Ma folle journée à Playazouille
Pour remettre d’aplomb toute la troupe, mon Légionnaire prit l’initiative dimanche soir de nous sortir le mardi à Playazouille.
Première levée, première à faire les sandwichs… Mais première à inaugurer les toilettes, eh eh eh !
A 8h38 précisément, nous étions sur la Départementale, le Grognard en mode Helmut Fritz « M’éner’ !!! » (va savoir pourquoi il kiffe dur cette chanson) et Mademoiselle Commandante en mode « Regarde, ils sont moches mes ongles – Mais non ! – Mais si ! – Fräulein, ils sont pas moches ils sont affreux ! ».
A 10h50, Playazouille nous ouvrit les portes d’une cité balnéaire aussi chic qu’un camping de Palavas-Les-Flots et j’eus une attaque de snobisme.
« C’est quoi ces beaufs ??? »
« Barrez-vous les touristes, z’êtes pas chez vous ! »
« Légionnaire, tu crois que je suis une touriste moi aussi ?
- Mais non, mais non… »
« Mais non ! » répéta le Grognard…
Alors, la glacière de randonneuse plouc à la main, j’arpentai la dune qui nous mena jusqu’à la plage où, avec une dalle de petits ogres, nous nous précipitâmes sur les chips et les croques de fortune.
Enfin pas tout à fait…
Auparavant, je fis une halte pipi aux toilettes municipales de la municipalité et j’entendis :
« Hin !
- Jérôme !
- Pardon, papa.
- Hin ! »
PLOUF !!!
« Il était gros, hein, papa ?
- Oh oui, il était bien gros ! »
Je me demandai pourquoi je m’étais retenue de libérer un pet en beuglant « Wahou, il était costaud celui-là ! T’en penses quoi, Jérôme ? ».
Installée sur ma serviette rêche, je maudis la météo, les prévisions de mon Légionnaire fondées sur celle-ci et je bénis la couverture polaire embarquée par mon Légionnaire pas totalement con sur ce coup-là.
C’était Dunkerque au mois d’août. J’étais au top de ma sexytude.

Je cuisis, nous cuisîmes. A 14h30, après s’être pelés les miches, nous étions désormais direct sous des rayons ultra-violents. C’était l’heure de se barrer et de prendre un rafraîchissement.
« Deux granités silvouplé. » (NDLR : Mon Légionnaire et le Grognard étaient à la diète.)
Nous nous baladâmes dans les deux rues péquenaudes branchées de Playazouille et Mademoiselle Commandante repéra quelques horreurs en déco qui me poussèrent à programmer un test ADN pour septembre.
Nous retournâmes une dernière fois sur l’étendue de sable fin, bondée de bobs Ricard, parasols s’envolant et rires gras. Je ne tombai pas ma chemise mon dos nu – je déteste ressembler au commun des mortels quand je fais ma seconde crise d’adolescence.
A 17h30, nous étions en direction du tank quand me vint aux oreilles un rot gargantuesque réprimandé par un « Oh, René !!! » ; le même René, derrière moi, s’excusant en se marrant avec un « Abdullah ! ». Je regardai mon Légionnaire droit dans les mirettes et lui soufflai un « Vite, j’en peux plus ! ».







Ha ha ha!!! J’adore ton sarcasme! Et Jérôme, excellent!
Coucou Val !
Jérôme c’est mon modèle ! Et son papa itou.
Prouuuuuuut!!! Cacacacacaca…. Bouuuuse! Et bonne rentrée!
Beurk ! crotte ! Boudin noir !
vive les ploucs, effectivement ya les mêmes à dunkerque
J’ai beaucoup pensé à toi pour Dunkerque !
Héhé tu sais les ploucs ne font que faire tout haut ce que tu penses tout bas
Ou ce que je fais tout bas !
J’aime bien aussi l’idée d’être la plouc d’un autre. Notons justement que dans ce billet, je suis loin de ne me moquer que des autres.
Hummm, la fierté d’avoir le plus gros qui tombe, tellement campingesque
Je pensais pas que tu étais aussi loin de la mer…
je déteste et mon homme encore plus les plages bondées! ah le luxe sur des îles désertes c’est quand même bien!
heu nous aussi on commente le caca aux toilettes, je ne sais pas à quel âge ça s’arrête!!
Je connais également ces grands moments de solitude …
Il s’ appelle “Vendée” chez moi .
Ils s’ appellent !!!
C’était des toilettes sèches au moins?
Et on s’étonne que je préfère la montagne… L’été, la plage, ça m’épuise d’avance. Mais tu as raison de souligner qu’on est toujours le plouc de qqun d’autre: j’imagine très bien ce que les gens pouvaient penser en nous voyant débarquer à 5…
Je ne pète pas, je ne fais pas caca, je n’ai pas compris la blague de Jérôme !
Mouhahaha !
Et je parie qu’avec le bob ricard, y avait le parasol Kronenbourg !!
Et bein moi j’adore aller voir les caca de Léo qui sont toujours très bien faits, et je ne manque jamais de le féliciter !! Lisa est en passe de supasser son frère, je suis fière de mes enfants !!
@ Faustine : Ca change un peu de ton article Pivotien…

@ Carole, Leoetlisa : Vous m’éclatez !
@ Frannso : La Vendée claque donc la chatte !
@ 007 : Tu parles… Sèche de merde, oui !
@ Roxane : Moi aussi je préfère la montagne. J’ai vite du mal avec la plage, tous ces corps exposés, ce monde, le lâchage parce qu’on est en vacances. Puis j’aime pas trop glander pendant des heures sur une serviette.
@ Fafa : T’es une femme parfaite ! ;O)
Je sais !!
Crapulette !