La genèse de ce journal – Concours chez Oum
Je zonais chez Oum, quand un message subliminal me parvint au cortex.
« Mère Joie, t’as déjà perdu les concours de Famili et de Cosmopolitan les doigts dans l’…, tente ta chance chez moi pour gagner le troisième prix, l’huile aromatique Cinq Mondes qui te plaît tant, en racontant la genèse de ton blog ! »
Je scrutai ma montre m’indiquant « Il est 08h00, à la bonne heure, il est temps de battre le beurre pour le petit-déj’ du Grognard ! ».
« Oum – que fis-je en commentaire – je ne sais pas si je vais pas être short sur ce coup-là…
- J’ai des infos compromettantes sur toi à balancer – me nargua Oum, sans ménagement.»
C’est pourquoi, lâche comme je suis, je livre sans scrupules et dans un record de rapidité (c’est pas vrai), les motivations qui m’ont poussée à entreprendre un journal et plus encore ce que cela m’apporte. T’as pigé, je vais digresser volontairement : c’est souvent avec un peu de recul qu’on perçoit réellement les raisons inconscientes parfois (qu’est-ce qui était clair à ce moment-là, qu’est-ce qui ne l’était pas ?) pour lesquels on se lance dans la création d’un journal intime sur un blog, déjà parce que journal intime et blog sont par définition des termes antinomiques (mon intimité est publique. Etrange, non ?).
Et bien, je suis égocentrique et mégalo comme toute blogueuse. Rigole, lectrice blogueuse !
A la base, je souhaitais faire un journal ciblé sur l’enfance et la famille. C’était vital pour mon équilibre d’avoir une activité journalière qui m’épanouisse en dehors des tâches liées à la condition de mère au foyer – le blog s’est imposé pour les avantages ci-dessous.
J’avais trois options majeures :
- Mettre une galerie de photos de mon Grognard avec de la purée dans les cheveux et légender celles-ci d’un « Il é pa bo, mon Grognard ? Ah, c dificile de mangé tous seul ! ».
=> Mon fils étant le plus beau, il était inutile de vouloir le prouver à la terre entière. Puis je me le calculais toute la journée en live, c’était pas pour le retrouver en peinture virtuelle. Tu vois pas qu’ensuite je me sois mise au scrap puis au macramé ?
- Rédiger des infos pratiques, sur l’éducation, bref un truc plutôt sérieux.
=> Je savais faire. Or j’allais peut-être pas emmerder les autres mais moi oui (ou le contraire), même si j’appréciais aussi d’étaler mes réflexions et connaissances pédagogiques. Pis ça allait pas trop parler de moi, le comble !
- Raconter mes petites histoires dans l’esprit d’une lecture amusante.
=> Sublimer le quotidien avec humour, autodérision en mettant en évidence mes contradictions, c’était encore ma spécialité : « La mère Joie, c’t’anti-héroïne ! ».
Je choisis la dernière proposition avec pour but de travailler mon style et de m’entraîner en vue d’écrire plus tard quelque chose de plus conséquent. Il était impératif de me perfectionner en mettant des fils conducteurs entre mes billets, de la cohérence, en générant quelques intrigues plus globales qu’au sein d’un même article, tout en tenant un journal diversifié. Tu vois la problématique !
Par conséquent, ce journal fut initié comme une mise en bouche d’un travail d’écriture à venir nettement plus lourd parce que j’avais un max de boulot et de prise de confiance en moi à acquérir sur le sujet (sentiment d’imposture) avant d’être prête à me lancer dans une telle aventure.
C’était pas un créneau facile d’amuser quotidiennement (l’humour, c’est un job !), sans sombrer dans la facilité d’un « style interactif » (NDLR : Me demander si tu comprends pas.) et sans que cela devienne une contrainte, d’où quelques fois des articles plus posés. Et c’était pas un créneau facile d’attirer de jeunes mamans sur un journal too much, assez caustique et campagnard… Elles avaient plus souvent besoin d’être rassurées ou de s’identifier sans devoir réfléchir cinquante fois si c’était du lardon ou du cochon ou encore d’adhérer à une façon de vivre plus proche de la leur. Je savais que ce journal, même en faisant des efforts pour le soigner et lui donner certaines qualités, pouvait ne pas trouver un grand public, ne pas satisfaire ma mégalomanie, faire se déclarer un syndrome de génie ignoré et que je risquais de finir avec les cheveux gras de Benjamin Biolay.
