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La proposition de loi contre la fessée

20 novembre 2009

Suite de l’article « Dossier sur la fessée : présentation »

Cette proposition, en quoi consiste-t-elle, quelles en sont les problématiques, comment a-t-elle été perçue dans les commentaires des articles de presse par les partisans de la fessée et comment ai-je analysé leurs arguments ?

Edwige Antier, députée UMP et pédiatre va déposer une proposition de loi visant notamment à interdire au code civil la fessée, la loi étant une prescription établie par l’autorité souveraine de l’Etat, applicable à tous, et définissant les droits et devoirs de chacun ; le code civil constituant le statut personnel des citoyens, de leurs familles et de leurs relations.

La motivation par rapport à cette proposition est, pour Edwige Antier (source Le Figaro) davantage de faire changer les mentalités, que de sanctionner. «Il ne s’agit pas d’envoyer les parents en prison ni de les en menacer», «L’article serait lu aux parents lors du mariage», précise la députée. D’après Edwige Antier dans la petite claque sur les fesses, il y a banalisation de la violence et la fessée est une pratique éducative contre-productive.

L’interdiction de la fessée (NDLR : faisant couler beaucoup d’encre) serait inscrite dans un contexte plus large : l’abolition en France de tous les châtiments corporels – DONT la fessée.

La proposition de loi n’est donc pas une proposition sur la fessée en particulier mais sur l’ensemble des châtiments corporels infligés aux enfants dans le cadre de l’autorité parentale en France.

La définition de l’autorité parentale est la suivante, selon le Ministère de la Justice : « Jusqu’à la majorité ou l’émancipation d’un enfant (au moins), ses parents lui doivent respect et protection. Ils doivent également lui procurer un toit, assurer son éducation, veiller à sa santé et à son développement. On parle d’exercice de l’autorité parentale, dont la finalité est l’intérêt de l’enfant. ».

Cela pose entre autres les questions suivantes : Doit-on légiférer sur les pratiques éducatives parentales estimées néfastes pour l’enfant ? Le châtiment corporel est-il réellement préjudiciable et comment ; la fessée n’est-elle un châtiment corporel comme un autre ? Faut-il alors légiférer sur toutes les pratiques éducatives préjudiciables à l’enfant ? Pourquoi les châtiments corporels seraient-ils interdits à l’école, dans les crèches etc. et pas à la maison ? Le foyer, lieu de protection, doit-il être légitimé comme un lieu de violence ?

Dans les réactions en masse que j’ai lues sur Internet, les lecteurs se sont focalisés sur la fessée, non sur la proposition globale et l’annonce de l’interdiction de la fessée a été dans une grande majorité très mal perçue.

Je fais l’hypothèse que le sujet est un sujet sensible (il touche aux enfants, à l’autorité parentale, et est globalement vécu comme une ingérence dans les affaires privées) et que les parents donnant des fessées (87 % des français en auraient déjà donné une – pourcentage en hausse par rapport à celui de 1999. Combien en donnent de façon systématique ?) se sont peut-être sentis jugés « mauvais parents » par les déclarations de la députée, mal agencées par la presse (associées à d’autres témoignages parfois manichéens de psychologues dans les médias) alors qu’ils sont convaincus du bien fondé de la fessée dans l’intérêt de leurs enfants et de la structure familiale voire pour le devenir de la société.

De plus, les déclarations des professionnels ne permettent visiblement pas de déstructurer les représentations des français, ne répondent pas à leurs interrogations ou leurs préoccupations et les français intervenant paraissent être méfiants envers les recherches en psychologie et les psychologues.

Quant à moi, je suis persuadée que 99,99 % des français aiment leurs enfants et souhaitent leur bien-être qu’ils donnent la fessée ou non, que derrière les actes il y a des parents en souffrance.

Je fais également l’hypothèse que la fessée est fermement ancrée dans les mœurs françaises comme le travail des enfants l’était auparavant et ne choquait pas. D’où la levée de boucliers et des réactions d’origine empirique plutôt qu’une réelle argumentation construite et développée sur la signification de la fessée…

Les commentateurs ont fait souvent un parallèle avec la maltraitance qui devrait être une priorité par rapport à la fessée (NDLR : Des lois et des structures sont déjà en place… Leur application est un autre débat) et dont la fessée ne relèverait pas (je tiens à signaler que la proposition de loi n’assimile pas la fessée à de la maltraitance, au sens strict, qui est un ensemble de mauvais traitements) mais à un acte, un châtiment corporel (NDLR : si ce n’en est pas un, qu’est-ce alors ?) qui n’est pas dans l’intérêt de l’enfant.

Une pratique isolée « dite néfaste » ne fait pas des parents qui ne seraient pas « acceptables » ou « suffisamment bons » (je préfère ces termes à « bons parents»). On peut pourtant chercher à améliorer la façon dont on éduque et la condition des enfants sans être à la recherche d’une perfection utopique ou sans se flageller d’avoir mal agi.

Dans les témoignages, il a plutôt été évoqué l’idée de « fessée réussite et en qualité de principe éducatif » avec minimisation d’un impact négatif voire avec optimisation d’un impact positif sur l’enfant que de « fessée échec du contrôle de l’adulte ».

