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Beep, beep, uh, uh

18 mai 2012

J’ai des contractions de folie. Je vais libérer un quatrième troll dont le groupe sanguin sera CI2. Putain de soupe à l’oignon.

“Trop tard, il t’a vue !!!”

Et me voici avec le Petit Poilu au bout du téton à moitié décapité à force de morsures (volontaires du petit puceau de sa race).

[...]

“Il me fait chier ton père à pas être revenu. L’a encore été prendre un café en terrasse. Pourrait prévenir, merde  !”

Divorce. Garde alternée. Semaine sur deux de liberté ???

[...]

Finalement, le petit dernier déposé en trois heures douze chez l’assistante maternelle par le paternel, la famille indigne se rend à la grande ville (bien débarrassée).

[Pour plus de compréhension par rapport à cet article, tout le monde fait le pont et on fout le Petit Poilu chez la nounou pour avoir la paix profiter un peu des deux grands.]

Dans un parc où c’est qu’y a des zanimos. Un peu.

-15.

On est contents.

“Bon, keskonfé ?

- Bah on va chez l’ami Suédois.”

Les deux mioches s’éclatent. Le plus âgé (adulte normalement) se place à un bureau avec une fenêtre ouverte sur l’allée et dit “Bonjour !” aux passants. Pis il va demander aux deux blaireaux qu’essaient un lit s’ils veulent pour leur petit-déj’ des croissants ou des chocolatines (attention, info géographique).

La mère (moi), toujours sérieuse, crâne avec elle aussi son ventre de femme enceinte d’un pet à l’oignon, parmi les primipares et court s’acheter un élévateur d’ordi portable à 3,90 euros. Pour le boulot.

[...]

JE VEUX DU POP POUR NOTRE NOUVEL APPART.

[... ]

C’est bien le canap’ rouge, c’est pop.

Ca aussi c’est pop.

Ca c’est pas pop.

Ca, c’est… Suédois ?

[...]

Allez, cassos les mômes !

[...]

On s’est bien marrés à bouffer des Krisprolls.

[...]

20h12, y a encore des séquelles de la journée.

“Papa, là où y a la poutre dans ma future chambre, je pourrai mettre un hamac !

- T’es en plein projet déco ou en projet déconne ?”

Avec tout ça j’ai envie de chanter Abba alors que ma chère Donna est morte…

Mes seize ans sont partis d’un coup.

En mai fait ce qu’il te plaît.

16 mai 2012

INTERVIEW BEAUTE ELLE ET MARIE-CLAIRE REUNIES

Qu’est-ce qui te fait te sentir belle ?

Me parfumer. (et sentir une quéquette dure contre moi)

Quelle était la devise de ta mère ?

A partir d’un certain âge, faut choisir entre son visage et ses fesses. (c’est vrai, sauf qu’on choisit pas toujours)

Quel conseil donnerais-tu à ta fille ?

Soigne ton teint, bordel. (et lave-toi les dents putain de conne)

Que fais-tu donc pour avoir un joli teint, Célestin(e) ?

Pas fumer, s’anti-cerner, se blusher. (+ ajouter Teint Idole de Lancôme pour la perfection)

Dans ta trousse il y a toujours ?

Des stylos ? Ah ah ah. Une crème et un démaquillant Biolo. (et des crayons de papier)

Le dernier produit qui t’a épatée ?

Tous les machins que je lis dans les magazines féminins entre le nouveau régime Glandu et le port du moule-moule en polyester expansé. (é à ses pieds)

Ta leçon beauté ?

Des cheveux qui brillent, des yeux qui brillent, un nez qui brille pas. (signé Bozo)

Ta séance hebdomadaire ?

Le dimanche : OCOP (Opération Commando Ongles et Poils)

L’ultime beauty faux pas ?

Croire que péter dans son bain, ça donne un bain moussant. (juste ça donne un bain puant)

Escapade

8 mai 2012

Il y a quelque chose d’anormal dans l’air. Pas un pet de mouche à l’horizon. Pas le bruissement d’une hirondelle dans la plaine blême. Silence complet. Mais que se passe-t-il ? Ah oui, je suis SEULE au QG ! Mon Légionnaire est en train d’emmener les mioches à l’école et le Petit Poilu chez l’assistante maternelle. Légio et moi faisons le pont et j’ai nous avons décidé  de laisser les enfants vivre leur jolie vie d’enfants (brevet blanc avec coups de règle sur les doigts en cas de gruge , découpage de gommettes avec ciseaux à bouts ronds qui coupent pas, violent jeté de purée/jambon sur la nounou).

