront plus.

Rien n’est ni immuable ni irréversible. Et si l’on consent à se mettre davantage à la place de l’enfant, si l’on développe son empathie envers lui, car on peut difficilement lui en demander autant et nous sommes mieux placés par notre maturité pour nous décentrer, si on est persuadés que l’on a tort de pratiquer des châtiments corporels, alors on a toutes les chances, avec un travail de longue haleine (l’éducation se déroule sur du long terme) et du temps pour déjouer les automatismes chez soi et son enfant (ne pas se décourager au premier échec), de mener à bien une éducation avec un minimum de violence.

Changer ses habitudes, apprendre à élever son enfant autrement va demander une remise en questions comme celle décrite ci-dessus en amont de ses pratiques : s’interroger sur les situations en analysant ce qui est en train de se jouer pour l’un comme pour l’autre, l’un avec l’autre ; repérer les contextes de crises et comment chacun y réagit ; mettre en place des solutions et des méthodes nouvelles. Il n’est nul besoin d’être psychologue ou spécialiste des enfants pour cela. Nous sommes au contraire au cœur du problème et sommes les plus en capacité généralement de comprendre notre enfant, de repérer ce qui se passe dans notre foyer.

Nous voudrions détenir les clefs en claquant des doigts. Nous attendons un effet immédiat. Nous souhaitons des remèdes miracles comme le vaccin protège instantanément du tétanos. Le vaccin n’a ni sentiments ni responsabilité. Le vaccin trouve son origine dans les sciences dures pas dans les sciences humaines. Le vaccin est une réponse à un cas de figure. Il ne tient compte ni du contexte ni des personnalités ni des fonctionnements psychologiques ni des liens affectifs. Le vaccin est une chose qui ne peut panser qu’un virus, un mal pour l’homme. L’éducation n’est pas ciblée sur « un mal » ; elle est globale. Dans notre éducation, il ne s’agit pas de voir « du mal », plutôt des difficultés ou d’être centré sur ce qui est « mal ».

Je suis donc au regret de t’informer que je n’ai pas de tuyaux fermes et efficaces pour tous les parents ; chaque situation, chaque personne concernée étant différentes.

On peut toutefois mettre en œuvre quelques pistes utiles qui n’ont rien de révolutionnaires :

- Ouvrir un blog et se lâcher. Ok, je délire. C’est pas si idiot cependant de poser les situations à l’écrit. Ca permet une mise à distance, un recul et une meilleure analyse des faits.

- Faire confiance à son enfant et se faire confiance. Quand on a peur des réactions de son enfant et qu’on veut lui faire encore plus peur, on n’instaure plus des bases saines.

- Rester calme. Le plus possible. Cela permet de désamorcer ou gérer les crises. Plus on crie, plus on menace, plus on tape, plus l’enfant risque soit de se rebeller davantage soit de se soumettre dans la crainte. Encore une fois, si la fessée était si efficace pédagogiquement, l’enfant ne serait pas dans l’escalade de conneries (et cessons d’incriminer le caractère de l’enfant ! Cessons également de toujours accuser l’enfant, d’autant qu’il ne peut se défendre !). La fessée peut simplement le calmer sur l’instant (ce qui n’est pas toujours vrai d’ailleurs). Or, encore une fois, l’éducation ne se fait pas sur du court terme. Nous n’arrivons pas à ne pas nous énerver ? Quelles en sont les causes ? Comment pouvons-nous y remédier ?

- Mesurer que certains conflits sont inévitables, en rapport avec l’âge de l’enfant (l’enfant qui touche à tout, qui s’oppose etc.). Pour l’enfant qui touche, il est assez efficace de stopper le geste en maintenant fermement la main et en rappelant brièvement l’interdit (et de ne pas punir ensuite pour un geste alors que la punition ne sera pas comprise) ou sa colère avant que l’enfant ne puisse plus se calmer. Nous ne pouvons pas par exemple exiger du petit enfant qu’il ne touche pas à tout alors qu’il est dans une phase de découverte du monde, que c’est trop tentant pour lui et qu’il ne peut se contrôler. L’empêcher de vouloir toucher en l’effrayant serait préjudiciable pour lui ; il est nécessaire qu’il soit attiré par la nouveauté et ce qui l’entoure. Pour l’opposition, rester impassible est encore la meilleure méthode pour éviter le conflit armé (Tu t’opposes pour t’affirmer, d’accord c’est ton droit mais moi ça ne m’intéresse pas. Je ne rentrerai pas dans cette guerre avec toi. Je te laisse là à t’énerver tout seul et je ne te regarde même pas.). Ca sous-entend de tolérer les cris et de percevoir que la colère doit s’exprimer car c’est une phase du développement de l’enfant. Cessons toujours et encore de croire que si l’enfant ne réagit pas comme nous, adulte, il deviendra rebelle ou capricieux ! Laissons-lui le temps de mûrir.

- Lui faire comprendre le sens de la propriété en respectant ce qui lui appartient (même si cela nous semble ridicule – exemple : des cailloux ou des marrons ramassés) pour lui montrer l’exemple et le respect.

- Exiger également des engagements qu’il n’est pas en mesure de tenir à coup sûr (exemple : lui confier un secret) est une aberration pédagogique. Promettre de notre part toujours que ce que nous pourrons tenir.

- Expliquer à l’enfant en âge de comprendre clairement ce que l’on attend de lui et pourquoi, les conséquences s’il n’y répond pas. Appliquer les sanctions si on en a définies. On peut faire reformuler les règles à l’enfant pour vérifier qu’ils les a bien comprises et que par la parole, il s’engage. On peut aussi écrire les règles ou établir une sorte de contrat pour les plus coriaces.

- Privilégier pour les plus âgés la réparation à la punition. Elle est plus constructive. Laissons l’enfant apprendre de ses erreurs et ne le sanctionnons pas doublement quand il a déjà été sanctionné dans un cadre externe (exemple : l’enfant est collé à l’école et nous en remettons une couche en le privant à la maison. Laissons l’école avoir le monopole de l’autorité dans son domaine. Appuyons cette autorité en rappelant les règles.) !

- Savoir s’excuser et admettre que l’on s’est trompés sans chercher à se justifier mais en exposant rapidement les faits montre qu’on est maître de soi et qu’il peut nous faire confiance car nous tentons d’être justes. Notre autorité n’en pâtira pas, bien au contraire !

- Mesurer que l’on n’est pas responsable de tout (rôle de l’environnement…) non plus sans rejeter sa part de responsabilité. Reconnaître ses responsabilités, ce n’est pas culpabiliser.

- Vérifier la cohérence des méthodes éducatives avec notre conjoint. Est-il présent pour ça ? Allons-nous dans le même sens ? Ne nous discrédite-t-il pas ? Et nous, ne le discréditons-nous pas dans ses rôles (parental, de conjoint, d’homme) ? Nous critiquons-nous l’un l’autre devant les enfants ? Devons-nous faire une mise au point dans notre couple ?

- Passer le relai quand nous sommes particulièrement fatigués ou à bout. Si l’on est seul avec l’enfant et qu’on a besoin de faire un break, sortir un DVD (Oui-Oui est mon ami !) ou toute autre chose qui l’absorbe et aller se vider la tête dans une autre pièce.

- Tenter d’expliquer à l’enfant notre état (je suis en colère, je suis fatigué) sans s’étendre (il n’a pas à s’immiscer dans notre vie privée d’adultes), sans diriger ce dernier vers une responsabilité de l’enfant (je ne te supporte plus parce que je suis fatigué et non je suis fatigué parce que tu es insupportable) et sans faire de chantage affectif.

- Communiquer avec lui oralement mais sur ce qu’il peut comprendre et avec les mots qu’il peut appréhender.

- Cesser le chantage qui ne responsabilise pas les plus grands mais les fait marcher au bâton et à la carotte en agissant entre autres par la crainte.

- Quand les règles ont bien été expliquées et sont bien enregistrées par l’enfant depuis longtemps, il est inutile au bout d’un moment de revenir sur le pourquoi et le comment de ces règles. Un simple « Et alors ?! » (utilisé avec succès par les enseignants) prononcé avec conviction suffit à rappeler la règle.

- Négocier quand cela est faisable. Il ne s’agit pas de laisser l’enfant tout diriger mais de lui montrer qu’il a une valeur et qu’il participe à la vie familiale.

- Réfléchir si c’est l’enfant qui a un problème ou si notre relation à tous deux pose problème ou encore nos projections et nos exigences démesurées ? Notre enfant n’est pas un esclave miniature. Il a envie de rester cinq minutes dans le bain et nous avons ces cinq minutes ? Oh faisons un effort, je suis sûre que nous les avons ! Ben pourquoi exigeons-nous qu’il sorte immédiatement ? Quand nous avons envie de rester cinq minutes de plus dans le bain, nous nous l’autorisons. Alors pourquoi ses envies à lui auraient-elles moins d’importance que les nôtres ? Il ne nous prendra pas le bras parce que nous lui tendons la main si le cadre est posé et négocié.

