Semi-rentrée virtuelle

Si j’oublie que je viens de faire cramer à l’instant mon coquelet par mon absence de vigilance (on peut pas être dans la salle de bains à se bichonner le gras et à la cantine à surveiller la graisse), ces congés ont un goût tendre.
De tout repos, je n’oserais pas. C’est un peu comme au Camping des Flots Bleus, t’as besoin de vacances après…

Depuis le retour de chez mes parents dans la nuit de jeudi à vendredi, je trie mes souvenirs. Je trie mes souvenirs et mes impressions, mes souvenirs et mes sentiments, mes souvenirs et les quelques soucis familiaux ramenés dans les valoches bondées.
Je pourrais narrer mes aventures extraordinaires dans des contrées sauvagement citadines peuplées d’indigènes en col Claudine bourrées à la rillette, mes courses-poursuites après le Grognard s’essayant à la mosaïque de carafes anciennes, mes stratagèmes pour verser discrètement la piquette avinée dans les pots de fleurs, toutes les nuits où un petit bleu me grimpait dessus.

Or, j’ai passé des instants intimes précieux auprès de mon père et ce sont ceux-là qui donnent particulièrement une saveur douce et délicate à mon séjour.
Au moment de gagner l’autoroute direction le Q.G., j’ai laissé mon cœur me rappeler que mon père, tantôt aimé, tantôt détesté dans ma prime jeunesse, me manquait ; que mon père avait vieilli et vieillirait loin de moi ; que le temps à passer l’un avec l’autre était plutôt derrière que devant. Mon père a conservé cet humour léger très personnel « La pendule marche mal. Les aiguilles vont descendre facilement. Mais qu’est-ce que ça va donner quand elles vont devoir remonter ? » qui me permet toutefois d’éviter à retardement un complexe d’Electre mal placé.
Je vais profiter de ces derniers jours auprès des miens, de la vraie vie, celle où t’as des emmerdes financières, des joies telles que les courses sans les lardons main dans la main avec ton Légionnaire, des cris de harpies dans la maisonnée. Puis je pense m’organiser un peu différemment pour ne pas arriver sur les rotules et surmenée à Noël.
PS1 : Merci pour tes soins quotidien du journal de la Mère Joie, tes mots, tes fleurs et tes doudoux pailletés qui furent autant de liqueur de cassis dans une coupe de champ’. Je te bise, le clope au bec, pour la peine.
PS2 : Fête pas Halloween ce soir, c’est crétin comme animation, merde !