Parmi les phrases, arguments pour justifier l’utilisation de la fessée, j’ai trouvé régulièrement :

« On va en faire des enfants rois ! »

« Il faut se faire respecter. »

« Et après on s’étonne qu’il n’y ait plus de respect dans notre société ! »

« C’est pour son bien. »

« J’en ai reçues et ça m’a permis de voir les limites. »

« J’en ai reçues et ça ne m’a pas rendu agressif pour autant. »

« Ca calme l’enfant de suite. »

« Après l’enfant il va nous dénoncer et il aura tous les droits ! »

« La fessée sur une couche ne fait pas mal. »

« Une fessée n’a jamais tué personne ! »

« Qu’on nous dise alors comment faire avec nos enfants ! »

« Et quand on a un enfant infernal ??? »

J’analyse ces divers arguments comme :

- Le fait que seuls les parents auraient le droit d’éduquer et comme ils le souhaitent.

- Une confusion entre le respect et la crainte.

- Une intériorisation de la méthode éducative et une résistance au changement.

- Un manque de perception de la violence du geste.

- Une transposition sur autrui de son propre ressenti.

- Une solution à court terme quand on est dépassés.

- Un amalgame entre la douleur physique et la douleur morale.

- Une peur de la direction prise par notre société (en perte de repères et de valeurs).

- Une mauvaise interprétation des travaux de certains psychologues ou pédopsychiatres (la psychologie étant une discipline scientifique nouvelle) : exemple Dolto et son concept d’enfant personne et non de grande personne.

- Une confusion entre le laxisme, l’autorité et la toute-puissance.

- Une croyance au déterminisme de la fonction éducative des parents dans le comportement de l’enfant et une hégémonie de l’autorité parentale.

- L’attribution d’une situation au seul caractère de l’enfant.

- Une justification d’un mal pour un bien.

- Un raccourci cause / conséquence.

- Une attente de conseils pédagogiques avec une certaine ambivalence et un rejet des directives.

Quant à la conception de la fessée, il régnait un flou artistique mais elle semblait très différente selon les uns et les autres :

- A partir de quel âge ?

- Jusqu’à quel âge ?

- La fessée, c’est une tape ou une série de tapes ?

- Comment est-elle administrée ? En public ou en privé ? Cul nu ou le derrière habillé ? Avec les mains, avec un objet ? Debout ou sur les genoux ?

- Quels sont les actions de l’enfant qui la rendrait légitime ?

- Pourquoi les fesses et non une autre partie du corps ?

Je suis donc partie de mon analyse des arguments des pro-fessée, de toutes ces questions pour mener une réflexion concernant la pratique de la fessée et non de mon a priori contre la fessée et les châtiments corporels pour dénicher des arguments et prouver quelque chose.

Lundi, en me positionnant fermement contre la fessée (de la tape sur la couche à la correction virulente sur le postérieur), je mènerai ma réflexion plus précisément autour de l’abus de pouvoir parental, corollaire de notre conception de l’enfant, de la difficulté d’éduquer un enfant, être unique  au monde avec les problématiques de notre société post-moderne et de notre manque d’empathie à l’égard de l’enfant. Et je mettrai l’accent sur les idées erronées en matière de primauté du caractère de l’enfant dans le comportement de l’enfant et de croyance en  un déterminisme de l’éducation des parents par rapport au devenir de l’enfant.

Edit : Les termes « Parents acceptables » et « parents suffisamment bons » font référence à ceux utilisés par Bruno Bettelheim et Donald Winnicott pour nommer les « bons parents ».

POUR ALLER PLUS LOIN :

- « Dossier sur la fessée : présentation »

“La fessée : un abus d’autorité parentale”

- “Les alternatives à la fessée”

- « Dossier sur la fessée : conclusions »

91 commentaires laisser un →
  1. 20 novembre 2009 09:05

    1er article: imprimé. Je le garde au chaud pour mon sejour à Mater-Les-Bains, donc, pas de commentaire de ma part, je ferais ça de mon lit! (t’as vu, j’ai prevu de penser à toi ;) )

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 10:39

      J’ai mis un Edit pour que ce soit plus clair sur certains termes. Je note que tu es toujours là. ;-)

    • 21 novembre 2009 10:49

      Toujours présente! (je repointe ce soir ;) )

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 10:50

      J’ATTENDAIS !!!
      Le 21 novembre, c’est une bonne date ou pas ?! :-D

    • 21 novembre 2009 12:36

      je vote OUI! Mais visiblement, mon avis n’a aucune influence sur la demoiselle…ca commence déjà!

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 13:08

      Misère…

  2. 20 novembre 2009 09:47

    Belle analyse ! Je crois effectivement que les gens se sentent profondément remis en question par cette « nouvelle » notion que la fessée est inutile voir nocive et donc en déduisent implicitement qu’on les traite de mauvais parents, ce qui explique la virulence des réactions. Or je suis d’accord avec toi, la plupart des parents (je dis « la plupart » parce qu’il y a des tarés partout, y compris chez les gens qui prônent la non violence éducative…) qui donne occasionnellement une petite tape sont « d’assez bons parents » comme tu dis. Pourtant les recommandations générales autour des enfants ont beaucoup changé ces dernières années et d’autres virages à 180° ont été bien mieux acceptés et rapidement mis en œuvre (couchage sur le dos, allaitement à la demande, etc). Peut-être (sans doute) le problème réside-t-il dans l’absence d’alternative proposée ?

