Collant t’as !
« Je peux mettre mon collant de danse ?
- Nié ???
- Je peux mettre mon collant de danse sous mon pantacourt ?
- Euh… Fräulein, t’as un stage de classique début juillet, ton collant est déjà filé, c’est super fragile, j’aimerais bien qu’il tienne jusque-là. Tu sais, ils ont prévu une bonne température aujourd’hui.
- Je peux vraiment pas mettre mon collant de danse ? »
Lasse et connaissant la têtue, je n’ai pas envie de me battre à 8h30, sans choucroute de la mer dans l’estomac.
« Bon ben vas-y, au pire on en rachètera un autre. De toutes les façons t’auras grandi à la rentrée, il te faudra bien la taille au dessus. On sera pas à deux mois près. »
Je récupère Mademoiselle Commandante le midi, privilège des daronnes au foyer, semi-privilège des externes alimentés de pâtes collantes.
« Fräulein, il fait super chaud, si j’étais toi, j’enlèverais mon collant pour cet après-midi.
- Non, moi j’ai pas chaud. Je suis comme toi. Toi, t’as chaud aux jambes et froid du haut. Moi, j’ai pas chaud du haut et froid aux jambes.
- Ah. »
Repas. Départ vers l’école.
« T’as chaud, toi ?
- Ben ouais, Fraülein, il fait super chaud.
- J’ai pas chaud, moi. Avec-mon-col-lant.
- Si tu le dis… »
Mademoiselle Commandante étant une culotte girl née, qu’il faut se fâcher pour lui faire enfiler autre chose qu’un simple couvre-mouline, donzelle capable de se balader dehors en maillot de bain en plein hiver, je m’interroge.
A-t-elle si honte maintenant de ses poils aux pattes (« Maman, c’est à quel âge qu’on se rase les jambes ? »), de son pantacourt (« Slim, what else ? ») ?
Ou Décathlon est-il devenu expert en collant de danse avec micro-fibres gélifiées intégrées, garanti 100 % confort par 40, fraîcheur pin des Landes ???
PS : Pense à moi ce jour, c’est l’attaque des troufionnes au Q.G. !













Les enfants sont décidément des êtres bien étranges et remplis de mystères
Au fait bravo pour le jeu de mots à deux balles du titre
je suis une fan de jeux de mots à deux balles
Elle a de la suite dans les idées ta louloute. Remarque, mon loulou aime bien aussi se balader par -15° en tee-shirt, et « non il n’a pas froid, pourquoi ça m’embête ? »
La mode de cour d’école est un truc qui me laisse perplexe aussi. La mienne a des fringues super chouettes que même je voudrais les mêmes des fois, et tout ce qu’elle veut, c’est un tish trop court pour montrer son nombril comme sa cop’s Cloé. Ouais. Mais la cops elle fait 15 kg de plus pour la même taille, alors tu t’étonnes que le nombril il dépasse du tish…
@ Coq : Ouais, c’est pour ça qu’on comprendra jamais pourquoi ils sont calmes et tout à coup se mettent à courir dans tous les sens en criant « C’est moi Jack Sparrow ! ».
Un jeu de mots à deux balles, où ça ? ;O)
@ Mamzelle : Combien de fois j’ai dû expliquer à Fräulein quand elle était plus petite que c’est pas parce qu’il faisait soleil qu’il faisait chaud… On leur apprend quoi à l’école ?
@ Roxane : Mademoiselle Commandante n’a jamais voulu porter le duffle-coat Old England que ses grands-parents lui avaient offert. L’a voulu un anorak en nylon à la place. Tous les égouts sont dans la nature…
Pour le tee-shirt de la fée, j’ai une idée, fous-y un sous-tif 60-A.
Avec une fausse poitrine en silicone peut-être dedans?
Je te trouve une partie de la solution, à toi de trouver la suite.
Ne pas pêcher à la place de l’autre, lui apprendre à pêcher.
Hey!!! Mais comment tu fais pour nous voir et décrire ce qu’il se passe chez nous???
Ah, ces gosses, faut se les farcir! Ca me rassure, c’est partout pareil! Courage!
Je suis passée te rendre visite. Etant toi aussi une mère pas triste, logique que nous vivions des choses similaires.
Moi j’ai fait comme elle à peu près au même âge !… mais en cachette : ma mère (femme de militaire) aurait fait barrage à la Rambo pour que je ne sorte pas comme ça.
Dans mon cas, c’est parce que y’a des filles (des crâneuses), qu’elles disaient que comme je ne dansais pas dans le même cours qu’elle, je danssais forcément moins bien. Et elle m’ont lancé le défis de venir en tenue de danse pour faire un concours.
Et bah je me suis fait gruger : j’étais la seule en tenue (cachée sous le pantalon…), et j’ai été l’objet d’un fou rire moqueur qui a duré la journée entière.
M’en fous… j’ai dansé en revenant de l’école, na !
Quand j’ai fait de la danse classique avec un beau tutu rose et tout et tout, j’arrivais moi aussi dans une période où je demandais à ma mère « quand-est-ce qu’on se rase ? ». Donc après l’hiver, pendant, tout l’été, j’ai dansé avec un sous pull rouge sous mon tutu rose.
@ Lulebaad : Ah, les merdeuses morveuses sales chieuses ! Si on les retrouve sur « Ennemis d’avant », on leur pète la gueule.
@ Baleine : Hum, t’étais mode dis donc ! Remarque, moi je mettais des robes à damier noir et rose. J’ai toujours eu bon goût…
Voici donc un phénomène flagrant de l’esprit de contradiction bien connu chez les adolescents (euh chez moi ça a persisté après l’adolescence): Ne jamais admettre qu’on a eu tord même si on crève de chaud (de toute façon le saune ça fait maigrir…)
Et chez ma fille, ça persiste avant même l’adolescence…