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La fête des daronnes

7 juin 2009

C’est la fête des daronnes et c’est donc ma fête, grâce que j’ai bien souffert travaillé il y a 11 ans et 1 an et demi. Et même que j’ai connu les tranchées.

Je fais partie à mon tour de la secte des Nettoyeuses de Fessiers Crotteux.

Y a une raison logique en linguistique à passer de «la fille de» à «la mère de»…

Ca m’a pris du temps pour me sentir pleinement maman.

On dit que tout change le jour où tu donnes la vie. Tout commence à changer plutôt. Et tu peux plus faire marche arrière. Les lardons, c’est comme les carottes pour les ânes, ils t’obligent à aller de l’avant, que tu le veuilles ou non.

Les lardons, ils t’obligent par exemple à mettre un collier en pâte à sel autour de ton cou et de te sentir vachement belle et fière avec.

Pourtant t’aimes pas les bijoux ; c’est pas une question de matière.

T’as autant de styles de mères que de races d’insectes, à cette comparaison près que nous les mères n’avons pas 6 pattes mais 10 bras.

Moi, j’ai décidé d’être une maman au Q.G. pour suivre au quotidien le Grognard que j’ai attendu pendant des années et favoriser au maximum son rythme personnel.

J’ai dû travailler un jour dans le civil mais je ne m’en souviens plus. Ca semble tellement loin les collègues, le patron, les kilomètres, la machine à café…

La fête des daronnes, elle a pas été conçue pour te rappeler que t’es une maman parce que si t’oublies ça, c’est que t’es plutôt spécialisée dans l’élevage de vers de terre.

La fête des daronnes, c’est pour que tu te souviennes que la grand-mère de tes enfants, c’est aussi ta mère à toi, que tu restes toujours un peu « la fille de » en dépit de ton âge et de tes facultés de commandement au sein d’un régiment et que tu dois téléphoner dare-dare au 06 00 00 00 00 si tu veux pas entrer en guerre froide avec ta mater.

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  1. i'm working on my dream lien permanent
    26 décembre 2009 14:59

    “La fête des daronnes, c’est pour que tu te souviennes que la grand-mère de tes enfants, c’est aussi ta mère à toi, que tu restes toujours un peu « la fille de » en dépit de ton âge et de tes facultés de commandement au sein d’un régiment et que tu dois téléphoner dare-dare au 06 00 00 00 00 si tu veux pas entrer en guerre froide avec ta mater.”

    je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis ci-dessus…c’est avec la distance (10 000km) que j’ai mise entre ma mère et moi, que j’ai appris à la comprendre et à mieux l’apprécier…

  2. 12 septembre 2010 10:31

    Ben moi, ch’suis un daron. Mes grumeaux ont un peu plus de quatre ans aujourd’hui. Et bien, depuis qu’ils sont nés, je ne regarde plus mes parents de la même façon.

    Quand je vois ce qu’on fait pour les petits, je vois ce que mes parents ont fait pour LEURS petits, c’est-à-dire mon frère et moi.

    Je les voyais comme des empêcheurs de tourner en rond, qui me retirent le doigt du nez et m’empêche de sortir jusqu’à quatre heures du matin.

    Certes, avec l’âge, ses sentiments s’étaient bien sûr estompés. J’avais des rapports cordiaux avec eux. À part quelques clashes adolescents, rien de bien méchant dans mes rapports avec mes parents.

    N’empêche. Quand ma femme est tombée enceinte, et surtout avec l’avancement de la grossesse et les inquiétudes liées (perte de poids, cruralgies, calculs biliaires, trisomie 21, accouchement difficile, etc.), j’ai vraiment commencé à regarder mes parents différemment. Une nouvelle étape dans ma vie, dans la construction de ma maturité…

    Tu as tout résumé ici : “La fête des daronnes, c’est pour que tu te souviennes que la grand-mère de tes enfants, c’est aussi ta mère à toi, que tu restes toujours un peu « la fille de » en dépit de ton âge”

    • 13 septembre 2010 09:12

      Je regarde les miens différemment en tant que parents et suis plus indulgente avec eux en tant que parents aussi mais j’ai encore des choses à dépasser pour ne pas leur demander d’être parfaits comme êtres humaines. ;-)

  3. 29 mai 2011 14:14

    j’aime beaucoup ta phrase finale!! c’est vrai qu’on a parfois tendance a oublier qu’avant d’etre une mère on est une fille aussi, et que l’on ne doit pas oublier celle qui fut là au tout début, qu’elle l’ait voulu ou non…

    d’ailleurs faut que je tente de joindre la mienne. c’est pire qu’un ministre, si tu veux l’appeler faut prendre rendez-vous… >_<

  4. Chrystelle lien permanent
    29 mai 2011 14:33

    Encore un très beau billet et que je ne n’avqui résume bien l’effet “carotte” des enfants :) J’adore.

  5. Chrystelle lien permanent
    29 mai 2011 14:34

    Rooh je disais encore un très beau billet, et que je n’avais pas lu jusqu’ici :) J’adore :)

  6. 29 mai 2011 15:59

    Bonne fête a toi!!! bisous

  7. 29 mai 2011 16:04

    j’aimerais vraiment rester a la maison m’occuper de ma fille..pfff la barbe de devoir aller travailler!

  8. nurseflo lien permanent
    29 mai 2011 19:35

    “Ca m’a pris du temps pour me sentir pleinement maman.

    On dit que tout change le jour où tu donnes la vie. Tout commence à changer plutôt.”

    C’est tellement rassurant de lire ça d’une maman expérimentée pour une jeune maman comme moi ! De voir que ce que je ressent doit être normal … merci !

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