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 10:44

      Merci La poule.
      Je n’ai pas soulevé ici la conception également de l’éducation. Elle fait bien sûr partie de la problématique.
      J’ai mis un edit pour les termes « suffisamment bons » et « parents acceptables ». ;-)
      Pour le couchage sur le dos et l’allaitement à la demande, on n’est ni dans la psychologie ou la conception de l’enfant ni dans l’abus d’autorité parentale et encore moins sur des problèmes sociaux. J’ai essayé de réfléchir en ce sens. ;-)

  3. 20 novembre 2009 10:14

    Moins optimiste que toi La Poule: quand je vois les résistances auxquelles j’ai du/je fais face en souhaitant allaiter à la demande, allaiter plus de 6 mois tout en étant active, porter mon enfant en écharpe, ne pas laisser pleurer mon nourrisson, et présentement, me passer de péridurale pour mon deuxième… Imagine bien que mon désir de ne pas voir tapé/taper moi-même mon enfant est perçu par nombre de mes proches (mêmes jeunes) comme une excentricité baba-cool de plus! Merci la Mère joie pour ce dossier bien prometteur…!

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 11:10

      De rien, Ficelle.
      Certains points que tu soulèves font partie de la psychologie et du développement de l’enfant mais n’ont pas pour objectif de résoudre des problèmes avec l’enfant (exceptés les pleurs ;-) ). Je me permets cette précision par rapport à la comparaison. ;-)

  4. 20 novembre 2009 10:30

    Eh bien, c’est un bon début ! Ca a dû te prendre beaucoup de temps, dis-donc !
    Je ne fais pas plus de commentaires, en tant que « nulipare » (c’est bien comme ça que vous dites ?) je ne sais pas comment je serai dans la pratique… mais comme tu le sais, mes principes à la base sont anti-fessées… j’espère que je saurai m’y tenir le moment venu !

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 11:13

      Beaucoup moins de temps que la suite !!! :-D

      Je ne suis pas d’accord pour dire qu’une nullipare ne peut pas s’exprimer parce qu’elle n’est pas dans l’expérience. Une maman avec un ou deux jeunes enfants le pourrait-elle alors par rapport à une mamie ayant élevé 5 enfants ? ;-)

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 19:39

      Et au contraire, j’ai envie de dire que ça permet un regard extérieur, avec de nouvelles idées.
      Je déteste le « Tu verras quand toi aussi… » ! ;-)

    • 20 novembre 2009 23:14

      Merci, j’avoue que ça m’énerve un peu aussi, le « tu verras »… Parce que même si on a pas tous des gosses, on a tous été des gosses…

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 23:29

      Tu pointes du doigt quelque chose d’essentiel, Coq ! => « On a tous été des gosses »
      L’aurions-nous oublié ???
      Et puis à ce moment-là, c’est si facile… La suprématie de l’expérience, de l’âge qui validerait tous nos dires !
      « Tu peux pas savoir, t’es pas boucher ! » On peut aller loin comme ça…
      On annihile les idées au profit de l’expérience alors que l’expérience ne sert qu’à valider la théorie.
      J’ai eu beaucoup de chance, dans mon métier, je travaillais avec des femmes très expérimentées et qui ne m’ont jamais dit « Tu verras… » (elles le pensaient peut-être ;-) ) mais prenaient en considération mon point de vue. Et je ne les en remercie que trop car j’ai pu faire mes propres erreurs et je crois qu’on s’est beaucoup apporté mutuellement. On a une estime professionnelle réciproque alors que je pourrais être leur fille.

    • 21 novembre 2009 11:02

      Dans la même veine, je cite Jacques Prévert : « Si quelqu’un vous dit : « Je me tue à vous le répéter », laissez-le mourir. »

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 12:12

      Prévert est un saint. Ou presque. :-D

  5. 20 novembre 2009 10:38

    effectivement cette proposition de Loi a le mérite de tous nous faire réfléchir !!!
    Comme je disais chez Aude Nectar, il m’est arrivée de donner 2 fessées à ma puce qui a bientôt 2 ans… Ces tapes n’ont pas eu du tout l’effet escompté puisqu’elle est partie dans un fou rire (et les fous-rire c’est contagieux…)
    Donc j’ai mis aux oubliettes les fessées qui ne me plaisaient guère d’ailleurs et je suis passer au coin ! ça semble bien marcher ! dès qu’elle est calmée, c’est elle qui décide si elle peut revenir avec nous ou pas…
    Le coin, c’est vraiment gavant comme punition, c’est vexant aussi…

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 11:14

      Je préfère la réparation aux punitions. ;-)

    • 20 novembre 2009 11:37

      Moi aussi, mais la « réparation » même symbolique et aidée, ça nécessite tout de même un âge minimum (ça marche super bien avec N°1 6ans et N°2 4 ans)… avec mini-loulou de 15 mois… hum…
      Il commence l’opposition, et donc s’il sait de mieux en mieux ce qui est interdit, ça nel’empêche pas de recommencer. Il n’a pas de mots pour s’exprimer, que des gestes, et sa contrariété passe souvent par le « je jette violemment par terre » : il a cassé plus de jouets ces 3 derniers mois que les 2 autres en 4 et 6 ans. Il comprend beaucoup de choses (puisqu’il arrive à m’aider à mettre la table, il adore ça), mais d’ici à passer à la « réparation », il est un peu trop petit. Rien que lui faire ranger ce qu’il vient (pour la 153ème fois) de renverser est un challenge…
      Pour l’instant, pour faire passer le message, si j’arrive à anticiper son geste, je saisis au vol la main qui va faire une bêtise, et je la maintiens fermement en expliquant ce qu’il ne faut pas faire (en général, jeter par terre et casser… ou arracher les feuilles du ficus… ou grimper sur la table…). Mais ça ne marche pas terrible… (enfin, un peu, mais sur le long terme)… quant à l’anticipation, avec 3 mômes autour de soi, on n’est pas 100% disponible pour intervenir à temps auprès du N°3…
      Bon, j’arrête de me plaindre, je vais attendre l’article avec les idées alternatives… il y aura sans doute de bons trucs à piocher…

