Les élections européennes

J’ai pensé que si je ne votais pas pour un Maréchal à la tête de notre vieille Europe, je risquais de me mettre à dos l’escadron chargé de la vérification des bons et mauvais citoyens et de pleurer ma race comme les crevards non votants mais manifestants aux présidentielles de 2002 pour des suffrages favorables au Lieutenant du Borgne.
Le choix était cornélien entre un Maquisard anti-Mc Do’, un Tireur d’élites de palombes, un Gaulliste post-guerre mondiale, une Canardeuse d’actions financières, un Front de gauche, un Allié de l’écologie indépendante, une Lutteuse ouvrière, des Libérateurs du pouvoir d’achat sans Jean-Pierre Coffe de la section Leader Price, un Défenseur de l’Etat-providence et un Bachi-Bouzouk du Mouvement Populaire pour le peuple riche.
Comme je soutiens les partis perdants, je me suis arrêtée sur le clan du chanteur aux mèches et bottes en cuir végétal noires et du présentateur has-been de la météo, personnalités gages de sérieux et de compétences politiques.
Ca m’embêtait un peu : l’allait falloir que je mange moins de viande. C’était écrit noir sur blanc en encre biodégradable sur leur flyer « Betterave-party à la mairie ».
J’allais faire comment pour nourrir ma troupe ?
Plus de chiens errants dans les gamelles, plus de steak fou trop cuit. Et peut-être cela allait-il être poussé jusqu’à plus d’oeuf issu d’élevage en batterie ?
Obligée également de troquer mon étole en renard argenté contre une écharpe en poils pubiens 100 % écologique et garantie sans douleur pour l’Homo sapiens producteur bénévole (à ce titre, je lance un appel aux dons).
C’était pas simple d’imaginer que ma vie, suivant mes convictions, allait changer du tout au tout, simplement après avoir déposé une petite enveloppe non graffitée d’un « Vive la quéquette ! » dans une urne en plastique dur.
Ma garnison m’ayant gratifiée pour la fête des daronnes de plantes aromatiques arrosées de Chardonnay-Sauvignon telles que de la beuh menthe verte pour me shooter les soirs d’été avec un bras de Mojito bien glace une infusion haleine fraîche, j’allais pouvoir expérimenter déjà la Green Attitude au sein de notre terrain de fortune, équivalent à environ une cinquantaine de m2 de gravats et de terre souillée par les chats sauvages.
Je ferais crever des ronces : j’ai laissé le soin à mon Légionnaire de régler les menus détails du rempotage…
J’ai pas la main verte ; j’ai les pieds creux et une tête bien pleine.






mais si, je trouve que tu parles très bien de politique !!! à chacun sa manière…et je trouve la tienne très pertinente !
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et le goût immodéré que tu portes au mojito (enfin, je suppute) confirme nos affinités communes