- En cas de comportement turbulent subit, essayons de comprendre ce qui se passe dans sa petite caboche et d’en débriefer avec lui, de le laisser s’exprimer sur son attitude, s’il est en âge avant de sanctionner. Quand l’enfant change de comportement, il exprime souvent un mal-être. Faut-il ensuite sanctionner ce mal-être et comment ? Nous pouvons aussi lui laisser une chance.

- Valoriser ! On a tendance a toujours dire quand ça ne va pas et jamais quand c’est bien. Si l’enfant a progressé mais n’est pas encore au top, le féliciter et voir avec lui les prochains points à perfectionner. Insister sur les efforts qui nous satisfont.

- Eloigner notre enfant de nous quand nous avons envie de l’éclater contre un mur en lui suggérant d’aller se calmer dans sa chambre. C’est pas le coller dans sa chambre comme une punition (la chambre risque d’être assimilée à une prison). S’il est en colère, il ne s’agit pas de le punir d’être en colère, il s’agit de nous calmer les esprits tous les deux, et surtout le nôtre en fait. Nous pouvons en même temps bien lui expliquer que nous entendons sa colère mais que pour autant nous ne sommes pas d’accord pour qu’il l’exprime de cette façon car nous n’avons pas à supporter ses pleurs, ses cris et ses trépignements. Il peut néanmoins l’exprimer dans sa chambre parce que c’est « son territoire privilégié ».

- Utiliser l’humour permet de dédramatiser certaines situations en renvoyant à l’enfant le côté ridicule de son comportement ou de ses paroles. Les enfants y sont sensibles.

J’ai à ce sujet une petite anecdote de dimanche où le Grognard dormait quand nous sommes arrivés à un vide-grenier où Mademoiselle Commandante ne souhaitait pas aller (eh oui, on avait tranché !). Elle était donc agacée d’attendre le réveil de son frère, d’autant qu’elle ne souhaitait pas se trouver là et commença à me chercher. (NDLR : J’ai pu analyser la situation et les non-dits en mettant par écrit la scène).

La Mère Joie : Mardi, c’est pareil, pour acheter du lait, il s’est endormi juste en arrivant devant Inter. Alors j’ai patienté puis j’en ai eu marre, je l’ai réveillé.

Mademoiselle Commandante moqueuse : Alors t’en as eu marre. (NDLR : signifiait « J’en ai marre moi aussi ! »)

La Mère Joie ne comprenant pas le sous-entendu : Ben oui, c’est ce que je viens de dire.

Mademoiselle Commandante ironique : Non, je répondais.

La Mère Joie n’arrivant pas à définir le problème sous-jacent : A quoi répondais-tu, j’ai pas posé de question ?

Mademoiselle Commandante taquine : Non, je me répondais à moi-même, opiniellement.

La Mère Joie comprenant mieux mais n’étant pas en mesure de déjouer ce qui se trame : Opiniellement ? C’est quoi ça ?!

Mademoiselle Commandante effrontée : Ben c’est rapport à mon opinion… (NDLR : Le reste fut marmonné de façon incompréhensible)

La Mère Joie un peu blasée : Et ça existe dans le dictionnaire ?

Mademoiselle Commandante se foutant royalement de ma gueule : Ca existe mais ils peuvent pas tout mettre ! C’est comme poil de cul, c’est pas dans le dico…

Mon Légionnaire du tac au tac : C’est comme ta prof de français, elle te mettra un 0/20 sur ta copie et te dira qu’elle a pas pu mettre plus de points dans son stylo.

Mademoiselle Commandante amusée et calmée, cernant que la limite avait été atteinte, n’a plus pipé mot. On note dans cet exemple que mon Légionnaire, tiers dans la conversation a permis de calmer le jeu sans réprimander la Fräulein d’avoir été grossière (ce qu’elle savait pertinemment) et volontairement insolente.

Tout le monde n’a pas les réparties de mon Légionnaire qui font mouche, je l’accorde. Mais tout le monde peut réagir en se « moquant » gentiment de son enfant, en pimentant les situations d’un peu de dérision. Et je le constate avec le Grognard comme avec Mademoiselle Commandante ou d’autres enfants, ça fonctionne bien très tôt !

- Il est insupportable et nous ne pouvons plus rien en tirer, mère comme père. C’est l’impasse. Si nous évitons Aldo Naouri, nous pouvons trouver un bon professionnel pour nous accompagner momentanément ou déceler une hyperactivité ou un autre souci d’ordre médical chez notre lardon. Eh oui, ça demande du courage d’en appeler à une aide extérieure ! Ca ne signifie pas que nous sommes des parents pas bien ! Cela dit, avant essayons de bien cerner si notre enfant est vraiment insupportable ou si nous avons défini des limites énormes car nous ne sommes pas du tout indulgents ou si c’est normal que notre monstre à son âge (à peu près) il agisse de la sorte. Parce que le pédopsy, s’il en avait pas réellement besoin et que notre gosse vivait cette démarche comme forcée et ne la comprenait pas, ce serait préjudiciable pour la suite. Je pense que l’intervention d’un tiers (grand-mère, marraine, ami, médecin de famille, enseignant etc.) peut être grandement bénéfique lorsque la relation parents/enfants s’enlise. Un regard extérieur peut permettre non seulement de voir les choses sous un autre angle mais aussi que l’enfant se confie davantage. De même, il existe dans certains hôpitaux des réunions gratuites pour les parents en difficultés ou parfois il est mis en place des réunions d’informations à l’usage des parents par des structures sociales. Se renseigner.

De mon point de vue, hors pathologie ou souffrance de l’enfant, des parents dits sans graves problèmes psychologiques sont tout à fait capables de gérer leur relation avec leur enfant sans passer par la case violence physique ou verbale. Et j’en fais le pari !

Les pistes que j’ai données à titre indicatif demandent de la patience et une réelle prise de conscience de notre abus d’autorité ou de notre manque d’empathie.

Depuis le début de ma rédaction sur le sujet de la fessée, en réfléchissant de façon plus poussée à notre rôle de parents, cela m’a permis d’être (encore ?) plus cool avec mes enfants et mes enfants me l’ont bien rendu en retour. Nous sommes tellement pris dans l’engrenage de la vie que nous ne pensons pas à nous arrêter pour dresser un bilan qui serait pourtant la base d’une nouvelle harmonie. Nous sommes frileux. Aussi, j’ai envie de dire, ne suis pas mes pistes aveuglément, mets-les même en doute, critique-les, va contre elles et rédige quelque chose toi-même sur la violence éducative, fais des schémas, prends des exemples de chez toi. On apprend essentiellement quand on recherche… Et c’est à toi de te faire ta propre opinion.

Je n’ai pas encore fini de cheminer concernant la proposition de loi d’Edwige Antier (J’envie les personnes qui ont un avis tranché sur tout en un minimum de temps. Ou serais-je un brin caustique ?). Par conséquent, je réserve mon dernier article pour la semaine prochaine au plus tôt et en attendant, on se retrouve dans ce journal avec des billets dans le ton habituel et une invitée au récit hilarant.

Mes remerciements :

- Au Grognard pour m’avoir rendu la tapette que je venais de lui coller sur la main et m’apprend tous les jours, en dépit de sa tonicité, que la violence n’est pas une solution.

- A Mademoiselle Commandante qui, du haut de ses onze ans et demi, parvient à maîtriser sa colère envers le Grognard et qui, par son statut d’enfant comprend souvent mieux ses réactions ; qui m’a forcée à me dépasser parce qu’elle est une fille.

- A mon Légionnaire d’être si proches des enfants, d’être à l’écoute de leurs besoins et désirs et de me montrer qu’aucun enfant ne lui manque de respect ni professionnellement ni au Q.G..

- A mes parents de n’avoir jamais levé la main sur moi.

- Aux personnes rencontrées dans ma profession (pourtant avec des comportements problématiques) et m’ayant prouvé qu’on peut avoir de l’autorité sans blâmer, punir, faire du chantage, violenter, menacer, contraindre et faire peur.

- A Janusz Korczak qui a œuvré pour le respect de l’enfant toute sa vie et dont les travaux au début du siècle dernier ont donné lieu à la Convention des droits de l’enfant en 1989 (soit il y a seulement vingt ans !). Si les parents ne devaient avoir qu’un bouquin éducatif dans leur bibliothèque, ce serait Comment aimer un enfant suivi de Le droit au respect de l’enfant de ce grand Monsieur.

PS : Je rappelle que nous pourrons échanger, dans les commentaires, des cas spécifiques de chacun pour tenter de trouver tous ensemble des idées à mettre en pratique.

POUR ALLER PLUS LOIN :

- « Dossier sur la fessée : présentation »

- la proposition de loi contre la fessée”

“La fessée : un abus d’autorité parentale”

- « Dossier sur la fessée : conclusions »

100 commentaires leave one →
  1. 24 novembre 2009 08:16

    Salut ma jolie, ben dis donc, t’as bien planché sur ton sujet pour nous pondre cet…. essai! Je suis d’accord avec la plupart des choses que tu écris, même si parfois, j’ai du mal à ne pas taper un petit coup sur la main de ma fille quand elle touche à quelque chose qu’elle sait pertinemment qu’elle n’a pas le droit de toucher (et que ça fait la 36e fois que je me répète! Je déteste me répéter).

