Vacances, j’oublie pas tout…
Ce sont les grandes vacances. Une plaie des gîtes pour tous les parents ne travaillant pas dans l’enseignement – d’après mes sources ils seraient assez nombreux – qui se retrouvent avec une flopée de lardons à faire garder, placer quelque part, occuper.
Il est plus facile d’abandonner lâchement un animal sur le bord de la N126 qu’un moutard à Dijon. On peut tenter la DASS mais avouons que ce serait dommage parce que nos enfants on les aime un chouïa quand même…
Alors que l’angoisse de l’organisation de la colo, du voyage chez papi et mamie monte chez certains, je respire. Deux mois pleins à savourer d’être auprès de mes deux petits bleus et de mon Légionnaire adoré, un privilège rare dont je n’ai pas toujours bénéficié.
Néanmoins, comme me le faisait remarquer avec tact la dame de la cantine, ça va passer très vite. Et là, j’ai une petite boule qui me pousse, pour être précise, entre le pubis et les yeux.
Le Grognard et moi allons devoir nous habituer dès septembre à quitter Mademoiselle Commandante une heure trente plus tôt le matin et à la retrouver deux heures plus tard le soir par rapport à ces deux dernières années. Nous ne déjeunerons plus avec elle. Nous l’attendrons religieusement et quand elle sera là, elle sera trop occupée par sa tonne de devoirs pour nous prêter la moindre attention. Et qui va se charger du Grognard pendant que je souffle ou peaufine un article cuisine de bons petits plats, repasse avec entrain ?!
Le grognard va sortir tous les grognements de son corps d’être séparé de mon Légionnaire et de Fräulein et moi j’aurai seulement le cafard (ça fait un moment déjà que je n’exprime plus ma peine par des hurlements de chien galeux). J’aurai d’autant plus le bourdon que je sais devoir me décider à lâcher mon petit au milieu d’une horde de mordeurs, pousseurs, tapeurs. Je sais devoir me décider à mettre un peu le Grognard à la halte-garderie, s’il y a de la place (y en aura pas, hein, y en aura pas ?!), afin de lui apprendre à donner des coups de pied le socialiser.
Force est de constater que profiter de ses lardons en restant au Q.G. non stop n’empêchera pas ceux-là de pousser ou de s’autonomiser. Et se ronger les os et la peau des ongles, ça n’arrêtera pas non plus le temps.






je suis en congés parental jusqu’au 1° octobre, j’angoisse déjà. Je sais absolument pas comment je vais faire pour laisser mon choup à la crèche toute la journée. A moins que je lui fasse un petit nid douillet dans un tiroir de mon bureau…. argh ça va être trop horrible. Choup je t’aime, ne me quitte pas !
2 mois non-stop, profite de tes loulous au lieu de penser à la rentrée. Remarque, samedi je suis allée au Monop et impossible de faire l’impasse sur les rayons “rentrée” qu’ils ont déjà installé en pool position !
Comme le dit si bien mamzellescarlett, t’as le temps: profite bien de tes 2 mois.. Tu t’angoisseras à la rentrée
@ Emma : Ah oui, je comprends bien…
En même temps, c’est surprenant parce que quand on reprend le travail, prise dans l’effervescence, ce n’est pas forcément si dur que ça ; ça élargit l’horizon. Mais pour ça il faut aimer son job.
@ Mamzelle et Oum : Merci les filles ! Oh, c’est pas de la grosse angoisse… Je suis bien lucide sur le fait que si on stresse pour le futur, on passe à côté du présent. Le collège, c’est une telle aventure que ma fille n’oublie pas de me le rappeler TOUS LES JOURS…
Ouep ben ici, je n’aurai que 3 semaines avec mes doudoux.
Là ils sont au centre de loisirs …
Je connais bien le peu de temps avec les enfants pendant l’été. Ca m’est arrivé d’avoir seulement 1 ou 2 semaines. Donc je sais bien que je suis très privilégiée.
Et c’est très particulier aussi d’avoir tout le monde pendant les vacances et de se retrouver seule après celles-ci…
Complément de réponse
Cela dit, je suis persuadée que les gosses sont très bien au centre de loisirs.
Avant, Mademoiselle Commandante (qui aujourd’hui ne veut plus se séparer du Grognard) demandait à y aller alors qu’elle pouvait rester avec ses vieux.
C’est les parents qui s’inquiètent ; les lardons sont très heureux sans nous ! ;O)
Non mais de quoi elle se mèle la dame de la cantine??? c’est pas la première remarque à la con en plus….
Oh putain si tu savais ! Là, elle m’a flinguée dernièrement avec les gosses (cf. un article où tu sais. C’est d’elle dont je cause…).
eh ben moi j’angoisse du retour à la casa avec un bouli en pleine mutation caracterielle et un kinder tout en surprise!