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 12:16

      Ah effectivement Lola, la réparation ne s’adresse qu’aux enfants ayant la maturité de la comprendre. ;-)
      Maintenir la main du Grognard quelques instants en étant très ferme du regard et dans la voix (avec une explication rapide du pourquoi), ça a assez bien fonctionné avec lui qui est aussi assez tonique on va dire. Mais je n’ai pas 3 petits à surveiller ! La chance !!! :-D (je plaisante)

  6. 20 novembre 2009 11:01

    bientôt il faudra passer un diplôme pour avoir le droit de garder son enfant quand on tombera enceinte…

    ça m’a fait rire le passage où il est écrit que l’article sera lu aux mariages… comme si les gens attendaient d’être mariés pour faire des enfants!

    quant à la fessée, je ne sais pas trop. je ne me souviens pas d’en avoir reçue, des baffes oui, quelques-unes et toujours justifiées. je n’en suis pas traumatisée. alors, il faudrait aussi interdire la petite tape sur la main quand l’enfant a touché quelque chose qu’il ne peut pas?

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 11:15

      Mes articles suivants répondront à ton commentaire. ;-)

    • 20 novembre 2009 11:26

      Lecture de l’article aux parents lors du mariage…
      Hum… et donc ceux qui se marient mais n’ont pas d’enfant n’ont pas droit à la lecture ? (ils ne sont pas parents)
      Ceux qui sont parents mais pas mariés non plus ?

      Je comprends le concept de la proposition, mais franchement, l’application…
      Va-t-on encore vers une loi pleine de bons sentiments mais pour laquelle nos députés auront oublié les aspects de mise en pratique ?

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 12:12

      Effectivement cette phrase «L’article serait lu aux parents lors du mariage» est problématique.

  7. 20 novembre 2009 11:33

    Je suis contre la fessée et pourtant dans des moments d’épuisements moral , j’en ai donné …
    La fessée ne sert pas à grand chose, juste à faire peur aux enfants pour un peu d’autorité. J’avais tellement peur de la fessée de mon père que je me tenais à carreaux! J’en ai eu 2 de fessées ;) mais j’en avais peur quand même.

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 12:13

      Oui, il y a beaucoup (je ne peux pas quantifier en revanche) de parents dans ton cas, épuisés, en souffrance.

  8. 20 novembre 2009 11:34

    Bonjour Mère Joie,

    Effectivement je vais tenter d’imprimer!!!! Je suis d’une nullité abyssale en matière de maniement informatique!!A croire que cela résulte d’un événement traumatique!!
    Ma mère me balançait elle des minitels à la gueule????
    Plus sérieusement je vais prendre le temps de te lire et m’auroriser à argumenter. Je trouve ta démarche passionnante outre le boulot que ça t’a demandé ( je suis admirative foi de feignasse!!)
    Alors à très vite!!

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 12:13

      Ca roule !
      Merci alorom !

  9. 20 novembre 2009 12:36

    J’ai déjà donné des petites claques à mes ainés, je ne me souviens pas avoir donné de fessées. Mais je ne me sentais pas mieux pour autant. Mon chéwi a déjà claqué plus sévèrement ses deux garçons (12 et 10 ans), qui ont un tempérament violent, et plus par fatigue, énervement et manque d’autre solution devant une situation tendue et inextricable que par volonté de faire mal.
    Nous en avons beaucoup parlé et depuis, on essaie de faire sans violence avec les 4 grands. pépette de 20 mois ne devrait donc pas avoir la moindre fessée et j’aimerai ne même pas donner la moindre tape…
    Par contre, les grands (surtout les 3 garçons) ont bien intégré qu’on ne « tapait » plus, et on a déjà entendu du grand de 12 ans lors d’une de ses crises de violence « tu peux me punir, je m’en fout, et de toute façon, je sais que tu ne taperas pas, alors la punition ça m’est égal »… pas facile quand ils grandissent…

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 12:46

      Bienvenue Eddie et merci pour ta participation pertinente !

      Ca va être plus dur pour les plus grands de partir sur de nouvelles bases (il faut que ça chemine… Ca viendra, j’en suis persuadée) mais ça montre qu’il y a un certain ressentiment encore et que les tapes engendraient la crainte, pas le respect. Puis c’est l’adolescence en effet. C’est là où se construit davantage le caractère.

      Ce serait intéressant de savoir pourquoi les 2 garçons avaient un tempérament violent. Sans vouloir trop remuer de choses ou partir sur des préjugés, qu’est-ce qui a pu faire en amont qu’ils soient si violents et difficilement contrôlables ?

  10. 20 novembre 2009 12:38

    Et c’est vrai que j’aime beaucoup le parallèle « est ce qu’on donnerai une fessée à un adulte qui a fait une connerie » à opposer à ceux qui trouvent la fessée « normale »

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 12:46

      On en parlera lundi avec quelques exemples. ;-)

  11. 20 novembre 2009 12:42

    Effectivement cette proposition de loi a le mérite de faire réfléchir et si on en arrive là c’est que beaucoup trop d’enfants sont battus, car le chiffre devrait être à zéro…
    mais je ne crois pas que les cinglés qui infligent des châtiments corporels (je ne parle pas de la fessée sinon je vais me faire lyncher!) à leurs enfants arrêteront à cause de cette loi (je demande à voir…)
    j’ai très peu de souvenirs entre 2 et 4 ans, voire pas du tour. Si un seul, une fessée mémorable… Je me demande si vraiment c’était le but que mon seul souvenir de cette époque soit une fessée! même si je ne suis pas du tout traumatisée aujourd’hui par celle-ci, heureusement! … ;-)

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 12:55

      Oui, si tu disais que ceux donnant la fessée étaient cinglés, ils auraient raison de te lyncher ! :-D :-D :-D
      S’il y a un problème psychologique très grave chez les parents, ce n’est en effet pas une loi qui va les arrêter. Mais le cadre est posé.
      T’imagines s’il n’y avait pas de loi contre les pédophiles parce que ça ne les arrête pas ?!