    Mais comme tu le dis, c’est à nous parents de nous contrôler, de changer d’attitude, de nous remettre en question… Parfois, quand on est fatigué, ou qu’on a 39 de fièvre (c’était ce weekend) c’est plus dur, mais je reste persuadée comme toi qu’il y a d’autres façons de régler nos soucis d’autorité.

    Je teste fréquemment l’option « humour », qui fonctionne très bien avec ma petite de 14 mois. Elle comprends très bien quand je la singe, quand je fais une blague ou des mimiques en exagérant, quand elle tape du pied sans raison par exemple, et elle finit toujours par rigoler.

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 09:28

      Je suis persuadée qu’elle essaie de ne pas trop toucher. Imaginons : ton diététicien t’a mise au régime et t’es entourée de chocolats et de choses que tu aimes manger en permanence. Tu sais que ne dois pas. Et pourtant… Il y a de grandes chances que tu craques… :-D
      Tu vas voir, quand elle sera en âge, elle va se calmer d’elle-même. ;-)
      Ma formation, mon travail auprès des adultes et des ados m’ont fait voir les choses autrement avec les enfants. Pourtant il a fallu que je lise davantage, que je teste pour bien intégrer ce que je savais déjà.
      Oui, l’humour permet vraiment beaucoup de choses. Je l’utilise de plus en plus.

  2. 24 novembre 2009 08:23

    Je tenais à te féliciter du reste pour ton sujet très intéressant. Merci pour tous les efforts que tu as dû fournir pour nous écrire tout ça, c’est un peu dur de lire ton pavé à 7h du mat (pour une fois que ma puce se re-réveille tôt! j’en profite pour venir voir ta prose sympathique) mais du coup je suis dans les starting-blocks des commentaires, et ça c’est coooool! :-D

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 09:30

      Merci pour tes félicitations.
      J’évite les articles dans ce genre parce que je préfère écrire des choses amusantes (comme je l’ai dit dans l’article sur mes motivations concernant le blog). Mais là, ça me tenait à coeur.

  3. 24 novembre 2009 09:25

    je te lirai au calme lors de la sieste des enfants cette après midi!! en tout cas bravo pour ce travail, j’espere que ça portera ces fruits, que ça fera reflechir plus d’une! bravo en tout cas, chapeau!

    à cette aprem madame!!!

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 13:41

      Merci Cassio.
      Très honnêtement, j’ai des doutes que ça fasse réfléchir s’il n’y avait pas déjà une toute petite brèche. Mais si ça permet à une seule, juste une seule personne d’élargir son horizon alors ce sera énorme. ;-)

  4. 24 novembre 2009 10:31

    Je suis éminemment d’accord avec toi, tu exprimes super bien ce que je pense comme étant du bon sens dans l’éducation. Merci !

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 12:13

      Du bon sens tout à fait (je l’ai pas écrit mais je l’ai beaucoup pensé) !

  5. 24 novembre 2009 10:32

    Je crois bien que nous sommes sur la même longueur d’ondes et suis d’accord pour dire que rien que de parler de ces sujets nous font réfléchir au quotidien… je travaille sur mes cris parce que je me déteste quand je crie et je pense être sur la bonne voie!
    Je réagis aussi beaucoup en écoutant ma fille qui réagit à son tour à ma voix énervée « je veux que tu sois contente » « mais non regarde là tu parles comme ça, t’es pas contente… » elle est hyper sensible à mes intonations, raison de plus pour que j’arrête de crier (sauf pour éviter un danger!)

    Hier quand je te parlais des choses graves et de celles moins graves, ben voilà rester dans le bain plus longtemps c’est vraiment quelque chose qui ne vaut pas la peine qu’on s’énerve! On donne le bain suffisamment tôt pour qu’elle puisse rester 1 heure si ça lui chante et si jamais on ne le fait pas assez tôt, on ne peut s’en prendre qu’à soi même si après on est en retard pour le diner… d’ailleurs quand je sais que ça va être juste, je négocie la douche!

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 12:15

      L’intonation, c’est vraiment important. Quand par exemple on leur parle raisonnablement, ce n’est pas tant le discours qu’ils comprennent mais la voix apaisante qui les rassure, notre fermeté et notre maîtrise de soi.

  6. 24 novembre 2009 10:39

    Plein de pistes super intéressantes ! Moi j’ajouterai aussi de réfléchir à pourquoi on dit « non », pourquoi on s’arc-boute sur nos positions au cas par cas. Est-ce vraiment quelque chose qui nous est intolérable ? Est-ce important pour nous ? Ou est-ce parce qu’on nous a dit « qu’il ne faut pas », « qu’un enfant ne doit pas… » ? Parce qu’on ne veut pas céder et « perdre la face » ? Les interdits et les refus passent mieux quand ils ne sont pas trop nombreux, et on aura plus de légitimité (et de facilité) à maintenir la limite si elle est vraiment importante pour nous que si c’est juste parce que l’enfant doit apprendre la frustration ou autre raison un peu moisie. Je précise d’emblée que oui l’enfant doit apprendre la frustration mais que la vie se charge très bien de fournir des tas de situations pour ça et qu’à mon avis il n’y a pas besoin d’en créer juste pour le « plaisir »…

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 12:16

      Merci la Poule.
      Excellentes précisions que je rejoins. De toutes les façons, le petit enfant vit dans la frustration perpétuelle à la maison, même avec un « cadre modulable ».

  7. 24 novembre 2009 10:43

    Kikou Mère Joie,

    Ouais c’est trop de la balle c’que t’écris!!! Une loi pour interdire la fessée mdr!!!!Dés que mes ieuves y lèvent la main sur ouam, direct j’les dénonce aux bleus, triple lol!!
    Parce que des fois les ancêtres y sont trop pas cool, y demandent qu’on range nos chambres, qu’on mette le couvert toussa c’est trop la latche pour nous!!!
    Pi y comprennent rien, wé on a envie de rien juste de rouiller et là zyva la disserte sur notre avenir, les études, la délinquance, la drogue, y nous font trop pas confiance, on sait tousa, et on sait qu’il faut pas dépasser les limites parce que sinon c’est pour notre gueule!!
    On sait aussi qu’ils sont nazes, que le boulot ça les crispe, que les chaussettes sales sous les pajes ça énerve!!!
    On est pas des teubés on peut s’comprendre, on peut s’parler, chacun peut mettre de l’eau dans son coca!!
    Parce qu’au final le plus important c’est qu’ils nous surkiffent les croulants et que nous aussi on les aime!!
    Le collectif des nains d’Alorom!!
    PS: Sûrs que c’est la daronne qui est passée après pour corriger les fautes!!
    Wesh wesh la Mère, et big up à toi!!!

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 12:17

      S’il y a des places à l’hôpital psychiatrique, on va s’y retrouver toutes deux ! :-D
      Excellent !

  8. 24 novembre 2009 11:23

    en ce moment j’essaie de travailler sur moi pour ne plus crier…et j’ai remarqué que cela avait une incidence positive sur le comportement du chérubin…mais je sais aussi qu’il y a des jours où je serai forcément moins patiente parce que fatiguée…je crois qu’il faut aussi se prévoir un sas de décompression extérieure (sport, activité artistique, aller rire avec des copines) parce que sinon on garde tout en nous mais la cocotte finit par exploser et c’est l’enfant, le conjoint qui en fait les frais…
    j’avais eu une réunion intéressante à la crèche de mon fils qui appliquait la pédagogie Emilie Pikler. Je me souviens par exemple que les puéricultrices nous avaient conseillé avec un enfant petit de tourner le « non » qui revient très souvent d’une manière plus ouverte. Par exemple, tu n’as pas le droit de taper X ou Y mais si tu es en colère tu peux taper le sol, le canapé, ton lit…tu ne peux pas dessiner sur les murs mais tu peux dessiner sur cette feuille…je ne sais pas si c’est très clair mais c’est une bonne gymnastique de l’esprit….
    peux-tu revenir sur le concept de réparation? j’ai déjà utilisé la punition mais je trouve que cela est peu efficace au final…

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 12:33

      Le sas de décompression : exact !
      Je ne connais pas la pédagogie Emilie Pikler ; je vais en ce sens.

      Dans la réparation, tu essaies de faire mesurer à l’enfant comment il aurait pu faire autrement et comment il peut procéder pour réparer son erreur. Voilà pourquoi je la trouve plus constructive par rapport à une punition (la punition est à mon avis, le dernier recours quand l’enfant connaît très bien la règle, est en âge de comprendre ses erreurs, qu’il a déjà commis plusieurs fois ce type d’erreurs). Ca suppose qu’il soit en âge de comprendre avec des explications développées ou du moins une recherche commune sur comment il aurait pu faire.
      C’est la raison pour laquelle je ne suis pas trop pour les punitions (surtout qu’il faut du temps pour intégrer la règle, vérifier qu’elle est stable etc.) avant que l’enfant puisse comprendre qu’il a fait une bêtise (ça, il le sait) mais surtout comment il aurait pu éviter de se retrouver à faire une bêtise, pourquoi il l’a faite. S’ils sont trop petits, c’est plus de l’ordre de « l’impulsif » et ils n’ont pas la capacité de la réversibilité. Une brève explication ou rappel de l’interdit sont suffisants pour montrer sa désapprobation mais, faut pas se leurrer, ne seront pas forcément suffisants pour que ça chemine de suite…

  9. 24 novembre 2009 11:42

    J’adore les remerciements :-D
    Dans l’ensemble, j’applique déjà pas mal des alternatives et je dirai qu’avec le temps, je m’en sors mieux avec mes doudoux mais TiBiscuit a vraiment eu des passages très très durs où je ne voyais plus de solutions à part le laisser faire sa colère , même si ça durait 45 minutes et qu’il était nu comme un ver à s’égosiller sur son lit (tant pis pour les voisins) :-(

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 12:34

      Tu lui en as parlé de la gêne que ça pouvait occasionner aux voisins justement ?

