Voyage aller direction Belle-maman
La semaine avait été pour le moins sportive et électrique, comprenant entre autres son petit lot de désagréments ménagers :
- Assiette d’épinards mal rangée dans le réfrigérateur et qui se scroutcha efficacement sur le sol à la première ouverture de la porte du frigo.
- Placard resté ouvert avec un Grognard avide de découvertes, vérifiant si le verre casse. C’était le cas.
- Couche bien remplie passant par-dessus bord et s’échouant telle la tartine du petit-déjeuner, garniture du mauvais côté de la tranche.
- Exchétéri exchétéra.
A Funky Town, mon Légionnaire faisait le pied de grue et m’indiqua un emplacement de rêve pour garer mon char : sans manœuvre, trois places libres à ma gauche, trois places libres à ma droite. Je fus la Queen du parking public.
Mes derniers paquetages intégrés dans la Jeep Sikings de mon Légionnaire, nous nous enfonçâmes dans une circulation dense.
« T’as récupéré les clefs du char, Légionnaire ?
- Non, c’est pas toi qui les a prises ?
- Ben non.
- Oh putain ! (NDLR : Légionnaire très en colère)
- C’était à toi de fermer la voiture.
- Pourquoi moi ?
- Parce que t’as chargé le coffre alors que j’étais avec la Fräulein aux toilettes.
- Non, c’était à toi. »
La cloche de la cathédrale sonna le glas de la récréation et nous repartîmes jusqu’au char où les clefs trônaient toujours sur le tableau de bord.
Pendant le trajet, nous écoutâmes un peu la radio et fûmes accompagnés par Michael Jackson. Je déplorai l’absence de Farrah Fawcett sur les ondes. C’était quand même con d’être décédée le même jour que le roi de la pop. Elle avait mal choisi sa date, Farrah. Mais peut-être n’avait-elle jamais non plus trop poussé la chansonnette…
Quatre heures, un sandwich et des chips plus tard, je mettais mon premier pas dans le Formule 1.
Abandonnée par le dieu de l’hôtellerie, parti saluer Paris H., je fus saisie par une canicule très 2003 au sein de la chambrée.
Mademoiselle Commandante insista pour regarder une série policière sur la 2 qui me réconforta dans mon choix de ne pas posséder de télévision au Q.G..
Grâce au Formule 1, j’appris aussi que les gens normaux comme nous ne baisaient pas dans les hôtels de seconde zone. Je fus au courant du moindre craquement d’ongle de mes voisins. Autant dire que s’ils s’étaient roulé une galoche, j’aurais détenu un scoop.
A l’extinction des feux, le Grognard ne daigna pas retrouver son lit de camp. Je ne pus m’endormir paisiblement contre l’épaule de mon Légionnaire. Je récupérai à la place contre moi un petit corps moite et agité qui me poussa habilement à l’extrémité du pieu.
Bien étonnée, je me réveillai au petit matin en forme, mon petit kangourou agrippé à mon ventre, mon ventre agrippé par le nombril à la couverture.
Je pris la pomme de douche en pleine poire et me retrouvai dans la jeep pour la suite de notre rodéo.
A 11h00, affamés la troupe et moi, nous fîmes une halte à l’Inter du coin pour nous repaître de pâte sablée industrielle qui nous plomba l’estomac. J’en profitai pour analyser les facteurs d’obésité en France.
A 11H30, Beau-papa actionna la manette du portail et nous pénétrâmes dans l’antre festif.
A suivre…






Le Formule 1… Tu as aimé les douches communes ? Et le motif du couvre-lit ?
Le Formule 1, c’est juste bien quand on est désespéré …
Vous auriez mieux fait de trouver une chambre d’hôtes
@ Anonymette : J’ai pas fait gaffe au couvre-lit. Mais les douches communes avec les poils du voisin en déco, la grande classe !
@ MissBrownie : C’est because on est un peu désespérés… financièrement. ;O)
jamais essayé les formules 1, je comprends pourquoi !
C’est pas trop dur de dormir à 4 dans une voiture rikiki qui roule à 300 à l’heure en faisant un max de boucan?
@ e-zabel : Merci pour ta visite. Ah, c’est un coup à tenter le Formule 1 ! ;O)
@ Roxane : Si, surtout qu’on n’arrêtait pas de tourner en rond…
Ah le formule 1: j’ai jamais réussi à prendre une douche sans inonder toutes mes affaires…
C’est la raison pour laquelle de nombreux concours de miss tee-shirt mouillé ont lieu dans les Formule 1. Mais on n’en parle pas beaucoup.
c’est encore des douches communes dans les formule1??? argh !
Et oui…