My first tag de chez Blogoskool
J’étais confortablement assise sur ma chaise rigide, flânant chez Cranemou. Le soleil tapait à travers le carreau et je n’avais pas collé mes cheveux à l’attrape-mouches depuis au moins une heure – ce qui était de bon augure comme chacun le sait.
J’avais connu Cranemou chez l’Adjudant Chef Carmagnole, lecteur assidu de blogs rigolos. Cranemou m’avait fait de suite une bonne première impression : elle avait des références culturelles (Princesse Sarah, Clémentine, Dorothée) aussi pointues que les miennes tout en étant de la génération précédente et rotait après le coca.
J’avais suggéré à Cranemou, enceinte alors d’un fœtus à couettes, d’ouvrir un blog pour obtenir un avancement auprès de l’Adjudant Chef. Elle m’écouta et l’intitula Si j’ai une sœur, on l’appellera CacaBoudin. Cranemou à vingt-huit passés comptait-elle être à nouveau frangine ?
Cranemou prit rapidement du galon et mon premier souhait fut exaucé (dans ce journal, il y a des mystères spatio-temporels limites Terminator : nous allons le comprendre ci-après).
J’appréciais en outre chez Cranemou son aversion pour les chats (enfin j’espère avoir capté correctement sinon mon deuxième souhait qui était l’extermination complète et définitive des saloperies à pattes rétractiles n’aura pas lieu grâce à Cranemou) et son amusement dans l’écriture.
Je me promenais donc chez elle, car Cranemou est une femelle, nous l’aurons compris par mes discrètes allusions, et je découvris l’envie subite et forcée (Cranemou me prévint des risques de souffrances atroces du lobe droit et d’une vie sexuelle terne et morne en cas de renoncement, la flippe !) de ravaler la façade de mon journal avec des graffitis.
Etant encore un peu nulle en CSS et HTML (je ne parvenais pas à faire des sauts de lignes entre mes parties et j’en faisais sans le vouloir entre mes paragraphes… Me perfectionner était mon troisième souhait ; j’en parlai à Aladdin pour qu’il frotte plus fort ou plus vite sa putain de lampe à pétrole) et en attendant de dévorer sur le sable fin le Petit précis d’informatique illustré pour les désespérés, j’acceptai donc avec amour, gloire, beauté et accessoirement flatterie ce que l’on nomme un tag en langue bloguaise.
Le tag consistait en une sorte de rite initiatique voire parfois en une philosophie blogosphérique. Je connaissais notamment une blogueuse masquée – 007 pour ne pas la nommer – qui avait lancé le concept du “tag’s blog”©, un blog constitué uniquement de tags parce que, croulant sous les cartons de déménagement, elle n’avait plus le temps de définir elle-même ses thèmes de rédaction. Si c’était pas triste… J’en appellai à mon quatrième vœu afin que 007 puisse écrire des billets dignes de ce nom et ailleurs qu’au boulot. C’était très mal de bloguer au travail !
Il s’agissait de répondre à une série de questions sans queue ni tête et de transmettre cette série à huit autres blogueurs appréciés. Ou non. Je ruminai quelques vengeances inassouvies (mon cinquième souhait, les assouvir justement) et pensai taguer à mon tour la CAF, la sécu, le gouvernement, la Caisse d’Epargne, le Trésor Public, Bernard Menez (pour m’avoir bernée concernant la jolie poupée sur le doigt coupé), la Française des Jeux et Mademoiselle Commandante (avec un effet rétroactif de cinq ans).
Mais avant tout, il me fallait dénicher encore trois autres souhaits (cela faisait partie également du tag). Je songeai à ce que mes lardons soient heureux, en bonne santé et aient une vie spirituelle riche. Je demandai deux ultimes souhaits après tout : que mon Légionnaire reste toujours aimant et bien bien vigoureux.
Epuisée par tant de labeur (sélectionner des souhaits, c’était balèze. C’était pour ainsi dire aussi difficile que de choisir entre « Tu préfères avoir des roues à la place des mains » et « Tu préfères avoir des phares à la place des yeux ».), je m’assoupis.