C’est drôle, Quatre murs et un toit, j’ai dîné en tête à tête avec ma mère hier soir, et on a parlé de cette chanson, comme elle est belle et horriblement nostalgogène.
Bonne fin de vacances en famille. Muriel
Merci Muriel.
Je trouve la chanson de Bénabar très belle (bien que je ne sois absolument pas fan de Bénabar) ; elle m’émeut profondément.
Mais il a un peu merdé sur les paroles : Une cave à vin, pas une deuxième salle de bain, enfin quoi !
Aime beaucoup cette chanson aussi
Bon retour Mère Joie !
N’aime pas Bénabar. Ne veux même pas écouter la chanson.
Mais tes billets, je les adore et celui-ci plus que les autres.
Il a un petit air mélancolique teinté d’humour noir qui te distingue aisément.
Je me suis prise à verser ma larme sur mes parents que j’ai au téléphone tous les jours mais pas vus depuis 4 ans.
J’suis con…
Bonne rentrée Mère-Joie !
Welcome Back !
Merde j’ai pas de bonbons pour les gamins qui vont sonner à la porte…
Ou alors j’en ai peut-être des très vieux dans un placard…
ça périme pas un bonbon, c’est du sucre…
Méchante sorcière que je suis !
Bisous
Anne
C’est tout.
ah non, cette chanson me refile la larme à l’oeil, donc, je l’écoute pas là tout de suite, sinon, c’est inondation assurée!
Coucou
Un p’tit coup de (calgon) blues, Mère Joie?
On ne peut rien contre le temps : il est inéluctable…
Mes parents vont avoir respectivement 80 et 85 ans…
Je culpabilise souvent de les voir si peu, d’être si lointaine dans mes relations alors que si proche géographiquement…
J’aime bien Benabar et ses chansons sur la vie.
J’adore “les mosaïques avec les carafes anciennes”
Je déteste le cafard que je ramène de chaques vacances en famille …
Chuis viendue, j’ai lu, j’ai écoutu … j’ai pas pleuru … Peut-être parce que malgré la distance, je cause à mes parents quasiment tous les jours, surtout mon pôpa.
Oui, prends soin de toi, car comme le dit le dicton :
Noël sur les rotules
Pâques …
bé, té … j’ai pas d’idées … Je lance un concours!!!
Welcome back home, La Mère Joie!
Noël sur les rotules, Pâques plus d’testicules!
Maintenant faut trouver un truc pour nous les gonzesses!
et zut alors ! quand j’ai vu que tu as fait une semi-rentrée, j’allais te faire la remarque que tu as tenu 5 (ou 6 jours ?) sans tes soldats !!!
et voilà que je me retrouve mélancolique à lire ton billet…mes parents ils sont très très très loin de moi et tu m’as foutue le blues ! ils ont chacun 77 ans pour info…
mais je t’aime bien quand même ! pour le ton mélancolique en même temps empreint d’un humour noir ou d’un cynisme qui permettent de vivre la vraie vie comme tu le dis si bien…
Ben t’as fichtrement raison: Profite bien des tiens ces quelques jours. Et pour halloween, ben t’as raison aussi!!!
Tout le monde parle de Bénabar à la suite de cette lecture et y’a que moi qui ne l’ai pas entendue… Bizarre. J’ai donc mis le son et je n’entends toujours rien. C’est grave Docteur Joie ? Je vais peut-être rouvrir la page. Mais je me méfie parce que ça peut finir par me péter au nez.
Donc tu as passé de jolies vacances. T’inquiète, tu en passeras d’autres tout aussi belles !
Bon dimanche à toutes et à tous !
Quelques jours en famille ça fait toujours du bien même si c’est pas de tout repos !
Profite bien de ces derniers jours en tout cas
Bon retour à la vie réelle et bise au papa
Bienvenue chez toi mère Joie! Tu vois on a bien gardé la maison, tout es comme tu l’as laissé. Est-ce que miss commandante et mister Grognard sont restés chez leurs GP si tu vas faire les courses tranquillement avec ton légio?
Bon retour !
J’ai bien l’impression qu’on a toutes et tous quelques soucis avec nos familles qu’on traine dans nos bagages.
Pour moi aussi les relations avec mes parents, seulement 62 ans sont difficiles et en dents de scie, épuisantes quoi.
Avec mon chéri on se demande bien souvent comment faire pour ne pas reproduire avec nos enfants…
Bises
nan c’est pas crétin ! c’est le pied pour s’éclater avec ses loupiots et une tripotée de mioches !
cet article, tendre et réaliste, peut réveiller de jolies choses… merci.
Bon t’es rentrée! Juste à temps pour participer à l’enquête “Mamans blogueuses” héhé… (nan, je lâche pas l’affaire, nan…)
J’aime beaucoup la chanson de Bénabar: en l’écoutant, je revois la maison de mon enfance, celle où j’ai grandi avec 2 soeurs plus jeunes, à toujours nous chamailler, ne pas répondre (pas assez vite pour elle… je comprends maintenant) quand ma mère hurlait “à table”… alors quand il parle des “gentils fantômes”, y’a un frisson qui me parcourt et j’imagine le jour où nous devrons mettre en vente la nôtre (enfin, la leur)… et celui où nos enfants liquideront celle du jeune petit couple que nous fûmes avec mon mari et qui s’est agrandie depuis en même temps que la famille (3 enfants, comme dans la chanson).
Mes grands-parents sont encore vivants, alors du coup, ça fait comme une protection psychologique sur ta tête de mes parents… même si pour eux, ça représente surtout beaucoup de tracas (ils ne sont plus en très bon état, mes grands-parents). Heureusement que les membres de la famille sont assez proches pour tous se soutenir… cahin-caha, mais tous là.
Bon retour chez toi.
Et pour Mariev: Noël sur les rotules, Pâques dans les bulles (de spa ou de champ’) ?
(j’ai pas mieux, là, fatiguée, hein)
Ah je suis contente de te lire à nouveau, et puis tu m’as manqué (si si) et puis quand je pensais au commentaire lamentable que je t’avais laissé avant que tu ne partes, j’avais envie de me souler à l’eau d’évion.
J’aime beaucoup ton post, mes parents sont loin de moi aussi et il me manquent beaucoup plus depuis que je suis une maman. C’est drôle à quel point le fait d’avoir donné la vie (c’est beau ce que je raconte) m’a enraciné dans ma famille (je suis à deux doigts de me couvrir de baisers là)
C’est très beau la façon dont tu parles de ton papa. Profite bien.
Bon, ben déjà, je suis contente que tu sois rentrée. On va pouvoir recommencer à rigoler dignement. Parce que pendant que médème fait dans les bons sentiments à pôpa, on fait quoi, nous, hein? Comme toi. On déconnecte.
Tu nous as manqué, grande nouille!!!!!
Bon, je confesse … j’ai bien envie d’interrompre ta parenthèse avec une parenthèse, que je serais bien curieuse de savoir ce que tu aurais à dire sur ce billet :
http://sur-les-chemins.over-blog.com/article-mais-d-ou-tu-sors-caroline–38513316.html
Passque … hein …
La bise à tous!
c’est joli ce que tu dis sur ton papa, ça me touche…je n’aime pas savoir le mien vieillir seul…
pareil rentré de vacances avec enormenet de fatigue aussi!! et dans les bagages trop de peine de laisser ma famille la haut, et quelques soucies avec !!!!
on est bien dans notre petite bulle apres tout
Ah ben c’est pas trop tôt, on se languissait, nous! Sans toi, c’est pas pareil la vie bloguesque… sans une Mère Joie qui d’une jolie plume te donne des frissons rien qu’en parlant de son papa. Soupir. Que de justesse dans ton texte, et dans ta chanson. Ça me fait penser que mon père, je ne le vois pas assez, je vais l’appeler tiens. Merci pour ce billet touchant et rafraîchissant.
Ah, au fait j’oubliais, je t’attends sur mon blog, tu as été taguée…
C’est touchant tes mots sur ton père, et même cette chanson que j’apprécie bien que je n’en apprécie par particulièrement l’auteur, parce que oui, 4 murs et un toit, ça représente beaucoup, autant de rêve, autant d’espoir.
Une famille, la vie.
Merci pour tes commentaires qui me font chaud au coeur.
Tu me permettras de ne pas répondre personnellement à chacune actuellement. Mais j’ai été très touchée.
C’est marrant comme tu tutoies tous tes lecteurs comme s’ils ne faisaient qu’un !
Sinon oui, on te pardonnera !
Et pour ton papa, je comprends ce que tu veux dire… pour moi c’est pareil…
contente qu’il y ait du positif aussi. bisous
Bisous 007