Mais c’était tout de même très stimulant d’être lue et d’avoir une forme de reconnaissance autre que celle d’un « Y a quoi à manger ce soir ?! » parce que quand on est au Q.G., on n’a plus de réel rôle social (frustration en revanche d’être anonyme par rapport à mon entourage pensant que je torche des fesses toute la journée et ne m’imaginant pas en super blogueuse !). L’écriture était également un bon moyen de partager, de créer un lien social autour de mon thème de prédilection.
Et c’est dans ce créneau que j’allais m’éclater car ça me permet de rigoler de mes conneries, de jubiler en imaginant la tête des lecteurs fidèles derrière leur écran, de mettre à distance les petites embrouilles de ma vie, d’analyser mes propos, de mieux gérer ou digérer mes expériences. Mine de rien, j’apprends beaucoup sur moi grâce à ce journal. Etant très secrète et très pudique, cela m’est aussi très bénéfique de me livrer. Je remarque que je suis nettement plus à l’aise pour parler de moi dans la vie courante. C’est un aspect positif que je n’avais pas du tout anticipé. C’est beau tout qu’est-ce que je raconte.
Pour finir je suis une mégalo égocentrique généreuse : j’ai un plaisir fou fou fou, et je ne l’ai pas suffisamment souligné, à imaginer mes sketchs, les mettre en forme pour faire rire le plus possible, interroger, surprendre, émouvoir les lecteurs. Des fois, faudrait d’ailleurs que je sois moins pointilleuse (je grappillerais des minutes)…

Si toi aussi tu es une mégalo égocentrique généreuse, tu peux participer jusqu’à vendredi au concours de Oum, sachant que le troisième prix m’est réservé. Fais gaffe, Constouille, elle nous a déjà a pondu un machin balèze.
A toi ! Quelle est la genèse de ton arrivée sur ce journal et que t’apporte-t-il ?













conclusion évidente : t’a bien fait !!!!!et comme je m’en sors bien mieux avec des morceaux de tissus qu’avec des mots ,je te laisse volontier ta troisieme place…….
Ah ben tu vois, j’ai recommencé trois fois mon article parce que je n’étais pas du tout à l’aise pour raconter ces émotions (j’ai fait un très gros effort) et je ne le suis toujours pas…
Je me sens toute nue.
A+ doigts de fée ! Couds-moi une culotte stp.
J’aime beaucoup ce que tu écris, tu me fais rire, tu as donc trouvé les bons ingrédients
Merci Faustine et merci de me faire poiler avec tes commentaires.
une culotte,pfffff !!si ta campagne n’est pas loin de ma banlieu,je t’apprendrais à la faire toi m^me!!! des beeeelllles culottes ,imagine un peu !
Merci de me tenir compagnie Formika !
Si tu habites en banlieue quelle qu’elle soit, il y a de grandes chances que nous habitions loin l’une de l’autre…
Je suis contente que tu aies choisi la troisième solution parce que les deux premières j’en ai ras la casquette! enfin ce que je veux dire c’est que justement j’aime bien retrouver des similitudes chez les autres mais quand c’est présenté d’une manière originale…
je suis sûrement arrivée ici comme partout, par curiosité à force de voir des comms chez les copines et je suis restée!
si je gagne le troisième prix je te l’échange et si tu gagnes pas, je te le donne car c’est pas mon truc! si je gagne rien et toi non plus, t’auras rien
Ca me fait très plaisir de te lire, Carole.
J’ai lu ton commentaire chez Oum et je l’ai trouvé très émouvant, comme toujours quand tu parles de Nina. Il y a un amour si fort et si mature. C’est jamais déplacé.
Une mère mais pas que !
C’ est ce que j’apprécie chez toi . Tu caricatures les choses mais on sent toujours que dans le fond, il y a du vrai .
Il y en a qui chaque jour lise dans le journal la rubrique nécro en se sifflant leur café . Moi, je lis la Mère Joie . C’ est devenu une habitude . Ensuite, je reviens dans la journée et je commente si je ne l’ ai pas déjà fait .
J’ aimerais beaucoup te rencontrer .