  10. 24 novembre 2009 12:16

    Le truc de la « réparation » je l’utilise beaucoup avec ma petite soeur… je trouve ça bien, ça fait comprendre les conséquences de sa bêtise. « Tu as fait ça ? Bon, je ne t’en veux pas, mais maintenant répare ce que tu as cassé. »
    Sinon l’humour je crois que c’est effectivement le meilleur truc, tant pour le gamin que pour nous-mêmes. Il y a bien des situations où on se prend trop au sérieux. L’humour permet de relativiser, de remettre les choses à leur place, de trier ce qui est vraiment important de ce qui ne l’est pas.
    Et effectivement, savoir se remettre en question, se demander pourquoi on réagit ainsi, pourquoi on s’arc-boute sur ce détail-là, etc etc.
    En tout cas, encore une fois, chapeau bas pour cet article ! :D

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 12:39

      L’humour, c’est génial !
      Merci Coq. ;-)

  11. Cathy B lien permanent
    24 novembre 2009 12:27

    Et le bain, tu as entièrement raison. L’hiver passé un jour sur deux je faisais couler un grand bain bien chaud en fin d’après midi, j’y plongeais une dinette et les 3 petits jouent presque une demi-heure. On décompressait tous et on passait une super soirée.
    Cette année ils ont grandi et savent mieux organiser leurs jeux.
    J’ai aussi une autre anecdote, petite numéro deux a hurlé de la naissance jusqu’à ce qu’elle marche à 10 mois (besoin d’indépendance m’ont dit tous les professionnels). Quand je n’en pouvais plus, je la mettais dans sa chambre, je fermais la porte et je mettais de la musique ou je passais l’aspirateur ou je sortais dehors et on se calmait toutes les deux. 1/4 d’heure plus tard, j’étais calmée et elle….aussi !!!!
    Tu as fais un super boulot, chapeau bas !!!!!

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 12:38

      Ils sont forcément difficiles à certains stades parce que ce qu’ils vivent est difficile pour eux et ils n’ont pas les capacités de l’exprimer autrement qu’avec les moyens dont ils disposent. L’enfant cherche toujours à communiquer et ce dès les premiers jours de sa vie.
      Bonne réaction de ta part avec numéro 2 !
      Et merci pour le compliment. ;-)

  12. 24 novembre 2009 13:55

    Beaucoup de bonnes idées, même si pas toujours facile à appliquer.
    Je vais relire le tout à tête reposée.

    Pour ma part, si je tente de moins m’énerver, et surtout moins crier, pour le moment je n’ai trouvé que le « retrait » comme une solution efficace, faire un « temps mort », une « pause », histoire de réfléchir de mon côté, et laisser à l’enfant aussi le temps de réfléchir à ce qui lui vaut cela et revenir dessus tous ensemble quelques heures plus tard, au calme et à tête reposée.

    Encourager et complimenter, oui, bien sûr, et mettre en avant les aspects positifs, j’y travaille aussi, il n’en reste pas moins que certains enfants sont bien plus difficiles que d’autres (j’en ai eu 4, bonne marge de comparaison) et que parfois, oui, l’énervement gagne.

    Je crois que c’est surtout sur cela qu’il faut bosser, rester zen envers et contre tout et ne pas perdre ses nerfs. (pas simple)

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 14:07

      Non, ce n’est pas simple, Dom !
      Ton idée avec le Wanou de lui faire poser des choses à l’écrit était excellente !
      Bien sûr qu’il y a des enfants plus difficiles que d’autres, avec lesquels on est obligés de remettre nos pratiques encore plus en questions. Et c’est pas évident…

    • 25 novembre 2009 16:03

      exposer par écrit ça vient de l’école…hihi
      c’est pour les grands!

      Pour les petits, nous avons la mise à l’écart lorsque ça devient ingérable :(

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 20:56

      En groupe, c’est difficile de faire autrement…

  13. 24 novembre 2009 14:20

    Je crois que ce dernier article est mon préféré. Et je vais conserver tes alternatives éducatives, ça pourra me servir, plus tard !

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 14:45

      Alors, qu’en est-il par rapport à tes idées initiales ?

  14. 24 novembre 2009 14:25

    Je déteste ce genre de sujets… Il y en a plein les forums de maman… Pour le coup je préfère quand tu me fais rire :o )

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 14:44

      Ca craint, j’avais décidé de faire un forum… :-D :-D :-D

    • 24 novembre 2009 15:23

      ‘taiiiiiin… tant que tu ne donnes pas de cours sur le maternage et de conseils pour fabriquer soi-même ses affaires bio… ah merde c’est prévu aussi?
      alors j’opte pour la désertion!
      (mouahaha)
      :p

    • 24 novembre 2009 15:39

      jte comprend djiina, moi avant aussi j’aimais pas les articles sur le maternage etc… j’avais l’impression d’etre une mauvaise mere, ou d’etre jugé par elles, je trouvais qu’elles en faisait trop… et puis comme on dit il n’y a que les imbeciles qui ne changent pas d’avis…et puis par la force des choses aussi (le soucie de mon ainé) j’ai commencé à m’interesser a cette nouvelle vague( les maternantes) et j’avoue que c’est pas con du tout leurs façon de penser et je l’ai meme adopter depuis et maintenant je suis meme un chouia maternante… portage/cododo/couches lavables!!! ouhh je l’ai avoué :-)

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 16:05

      Je ne connais pas suffisamment Dgina pour parler à sa place. Mais j’entends ce ras le bol de cette pression de la mère parfaite qui se retrouve beaucoup sur les forums de jeunes mamans qui se rassurent avec des « éléments concrets ». Ca n’empêche pas que moi aussi, j’ai bien aimé allaiter, porter etc. Mais je n’ai pas le sentiment d’avoir été une meilleure mère pour ça ou d’avoir la garantie d’avoir tout fait bien comme il faut. Etre mère, ça se construit petit à petit et franchement le gamin, il s’en fout de bouffer du bio.
      J’espère du reste que mes articles ne laissaient pas à penser que je dis « non à la fessée ! » dans cet esprit. Encore une fois, je me suis placée du côté de l’enfant globalement (ce qui explique pourquoi je n’ai pas souhaité donner d’exemples avec mes enfants). Quand on ne regarde que son rôle de mère, on ne regarde plus son enfant : on se regarde le nombril. :-D

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 16:07

      Ca n’a rien de personnel, Cassio. C’est à propos de cette nouvelle mode de la mère, icône parentale.

    • 24 novembre 2009 21:31

      pas de soucie j’avais compris, remarque que je n’adhere pas a tout !! juste je suis d’acord avec la pratique du cododo (et encore que juste à 3 mois), du portage et du massage car je trouve cela important pour le developpement du bébé. Mais je me considere pas « maternante » pour autant!!! j’ai quasiement pas allaité mes enfants et cela parce que je ne l’ai pas suporté, j’ai pas aimé la sensation, meme si maintenant je m’en mors les doigts je me dis que j’aurai quand meme du me forcer un peu!

      Il y a un coté ‘militant » « fanatique » dans le maternage que j’aime pas, et un côté jugement par rapport aux autres meres. Ce coté la je n’adhere pas du tout. Par contre tout ce qui est pour le bien etre du bébé je suis pour.

      Pas de bio chez moi car pas les moyens financiers, et les couches lavables c’est que ça reviens moin cher (et pas forcément pour le côté ecologique shame to me! meme si en meme temps ça aide)

      bref je tenais juste à preciser que je suis pas une de ces fanatiques qui sont à la recherche d’une perfection utopiste de la mere, juste une maman sans reper, sans modele qui cherche les meilleures méthodes pour elever ces enfants sans fessé avec le moin de fautes de parcours possible.! (ça c’est pas evident)

      Pour dgina je plaisantais hein! et j’etais d’acord avec elle, c’est vite chiant tout ces forum de maternage parce qu’il y a des abus.

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 21:54

      Oh Cassio, tu n’as pas à te justifier ! :-)
      Tes repères, tu peux les définir toi-même et je te fais confiance pour ça. ;-)

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 16:10

      Cet article a été fait en réponse à l’argument récurrent « Ben oui mais alors comment fait-on sans violence, hein ?! ». Sinon, il n’aurait même pas lieu d’être.