Des mots tournoyèrent dans mon esprit et ils se mirent à former cette phrase limpide comme du pipi d’oiseau : « La création d’un blog sur sa vie permet de se faire passer des messages à soi-même sans y mettre le prix mais c’est la croix et la bannière pour assouvir sa passion avec des enfants ; le bonheur est-il plus évident dans le scrap ? ».
Et tandis que je rêvassais, Chocoladict, future maman elle aussi, pressée d’enfiler son premier slip jetable en se goinfrant de Mars, m’invita à participer au tag de Cranemou. J’avais huit nouveaux voeux à formuler. J’étais pas dans la méga merdasse…
PS : Et maintenant gare, la patrouille anti-tag rôde parfois dans ce journal…








Comment tu détournes le TAG ! Trop forte!
Et pan.
Merci de me soutenir dans mon combat.
@ missbrownie : J’ai fait quoi ??? ;O)
@ Roxane : Mais complètement ma grande et tu le sais. Au fait, t’es folle (rapport au paquet d’hier) ? Folle ou pas, mille merci et même la Demoiselle Commandante a dit “Oh mais c’est trop ! C’est beaucoup trop !!!”.
).
PS : Merci de m’indiquer à nouveau ton adresse postale par mail. Je l’ai quelque part mais j’ai pas envie de chercher dans tous mes papiers (j’ai le mérite d’être honnête
ah la phrase avec les 10 mots recasés là je dis chapeau bas, madame ! …sinon je préfère les twix ou les lions au mars )
excellent détournement !
Bonjour,
Je suis la fille à l’ histoire de chatte qui claque. C’ est très finement joué tout ça . Je suis enchantée de te rencontrer Mère Joie et reviendrai à coup sûr .
Tu as oublié de tagger La Poste – service préféré des Français au passage … Je hais La Poste .
@ Chocoladdict : Désolée, j’avais pas pu pousser mes investigations en matière culinaire. Mais bon tu sais un mars et ça repart alors qu’avec un Raider (je suis une puriste. Ok, une vioque), on risque de se faire couper les doigts et avec un Lion de se faire rugir dessus.
@ e-zabel : Merci !
J’ai travaillé jour et nuit pour ça, enfin à peu près. Et 007 me vexe, elle n’est même pas venue me dire que j’étais méchante alors qu’elle a récupéré le net et que quoi, hein, je vous le demande, en a profité pour répondre à un tag !
@ Frannso : Enchantée tout pareil puis ça fait bien de se présenter en racontant que sa chatte claque et que ses fesses pètent. Je me suis bien marrée chez toi, j’en revenais pas à vrai dire. Bon j’espère que si je gagne le parfum qpdc, tu feras un effort pour aller à la Poste…
A très bientôt !
Ah tu vois que je l’ai délaissé mon blog, même que ça t’as gavé… le pire c’est que je suis à court d’idée depuis que j’ai récupéré internet. Va falloir que je mette mon gnome dans son parc et que je reprenne ma vie active de blogueuse. Comment ça c’est pas bien de bloguer du taff? elle ne me l’a jamais dit ma mère.
Ma grande copine !!!
Tu te faisais attendre dis donc !
P’té moi j’ai trop d’idées et pas suffisamment de temps pour les réaliser.
Je ferais mieux de travailler… ;O)
Sérieusement, j’aime beaucoup tes réponses aux tags (j’avais trop envie de te charrier, non ça ne m’a pas gavée), toujours sensibles ou amusantes. Ca me donne presque envie de jouer le jeu.
J’ai pas compris les regles du tag ? tu peux préciser? comment ca je fais ma blonde???
truc de dingue, je crois que j’avais jamais lu ce post…. C’est marrant, on se connaissait pas toutes et mainteanant j’ai l’impression qu’on a toutes gardées les vaches ensemble… Aaaaahhhhhh….(*soupir*)
T’avais pas lu mon post qui parlait de toi ???!!!
=> Panpan cucul !