    • 20 novembre 2009 14:51

      Non je disais que je ne mettais pas la fessée dans les châtiments corporels!

      je comprends ce que tu dis, mais battre son enfant est déjà puni par la loi non? enfin en fait je ne sais pas, on leur retire les enfants mais les parents sont-ils punis?

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 15:19

      Moi si mais pas dans la maltraitance (c’est quoi si ce n’est pas un châtiment corporel ?). ;-) Pardon, je ne t’avais pas comprise.
      Non, je ne pense pas que les parents soient punis mais peuvent selon les circonstances être inculpés pour par exemple mise en danger de la vie d’autrui car la maltraitance est dans le code civil aussi.
      Maintenant je ne suis pas juriste… :-D
      Si un avocat passe par là…
      Je te mets un lien !: http://www.droitsenfant.com/index.htm
      « Le retrait total des droits peut être prononcé :
      quand les parents ont été condamnés pour crime ou délit commis contre leurs enfants ou avec leurs enfants,
      en raison de mauvais traitements par exemple ou défaut de soins qui
      mettent en danger la santé, la sécurité ou la moralité de l’enfant. »
      Par moralité on entend tout ce qui est à caractère sexuel.

  12. 20 novembre 2009 13:13

    copié/collé !

  13. 20 novembre 2009 15:26

    Coucou la mère joie, comme je te disais le sujet m’interpelle !
    Je réagis sur le fait de lire l’article de loi au mariage : je trouve ça assez ridicule comme idée… et je ne pense pas que ca puisse avoir un quelconque effet sur des parents ou futurs parents qui incluent la fessée comme méthode d’éducation.
    J’ai beaucoup entendu d’arguments pour la fessée (en famille voire chez des amis). En général, l’argumentation des amis n’est pas très solide, c’est juste un à-priori, parce que eux mêmes, enfants, ont reçu quelques fessées.
    En famille, c’est différent : les châtiments corporels sont revendiqués haut et fort comme étant des moyens éducatifs. L’intervention de qui que ce soit fut-ce l’état est traitée comme une ingérence et une injustice. Et quelque part : ans les grandes familles, de 5, 6, 7 enfants, très rapprochés, comment gérer l’éducation autrement qu’en court terme, parant au plus pressé, préférant la crainte à l’explication répétée mille fois?

    J’ai vécu donc des fessées, j’ai vu en donner, j’en vois toujours en donner. Et je ne peux pas penser que ce soit une idée intelligente de faire peur à son gamin. Un jour ma mère a voulu me caresser la joue. Quand j’ai vu la main arrive, j’ai esquivé le geste, réflexe en cas de claque. Vous ne pouvez pas ressentir pareil l’amour parental en cas de crainte.

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 16:21

      Très intéressant, Madame !
      Je prends en note tes remarques.

  14. gazelle26 lien permanent
    20 novembre 2009 16:03

    « T’imagines s’il n’y avait pas de loi contre les pédophiles parce que ça ne les arrête pas ? »
    Mais ça n’a rien à voir, il y a une loi pour ça heureusement c’est clair mais il y a surtout grosse sanction !! Si je donne une claque ou fessée si vous préférez, sur les fesses de mon fils, qui va venir chez moi pour le voir et quand bien même, que va t-il se passer, je vais aller en prison ? payer une amende ? Je trouve quand même que cette loi est une belle fumisterie comme pas mal de lois que nous pondent les politiques parce qu’ils n’ont rien d’autres à foutre et qu’ils sont incapables de s’occuper des vrais problèmes…encore une lui inapplicable qui ne va pas empêcher, loin de là, la maltraitance infantile qui est quand même un tout autre problème…
    ça m’énerve tout ces trucs qu’on nous pond de plus en plus « faut pas que les bébés jusqu’à 3 ans ne regardent la tv » ça pourrait les rendre fous attention…je pense que pas mal de gens de ma génération ou plus ancienne encore, on regardait tôt la tv et alors, on est abrutis pour autant ? j’ai dû avoir à peine 5-6 fessées dans ma jeunesse et alors ? non ça ne m’a pas tuée, et non ça ne m’a pas perturbée psychologiquement. On nous sort de plus en plus de trucs pour culpabiliser les parents et ça, ça me gonfle ! Qu’on parle parle de Châtiments, de violence pour une claque sur les fesses, c’est quand même démesuré non ? et je maintiens qu’on est dans une génération de l’enfant roi et c’est pour cela qu’on nous sort tout ces trucs !!