    • 24 novembre 2009 17:26

      Cassio, le portage j’ai fait aussi, uniquement parce que c’est pratique et pour aucune autre raison.
      Je suis en effet très agacée par cette mode du maternage, ça me donne envie de mordre, maintenant je suis bien consciente qu’il y a du bon à prendre partout, je préfère juste ignorer ce genre de forum ou de dialogue car connaissant mon esprit de contradiction et mon goût pour la polémique, je ferai des ravages :-) Mouahaha

      Mère Joie, je sais bien que ton article n’a pas été écrit dans cette perspective là, de « vague maternante », ca me semble évidente que tu as assez de neurones pour éviter cette dérive :p
      Cependant, le sujet des fessées me gonfle quand même – rires!!

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 17:35

      Ca me ferait marrer de voir comment tu fais des ravages ! ;-)

      Ah ben il y aura encore un article (je sais que ça n’intéresse pas tout le monde et qu’il y a encore plus de monde que ça rebute mais j’aime bien qu’on soit pas d’accord avec moi. Hi hi hi ! :-D ), il faut que je conclus, que j’aille jusqu’au bout parce que je me sens engagée dans la défense des droits de l’enfant. Si on m’avait dit que j’ »aimerais » un jour autant les enfants…
      Tu pourras lancer des tomates pourries sur l’écran et même des crottes de nez si tu veux !

    • 24 novembre 2009 21:37

      no soucy ma dgina!!! je comprend tout à fait!!! d’ailleur le mot m »maternante » ne se trouve meme pas dans le dico!! je sais pas d’ou il sort et pourquoi on l’utilise pour décrire les « meres natures « , car je pense qu’on est toutes maternates, à partir du moment qu’on aime et qu’on cheri ces enfants! je comprend que ça te soule vite, il y a des choses aussi qui me mettent hors de moi, comme ce qu’à dit une pseudo maternante à une amie à moi: vue que tu as accouché par césarienne tu ne peux pas dire que tu sois une vrai mere?!!!!!!!!!
      debilité profonde!! et ce genre de phrase tu l’as retrouve souvent dans ces forums la!!!
      bref tu vois je te comprend et comme je dis plus haut je prend que ce qui a de bon et je laisse le reste!!!
      bisous

    • 24 novembre 2009 21:39

      sorry ça a derivé au maternage, desolée mea culpa!!! promis je dis plus rien :-)

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 22:02

      C’est pas grave Cassio. ;-)
      Je ne souhaite pas que ça dérive sur le maternage car les enjeux ne sont pas du tout les mêmes. Je n’ai absolument rien contre le maternage tant qu’on ne tombe pas dans de la psycho à deux balles avec des références d’illustres docteurs obscurs.

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 21:59

      Je me permets de réagir même si ça ne m’est pas destiné.
      Il y a une concurrence entre les mères totalement dingue et des préconçus aberrants.
      Le coup de la césarienne, combien de fois l’ai-je lu ou entendu ?
      Moi, ça va, je ne suis pas du tout atteinte par ce genre de remarques (j’ai eu en plus mon lot de douleurs inutiles aux accouchements qui finirent en césa). Mais la jeune maman, peu sûre d’elle, qui cherche tellement à bien faire ?

    • 24 novembre 2009 22:09

      d’acord avec toi! ça ne fera que cupabiliser d’avantage une mere. Deja qu’on se cupabilise pour tout et n’importe quoi! Perso j’ai eu mon lot de remarques debiles genre: t’as eu des grossesse à risque c’est parce que tu n’etais pas faite pour etre mere!!! (parait qu’il faut aller à terme et reussir à faire ton menage sans contraction pour etre une vrai mere!!!?!!!!)
      ou encore: ton enfant rencontre ce probleme la parce que tu n’as pas sue le voir avant, les signes etaient la et tu t’es voilé la face… ‘tu es une mauvaise mere »
      je l’ai decelé à 15 mois pourtant la pediatre n’a pas voulu me croire et on a attendu ces 20 mois pour y mettre un diagnostique!!! je vois pas comment j’aurai pus voir avant!!! bref…

      Quand tu es reposé et que tu as toute te capacité mentale tu sais faire abstraction de ces remarques debiles et ne pas etre attinte par ça! mais quand tu es fatigué, psycholiquement à bout de force et angoissé ben tu finit par croire ces sotises la!

      Pareil pour l’histoire de la cesa, tout depend de ta fragilité de la personne!
      Ma copine elle s’a la vraiment fait du mal d’ailleur elle en parle souvent, je pense que c’est deja assez dur de se dire qu’on accouchera pas par les voix basses qu’on a pas besoin que des tarés viennent nous dire de pareils debilités.

      Tiens et si tu faisais un billet sur ces trucs la!!! je suis sure que ça ferais reagir, on a toutes eu à faire à ce genre de remarques!! je te donne des idées hein :-) :-)

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 22:38

      Ah ma grande, j’en ai entendu de belles aussi ! Enfin, en général, j’en entends une et puis la personne en face est vite remise à sa place. :-D
      Ne te blâme jamais pour ton petit. Il a beaucoup de chance de t’avoir comme maman. Tu as fait un grand et lourd parcours. ;-)
      Je ne ferai plus de billet dans ce genre (à moins qu’une actualité m’interpelle vraiment) parce que ce n’est pas l’objectif de ce journal. Les idées, elles sont là, tu sais. ;-) Mais je tiens à ma ligne directrice (j’ai la fâcheuse tendance à partir dans tous les sens).
      Cassio, je tiens à te remercier d’être intervenue avec tout ton coeur et toute ton expérience. C’était très enrichissant.

    • 24 novembre 2009 23:10

      c’est tres enrichissant pour moi de te lire, j’ai du mal avec la langue française meme si ça fait 7 ans que je suis la, et je m’en rend compte d’avantage en te lisant, tu sais ecrire, tu sais t’exprimer, tu peses tes mots, tu sais t’adapter aux gens et ça se voit aux commentaires!

      pour mon experience crois moi j’aurai preferé ne pas en avoir dans ce dommaine la, pas evidet tout les jours, le plus dur c’est les gens, les jugements, les regards. encore aujurdhui j’ai du expliquer à la dame que je faisais visiter l’appartement (il est en vente!!) que mon fils avait un retard parce qu’il a des reactions qui sont un peu bizarre. et crois moi c’est pas facile de devoir dire cela. Le plus dur c’est d’entendre la petite fille que je garde qui a 2 ans et demie parler comme une piplette, te raconter sa vie comme une grande et ton petit lui est frustré quand il s’agit de parler et pourtant il essaye et crois moi ça ça fait vachement mal!

      tes billets mon touché parce que j’ai retrouvé la façon de penser qui est la mienne par rapport à la fessé et j’ai pu quelque part donner mon avis dans un sujet qui est bien delicat, chose que je fais rarement parce que souvent ça part en polémique.

      bisou et merci à toi

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 23:27

      Cassio,

      C’est tout à ton honneur de faire beaucoup d’efforts pour te faire comprendre dans une langue qui n’est pas la tienne.
      Ton petit est différent, il faut affronter le regard des autres. Je te crois volontiers, ce n’est pas facile, voire c’est lourd, entre l’enfant qu’on avait imaginé, sur lequel on avait projeté tant de choses, voir son enfant souffrir. C’est une épreuve, une épreuve ô combien dure et peut-être injuste. Je ne suis pas insensible à cela…

    • 25 novembre 2009 00:03

      Mais tout enfant n’est-il pas différent des autres ?
      (j’dis ça, mais je comprends très bien ce que c’est, d’être au contact d’un enfant « encore plus » différent… ma petite soeur est « encore plus » différente…)
      D’une manière générale, quand on s’écarte un peu de la « norme » (je déteste ce mot qui ne veut rien dire, c’est pour ça que je le mets entre guillemets), on interroge les autres sur cette « norme »… que ça soit avec un handicap, un choix de vie différent de celui des autres, des pensées peu communes, etc.
      Pfiou chui crevée je vais me coucher ! :P

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 08:16

      J’ai omis mes guillemets aussi hier. ;-)
      « Encore plus « différent »" (du coup, je mets doubles guillemets) : j’adore l’expression.

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 08:41

      Je peux me permettre de te demander quelque chose, Coq (tu n’es pas obligée de répondre ici voire de répondre tout court) ?
      Comment as-tu vécu plus jeune la « différence » de ta soeur ? Ca m’intéresserait de connaître ton ressenti là-dessus.

