Les angoisses de la femme enceinte
A cette heure-là, je devrais avoir fini depuis longtemps le couchage sur ordi des pérégrinations du Grognard en petite section de maternelle et comment il chanta « Eclair » de la lune et comment il dit de sa voix cassée à force d’avoir gueulé à la Bruel lors de la terrible crise des deux ans « Ben oui, j’ai parlé à maîtresse Hortense parce que Fräulein et maman étaient parties ».
J’aurais dû avoir aussi écrit sur mes vacances par exemple et plein de trucs qui servent à rien parce qu’on s’en fout un peu que Belle-maman ait eu une réaction tout à fait surprenante (on va dire ça comme ça) à l’annonce de mon futur BierBauch.
Concours pour gagner des impressions sur toile
Allez, pour se remonter le moral d’avoir abandonné nos chères têtes brunes à des maîtresses et professeurs tyranniques, je propose un concours. Parce qu’on va pas se laisser abattre par deux morveux et des hormones en folie, ohé ! Ce sera donc le concours du jeudi 2 septembre 2010, une date à retenir !
Je vais faire simple. Grâce à BonjourToile.fr, j’ai la possibilité de t’offrir trois impressions sur toile au châssis de 3 cm d’épaisseur (je sens que c’est une donnée importante) :
- 1 toile 50 x 70 cm (ça c’est le gros lot)
- 1 toile 40 x 60 cm (ça c’est le moyen lot)
- 1 toile 30 x 30 cm (ça c’est le plus petit lot)
Je trouve ça vachement sympa et pour tout t’avouer, j’ai troqué la toile qu’on voulait m’envoyer et que j’aurais offert à ma belle doche contre ce concours pour toi.
« Oui mais je fais comment, moi ?! », que tu te dis dedans ta tête quand t’es tout excité du bas des reins.
- Tu es blogueur. C’est bien !
Tu as alors la gentillesse de publier sur ton blog une photo que tu juges digne d’être valorisée dans ton salon, tes chiottes ou ton cagibis en étant sur toile.
Et si vraiment tu es adorable, tu mets dans ton billet un lien vers le mien à moi de blog avec écrit non pas « La Mère Joie » ou « LMJ » ou « La grosse chialeuse pisseuse » mais « Blog de maman ». Parce que j’ai un sérieux souci de référencement avec Gogole. Oh cong, fallait pas le dire…
Pour finir, tu m’indiques en commentaire l’url de ton article. - Tu n’es pas blogueur. C’est très mal !
Tu m’envoies cette photo par mail à concourslmj(at)gmail.com uniquement. J’espère que vous serez pas nombreux, les non-blogueurs, parce que récupérer les totophes, c’est chiant… Je plaisante ! Nan mais sans rire, c’est chiant quand même.
Ce qu’il faut savoir : Mademoiselle Commandante sera celle qui choisira les trois photos lui plaisant le plus. Donc, pense à ça ! Si c’était moi, tu pourrais mettre en ligne des viscères ou des trucs comme ça. Mais pas pour la Fräulein. Evite tout de même le rose et les paillettes, elle n’a plus quatre ans. Ceci-dit, elle a de l’humour et elle est aware. Donc du moment que tu fous pas des gonzesses à poils, tu peux te lâcher.
Tu as jusqu’au dimanche 12 septembre 2010 minuit !
Les résultats seront annoncés sur Facebook et l’adresse mail des gagnants sera directement communiquée à BonjourToile.fr qui se mettra en contact avec ces derniers.
La rentrée ? Ca va aller !
Repeat after me en te bouffant les peaux des doigts et en séchant tes larmes…
Pourtant, la rentrée, tu l’avais attendue. Avec impatience. T’avais inscrit le Grognard début juillet à la maternelle, t’avais même pas chouiné. Tu savais qu’il était pas propre, t’étais pas sûre que ça le fasse cet été – même en petit slip par 36 degrés – mais t’étais pas inquiète. (NDLR : Du reste, il l’est toujours pas, comme quoi les recettes de mère-grand, je te les enfoncerais bien profond dans le conduit auditif, moi ! Pardon, je me ressaisis…)
Il y a quelques jours, tu te moquais de tes copines flanchant à la perspective de l’école pour leurs lardons. Toi, tu n’aspirais qu’au calme, luxe et volupté (silence, sandwich jambon-fromage à l’heure que tu veux et écriture).
Echec : y m’mate.
Enceinte, j’ai tendance à la rhinite allergique. Pour le moindre truc : un pet de vache à dix kilomètres, un foin dans une meule d’aiguilles, un acarien dans la culotte.
Oui, je suis bel et bien enceinte, mon nez qui coula et éternua sans répit avant-hier soir devant un bon vieux Maigret (paix à l’âme de ce cher Bruno Cremer) me le prouva. Car j’avais gaulé la robe de chambre de mon Légionnaire ; bien grand mal m’en prit ! Celui-ci avait dû y planquer quelques grains de poussières radioactifs, le perfide, qui en deux secondes top chrono dévastèrent mon immunité élémentaire !
On n’est jamais mieux servi que par soi-même (*)
Dimanche 29 juillet 2010
Le Grognard s’avance vers son père mi-penaud mi-frondeur, avec la mine fautive d’un repris de justice.
« Qu’est-ce que t’as dans la main, Grognard ?
- …
- Montre-moi ce que tu as dans la main. »
Alors, le Grognard consent à sortir la main droite bien planquée derrière son dos et à l’ouvrir devant son daron.
« Ok, t’as du chocolat. Et pour l’avoir t’as demandé à qui, hein ?!
- Au Grognard ! »
(*) Même voire surtout à deux ans trois-quarts.












