Top… Non ! DE-BAR-DEUR Biba juillet 2009
Sur la liste des courses, il n’y avait pas inscrit, entre plastiques à bite (mon Légionnaire est un farceur) et nettoyant pour chiottes (j’ai moi aussi un vocabulaire étendu), Biba de juillet 2009 et son top Sandro.
Oui mais je remarquai de suite le sourire enjôleur du mannequin en couverture, parée d’un débardeur (pour moi, c’est un débardeur, pas un top, un marcel à la rigueur, point final) en cadeau.
Pensez donc, le même débardeur que la Madame ! Et un cadeau que je ne paierais pas en plus – enfant, sache qu’adulte, quand on se fait un cadeau, on raque. Fort heureusement, le short riquiqui Arlequin immonde n’était pas proposé avec…
Ca fleurait bon les joies estivales des parties de pétanque sous les peupliers, le pastis 51 bob Ricard vissé sur la caboche, les fientes de cigales, les concours de miss tee-shirt super mouillé au Macumba Night et la virée nocturne sur la mob de Bébert longeant la playa.
J’avais deux coloris au choix : blanc ou bleu marine.
Refusant catégoriquement de me mettre au marine, j’empochai alors le magazine féminin élu meilleur de l’année couplé au débardeur blanc et me désapai en pleine rue, impatiente d’enfiler mon cadeau offert pour trois euros quatre-vingt. C’était pas tout à fait un présent, à vrai dire. Nous ne chipoterons pas pour une bagatelle de pingre.
Je secouai ma crinière en rugissant brièvement et pris la pause. Une horde de paparazzi se rua vers moi et j’entendis :
« Buongiorno! »
« Par là signora ! Ah, tou es magnifiqué ma chérrrie ! »
« Montré ton nichon gauche…euh, je veux dire ton profil gauche, mi amor ! »
« Soublime, bouge ton coul par là ! Ma qué bella ! »
« Bellissima ! »
« A moi, à moi, à moi ! Gracie Mille ! »
La vie de star me fatiguait déjà. Pis pourquoi l’autre il voulait que je lui montre mon sein ?
Des badauds s’avancèrent et essayèrent de m’arracher mon débardeur. Je me sauvai habilement en hurlant « Au secours, un éléphant atteint de la grippe porcine ! » et tentai de regagner mon Q.G..
Mon Légionnaire me tapota l’épaule.
« Chérie, on est arrivés. Tu rêvais de quoi ?
– Hein ? Oh ! Laissez-moi, laissez-moi ! Je ne suis pas celle que vous croyez !!!
- Ouh ouh, on se réveille ! Tu parlais avec des mots italiens, d’éléphant aussi…
- Il est toujours là mon débardeur ? »
Je m’étais assoupie dans la voiture…
J’essuyai mon front en sueur et éclatai d’un rire gras sonore.
« Ah ah ah ah !!! »
(NDLR : Ca donnait à peu près cela.)
Puis je déchirai à pleines dents la pochette plastique contenant mon haut et m’en revêtis.
C’était pas franchement top débardeur à la classe…
Cela dit, je ne pouvais pas en vouloir à Biba d’avoir enfin adopté un modèle de débardeur sobre, sans impressions partant en couilles bien avant le premier lavage et dépassant la taille 12 ans des confections chinoises.
Je tournai dans un sens, dans un autre. Ca bâillait, c’était trop transparent, trop large, trop profond au niveau du décolleté. La poitrine de Charlotte Gainsbourg me faisait défaut ou des kilos voire des centimètres me manquaient. On voyait mon soutien-gorge par les emmanchures et mes roploplos se faisaient la malle comme des saloupiots de brigands.
Mon Légionnaire se pointa et goret bavant me confia :
« Hum, qué magnifica Cicciolina ! »
Il n’y a pas de prémonition sans rêve…









Ah et puis la mode aujourd’hui c’est l’anti bling-bling, donc un marcel qui fait cheap, tout mou, tout transparent et qui baille de partout, c’est top… Importable, certes, certes. Mais ne soyons pas bassement terre à terre…
Moi je t’aurais très bien vue dans le short arlequin…
Les cadeaux presse, c’est toujours décevant!
HAHAHA! N’apprendras-tu donc jamais, jeune Padawan? Les cadeaux dans les magazines sont TOUJOURS nuls! Que de naïveté
Moi je m’suis fait avoir 2-3 fois à l’adolescence et puis j’ai compris…
L’an dernier, j’avais eu le droit à la robe bustier Agnes B. Tellement taille 32 que ça m’a fait une guêtre. Fini les cadeaux presse (argent).
@ Roxane : you don’t have to put on the red light (je l’ai pas placée déjà hier celle-là ?). Il est bon de savoir que je suis lourde.
A ce rythme là, je sors avec un masque sur la tête…
@ A toutes (y compris Roxane YDHTPOTRL) :
Là où je suis excellente (si), c’est que je sais parfaitement que ça va m’aller comme un cerf-volant à un pingouin. Je me demande si inconsciemment, je ne me constitue pas une collection de fringues moches des magazines. Oui mais pourquoi ?
Y a-t-il un docteur dans l’assistance ?
J’adore les cadeaux presse. On s’en fait toujours une joie, on tourne autour dans le magasin « vais-je me faire avoir ? Et alors, c’est gratuit… » et on se retrouve avec un truc tout pourri qu’on garde parce qu’on a l’intention de faire la peinture de la salle de bain (qui attend depuis 3 ans).
C’est TOP !!!!!!!!
La prochaine fois coud les pages de biba ensemble, je suis sure que ça tiendra mieux au lavage.
Ma grand mère dirait « c’est d’la toile à beurre avec une étiquette dessus, rhabille toi ma fille »
Oh, la Mère Joie, those days are o-ver!
) La nuit, je dors!
Emma: j’aime toujours bcp la philo de grand-mère, et celle-là je la trouve démente! Je garde!
@ Baleine, chère baleine, bienvenue ! Je suis enfin comprise.
@ 007 : Tu vas voir si je t’attrape… Je ruine toute ta nouvelle cuisine ! ;O)
@ Emma : Même remarque que Roxane.
@ Roxane : Même remarque qu’Emma. Euh non… ca marche pas dans le sens inverse…