    • 25 novembre 2009 11:26

      Pas de problème pour te répondre… mais je pourrais écrire un roman avec ce sujet, donc par mail ça sera plus pratique :P

    • 25 novembre 2009 09:43

      bonjour coq,

      je me permets également de poster un commentaire au sujet de la « norme » : je suis entièrement d’accord avec toi quand tu dis que le mot ne veut rien dire…

      rien que dans le système éducatif, si ton gosse ne rentre pas dans le « moule » (un autre mot qui n’a aucun sens), il est tout de suite catalogué !

      j’ai lu à une époque un livre dont j’ai eu à faire le résumé (résumé d’un ouvrage traitant de l’éducation cognitive) : « Les intelligences multiples » et c’est exactement de cela dont il s’agit !

      mèrejoie, mon commentaire va être très long mais je pense HUMBLEMENT qu’il peut intéresser tout le monde…

      Dans ce livre, Howard GARDNER explique qu’il y a en réalité 7 formes d’intelligence qui recouvrent dans leurs nuances l’ensemble des capacités humaines : l’intelligence verbale, logico-mathématique, spatiale, musicale, corporelle et kinesthésique, interpersonnelle (intelligence des autres), et intrapersonnelle (intelligence de soi). Or, seules les intelligences verbale et logico-mathématique sont traditionnellement prises en compte et développées à l’école. L’approche de Howard GARDNER permet donc de comprendre un grand nombre des difficultés que rencontrent aujourd’hui le système éducatif et, plus largement, nos sociétés tout entières. Elle annonce aussi la nécessaire mutation de l’école qui doit repenser ses modèles d’apprentissage pour permettre à chacun de développer son potentiel d’intelligence selon une large gamme d’aptitudes. Ce livre permet d’aborder sous un angle concret la théorie novatrice des intelligences multiples.
      Pourquoi ce livre ? Après la publication de son ouvrage « Frames of Mind » en 1983, l’auteur décide de faire la synthèse de ses propres travaux de recherche sur les enfants et les adultes présentant des lésions cérébrales ainsi que d’autres pistes d’investigation qui le fascinent. Son objectif étant de parvenir à une conception de la pensée humaine plus large et plus complète que celle admise dans les travaux sur la cognition. En l’occurrence, les influentes théories de Jean PIAGET qui considère l’ensemble de la pensée comme une aspiration vers un idéal de la pensée scientifique. Une autre cible est la conception prévalente de l’intelligence qui la lie à la capacité à fournir, le plus vite possible, des réponses succinctes à des problèmes mettant en jeu des techniques langagières et logiques. L’auteur décide d’écrire sur les intelligences multiples : « multiples » pour mettre l’accent sur un nombre indéterminé de capacités différentes et « intelligences » pour souligner que ces facultés sont aussi fondamentales que celles détectées historiquement par le test de QI. L’auteur dit que les théories ne trahissent pas toujours leurs origines pas plus qu’elles ne prévoient forcément leur destin. Il s’est aperçu lors d’un discours à la réunion annuelle de la NAIS (National Association of Independent Schools), l’organisation qui regroupe les écoles américaines privées ou indépendantes, que son livre Frames of Mind intéressait un autre public – un intérêt authentique à ses idées. Ce public est celui des éducateurs professionnels que sont les enseignants, les administrateurs, les inspecteurs, les directeurs d’école, les juristes, les journalistes spécialisés dans les questions d’éducation, les professeurs d’université, des parents et des profanes instruits. Depuis ce livre (1983), Howard GARDNER consacre son temps à l’exploration des implications pédagogiques de la théorie des intelligences multiples. Et cela a abouti à l’écriture du présent ouvrage, une sorte d’abrégé des travaux concernant l’éducation des différentes formes d’esprit. Ce « recueil IM », comme le dit l’auteur lui-même, répond à l’attente de ceux qui s’intéressent à cette question.

      Voilà…Merci…

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 09:45

      Je l’ai lu aussi. Excellente référence !!!

    • 25 novembre 2009 18:42

      Je travaille avec des enfants sourds qui ont d’autres handicaps associés. Je comprends mieux la souffrance des parents qui se traduit parfois par de l’agressivité envers les enseignants de la classe d’accueil. Ils doivent faire le deuil de l’enfant qu’ils auraient voulu avoir pour accepter celui qu’ils ont …Ils culpabilisent et ont besoin d’être entendus.

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 20:59

      Tu es enseignante spécialisée ?

    • 25 novembre 2009 21:11

      Enseignante spécialisée? Non, pourquoi?

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 21:12

      Coq, désolée, je viens juste de me rendre compte que la disposition des réponses à commentaires a un problème…
      Je m’adressais à Cathnounourse. :-D

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 15:56

      Si, comment tu as deviné ! :-D :-D :-D

  15. 24 novembre 2009 14:46

    Je disais donc: la vie que j’ai fait que je suis obligée d’emmener mes enfants partout, même dans des endroits pas marrants pour eux. Alors dans la voiture, je préviens: ça va pas être marrant, mais nous n’avons pas le choix, ni vous ni moi. Si vous êtes infernaux, ça sera encore pire pour tout le monde. Aprüs, je prends toujours le soin de faire un dötour par la case aire de jeux, animalerie, glacier,… que sais-je. Un truc pour eux, pour compenser. Et je ne manque pas de leur dire: j’ai été très fière de vous. (Ou pas, hein, parfois y en a un qui récalcitre un peu, mais qu’en général les gros yeux suffisent à remettre en place).
    Je préviens toujours 5 minutes avant le départ: faites encore vite un tour de toboggan, on y va dans 5 minutes! Ainsi j’évite les cris et je quitte l’aire de jeux la tête haute avec mes enfants disciplinés!

    Et quand je suis crevée ou migraineuse, je préviens aussi: tout de suite, ils sont plus calmes, ils font attention, du coup tout le monde est plus calme. Par contre, quand c’est l’heure de la déconne, on y va grave aussi!!!

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 15:56

      Ouais, je te suis : déconnons avec nos enfants !!!

  16. 24 novembre 2009 15:31

    Tu sais moi avant j’etais pour la fessé, ne connaissant pas les methodes alternatives, je pensais que c’etait la meilleure méthode, même si à chaque fois j’avais l’impression d’être ma propre mère. Je le vivais très mal et j’évitais la fessé de plus en plus, mais j’tais totalement largué niveau education, n’ayant auqu’un modèle parental.

    Puis j’ai decouvert ces methodes la et avec le soucie de mon grand il etait devenue hors de question la fessé, pour moi ça ne l’aidait pas, ça ne faisait que l’enfoncer dans son monde et dans ces angoisses.

    Cette méthode a marché, et comme tu dis c’est ç long terme, il faut enormement de persévérance et de patience, on installe un climat de confiance avec l’enfant, on l’explique, on se repete sans arrêt (et pourtant me connaissant à la base je ne suis pas du tout quelqu’un de patient ou qui aime repeter), on arrive à de très bon resultats, à des automatismes de la part de l’enfant qui se mettent en place tout seul.
    Exemple: On repette sans arret à l’enfant que lorsqu’il rentre à la maison il faut qu’il se dechausse, qu’il enleve sa veste et se lave les mains.
    Certains parents n’ont pas cette patience et voyant que leurs enfants ne le font pas, perdent un peu le contrôle de la situation en hurlant sur l’enfant ou en lui donnant une claque pour faire « avancer les choses »!
    Hors à force de répétition, et restant calme l’enfant fera par lui même sans qu’n aie a lui redire en arrivant à la maison automatiquement les choses.
    Si j’y suis parvenue avec mon enfant qui rencontre des soucies, je suis certaine qu’on a de bien meilleures résultats et à court terme avec des enfants ou la communication passe mieux.

    On vit dans un monde de brut, et ce monde de brut a été fait à force de recevoir des coups, hors on continue à dire qu’une fessé n’a jamais fais de mal à personne!! Faux!!! Pourquoi croyez vous que nous nous trouvons de nos jours dans un monde ou la violence reigne?? La premiere chose au quel les enfants sont confrontés est la violence! Le pire c’est qu’on « normalise » la violence! Il est donc normal de frapper quelqu’un!!!!?C’est le message qu’on transmet à nos enfants!

    Ps: je tiens à te dire que je ne suis pas française, j’ai un peu du mal à trouver des fois mes mots, je m’excuse d’avance!!!

    bisou et bravo pour ce billet

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 15:58

      Il faut laisser du temps à l’enfant de cheminer et de mûrir. C’est un peu pareil avec les parents en fait ! :-D

  17. 24 novembre 2009 16:00

    oui surtout les parents!!!plus dificile à convaincre que les enfants!!! :-)

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 16:06

      Et oui, c’est pourquoi bosser auprès des adultes est très difficile !

  18. 24 novembre 2009 18:07

    Quel super boulot. Je crois que c’est le billet que je préfère. Le précédent, il faudra que je l’imprime pour le relire et tout assimiler. En tout cas, cela me fait bien réfléchir pour ce qui se passe à la maison, et aussi (surtout en ce moment) au boulot.
    J’ai un peu oublié le « et alors ? » …. va falloir que je recommence à m’en servir ;-)

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 19:58

      Merci Béatrice, ça me fait plaisir qu’on percute le travail derrière. Bon ce billet est loin d’être celui qui m’a pris le plus de temps. ;-)
      Le précédent est plus complexe et plus « remuant ». Je pense aussi qu’il est nécessaire de l’imprimer, de lire attentivement, puis de laisser maturer. Ca permet en plus de faire vraiment le lien avec celui-là.
      Le « et alors ? » => Imparable !

    • 24 novembre 2009 20:06

      Bon, je teste avec P’tit Mec N°4 qui enlève la carte du décodeur depuis 2 jours, pas très concluant ;-) . Il est peut être un peu petit :-D (mais il comprends très très bien : il nous regarde en rigolant quand on lui dit non !!)