    Désolée mais fallait que ça sorte, tout ces trucs de bobos (voir le post de Ficelle) ça m’horripile mais bon je me calme, je respire et j’attends la suite !! :p)

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 16:19

      T’as raison quand faut que ça sorte, faut que ça sorte ! :-D
      J’ai pris un exemple extrême pour interpeller (en parallèle à la maltraitance dont parlait Carole, non à la fessée) et comme tu le dis très bien, il y a sanction pénale alors que là, il n’y aura pas sanction pénale (ni dans le cas de la maltraitance sans danger du reste). C’était juste pour montrer que la loi (et tu le constates, même avec sanction, ce qui est encore plus dérangeant) ne va pas forcément empêcher les personnes avec un gros problème psy d’agir (je rappelle qu’on parlait de la maltraitance). ;-)
      On se retrouve lundi pour la suite !

    • 20 novembre 2009 20:34

      ??? Tu évoques mon commentaire là? Nan, je préfère être sûre, hein…

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 20:46

      J’avais pas fait directement le rapprochement.
      Je me permets de tempérer. Ficelle, je ne pense pas que ce soit à titre personnel, même si tu es citée. Relax, c’est pas bon pour le bébé ! (Ou comment culpabiliser déjà la future maman :-D )

  15. 20 novembre 2009 16:35

    Je préfère ne pas trop commenter, c’est l’introduction, je voudrais pas dire un truc maintenant, et me rendre compte que tu en parles si bien que mon avis et mon argumentation changent en cours de lecture ! :D
    En tout cas, c’est du bon travail, ça me rappelle la fac de psycho !

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 19:31

      Merci Kahlan !
      Ah ben si tu changes d’idée en cours de route, j’aimerais bien justement le savoir pour mesurer qu’est-ce qui a fait écho. :-D
      Mais le but n’est pas de faire changer les idées (ça, c’est utopique, comme je le réponds à Cassio), plutôt d’amener une réflexion. Et s’il n’y a qu’une seule personne que ça interroge alors pour moi c’est gagné !

  16. 20 novembre 2009 17:30

    Je n’avais pas « capté » au départ que tu allais parler de la proposition de loi contre la fessée…Pour de vrai alors ! J’en reviens pas !!!

    Ont-ils prévu de remettre un kit de parents parfaits lors de la lecture de la loi au mariage ?

    Du très bon travail en tout cas de ta part !

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 19:29

      Oué, je déconne pas toujours ! :-D

    • 21 novembre 2009 04:51

      mèrejoie,
      je voulais dire que j’ai dû zapper inconsciemment la proposition de loi contre la fessée dans ton intro et j’ai plongé tête baissée dans le récit de mes souvenirs d’alternatives à la fessée car c’est ce que j’ai « compris ».

      et d’habitude tu ne déconnes pas ! enfin je crois…looool

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 10:49

      J’ai bien aimé que tu aies foncé tête baissée ! ;-)
      On va en parler des alternatives, un peu plus tard, quand on aura cerné leur utilité et quand on verra ce qu’elles signifient. ;-)

    • 21 novembre 2009 11:05

      ben oui j’ »écoute » pas suffisamment mère joie…

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 12:10

      Et tu seras punie. :-D

  17. 20 novembre 2009 19:13

    dit donc ça c’est du boulot!! bravo!!! bon alors tout à fait d’cord avec toi mais je pense que tu te doutais déjà.
    j’ai eu un débats à midi avec mes collègues de formation et c’est pas gagné !
    la majorité est contre cette loi, ils trouvent que c’est s’imisser dans la vie privé, detronné l’autorité parentale, en faire des enfants rois…comme tu l’ecris dans ton billet.
    J’ai bien essayé de leurs faire comprendre qu’on peux réussir a éduquer sans, j’ai bien expliqué les différentes méthodes, mais il y en avait qui avait un sourire moqueur sur le coin des lèvres. sourire qui ne m’a pas du tout vexé, elles ont l droit de trouver cela ridicule, comme moi j’ai le droit de trouver que ‘administration de la fessé est un châtiment corporel.
    Ton billet est bien clair, est ton analyse est tout à fait objective.
    La fessé est encré dans nos mentalités, pour le faire changer ça va pas être évident.
    tu as dit dans l’autre billet que ce sujet me touchais beaucoup. Oui c’est vrai d’abord car j’ai un enfant qui a connu de grandes difficultés de relationnel, du comportement et puis enfant j’ai été victime de mauvais traitement, ça ne m’a pas tué pour autant…mais…n’enpeche que la nuit j’ai souvent des cauchemars, que j’ai coupé les ponts avec mes parents, que j’ai du me reconstruire pour trouver une stabilité psychologique, que mon enfant on a souffert car les troubles du comportement viennent dans 70% des cas des gènes.
    Tout ce qu’on fait « en mal « ou en bien a des conséquence à long ou court terme sur nous mais aussi sur les autres, et je pense que pour le bien de nos enfants et de leurs avenir il est important de se remettre en cause, de revoir nos méthodes et qui sais peut etre qu’on se rendra compte que ça marche bien mieux sans fessé!

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 19:28

      On sent qu’il y a du passif mais tu as merveilleusement cheminé. ;-)
      La prochaine étape, je l’espère pour toi, sera le pardon, celui qui nous apaise.
      Tu vas avoir du mal à déstructurer les représentations de tes collègues, même en étant très posée. C’est ce que j’écrivais hier : même avec les meilleurs arguments du monde, il faut que la remise en questions vienne de la personne. S’il y a une brèche, tu peux t’y engouffrer et faire réfléchir mais si c’est bouché…
      Les personnes, j’ai l’impression, minimise la violence de l’acte. Et puis il y a toujours pire et on croit bien faire ! C’est humain…

  18. 20 novembre 2009 19:19

    ben moi je trouve l’idée de lire aux parents leurs du mariage super!!!!enfaite quelque part ont leur fait comprendre que les enfants sont le fruit de leurs amour, on ne va pas frapper le fruit d’un amour? si????je dois venir de mars, car j’ai l’impression que je suis la seule emballé par ça!!!