C’est idiot mais aujourd’hui j’ai été anxieuse comme jamais. Dans le fond il y a du vrai et du plus profond qu’on ne peut le penser. Rien n’est jamais gratuit. Voilà, je suis encore très nerveuse à l’idée de développer la ligne directrice de ce blog. J’ai l’impression d’être dévoilée encore une fois. Et c’est très éprouvant pour moi…
Nous nous rencontrerons, Ann’so. Et j’en serai ravie.
T’es au bout du monde ou quoi??!!!
En quelque sorte !
). Tu m’épates.
Je suis passée chez toi (mais je vais pas laisser des « Wahou, c’est magnifique ! » à chaque fois
J’ai pour coutume de dire : « Les personnes dites manuelles sont non seulement intellectuelles et en plus manuelles ».
Ce qui est assez dégueulasse (d’avoir tout…)
t’es drôlement en forme le dimanche toi !! Sinon tu vas à Paris le 26 ?
Bé non, tu déconnes Sonia, j’habite à 800 bornes. Mais j’aurai une pensée pour vous toutes. Enfoirées !
Snif c’est émouvant tout ça!
Moi j’aime bien la Mère Joie parce qu’elle est vraie, nature, et complètement folle!
Coq, je suis pas plus folle que toi !
Rien à voir mais ça m’a épatée (on est dans le trip compliments love love) quand j’ai su ton âge. Sérieusement, il y a une analyse des choses en toi que je trouve exceptionnelle. Et ta nouvelle lue ce matin sur ton blog me rend… Ouch !… JOYEUSE !
Ouh merci beaucoup pour les compliments! Là pour tout te dire je suis toute rouge devant mon écran et j’ai un grand sourire
C’est bien les compliments
C’est bien de savoir les recevoir et c’est bien de savoir en faire.
Je t’ai envoyé un mail où je te dis TOUT
Merci encore une fois de ta participation et de nous régaler avec tes histoires !
Avec plaisir, Oum !
J’ai un petit souci avec le sentiment d’imposture.
Faut qu’on cause.
J’imagine un peu ce que tu vas me dire mais ça ne peut que me faire du bien.
J’adore ce billet je suis morte de rire!!! Oui, tu me*érites de gagner ce 3ème prix!!!!
Et je suis pour ton 3ème choix , parce que tu le fais très très bien!!!
Tiens ta vie est rythmée par le chiffre 3 non? !!! ;o))
Merci Sandra. J’aime pas trop le 3 pourtant. Je préfère l’as.
Bah ça c’est gentil WAHOU!!!!
Je ne dis jamais ce que je ne pense pas.
Me rappelle qu’Oum a aussi des choses compromettantes à balancer… faut que je m’y colle !
Oué parce qu’elle plaisante pas, Oum ! Elle a les moyens de nous faire parler…
J’ai hâte de te lire.
Voilà, c’est tout à fait ça!
En tout cas, tu y arrives très bien à ta 3ème option
C’est sympa, Miss.
Je te rejoins concernant la frustration de ne pas parler de son blog aux autres, de ta « vie réelle », qui croient alors tous qu’en fait, tu glandes toute ta sainte journée, pauvre chômeuse qui vient de finir ses études que tu es. (enfin que je suis).
Quoi qu’ils seraient capables de te sortir que tu ferais mieux de chercher du job au lieu de passer du temps à écrire des conneries sur Internet…
Mais ouais, c’est frustrant.
euh moi j’ai vu de la lumière je suis entrée. c’était chaleureux (sauf le vert et le orange que j’aime toujours pas) et ça me fait bien marrer tout en me faisant réfléchir alors je suis restée.
Puis il y pleut pas ! ;O)))
oui alors en fait je vais peut être partir na!!!
Non, reste ! Mais ferme ton parapluie stp.
Bravo, moi je dis bravo, tu as une plume que j’aime beaucoup, et tu as largement réussi ton objectif numéro 3. Je te souhaite d’être publiée, un jour, si tel est ton souhait, car tu le mérites largement. Tu écris vraiment bien, c’est drôle, intelligent, sensible… Chapeau bas.
La Niçoise,
Ca c’est du compliment qui me va droit au coeur et m’émeut. Y a un coeur qui bat sous mon armure…
D’abord arriver à écrire quelque chose tenant la route, m’y mettre déjà, remarque…
MERCI.