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 20:09

      Tu testes quoi exactement ?

    • 24 novembre 2009 20:15

       » Et alors ?  » :-D
      Ca le fait bien marrer !!

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 20:23

      :-D :-D :-D
      Tu m’étonnes !

  19. 24 novembre 2009 21:03

    Alors là, je suis bluffée ! et je partage ta thèse (ah si, ça s’appelle un thèse un article pareil) Si je n’ai pas su me contenir pour quelques fessées, mon désir de faire mal à ce moment là, m’a fait très peur et par conséquent réfléchir. Et puis, quitte à passer pour une tarte, j’ai beaucoup lu, vu que je n’ai pas mon master en élevage d’enfant….Et j’ai beaucoup appris. Ce qui permet d’analyser relativement vite, avec l’habitude,ce qui est en train de se jouer, de garder mon calme. Ceci dit, je suis aussi partisane du hurlement primaire, quand les limites sont dépassées. Comme je l’ai expliqué chez moi un jour (http://missrainette.typepad.fr/benedicte/2009/03/je-te-lannonce-tout-de-go-la-p%C3%A9riode-o%C3%B9-je-clamais-que-mon-fils-7-ans-cest-du-bonheur-en-barre-vient-de-se-terminer-rem.html), quand c’est utilisé avec parcimonie, c’est très efficace.. et bordel : c’est qui le chef ??

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 21:52

      Alors là, permets-moi d’être flattée, Reinette ! Ca me fait très plaisir que tu interviennes.
      Lire, lire, réfléchir… Etre modeste… Il y a tant de choses que je savais et que je n’ai pas su immédiatement mettre en pratique. Pourtant, j’étais bien au courant mais non ! Il a fallu que la réalité, l’amour pour mes propres enfants me rattrapent pour vraiment digérer mes connaissances et mes recherches en apprentissage. C’est fou quand j’y pense ! C’est fou et c’est génial cet esprit humain !
      PS : JE suis la chef ! :-D

  20. i'm working on my dream lien permanent
    24 novembre 2009 22:07

    wouaou ! je comprends encore mieux ton humour, enfin celui que tu utilises de toute façon déjà d’habitude, grâce à ce billet ! non, tu ne fais pas que déconner !!! je te cite…

    ce que j’ai retenu concernant les alternatives aux châtiments corporels quels qu’ils soient, il n’y en a qu’une seule : LA COMMUNICATION ! et je suis completly d’accord avec toi !!!
    dis moi que j’ai raison ! que c’est ça l’alternative que tu proposes !!!

    à l’époque, j’avais lu un livre « Bébé est une personne » qui disait en gros, que …bébé est une personne et donc que nous parents, nous devions communiquer avec lui comme on le ferait avec d’autres personnes…

    et j’ai donc appliqué cette méthode à la lettre…ce qui ne m’empêchait pas de me mettre en colère, de crier, pour ne pas frapper ! je crois que j’ai dû quand même en mettre des fessées, mais pour moi, je ne pensais pas que c’était aussi « dur » que les coups…tu vois, là tu m’as montré un autre aspect de la fessée : c’est un châtiment corporel comme tous les autres !!!

    je pense par ailleurs que les cris sont plus traumatisants que les fessées, sur le plan psychologique, je veux dire…et que je suis contre les autres châtiments corporels…

    comme tu le dis si bien, il n’y a pas de méthode : on ne naît pas parent, on le devient en étant parent à son tour…avec un « passé parental » qu’on reproduit inconsciemment ou qu’on essaie d’éviter en se remettant en cause soi-même…

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 22:29

      Je t’attendais avec impatience R. !
      Oui, la communication et l’empathie ! (c’est la passionnée de comm’ qui parle)
      Il y aurait tant de choses à dire sur ton commentaire de maman qui sait se remettre en questions sans se flageller pour autant.
      Ah, comme j’aimerais que nous ayons toutes cette capacité d’introspection sans vouloir être parfaites à tout prix !
      Merci d’être là.

    • i'm working on my dream lien permanent
      25 novembre 2009 01:11

      merci à toi aussi mèrejoie de me faire partager tes « états d’âme » de maman…

      je n’ai pas pu « venir » plus tôt car après le boulot, je me suis « écroulée », tu vois !

      et l’une des qualités, sinon la première, que l’on demande dans mon métier (j’ai rien dit non plus lol), c’est de se remettre en question tout le temps, sinon t’es mort !

      et l’auto-flagellation, j’ai connu quand même mais je suis « guérie » maintenant…re-lol !

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 08:20

      Qu’est-ce que j’ai tchatché hier soir, moi…

    • 25 novembre 2009 18:33

      référence à Françoise Dolto : maman de Carlos et Catherine Dolto-Tolitch

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 20:58

      ;-)

  21. i'm working on my dream lien permanent
    24 novembre 2009 22:12

    je précise : après les cris, j’attendais de me calmer avant d’aller voir mes enfants, afin de leur expliquer pourquoi je me suis ainsi comportée et voir ensemble comment on pourrait faire à l’avenir…

    et je m’aperçois, maintenant qu’ils sont grands, que j’ai été « écoutée » quand même…ce qui veut dire qu’il ne faut pas attendre forcément les résultats tout de suite, que c’est un travail de longue haleine…

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 22:42

      Oui ! C’est comme en [ce mot a été censuré par la propriétaire des lieux] (j’ai rien dit), ça porte ses fruits parfois des années plus tard.
      Mon leitmotiv, c’est : « On a toute une vie pour… » !
      Merci R., merci encore.

  22. Daphné lien permanent
    24 novembre 2009 22:18

    Madame Mère Joie,

    Article(s) imprimé(s), lu(s) avec intérêt, et diffusé(s).
    Une qualité d’exposé et de recherche plutôt rare sur la blogo.
    Bravo et merci.

    Une réflexion qui impacte sur notre façon d’éduquer nos enfants (Baveux de 16 mois de mon côté) mais aussi sur cette violence normalisée observée quotidiennement.

    Mère Joie, pourquoi ne pas tenter une publication réelle, sonnante et trébuchante?

    Je dis ça, je dis rien.

    Lectrice anonyme habituellement non participative.

    • La Mère Joie lien permanent
      24 novembre 2009 22:47

      Bonsoir Daphné, bienvenue et merci pour cette intervention !
      Alors je me dis que tout ce travail n’a pas été vain. Je n’ai pas cherché à atteindre le plus grand nombre et ces quelques retours très positifs sont pour moi… ben j’ai pas de mots… Une immense joie ? Oui, une immense joie ! (parce que j’ai l’habitude maintenant d’être une fourmi et quelque part, ça me va très bien).
      Merci Daphné pour tout ce bonheur en un seul commentaire !

  23. 25 novembre 2009 08:58

    Tout ça est bien compliqué, mais je pense que l’on arrête jamais de cheminer lorsque l’on est parent et que l’on s’éduque aussi soi-même !
    Mon tout jeune fiston est dans sa période adolescente, donc centré sur lui-même désirant « tuer » père et mère. Il a parfois des colères rentrées, il déborde de mauvaise foi et je me reconnais beaucoup dans lui, à cette période. Je crois qu’il ne faut pas oublier quel enfant ou adolescent on a été ,et dans quel esprit on était pour pouvoir accéder à l’empathie. Car l’amour tout seul ne suffit pas.
    Souvent, lorsque je suis à deux doigts de lui voler dans les plumes (c’est une métaphore), je m’oblige à penser à tout ce que j’aime en lui, ça m’aide à relativiser et à trouver une certaine dérision à la situation…

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 09:49

      « Je crois qu’il ne faut pas oublier quel enfant ou adolescent on a été ,et dans quel esprit on était pour pouvoir accéder à l’empathie. » => Exact !

  24. 25 novembre 2009 09:12

    Je vais d’ abord aller pleurer dans mon coin – je n’ aurai jamais ton talent – et me remettre de ce brillant billet et puis je reviens .
    Je suis scotchée Mère Joie !

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 09:49

      Merci frannso, je suis très touchée (peu de talent en vérité mais de la rigueur et du travail et je vais éviter de relire ce billet plus tard qui aurait mérité d’être davantage étayé, bûché encore).

  25. 25 novembre 2009 12:59

    Mon billet était moins détaillé dis donc, mais ça se complète, faut que je pense à mettre le lien de celui-ci dans le mien sur le même sujet.

    Tu as bien bossé !

    • La Mère Joie lien permanent
      25 novembre 2009 20:58

      Merci Aude, c’est gentil. ;-)

  26. 25 novembre 2009 21:45

    Ok tout s’explique :D

  27. 26 novembre 2009 18:37

    Non, je ne suis pas enseignante spécialisée mais je travaille dans une école qui accueille des enfants sourds dans une CLIS (classe d’intégration scolaire). Ces enfants sont au nombre de 9 en primaire et 7 en maternelle : 2 classes CLIS.
    Selon leur niveau et leur fatigabilité, en accord avec le centre de soins et la maîtresse CLIS les enfants malentendants sont accueillis dans les classes d’accueil.
    Cette année, j »intègre une petite fille de 6 ans pour les maths, les arts visuels et l’EPS.
    Je vois l’orthophoniste du centre de soins et la maîtresse CLIS une fois par semaine en réunion. Une synthèse de ce projet se déroule avec tous les partenaires et les parents deux fois par an.
    Cette expérience est très riche pour moi en tant qu’enseignante mais aussi pour les enfants.
    Cela fait maintenant 13 ans que j’ai des enfants avec des implants cochléaires et des contours d’oreille dans la classe. Je porte aussi un micro HF :)

    • La Mère Joie lien permanent
      26 novembre 2009 22:34

      Ah oui, ça doit être très enrichissant pour tout le monde !