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 19:23

      Non, tu ne viens pas de mars.
      C’est plus pour moi la formulation qui est gênante dans le sens où Mme Antier parle des parents et non des futurs époux (futurs parents). ;-)
      Mais je reviendrai dessus plus tard.

  19. 20 novembre 2009 19:44

    Légiférer sur tout, c’est n’importe quoi !
    Mieux vaut éduquer. Et cette fois, je parle des parents…

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 20:08

      Mais peut-on éduquer les adultes ? :-D

    • 21 novembre 2009 11:15

      sensibiliser serait le terme approprié et plus diplomate envers les adultes que nous sommes, c’est kif kif mais ça passe mieux, heu ! heu ! heu !

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 12:10

      Ou « former » ce qui est très différent. ;-)

  20. 20 novembre 2009 19:54

    pour ce qui est du pardon, je pense que ça sera sans moi, il ya des choses qui sont impardonnables, et ça ne m’apaisera point. j’ai coupé trop tard les ponts, apres la naissance de mon grand, il a été exposé aux coleres, a mes crises de tétanie enceinte, provoqué par une mere maniaco/depressive. j’ai ce qu’on apele dans le jargon psychologique des parents toxiques…
    toxique égale dangereux…donc le mieux c’est de les éviter!

    c’est vrai que la c’est un cas extrême, et je ne mets pas dans le meme panier ceux qui donnent la fessé et ceux qui sont coupable de mauvais traitement extrêmes!
    néanmoins la fessé est l’expression de nos sentiments, ont administrent la fessé parce qu’on est à boud de nerfs, on exerce la force et notre ‘toute puissance’ par cet acte, et c’est ça qui me deplait dans la fessé.
    ce n’est pas la douleur en elle meme, car je pense qu’une fessé sur la couche ne doit pas bien faire tres mal, mais c’est l’acte

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 20:10

      Ah, les parents toxiques ! Leur pardonner, ce n’est pas les revoir. ;-) Mais je m’arrête là, le temps n’est pas venu. Et je n’ai pas à m’immiscer. (:-) large sourire amical)
      Tu verras que nous avons sensiblement la même opinion à propos de la fessée.

  21. 20 novembre 2009 20:21

    Oui c’est un tout autre sujet..sujet tout aussi delicat.
    Je suis contente de voir qu’il y quand meme plus en plus de personnes adeptes des methodes alternative, ça montre bien que les mentalités changent. Ca montre aussi une ouverture d’esprit.

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 20:29

      Ou une pression de la perfection. J’hésite… J’ai l’impression qu’il y a deux extrêmes…

  22. 20 novembre 2009 20:49

    jsuis la jsuis la jsuis laaaaaaa!!! (et j’ai meme repondu à ton com chez moi!)

    • La Mère Joie lien permanent
      20 novembre 2009 21:07

      Mais qu’est-ce qu’elle fait la miss ??? Tu veux pas lui foutre une branlée pour la faire sortir ?
      Je suis drôle ce soir…

  23. 21 novembre 2009 08:34

    il ya une maltraitance qui fait peut etre plus de degats qu’une fessé (attention je suis toujour contre la fessé) c’est la maltraitance psychologique. des fois sans se rendre compte on peux l’exercer.. par des t’es nul consécutif, t’es pas beau, t’es mechant…etc

    en tant qu’assistante maternelle on nous « forme » si je peux dire ce mot, à deceller les symptomes d’un enfant maltraité physiquement et psychologiquement et d’en informer les services sociaux.

    c’est une petite parenthese pour juste informer que aude las des chatiments corporels il ya aussi la matraitance psychologique qui des fois est plus dangereuse qu’une fessé.

  24. 21 novembre 2009 11:37

    Maintenant que j’ai bien « écouté » mèrejoie, je délivre ici mon humble avis.

    Concernant cette proposition de loi, je suis du même avis que Gazelle : ce n’est pas en légiférant sur quelque chose qui ne fonctionne pas que ça marchera à l’avenir…
    Et j’en reviens donc à cette histoire (d’éducation) , non, de sensibilisation des parents. En plus, l’Ecole des parents existe. Je vous transmets ici le lien vers la fédération des écoles : http://www.ecoledesparents.org/.

    Et en allant dans l’école de son quartier, on peut y trouver les réponses aux questions existentielles des parents. J’en avais une dans mon ancien quartier et ils proposaient régulièrement des ateliers ou des petits colloques avec des personnes spécialistes dans leur domaine : psychologue, pédiatre, juriste,….

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 12:11

      Euh ben non, j’ai encore rien dit (j’ai simplement répondu aux commentaires)…
      T’as pas encore bien lu mon intro ! :-D
      Je réfléchis à la sentence (qui sera terriiiiiiiiiiiiiiiiiiiible !)…

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 13:08

      Je plaisante. C’est très intéressant en fait. Je n’ai encore rien rédigé (j’ai encore besoin de réfléchir dessus) et ça me permet d’aller plus loin. ;-)

    • 21 novembre 2009 16:39

      la fessée virtuelle ?!!!