J’ai besoin de calme en ce moment.

Quand l’homme revient, je lui annonce qu’on se casse à la montagne. Parce que, moi, les montagnes ça m’apaise et qu’avec mes poussées d’adrénaline actuelles j’ai vraiment besoin de déconnecter. Je chausse une paire de Converse jamais mise.

Sur la route – ça commence bien – un bouffon cheveux au vent, menacé par une double otite, nous dépasse.

J’lui crie : “Eh, nous aussi on roule dans une décapotable !  Ouais, avec ouvertures latérales, Môssieur.”

On va pas commencer à se laisser emmerder parce qu’on fait du soixante-dix.

C’est beau. Les sommets enneigés, l’odeur de bouse de vache, les toits d’ardoise. Et le soleil pour témoin qui nous réchauffe la couenne.

On prend un café crème en terrasse qui me détruit l’estomac, on flâne dans les rues de la petite bourgade, on mange en rigolant grâce au serveur désagréable pis mon Légionnaire veut faire une balade dans la forêt au dessus du casino (c’est une petite bourgade chic, on dirait). Au bout de cinq minutes je crache mes poumons et j’ai mal aux pieds. On trouve jamais la vierge rouge mais on atteint la fontaine d’eau ferrugineuse – que je goûte, sous les conseils de Légio – avec la sensation d’avoir avalé le rayon clous de Monsieur Bricolage.

On redescend, main dans la main en causant de la maladie de Gilles de la Tourette ; ce qui me vaut d’entendre toutes les deux secondes “Ah quéquette ! Quéquette !” par Légio… Arrivés en bas, j’ai les panards d’une danseuse chinoise. J’ai tellement d’ampoules que j’illumine le bitume.

Je dis à Légio en voyant une librairie et des cartes au dehors qu’on devrait en prendre pour les mômes, que ça va leur faire plaisir. On choisit un paysage pour la grande, des marmottes pour le moyen et rien pour le petit.

[A l'heure où j'écris et où m'hurle dans les oreilles le Grognard, je suis en train de penser que j'aurais pu prendre aussi un martinet en pures lanières d'agneau des Pyrénées.]

Et la morale de cette histoire, c’est que les gosses sont super heureux d’être allés au bahut pendant que toi tu t’éclatais (les petons) sans eux parce qu’à ton retour tu leur ramènes un super souvenir d’un euro et dix centimes.

Elle est pas belle la vie ?

(par contre j’aurais bien aimé que durant ce temps la nourrice n’apprenne pas au Petit Poilu à pincer très fort le nez de celui le tenant dans les bras pour faire “Coin coin !”.)

Protégé : Jour de défaite

6 mai 2012

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Nulle n’est profette en son pays

28 avril 2012

“UN SCOR-PIIIIION !!!

- ???

- Ah non, c’est une araignée, haaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Mon Légionnaire de son pied allemand Birkenstocké aplatit – dans la jungle du QG – la mygale d’un demi centimètre de diamètre qui avait effrayé la petite Bleue.

Aussitôt un cri déchirant déchira la nuit (car il était déchirant).

“Noooon, papa, noooooon !!!”

Ce doux Grognard était pris d’une conscience écologique sans pareille. Le gavage de canards, non ! La disparition des abeilles, non ! L’abattage d’araignées non réglementé, non !

Pis il se jeta sur le canapé, le pauvre chou, et versa toute sa sensibilité exacerbée dans des larmes amères.

“Mais qu’est-ce qu’il y a Grognard, tu voulais pas que papa la tue, c’est ça ?”, dis-je, le coeur à l’agonie.

Les pleurs redoublèrent.

“Tu sais, les araignées, ça pique.”, ajouta son père.

Les pleurs quadruplèrent.

“C’est pas grave, Grognard, c’est qu’une araignée / arachnide / bête à pattes (rayer la mention inutile)”, renchéris-je.

“Nooooon, papa, noooooon !!!