  28. 27 novembre 2009 16:12

    Chère Madame Mère Joie,

    J’ai moi aussi imprimé les articles, je les ai lu et relu avec intérêt, et diffusés (en priorité à mon chéritalo… car à mon grand désespoir et malgré mon désaccord, selon lui, la « fessée » est un système d’éducation !)

    Il a été touché, sensibilisé, et j’espère, convaincu ! Mère joie, tu as atteint ta cible… il est en train de revoir tout le système d’éducation que lui a « légué » son propre père…. J’espère qu’il tiendra bon et que cette réflexion aura son impact sur la façon d’élever et d’éduquer nos pirates de presque 8 ans (dans 23 jours)et 3 ans 1/2.

    Bravo et merci pour toute cette recherche. Quelle rigueur, quel travail, quelle richesse !

    Lectrice très assidue habituellement non participative.

    • La Mère Joie lien permanent
      27 novembre 2009 16:31

      Chère KaT,

      C’est formidable ! Comme je suis contente que ça puisse faire cheminer chéritalo et que vous puissiez être en plus en accord (même si ça va demander un petit travail pour lui pas évident).
      Ca me donne envie de retravailler ces articles, tiens, de les ajuster, de les préciser, de les compléter encore car là j’ai dû faire vite pour coller à l’actualité. Donc il y aurait encore du boulot…
      Merci pour ces encouragements, ça me va droit au coeur.
      Au plaisir de te lire à nouveau. ;-)

  29. 2 décembre 2009 15:05

    bon, alors, quelque part, je suis un peu -beaucoup- soulagée, parce-que toutes les « alternatives », on les pratique… (t’imagines bien que je me suis demandée quel genre de lapins tu allais sortir de ton chapal…)
    Avec Témüjin (8 ans): il n’y en a AUCUNE qui fonctionne.
    Et quand je dis aucune, c’est vraiment aucune.

    un exemple simple: il est en CE2 et depuis la petite section de maternelle, son livret scolaire porte chaque année la mention: comprendre les règles: OUI appliquer les règles: NON. Rappels, « contrats » écrits avec l’école et oraux avec nous (les règles à la maison, ça lui passe à 10km au dessus de la tête, aussi), valorisation quand c’est le moment et punition à d’autres (que ce soit ici ou à l’école, suivant le dernier lieu de délire): rien ne fonctionne. Nada. Les simples « svp » et « merci », on ne les réclame plus depuis belle lurette, on fait semblant de ne pas entendre la demande… il lui faut répéter jusqu’à 5 fois pour arriver à se rappeler d’être poli… quant à dire merci, c’est une fois sur 10 (de manière spontanée)…
    bizarrement, les deux plus petits (5 et 2 ans), même s’ils ont tendance à copier le grand frère vénéré et à être speed, sont nettement plus respectueux des règles de vie (basiques)…

    tu prends des enfants en pension pendant les vacances scolaires? ;)

    • La Mère Joie lien permanent
      2 décembre 2009 16:01

      Bienvenue Daydreamer !

      Est-ce que vous avez échangé avec l’enseignant pour voir ensemble quel pouvait être le problème puisque vous le côtoyez au jour le jour dans un domaine différent ?
      En tout cas, j’espère que tu ne te décourages pas trop.

    • 2 décembre 2009 16:35

      huhuhu… les enseignants (et les directeurs): tu penses bien qu’on a été convoqués une fois et l’autre (d’ailleurs, vendredi dernier…) et depuis janvier, sa majesté a droit à un psychiatre rien que pour lui… On ne désespère pas… on a même envisagé la pension pour relâcher la pression qu’il met à tout le monde… mais son père ne veut pas… C’est bête pour le gamin, parce-que par moments, je préfère l’avoir loin de moi pour ne pas que mon énervement puisse rejaillir sur les deux autres… (là, cet aprèm, il est en « décloisonnement » chez le grand père ;-) tu vois, on trouve des solutions pour respirer, quand même, entre deux crises de mégalo…)

      je suis une optimiste… :D

    • La Mère Joie lien permanent
      2 décembre 2009 18:22

      Ah, je déteste l’écrit pour dialoguer J’aurais eu tant de questions à te poser…
      On sent que tu recherches des solutions. C’est très positif. L’idée de la pension est intéressante parce qu’elle pourrait mettre une distance nécessaire. Reste à voir aussi comment ton fils vivrait l’idée de cette séparation car il me semble que là beaucoup de choses se joueraient.
      Le psychiatre va peut-être permettre de mettre le doigt sur ce qu’il se passe et là encore, c’est important que le fiston se sente impliqué dans cette démarche.
      C’est pas facile, j’en suis consciente. Et je te souhaite beaucoup de courage.

  30. titille lien permanent
    2 décembre 2009 22:26

    Merci pour cet article, merci aussi aux commentaires plutot constructifs.
    J’avoue que j’ai enormement de mal à me controler. Parfois j’arrive à « ignorer » et à ne pas donner prise à la provocation de ma fille si obstinée. Dans ces rares cas je suis assez fière d’avoir résister à mes colères et d’avoir eu l’intelligence de trouver une autre alternative. Mais le plus souvent,je commence par expliquer, je répète et puis je crie, je menace et au final la fessée tombe.
    Je n’y arrive pas. je m’en veux et je voudrais tant arriver à faire autrement!
    Alors je pense à aller voir un pedopsy ou une psychologue; pas tant pour mon enfant mais pour notre relation.

    C’est qu’a force j’en arrive à ne plus la supporter; à ne plus avoir envie de faire des choses avec elle! c’est horrible!
    le manque de confiance s’installe. J’en arrive aussi à apréhender les moments passer ensemble, à ne plus avoir envie de faire des activites, des moments plutot sympa qui devraient etre agreable pour nous tous (prendre une glace, se promener…) parce qu’en general ma fille complique la situation et s’obstine sur une idée malgré nos explications, malgré nos répétitions…

    Alors il faudrait lacher prise, et c’est vrai que parfois ça nous soulagerait. mais souvent il y a des regles propres à chaque famille, des regles de vie en societe (politesse, comportement) sur lesquelles nous devons rester ferme.
    J’ai peur qu’un cercle vicieux s’installe , que chacun de nous s’installe dans un role et que ce soit encore pire à l’adolescence…
    J’ai deja lu bcq de livre sur l’autorité, sur l’éducation, mais que faire avec les enfants plus difficiles, plus obstinés et durs?
    Que faire en fonction de l’age et du developpement de l’enfant?

    Je vais vous lire et relire encore.
    peut etre ecrire m’aiderai aussi à poser ces sentiments, à integrer des solutions au jour le jour.
    Merci et bonne continuation.

    • La Mère Joie lien permanent
      2 décembre 2009 22:58

      Bonsoir Titille,

      Je suis très émue par votre message
      Vous le savez, malheureusement, je n’ai pas la solution. Je vous soutiens dans votre fermeté sur les règles.
      Je vais tenter de vous rassurer. J’ai connu de nombreuses difficultés avec ma fille aînée : http://lamerejoie.com/2009/07/30/relations-mere-fille-conflictuelles/
      et encore j’ai modéré mon article par respect pour les miens.
      Et tous les jours, la maternité est un chemin à parcourir. Mais me voilà, avec une pré-ado de 11 ans 1/2 et aujourd’hui nous sommes très proches. Oh, il va s’en passer encore des choses mais chaque chose justement en son temps.
      N’ayez crainte, il est normal que les relations mère/fille soient très complexes. Et, même si je ne sais pas son âge, il est normal que votre fille tente de s’affirmer. Bien sûr, c’est épuisant parce qu’elle le fait comprendre avec ses moyens.
      Je ne pense pas que vous ayez besoin de psychologue (parce que vous cernez parfaitement que vous aimeriez faire autrement, entre autres), vraiment pas même, sauf si vous êtes dans une souffrance très prononcée ou si vraiment vous ne trouvez pas d’autres solutions. En revanche, il me semble que vous avez besoin d’échanger (c’est mon ressenti, je peux me tromper…). Vous n’êtes pas seule. Il existe des structures pour l’aide aux familles. Et chacun de nous peut en avoir besoin.
      Grâce à vous, je mesure une nouvelle fois combien il est important que les parents puissent s’exprimer sur leurs difficultés. J’ai envie de saluer votre courage d’être intervenue. Vous avez fait, d’après moi 90 % du chemin à travers ce que vous écrivez. J’ai confiance.

Rétroliens

  1. Coup de colère « Le Q.G. de la Mère Joie

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