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 16:45

      Quelque chose me dit que cet article va partir en live !
      J’adore !!! :-D :-D :-D

  25. Cathy B lien permanent
    21 novembre 2009 14:49

    C’est super intéressant et j’attends la suite avec impatience. J’admire, je lis et relis tous ces commentaires si riches.
    Nos parents (3filles) n’ont jamais levé la main sur nous, par contre ils étaient fermes.
    Quand à moi, maman 3 fois en 3 ans et demi, il m’est arrivé, 2 ou 3 fois de donner une fessée (forcément sur la couche) et ca n’a pas eu l’effet escompté (ils s’en foutent) alors maintenant c’est punition (coin pour les petits et qq lignes pour la grande. OU alors un autre truc qui fonctionne bien chez nous, on se met à hauteur du petit, on le regarde dans les yeux et on lui demande de nous regarder et on lui explique ce qui ne va pas… et ca marche chez nous (sans crier, sans s’énerver), j’adore. Youpi !!!!
    Mais être maman, être papa, être parents est quelque chose de très complexe.
    Bon week end

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 16:42

      Merci Cathy, je suis contente que cela t’apporte.
      Trois très petits, je réalise pleinement que c’est sportif et que les nerfs sont mis à rude épreuve par moment.
      C’est vrai que j’aime pas trop trop le coin (je trouve ça un peu vexant) donc j’ai jamais utilisé. En revanche, comme toi, je pratique le fait de me mettre à la hauteur de l’enfant (parfois pour les choses positives aussi d’ailleurs) et de le regarder dans les yeux en lui demandant une réciproque (enfin la réciproque, c’est plutôt mon Légionnaire qui la demande ! :-D ).
      Bon week-end !

    • La Mère Joie lien permanent
      21 novembre 2009 16:50

      Au fait, je voulais te remercier pour cette alternative car j’avais complètement oublié que je la pratiquais.
      J’ai des automatismes ! :-D

    • Cathy B lien permanent
      22 novembre 2009 10:19

      C’est vrai que rien ne vaut le dialogue !!!!

    • La Mère Joie lien permanent
      22 novembre 2009 10:31

      Mais il ne s’agit pas de communiquer n’importe comment. ;-)

    • Cathy B lien permanent
      22 novembre 2009 19:49

      C’est clair. On ne doit pas que communiquer avec nos têtes blondes pour les gronder mais aussi pour les féliciter, pour dialoguer… parce qu’ils ont plein de choses à raconter. J’en sais qq chose j’ai passé 2 jours en tête à tête avec mon ainée pour cause de grippe (qui fête ses 6 ans aujourd’hui) et on a papoté… et c’était génial !

    • La Mère Joie lien permanent
      22 novembre 2009 21:03

      OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! Surtout les féliciter, les encourager. Cathy, elle a tout compris ! :-)
      Bon anniversaire à la miss alors !
      Elle va mieux ?

    • Cathy B lien permanent
      23 novembre 2009 10:12

      Elle va mieux et elle est repartie à l’école, nickel !

    • La Mère Joie lien permanent
      23 novembre 2009 10:43

      Super !

  26. 21 novembre 2009 22:48

    Moi aussi je fais les gros yeux! Des yeux qui disent que je rigole pas du tout du tout, là. Avant d’entrer avec les enfants dans un magasin de porcelaine, je préviens toujours: le moindre souffle de travers, c’est retour direct à la case maison! Ca marche TOUJOURS. Je vais partout avec eux, en toute confiance, du coup. Donnant-donnant!

    • La Mère Joie lien permanent
      22 novembre 2009 10:28

      Donnant-donnant. Egal à égal. => J’aime !

  27. 21 novembre 2009 23:32

    Je me vois assez choquée de constater que les Français pensent la fessée comme une institution, un fondement national indéstructible. Au vue des réponses négatives des français à la proposition de loi et aux arguments donnés, je vois dans leurs réponses des excuses à leurs comportements en cherchant des indicatifs genre « une fessée n’a jamais tué personne », non, peut être pas mais bon, ce n’est pas un argument, on peut aussi enfermer un enfant une journée par jour dans un placard, sans manger et sans lumière et il ne va pas en mourir, mais il va s’amoindrir. Mais ce que l’on peut dire c’est que la fessée a une construction de faire mal à l’enfant ou de l’humilier et les deux dans le but qu’il ne recommence pas une bêtise faite. Toute personne saine d’esprit comprend bien que l’enfant ne recommencera pas la bêtise après un dialogue qui lui explique » pourqoui oui » et « pourquoi non » mais une fessée n’apprend rien !! Une fessée ne fait pas ingurgiter un abécédaire des choses à faire ou ne pas faire, ça fait juste mal !

    • La Mère Joie lien permanent
      22 novembre 2009 10:30

      Bienvenue brandalac !

      Je ne sais pas si ce sont toujours des excuses. ;-)

  28. 22 novembre 2009 16:00

    La crainte n’entraine pas le respect. Faire souffrir un enfant dans sa chair me terrifie toujours autant. Pourquoi en se levant le matin avant de partir à l’école, avoir peur de son parent au point de ne pas oser lui dire bonjour? d’avoir les yeux bouffis par les larmes qui ont coulé toute la soirée, épuisé d’avoir cherché le sommeil en vain pendant des heures parce que le corps souffre et souffrira encore plusieurs jours? Pourquoi avoir un mouvement de recul lorsque le parent a un geste brusque envers soi? Pourquoi ne jamais se faire confiance? Pour tout ça les chatiments corporels ne passeront pas par moi.

    • La Mère Joie lien permanent
      22 novembre 2009 21:09

      Et je m’en réjouis. ;-)

  29. 23 novembre 2009 00:15

    je reviendrai lire tout ça tranquillement !

    • La Mère Joie lien permanent
      23 novembre 2009 10:43

      C’est préférable ! :-D ;-)

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