Pauvre petit, son innocence pourrait le perdre un jour. Il était si proche de… de… de la nature ? De… de… de… la bonté humaine ? Je m’angoissai déjà, devant laisser un jour la chaire de ma chaire face à des veuves noires si dangereuses, des prédateurs carnassiers, des hyènes sans foi ni loi. Mon petit… Mon tout petit…

“Chiale pas, Grognard”

Alors le Grognard, le regard humide,  souleva son grand ours blanc qu’il avait chaussé glorieusement dans la soirée des pompes de son frangin et dit :

“Ze voulais que ce soit nounours qui l’écrase !!!”

Mon premier passeport sérénité

23 avril 2012

Le Légio décida à Noël de m’offrir du temps pour moi. Dans une enveloppe trônait un bon pour un massage californien aux thermes de Plouquirue.

“Tu vas voir, c’est spécial pour le dos ! Bon, en revanche, ils sont fermés tout janvier…”

C’aurait fait un bon cadeau de Pâques…

Ce fut donc après la fermeture annuelle et après encore un délai d’attente de plus d’un mois (“Pour samedi prochain ???!!! Ah ah ah, mais faut s’y prendre quand même à l’avance, voyons Madâme !!!”) que je me retrouvai en slip de sumo jetable (en string pour les plus de taille trente-six) donné par la masseuse (“Ah faut aussi enlever vô’t p’tite culotte. Ici on se met presque nue comme un ver !”) après déshabillage dans un vestiaire de piscine municipale double chlore.

Madame Doidargean mit une musique de Katmandou flûte de pan d’Indiens made in Ligne-un-Métropolitain et commença son exercice en me tripotant les jambes. Ce à quoi je pensai “Ptain d’merde, j’ai pas rasé mes papattes !” puis “Merde, p’tain, faut que je me détende !!! JE SUIS LA POUR ME DETENDRE !”.

Alors je me mis à songer au nouvel appartement de Funky Town dans lequel nous allions emménager en juillet ; sa vue si belle. Et je réalisai que – Oh fait chier – nous avions fait la plus grosse connerie de toute notre vie. OUI, LA PLUS GROSSE !!!

Habiter en face de Jouéclub relevait du suicide parental.

Mais merde à la fin, j’étais là pour me détendre !!!

Elle passa ses mains entre mes deux seins et je me demandai la relation entre ma poitrine et mes omoplates.

Spécial pour le dos, Légio ??? Hein… Hein…

“Pté, ça sent fort, son huile de merde à la rose !!!”, m’apostrophai-je moi-même (moi je).

T’imagines, si j’étais allergique aux huiles essentielles ?!

Y d’mande pas ça, si t’es allergique aux huiles essentielles ou à l’odeur de rose Et si t’es allergique, p’t-êt’ bien qu’tu peux faire un oedème de Quincke ? Ou une réaction Mac Dodo…

Elle remonta sur mon front et me dégueulassa la frange avec son huile grasse. Que je me dis que j’allais avoir l’air craignos en sortant et que ça m’a foutu les pétoches. Mais aussitôt, je me repris : “T’ES LA POUR TE DETENDRE !!!”.

Après, je me posai la question de savoir comment elle ferait si elle avait à s’occuper de Monsieur Pudubat que j’ai en suivi et qu’a pas du voir une savonnette depuis ses douze ans, que quand il me sert la main, j’ai peur qu’il me colle des morbacs à la pomme. Parce que quand on se pose sur sa table de torture des délices, on n’a pas été karcherisés avant.

C’était tout de même pas un métier facile qu’elle faisait, Madame Doidargean.

Mais je devais de suite arrêter de faire un aller simple au boulot parce que Madame Doigargean me rappela énergiquement que je DEVAIS ME DETENDRE.

Aussi, je me repris.

En tentant de chasser de mon esprit que dehors il pleuvait, que Légio qui m’avait accompagnée m’attendait et qu’on venait de claquer quarante-cinq euros pour mon bien-être.

Et j’appris ce jour-là une chose : c’est vachement stressant de devoir se détendre…

 

 

 

 

Ne jamais laisser son mari être seul en vacances avec les enfants

12 avril 2012

Mon Légionnaire : “Allô chérie ? Euh… J’ai fait une petite bêtise…”

 

La vérité sort de la bouche des enfants (de famille nombreuse)

9 avril 2012

Mademoiselle Commandante : Eh Grognard, elle est où maman ?

Le Grognard : Elle s’est enfuie au travail.

Coquetterie animale

7 avril 2012

Le Grognard : “Y a pas que les mamans qui portent des  colliers ! Y a aussi les chiens.”

Protégé : Le syndrome d’Actarus

4 avril 2012

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